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Une solution libre pour un affichage déporté

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J’ai eu à réfléchir à un problème d’affichage déporté dans mon lycée. Voici la solution que j’ai trouvé. Je la note ici, aussi bien pour moi, que je puisse m’en rappeler que pour ceux qui souhaiteraient faire la même chose.

Le problème : faire un affichage déporté sur plusieurs écrans : faire afficher des informations sur plusieurs écrans, pilotés par un seul ordinateur. Il faut que la solution soit économique au niveau matériel et au niveau énergétique. Qu’elle soit facile à utiliser pour l’usager et qu’on puisse ajouter autant d’affichage que l’on veut. Il était hors de question de récupérer de vieux postes qui tourneraient en permanence (energivore et nécessité de trouver un local à portée d’écran… pas facile dans un établissement scolaire), ni de tirer des cables VGA à travers l’établissement (perte de qualité, coût prohibitif des cables VGA).

La solution : un serveur partageant une présentation LibreOffice en ubuntu et des clients sur Raspberry Pi qui gère l’affichage sur les écrans. Le tout communiquant par réseau  éthernet.

Le matériel nécessaire :

  • côté serveur : un vieil ordinateur tournant sous ubuntu. Cet ordinateur n’est allumé que lors des mises à jour du fichier, il ne tourne pas en permanence. Je l’appellerai serveur par la suite, par commodité.
  • côté affichage : un écran avec une entrée HDMI, un raspberry pi avec son cable d’alimentation, son cable hdmi, son RJ45. Le tout dupliqué en autant d’écran que l’on veut. Le Raspi est configuré selon les préconisations de la fondation Raspberry Pi. Yaka suivre les instructions – en anglais.

1ère étape : paramétrage du serveur

J’ai paramétré le serveur en suivant la procédure ubuntu pour partager un disque . Lors de l’installation de ubuntu, j’ai créé une petite partition qui se monte en /media/diff-ecran. C’est elle qui sera partagée avec les Raspis.

1) installation des paquets nécessaire pour transformer la machine en serveur

sudo apt-get install nfs-kernel-server nfs-common ssh openssh-server openssh-client

2) modification du fichier /etc/hosts.allow

sudo nano /etc/hosts.allow

ajout de :

portmap: num.ip.ras.pi1, num.ip.ras.pi2, num.ip.ras.pi3, num.ip.ras.pi4, num.ip.ras.pi5
lockd: num.ip.ras.pi1, num.ip.ras.pi2, num.ip.ras.pi3, num.ip.ras.pi4, num.ip.ras.pi5
mountd: num.ip.ras.pi1, num.ip.ras.pi2, num.ip.ras.pi3, num.ip.ras.pi4, num.ip.ras.pi5
rquotad: num.ip.ras.pi1, num.ip.ras.pi2, num.ip.ras.pi3, num.ip.ras.pi4, num.ip.ras.pi5
statd: num.ip.ras.pi1, num.ip.ras.pi2, num.ip.ras.pi3, num.ip.ras.pi4, num.ip.ras.pi5

où, vous l’aurez compris num.ip.ras.pi1 est l’adresse IP du Raspi N°1, etc.

3) modification de /etc/exports

sudo nano /etc/exports

ajout de :
/media/diff-ecran num.ip.ras.pi1(rw,sync) num.ip.ras.pi1(rw,sync) num.ip.ras.pi1(rw,sync) num.ip.ras.pi1(rw,sync) num.ip.ras.pi1(rw,sync)
4) et on fait démarrer le serveur :

sudo invoke-rc.d nfs-kernel-server restart

2nde étape : paramétrage du Raspberry Pi

Cette partie est plus délicate, j’ai du pioché différentes solutions pour arriver à mes fins. Prêt ? C’est parti

1) Faire démarrer le raspi en mode Xwindows par défaut
sudo raspi-config
choisir la bonne option pour faire un démarrage de session automatique sans demander le mot de passe
sudo reboot
tester pour voir si tout fonctionne comme attendu.

2) mettre à jour le raspi et installer libreoffice
sudo apt-get update
sudo apt-get upgrade
sudo apt-get dist-upgrade

Installer libreOffice pour RasPi en utilisant la boutique de la fondation.

3) mettre le Raspi en IP fixe
Cette étape n’est pas nécessaire, selon le réseau. On peut demander au serveur DHCP d’affecter l’adresse IP voulue au Raspi.
modification du fichier /etc/network/interfaces
sudo nano /etc/network/interfaces
qui doit ressembler à ça au final :

auto lo

iface lo inet loopback
iface eth0 inet static
address num.ip.ras.pi1 #Mettre ici l’adresse
netmask 255.255.xxx.xx #la suite est à renseigner selon le réseau
gateway xxx.xxx.xxx.xxx
broadcast xxx.xxx.xxx.255

allow-hotplug wlan0
iface wlan0 inet manual
wpa-roam /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf
iface default inet dhcp

On reboot
sudo reboot
et on vérifie que l’IP est la bonne :
ifconfig

4) Paramétrer le raspi pour qu’il puisse accéder au serveur

On suit la procédure ubuntu pour partager un disque du côté client ce coup-ci :

création du répertoire d’échange
sudo mkdir /media/partage
puis installation des outils nécessaire à la communication avec le serveur :
sudo apt-get install ssh openssh-server openssh-client nfs-common
On essaie pour voir si ça marche :
sudo mount -t nfs num.ip.du.serveur:/media/diff-ecran /media/partage/
Normalement dans /media/partage, on devrait trouver ce qu’on a déposé sur le serveur dans /media/diff-ecran.

Si c’est le cas, on peut modifier le fichier fstab pour que soit monté automatiquement la partition du serveur au démarrage :
sudo nano /etc/fstab
On ajoute à fstab :

# Montage disque reseau
num.ip.du.serveur:/media/diff-ecran /media/partage/ nfs rw 0 0

Après quoi, on peut rebooter le Raspi pour voir si tout se passe comme prévu au démarrage, c’est à dire que /media/diff-ecran soi du serveur soit vu dans /media/partage du Raspi.

5) Préparer les répertoires du home
Dans le /home/pi on crée un répertoire Presentations et un répertoire Scripts

6) Création des scripts à mettre dans le dossier Scripts
6.a) Script lancement de la présentation StartPrez.sh :
Ce script lance la présentation adiffuser.odp qui sera dans /home/pi/Presentations

#/!/bin/bash
soffice –norestore -show /home/pi/Presentations/adiffuser.odp –display :0.0 &

Ne pas oublier de rendre ce script éxecutable
sudo chmod +x /home/pi/Scripts/StartPrez.sh

6.b) Script lancé au démarrage du RasPi StartUpPrez.sh :

Ce script vérifie que le disque partagé est monté puis compare les 2 fichiers, local et distant. Si le distant est plus récent, il est copié en local
Puis le script lance le show

#/!/bin/bash
if [ -d /media/partage/ -a /media/partage/adiffuser.odp -nt /home/pi/Presentations/adiffuser.odp ];
then
cp /media/partage/adiffuser.odp /home/pi/Presentations/.
fi
/home/pi/Scripts/StartPrez.sh

sudo chmod +x /home/pi/Scripts/StartUpPrez.sh

6.c) Script de mise à jour de la présentation MAJPrez.sh
Ce script vérifie l’existence du disque partagé. S’il n’y est pas, il tente de le monter (au cas où le serveur ait été lancé après que le Pi ait été allumé) puis vérifie s’il y a une mise à jour sur le serveur.
S’il y en a, la mise à jour est copiée, la présentation en cours est arrêtée puis la nouvelle présentation est relancée

#/!/bin/bash
if [ ! -f /media/partage/adiffuser.odp ];
then
sudo mount -a
fi
if [ -f /media/partage/adiffuser.odp -a /media/partage/adiffuser.odp -nt /home/pi/Presentations/adiffuser.odp ];
then
cp /media/partage/adiffuser.odp /home/pi/Presentations/.
pkill -f « oosplash »
pkill -f « soffice.bin »
/home/pi/Scripts/StartPrez.sh
fi

sudo chmod +x /home/pi/Scripts/MAJPrez.sh

7) Paramétrage de lancement des scripts

7.a) lancement au démarrage

On met en place un script qui est lancé au démarrage :
sudo nano /etc/profile.d/StartUpPrez.sh
Dans lequel on met :

#/!/bin/bash
xset s off #ces commandes empêchent le Raspberry Pi de se mettre en veille
xset -dpms
xset s noblank
/home/pi/Scripts/StartUpPrez.sh #lance la présentation

Ne pas oublier
sudo chmod +x /etc/profile.d/StartUpPrez.sh

7.b) lancement automatique du script de mise à jour de la présentation

Il faut éditer la table crontab :
crontab -e
et on ajoute

*/5 * * * * /home/pi/Scripts/MAJPrez.sh

qui permet le lancement du script MAJPrez.sh toutes les 5 minutes – peut être modifié pour que la programmation soit toutes les heures, quotidienne, etc.

Ainsi, au démarrage, le Raspi lance StartUpPrez.sh qui vérifie s’il y a quelque chose de neuf sur le serveur et lance la présentation. Puis toutes les 5 minutes, le Raspi lance MAJPrez.sh qui monte le serveur s’il le faut (cas où le serveur a été allumé après le Raspi), vérifie s’il y a une mise à jour plus récente sur le serveur et la lance le cas échéant.

Normalement à ce niveau tout est fonctionnel et une mise à jour sur le serveur de la présentation implique une mise à jour de la présentation en cours dans les 5 minutes.

3) Dernière étape : on duplique la configuration du Raspi

Sur un ubuntu qui lit les cartes SD, on suit la procédure dd de ubuntu pour copier la carte sd. On fait d’abord une copie de la carte SD bien configurée :

sudo dd if=/dev/mmcblk0 of=path/where/to/save/SaveSDFinal.img bs=1M

où /dec/mmcblk0 est la carte SD, déterminée avec un

sudo fdisk -l

Puis on copie cette image sur une carte SD neuve :
sudo dd if=path/where/to/save/SaveSDFinal.img of=/dev/mmcblk0 bs=1M

Ouf ! Ilne reste plus qu’à faire quelques branchements et vous avez votre solution d’affichage déportée pour le prix d’un écran avec entrée hdmi + une quarantaine d’euros pour les Raspberry Pi.

Il est possible de faire en sorte que chaque Raspi éteigne son écran. Affaire à suivre…

Un film d’animation entièrement libre !

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Entre la préparation du bac et les virus informatiques sur les PC windaudes de mon lycée j’ai peu de temps pour faire de la veille et publier des articles Tice…

Mais on m’a signalé un projet que je me dois de relayer ici : le film big buck bunny a été réalisé par une équipe internationale d’infographistes (voir l’équipe) sous la licence « creative commons ». Cela veut dire que le film et tout les matériaux nécessaires à sa création sont libre de droit.

C’est un joli pied de nez à tous les frileux qui pensent que « linux c’est bien mais on peut pas tout faire avec ». Ce film n’a été réalisé qu’avec des logiciels distribués gratuitement sur internet (blender, gimp, inkscape le tout tournant sous ubuntu).

 

Sur la page de téléchargement du film sur le site officiel on trouve toute sorte de format (mp4, ogg), de toute taille.

Visible body : un site pour visualiser le corps humain en 3D !

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Avec visible body un simple navigateur internet explorer suffit pour entrer véritablement dans les méandres du corps humain. Après inscription auprès du site, on accède à une palette qui permet de visualiser les différentes composantes d’un corps humain (système digestif, respiratoire, vasculaire, lymphatique, etc.) d’un simple clic de souris !

Nation master : des statistiques mondiales pour l’histoire-géo

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NationMaster.com est un site regroupant les données statistiques des nations unies, de l’OMS, de l’UNESCO, l’UNICEF, l’OCDE, la CIA etc.

De nombreuses entrées dans le site sont possibles. On peut faire des recherches sur les données statistiques : 30 catégories sont proposées (de Agriculture à Transport) et chacune d’elle regroupe plusieurs dizaines de données. Il est possible d’afficher les données sous forme de graphiques (barres ou camemberts) ou de carte. Certaines corrélations sont également possibles.

On peut aussi entrer sur le site par pays (voir par exemple la page de la France) avec toutes les données disponibles ainsi qu’un jeu de cartes scannées (il y a par exemple 113 cartes pour la France : historique et géographique comme la carte ci-dessous représentant la l’évolution des fraontières Françaises de 1555 à 1971).

Et il est possible également d’entrer sur le site par des faits intéressants (voir par exemple la page sur l’éducation où l’on y apprend que les enseignants représentent 7,8 % des travailleurs en islande).

Je ne suis pas prof d’histoire-géo, mais il me sembe que ce site est une véritable mine aussi bien pour les profs que pour les élèves.

Inclure des outils dans son blog (l’horloge mondiale-suite)

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Suit aux commentaires de Marie Desmares sur mon billet l’horloge mondiale, voici la procédure à suivre pour inclure les « outils » de poodwaddle dans son blog et obtenir des outils lisibles :

  1. Récupérer l’adresse de l’animation flash sur la page de ressources de poodwaddle, : lorsqu’on clique sur un outil, elle apparait dans le code, elle est du type http://www.poodwaddle.com/4clockseu.swf
  2. Dans l’éditeur de billet, se mettre en mode visuel et cliquer sur le bouton « inclure une animation flash » : Bouton flash
  3. noter l’adresse de l’animation, puis les dimensions en pixel de l’animation (on les trouve également dans le code : width= »400″ height= »180″ )

Ce qui permet d’obtenir par ceci par exemple :

ou encore ceci :

[TICE] sky : nouvelle fonctionnalité de googleearth

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Dans sa dernière version (version 4.2), google earth propose d’explorer le ciel. En cliquant sur l’icône , le ciel apparait tel qu’on peut le voir au-dessus du point où l’on était sur la terre.

Cette nouvelle fonctionnalité intègre les noms des constellations, les catalogues d’astronomie amateur, de nombreuses photos de hubble commentées, la lune et les planètes, un guide des galaxies et un descriptif des différentes étapes de la vie des étoiles :

C’est un bon outil qui permet, avec la simplicité d’utilisation propre à google d’avoir un planétarium sur son ordinateur. On pourrait penser qu’il est susceptible de remplacer celestia, mais je trouve que les deux sont très complémentaires. Dans google earth, on reste dans un point de vue terrestre : on observe le ciel tel qu’on le voit sur terre. Cela permet de faire le lien entre ce que l’on peut voir la nuit et les objets dont on parle en astronomie (constellations, planètes, galaxies, nébuleuses, etc.). Par contre, il est difficile de prendre conscience des dimensions de notre univers. Celestia qui offre la possibilité de naviguer dans l’univers permet de changer de point de vue et d’observer le système solaire ou la voie lactée dans son ensemble. Le rendu en est beaucoup plus impressionnant. Celestia offre de plus de nombreuses activités pédagogiques (en anglais, hollandais et polonais, à quand une équipe de traduction francophone comme l’ont fait les polonais ?): découverte du système solaire, l’exploration spatiale, la vie et la mort des étoiles, la terre primitive.

L’horloge mondiale

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J’ai déjà eu l’occasion de présenter Breathing earth un site qui propose de « voir » les émissions de carbones mondiales en direct. Voici « worldclock », une horloge « mondiale » qui montre l’évolution en directe du monde :

Created by Poodwaddle.com
L’évolution des chiffres est particulièrement frappante après une remise à zéro (bouton « Top »)…

Google Earth : un outil pluridisciplinaire

Collaborer, outils pour les cours, TICE, web 2.0 3 commentaires »

Est-il encore nécessaire de présenter google earth ? Cela a déjà été fait de nombreuses fois sur le web pédagogique, comme en témoigne le résultat de la recherche « google earth » sur le moteur de recherche interne.

Choix des données à afficherCependant, j’aimerais revenir sur quelques potentialités pédagogiques de cet outil (à télécharger ici) pluridisciplinaire selon le choix des données que l’on affiche. De nombreuses données sont accessibles directement depuis le logiciel (voir la capture d’écran ci-contre) mais il en existe d’autres à télécharger et qui permettent d’enrichir encore plus les cartes (à chercher dans le forum de googleearth). Toute la puissance de cet outil réside dans le mode de visualisation des données : en un tour de molette de souris, on passe d’une échelle globale (niveau mondial) à une échelle local (niveau régional).

ChamonixEn histoire, géographie et ECJS, son usage apparaît comme une évidence : il est possible de zoomer sur un lieu, d’y trouver une photo en utilisant panoramio (permettant d’illustrer un climat ou une topographie particulière : voir des exemples de capture d’écran ici).

darfourMais il est possible également d’afficher les résultats des dernières élections présidentielles (accessible directement dans les données primaires de google earth) ou encore de zoomer sur un conflit particulier (l’exemple ci-contre concerne le darfour). Il y a également des données concernant l’environnement avec l’atlas de l’évolution de notre environnement proposé par l’UNEP (organisme rattaché aux nations unies) qui permet de voir depuis l’espace l’impact de l’homme sur une région à 2 dates différentes (l’exemple ci-dessous montre brasilia entre 1973 et 2001, cette vue est accompagnée d’une page web). Ces deux derniers jeux de données sont accessible sous l’onglet « sensibilisation mondiale » des bases de données primaires.

Brasilia 1973 Brasilia 2001

Zones volcaniques au JaponMais il n’y en a pas que pour la géographie. Les SVT peuvent également exploité cet outil. Google Earth permet de visualiser les plaques tectoniques, les zones de volcanismes ainsi que des données sur les derniers séismes enregistrés (la carte ci-dessous est une vue du japon).

Et puisqu’on est dans le croisement pluridisciplinaire pourquoi ne pas mixer géographie et anglais ? Ainsi, les données de la chaîne discovery peuvent être croisées avec leurs vidéos respectives (en anglais naturellement), le tout sans sortir de googleearth.

CandideLes lettres sont également concernées par cet outil. En effet, le site googlelittrips propose de visualiser des trajets célèbres de la littérature. Certaines étapes sont commentées et parfois même agrémentées de gravures. On peut ainsi suivre les traces de l’Ulysse d’Homère ou du candide de voltaire. Ces données sont fournies par des professeurs de lettres anglophones et elles sont en anglais mais on peut espérer des enseignants francophones s’y mettent et alimentent la base.

Cet outil offre donc un fabuleux potentiel d’exploitation en classe. Le forum dédié aux enseignants fournit quelques pistes.

Toute proportion gardée, l’IGN propose un module de navigation sur ses cartes qui peut être exploité en classe. Il a l’intérêt par rapport à google earth d’être directement utilisable d’un navigateur (il n’y a rien à téléchargé) et propose de visualiser (en mode expert) sur le fond de carte IGN de nombreuses données géographiques (hydrographies, zones à risques, altitudes, etc.) et administratives (cadastre, limites administratives).

Intégrer le web 2.0 à la classe (III) : créer à plusieurs

Collaborer, outils pour les cours, TICE, web 2.0 1 commentaire »

Dans les articles précédents, nous avons vu comment gérer son identité numérique sur la toile et comment partager des documents. Voyons maintenant le coeur du web 2.0 : comment travailler de manière collaborative ?

Echanger des idées

Echanger des idées se fait généralement par le biais d’un forum (ou groupe de discussion). Dans un forum, chacun écrit à l’ensemble de la communauté. Les discussions sont archivées et selon la place disponible, c’est également un moyen de stocker des informations. Le forum peut être utilisé comme espace de débat (initié par l’enseignant) au sein d’une classe, comme espace de communication prof-élèves mais il peut également être utilisé comme espace de communication entre élèves pour la résolution de problèmes, conseils, etc. Bien entendu, il est important de baliser cet espace par la mise en place d’une charte d’utilisation.

Comment mettre en place un forum ? Il existe de nombreuses solutions gratuites sur internet. Les groupes de discussion de yahoo et de google sont très simple à mettre en place. Il y a également msn que les élèves connaissent bien. Sur ces sites, il est possible de créer un groupe public ou privé. Dans l’idée de recréer une dynamique analogue à celle de la classe, il est préférable de choisir l’option « privé ». D’autant que les élèves n’ont pas forcément conscience de l’impact du « verbe » et des dérapages sont toujours à envisager (message à caractère diffamatoire, débats houleux, etc.). En mode privé, de tels dérapages se régulent facilement et sont l’occasion de pratiquer un peu d’ECJS.

Publier des travaux d’élèves

Le blog est un outil très utilisé par les élèves à titre personnel (voir la galaxie skyblog : plus de 8 millions de blogs créés) mais encore trop peu utilisé dans un cadre pédagogique. Pourtant, ils permettent aux élèves de développer un style personnel d’écriture et ils favorisent le débat. Un exemple de réalisation ? Les carnets des élèves de l’école de Rochebelle au québec. Comment mettre en place un tel outil ? Claire sur le blog usages des tices propose un billet sur la procédure à suivre pour ouvrir un blog sur lewebpedagogique.

Produire des documents à plusieurs

J’ai déjà eu l’occasion de présenter les sites wiki (voir wiki kesako ?) qui sont une forme collaborative de blogs.

Mais le web 2.0 propose d’autres outils de travail collaboratif très utiles qui présentent le double avantage d’une initiation à une nouvelle forme de travail tout en ne nécessitant aucune installation de nouveaux logiciels : il s’agit des suites bureautiques en ligne comme celles proposées par google ou ajax13. Ces suites proposent des applications lisibles directement dans votre navigateur préféré qui permettent de traiter des fichiers microsoftoffice ou openoffice. La suite de Google est particulièrement intéressante puisqu’elle permet d’inviter par mail d’autres utilisateurs à modifier un document.

Travail collaboratifCes outils se révèlent très utile dans une conduite de projet à plusieurs (élaboration d’un TPE, d’un exposé, etc.). Ils permettent de travailler sur une version unique du document (en ligne donc on peut le retrouver partout où il y a internet), de ne pas se soucier de la compatibilité entre plateforme (PC ou Mac), ni de la version de logiciel (openoffice, microsoft).

Intégrer le web 2.0 à la classe (II) : Partager des documents

Collaborer, outils pour les cours, TICE, web 2.0 2 commentaires »

Cet article fait suite à l’article « Intégrer le web 2.0 à la classe (I) : identification et vie scolaire« 

FichiersAprès avoir vu comment s’identifier sur le web et comment partager un agenda ou un cahier de texte, voyons comment partager des documents pour un groupe d’utilisateur.

Dans la sphère du web 2.0, il existe de très très nombreuses solutions pour partager des documents. Forcément puisque le web 2.0 c’est justement le partage de document… C’est le type de document que l’on veut partager qui va piloter le choix du service utilisé. La liste de sites « web2.0 » qui suit n’a pas vocation à être exhaustive. Ce sont simplement des services qui me semblent suffisamment simples d’utilisation pour être utilisés avec un classe.

  • Des fichiers : pour partager des fichiers (word, pdf, photos, en fait n’importe quel fichier) , il existe le service box.net qui a déjà été présenté ici. Fort de son succès, cet espace de disque dur en ligne a subi un petit lifting et s’est vu agrémenter d’encore plus de fonctionnalités. C’est donc 1 Go de données qui sont stockable et partageable. L’espace idéal pour collecter les données d’un TP, diffuser des fiches de cours en pdf , des photos, etc. Mais au fait comment fait-on pour créer des pdf ? On consulte ce billet.
  • des photos, des vidéos : flickr est un service en ligne qui permet de stocker et partager des photos . Il est accessible à l’aide d’un compte yahoo. En plus des fonctionnalités usuelles des albums photos (dates, commentaires, etc.), ce service propose deux fonctions qui me semblent particulièrement intéressantes : il est possible de localiser la prise de vue et d’envoyer les photos par mail. Flickr peut donc être naturellement utilisé lors d’un voyage scolaire pour élaborer un portfolio par exemple. Hormis ces fonctionnalités, flickr présente l’avantage de ne pas avoir à télécharger de logiciel pour la mise en ligne de photos. Tout se passe directement à partir du navigateur internet. Pour les allergiques à l’anglais, il y a picassa (basé sur un compte google) qui fournit un bon support d’album photo en ligne. Pour trouver et partager des vidéos, il y a bien entendu dailymotion (en Français) et youtube que nos élèves connaissent bien. On y trouve tout type de vidéos (des vidéos amateurs à des extraits d’émission, de reportages) malheureusement difficilement exploitables en cours pour des raisons de droit d’auteurs. Par contre la facilité avec laquelle il est possible de poster des vidéos permet d’envisager la diffusion de vidéos d’expériences (pour les SVT & les SPC) par ce biais.
  • des présentations powerpoint : slideshare offre la possibilité de convertir et de stocker une présentation powerpoint en flash, ce qui la rend directement lisible depuis un navigateur. Ce service a déjà été présenté sur ce billet. Depuis, slideshare a ajouté la possibilité de télécharger la présentation.
  • des listes de liens internet : Les sites de social bookmarking permettent de diffuser très facilement des listes de liens internet. J’ai déjà eu l’occasion de présenter ce concept ici. En classe, ces sites peuvent être utilisés soit pour diffuser une liste de sites par l’enseignant (à ce moment seul l’enseignant connait le mot de passe puisqu’il n’est pas nécessaire de la communiquer pour voir les liens d’une personne), soit pour mutualiser les fruits d’une recherche par les élèves sur internet, en ouvrant un compte pour la classe.

Vous voilà prêt maintenant à diffuser de nombreuses sources d’informations auprès de votre classe. Mais comment combiner toutes ses informations ? En créant un blog sur le webpedagogique bien sûr… La plupart des services mentionnés ci-dessus offrent la possibilité d’être inclus dans un billet sur un blog (par exemple, ce billet inclue une présentation powerpoint diffusée sur slideshare, et ce billet inclue une vidéo de youtube).