Gonna lay my burden

I’m gonna lay down my burdens down by the riverside

Down by the riverside down by the riverside

Oh I’m gonna lay down my burdens down by the riverside

Ain’t gonna study war no more x 4

I’m gonna lay down my sword and shield down by the riverside

Down by the riverside down by the riverside

I’m gonna lay down my sword and shield down by the riverside

Ain’t gonna study war no more

Well I ain’t gonna study war… I ain’t gonna study war…

I’m gonna try on my stary crown down by the riverside

Down by the riverside down by the riverside

I’m gonna try on my stary crown down by the riverside

Ain’t gonna study war no more Well I ain’t gonna study war…

I ain’t gonna study war…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=uXlj0L4r_hw[/youtube]
Impossible de dissocier chants gospels et communauté noire américaine.

Ces chants religieux plongent leurs racines dans l’histoire du peuple afro-américain en général, et des esclaves en particulier.

Capturés ou vendus en Afrique, les noirs étaient embarqués dans des voiliers en partance pour l’Amérique.

A leur arrivée sur le sol américain, les membres d’une même famille ou d’une même ethnie étaient séparés des leurs et dispersés géographiquement sur de très grandes distances. Parlant un dialecte africain régional ou tribal, la plupart d’entre eux étaient incapables de communiquer avec leurs nouveaux compagnons d’infortune sur les plantations où ils étaient amenés. Apprendre et chanter des chants religieux, ou des chants de travail pour soutenir la cadence ou se donner du courage, était un premier pas vers la communication et l’intégration.

 

Les « negro spirituals » et les « gospels » étaient pour les esclaves noirs les rares domaines d’expression qui n’étaient pas censurés par les blancs. D’une certaine manière, en adoptant les chants religieux de ceux qui les avaient évangélisés dès leur arrivée sur sol américain, les esclaves ‘rassuraient’ leurs maîtres : ils semblaient avoir renoncé à leurs pratiques religieuses de leur pays d’origine, jugées payennes ou amorales par les blancs. Ces pratiques religieuses faisaient peur, car elles faisaient appel à des forces obscures, dont certaines étaient à l’opposé de l’idéal d’Amour et de Pardon prôné par les Chrétiens.


Les Saintes Evangiles mais surtout l’Ancien Testament inspiraient les paroles des Gospels (ce mot signifie d’ailleurs Evangiles en anglais). La musique, elle, prenait sa source dans les rythmes africains et la pratique du chant communautaire. Il est à rappeler que longtemps, le seul instrument permis était le tam-tam. Il fut interdit dans les plantations après la révolté de Nat Turner, un esclave insoumis qui poussa à la rébellion ses compagnons d’infortune. Les blancs découvrirent avec stupeur que les esclaves en révolte avaient réussi à communiquer d’une plantation à l’autre par le biais de cet instrument !
Le chant vocal resta donc la seule alternative pendant de très nombreuses années. Le rythme était marqué par le battement des mains, une caractéristique que l’on retrouve dans les gospels d’aujourd’hui !

Dans les chants religieux, et notamment dans ceux retraçant les épreuves du peuple hébreux soumis au joug égyptien mais finissant par triompher et s’en libérer, – les esclaves noirs trouvaient un écho à leurs propres épreuves, et à leurs propres souffrances, ainsi qu’ une source d’espoir inépuisable qui leur permettait de surmonter les épreuves de la vie sur les plantations.

Les blancs voyaient donc ces chants religieux d’un oeil plutôt favorable, sans se douter que pour certains esclaves les paroles prenaient parfois un sens détourné, – un gospel pouvait en fait indiquer en langage codé la démarche à suivre pour fuir de sa plantation, trouver les bonnes âmes sur sa route pour arriver en terre libre, le Canada.

Un exemple de ‘negro spiritual’ moderne:
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ljTC8EbYoiw[/youtube]

Les gospels ont donné naissance à la musique moderne :

– le Blues : qui trahit le désarroi et le désespoir du chanteur

– le Jazz : airs librement inspirés des gospels et des chants traditionnels africains, laissant une grande part à l’improvisation. L’introduction des instruments à corde et des cuivres a fortement influencé ce style musical. (Je clique ici pour en savoir plus sur l’histoire du Jazz)

– le Rock : on a dit du premier rocker blanc, Elvis Presley, qu’il chantait le Rock comme un vrai noir !

Les thèmes récurrents des gospels sont l’espoir d’une vie meilleure, la tolérance, l’amour de son prochain et le refus de la violence, comme dans le Gospel proposé à la classe par Pascal Minette.

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