La grande histoire est parfois rendue plus lisible par des rencontres qui nous nous aident à dénouer les fils du passé.
Un jour, le professeur d’Histoire de la classe, M. Carry, passionné de musique et chanteur dans un ensemble, a entendu dans la bouche de son professeur de chant le nom de Sandbostel. Un nom connu dans sa famille car c’est là que son grand oncle y a perdu la vie, déporté dans ce stalag comme résistant.
Son professeur de chant lui a raconté que son propre père, Maurice Leblan, y a été interné de nombreuses années et qu’il se fait un devoir d’aller à la rencontre des élèves pour témoigner de son expérience dans les camps de prisonniers allemands.

Le camps de Sandbostel (source : http://nzhistory.net.nz/)
Rendez-vous est donc pris avec la classe Opéra le vendredi 16 novembre.
Ce qui fait la richesse de ce témoignage exceptionnel, est en partie le souci de M. Leblan de noter dans un carnet tout ce qui lui arrive au jour le jour. Le moindre évènement est soigneusement consigné. Mais ce n’est pas tout : il a une mémoire très vive des noms, des visages et des péripéties du passé.
Certains témoins du passé ont préféré se taire car ils avaient vécu l’indicible et restent convaincus qu’aucun mot ne pourrait être mis sur les horreurs qu’ils ont vécues. D’autres ont préféré le silence pour pouvoir plus vite tourner la page et oublier pour avancer.
M. Leblan pense qu’il est essentiel pour les témoins de raconter ce qu’ils ont vu et vécu. Comme il le dit lui même, les historiens qui travaillent sur cette période de l’histoire n’étaient pas nés pour la plupart au moment où se situent les faits dont ils parlent. Le temps a fait ses ravages, – parfois il ne reste plus aucune trace matérielle, plus aucun vestige d’une période. Interroger les survivants permet de reconstituer le passé et de situer les choses pour mieux comprendre.
Je clique ici pour accéder au témoignage de M. Leblan
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