M. Haas

« Je suis né à Neunkirchen, j’y ai grandi et j’y ai vécu. Je me réjouis qu’aujourd’hui, il n’y ait plus de frontière géographique car il n’y a rien de plus terrible que les frontières.

Mes parents avaient un champ de l’autre côté d’une enclave allemande. Et quand j’étais petit et que nous revenions des champs, les soldats allemands enfonçaient des fourches dans le tas de foin sur lequel j’étais assis pour essayer de voir si mon père trafiquait des armes. J’étais terrifié.

1er septembre 1939 : on nous annonce qu’il faut partir pour 17 h au plus tard ! Les bagages sont faits dans la hâte : 10-15 kilos c’est tout ce qu’il est permis d’emporter. Toutes les récoltes vont être perdues et il faut lâcher le bétail dans la nature. Interdiction d’amener les chiens.

Voici l’histoire de notre évacuation… »

Je  clique ici pour accéder au témoignage de M. Haas, collecté par les élèves de la classe et retravaillé avec leur professeur de français pour lui donner sa forme actuelle.

Enfants évacués avec leurs familles