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Le web 2.O et les TPE

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Les Travaux Personnels Encadrés (TPE) ont déjà commencé dans certains établissements, ils fournissent l’occasion rêvée de pratiquer les outils offerts par le web 2. Voici quelques pistes :

Collecter l’information

Pour la recherche d’information, le web est bien entendu la plateforme idéale. Cependant, on peut regretter que son usage se restreigne à google. J’ai déjà eu l’occasion de mentionner l’existence de moteurs de recherche originaux qui permettent de faire des recherches « par ricochet » et d’affiner une notion.

Trouver une page web qui traite du sujet que l’on s’est donné n’est pas suffisant, il faut également s’interroger sur la pertinence des informations que l’on a trouvé (on peut trouver sur le web des pages qui démontrent que la terre est plate). Le ministère de l’éducation suédois propose un site pour aider les élèves à évaluer les pages web. On retiendra en particulier ce questionnaire pour les élèves du secondaire. Il y a un certain nombre de questions à se poser lors de l’évaluation d’un site web : qui est l’auteur ? Quelles sont ses intentions ? Où est situé ce site ? Est-ce que le nom de domaine est officiel (.fr, .org, .edu, .gov) ? Il est facile de créer un blog sur internet et d’y débiter des âneries.

Une fois les informations collectées sur la toile, del.icio.us permet d’en conserver la trace entre le lycée et la maison (j’ai déjà décrit ce service sur ce billet) pour la marche à suivre, essayer : del.icio.us, 10 astuces pour dompter la bête.

Tenir un cahier de bord

Le cahier de bord papier c’est bien. Le blog c’est encore mieux ! Les billets sont classés par ordre chronologique, on peut faire une recherche de mots clés, on ne risque pas l’oublier à la maison et en plus c’est tendance… Comment faire un blog ? Suivez le guide :

Produire des documents

Lorsque l’on élabore un TPE, il est souvent nécessaire de travailler à plusieurs sur un même document et pour éviter de dupliquer le dossier, google docs propose de travailler directement en ligne (voir mon billet rédiger un document à plusieurs mains) comme l’explique cette vidéo :

Bien sûr, il y a d’autres pistes, comme utiliser un wiki pour la production finale. On peut même y intégrer des vidéos par youtube, des photos par flickr ou un powerpoint par slideshare.

Google Earth : un outil pluridisciplinaire

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Est-il encore nécessaire de présenter google earth ? Cela a déjà été fait de nombreuses fois sur le web pédagogique, comme en témoigne le résultat de la recherche « google earth » sur le moteur de recherche interne.

Choix des données à afficherCependant, j’aimerais revenir sur quelques potentialités pédagogiques de cet outil (à télécharger ici) pluridisciplinaire selon le choix des données que l’on affiche. De nombreuses données sont accessibles directement depuis le logiciel (voir la capture d’écran ci-contre) mais il en existe d’autres à télécharger et qui permettent d’enrichir encore plus les cartes (à chercher dans le forum de googleearth). Toute la puissance de cet outil réside dans le mode de visualisation des données : en un tour de molette de souris, on passe d’une échelle globale (niveau mondial) à une échelle local (niveau régional).

ChamonixEn histoire, géographie et ECJS, son usage apparaît comme une évidence : il est possible de zoomer sur un lieu, d’y trouver une photo en utilisant panoramio (permettant d’illustrer un climat ou une topographie particulière : voir des exemples de capture d’écran ici).

darfourMais il est possible également d’afficher les résultats des dernières élections présidentielles (accessible directement dans les données primaires de google earth) ou encore de zoomer sur un conflit particulier (l’exemple ci-contre concerne le darfour). Il y a également des données concernant l’environnement avec l’atlas de l’évolution de notre environnement proposé par l’UNEP (organisme rattaché aux nations unies) qui permet de voir depuis l’espace l’impact de l’homme sur une région à 2 dates différentes (l’exemple ci-dessous montre brasilia entre 1973 et 2001, cette vue est accompagnée d’une page web). Ces deux derniers jeux de données sont accessible sous l’onglet « sensibilisation mondiale » des bases de données primaires.

Brasilia 1973 Brasilia 2001

Zones volcaniques au JaponMais il n’y en a pas que pour la géographie. Les SVT peuvent également exploité cet outil. Google Earth permet de visualiser les plaques tectoniques, les zones de volcanismes ainsi que des données sur les derniers séismes enregistrés (la carte ci-dessous est une vue du japon).

Et puisqu’on est dans le croisement pluridisciplinaire pourquoi ne pas mixer géographie et anglais ? Ainsi, les données de la chaîne discovery peuvent être croisées avec leurs vidéos respectives (en anglais naturellement), le tout sans sortir de googleearth.

CandideLes lettres sont également concernées par cet outil. En effet, le site googlelittrips propose de visualiser des trajets célèbres de la littérature. Certaines étapes sont commentées et parfois même agrémentées de gravures. On peut ainsi suivre les traces de l’Ulysse d’Homère ou du candide de voltaire. Ces données sont fournies par des professeurs de lettres anglophones et elles sont en anglais mais on peut espérer des enseignants francophones s’y mettent et alimentent la base.

Cet outil offre donc un fabuleux potentiel d’exploitation en classe. Le forum dédié aux enseignants fournit quelques pistes.

Toute proportion gardée, l’IGN propose un module de navigation sur ses cartes qui peut être exploité en classe. Il a l’intérêt par rapport à google earth d’être directement utilisable d’un navigateur (il n’y a rien à téléchargé) et propose de visualiser (en mode expert) sur le fond de carte IGN de nombreuses données géographiques (hydrographies, zones à risques, altitudes, etc.) et administratives (cadastre, limites administratives).

Intégrer le web 2.0 à la classe (III) : créer à plusieurs

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Dans les articles précédents, nous avons vu comment gérer son identité numérique sur la toile et comment partager des documents. Voyons maintenant le coeur du web 2.0 : comment travailler de manière collaborative ?

Echanger des idées

Echanger des idées se fait généralement par le biais d’un forum (ou groupe de discussion). Dans un forum, chacun écrit à l’ensemble de la communauté. Les discussions sont archivées et selon la place disponible, c’est également un moyen de stocker des informations. Le forum peut être utilisé comme espace de débat (initié par l’enseignant) au sein d’une classe, comme espace de communication prof-élèves mais il peut également être utilisé comme espace de communication entre élèves pour la résolution de problèmes, conseils, etc. Bien entendu, il est important de baliser cet espace par la mise en place d’une charte d’utilisation.

Comment mettre en place un forum ? Il existe de nombreuses solutions gratuites sur internet. Les groupes de discussion de yahoo et de google sont très simple à mettre en place. Il y a également msn que les élèves connaissent bien. Sur ces sites, il est possible de créer un groupe public ou privé. Dans l’idée de recréer une dynamique analogue à celle de la classe, il est préférable de choisir l’option « privé ». D’autant que les élèves n’ont pas forcément conscience de l’impact du « verbe » et des dérapages sont toujours à envisager (message à caractère diffamatoire, débats houleux, etc.). En mode privé, de tels dérapages se régulent facilement et sont l’occasion de pratiquer un peu d’ECJS.

Publier des travaux d’élèves

Le blog est un outil très utilisé par les élèves à titre personnel (voir la galaxie skyblog : plus de 8 millions de blogs créés) mais encore trop peu utilisé dans un cadre pédagogique. Pourtant, ils permettent aux élèves de développer un style personnel d’écriture et ils favorisent le débat. Un exemple de réalisation ? Les carnets des élèves de l’école de Rochebelle au québec. Comment mettre en place un tel outil ? Claire sur le blog usages des tices propose un billet sur la procédure à suivre pour ouvrir un blog sur lewebpedagogique.

Produire des documents à plusieurs

J’ai déjà eu l’occasion de présenter les sites wiki (voir wiki kesako ?) qui sont une forme collaborative de blogs.

Mais le web 2.0 propose d’autres outils de travail collaboratif très utiles qui présentent le double avantage d’une initiation à une nouvelle forme de travail tout en ne nécessitant aucune installation de nouveaux logiciels : il s’agit des suites bureautiques en ligne comme celles proposées par google ou ajax13. Ces suites proposent des applications lisibles directement dans votre navigateur préféré qui permettent de traiter des fichiers microsoftoffice ou openoffice. La suite de Google est particulièrement intéressante puisqu’elle permet d’inviter par mail d’autres utilisateurs à modifier un document.

Travail collaboratifCes outils se révèlent très utile dans une conduite de projet à plusieurs (élaboration d’un TPE, d’un exposé, etc.). Ils permettent de travailler sur une version unique du document (en ligne donc on peut le retrouver partout où il y a internet), de ne pas se soucier de la compatibilité entre plateforme (PC ou Mac), ni de la version de logiciel (openoffice, microsoft).

Intégrer le web 2.0 à la classe (II) : Partager des documents

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Cet article fait suite à l’article « Intégrer le web 2.0 à la classe (I) : identification et vie scolaire« 

FichiersAprès avoir vu comment s’identifier sur le web et comment partager un agenda ou un cahier de texte, voyons comment partager des documents pour un groupe d’utilisateur.

Dans la sphère du web 2.0, il existe de très très nombreuses solutions pour partager des documents. Forcément puisque le web 2.0 c’est justement le partage de document… C’est le type de document que l’on veut partager qui va piloter le choix du service utilisé. La liste de sites « web2.0 » qui suit n’a pas vocation à être exhaustive. Ce sont simplement des services qui me semblent suffisamment simples d’utilisation pour être utilisés avec un classe.

  • Des fichiers : pour partager des fichiers (word, pdf, photos, en fait n’importe quel fichier) , il existe le service box.net qui a déjà été présenté ici. Fort de son succès, cet espace de disque dur en ligne a subi un petit lifting et s’est vu agrémenter d’encore plus de fonctionnalités. C’est donc 1 Go de données qui sont stockable et partageable. L’espace idéal pour collecter les données d’un TP, diffuser des fiches de cours en pdf , des photos, etc. Mais au fait comment fait-on pour créer des pdf ? On consulte ce billet.
  • des photos, des vidéos : flickr est un service en ligne qui permet de stocker et partager des photos . Il est accessible à l’aide d’un compte yahoo. En plus des fonctionnalités usuelles des albums photos (dates, commentaires, etc.), ce service propose deux fonctions qui me semblent particulièrement intéressantes : il est possible de localiser la prise de vue et d’envoyer les photos par mail. Flickr peut donc être naturellement utilisé lors d’un voyage scolaire pour élaborer un portfolio par exemple. Hormis ces fonctionnalités, flickr présente l’avantage de ne pas avoir à télécharger de logiciel pour la mise en ligne de photos. Tout se passe directement à partir du navigateur internet. Pour les allergiques à l’anglais, il y a picassa (basé sur un compte google) qui fournit un bon support d’album photo en ligne. Pour trouver et partager des vidéos, il y a bien entendu dailymotion (en Français) et youtube que nos élèves connaissent bien. On y trouve tout type de vidéos (des vidéos amateurs à des extraits d’émission, de reportages) malheureusement difficilement exploitables en cours pour des raisons de droit d’auteurs. Par contre la facilité avec laquelle il est possible de poster des vidéos permet d’envisager la diffusion de vidéos d’expériences (pour les SVT & les SPC) par ce biais.
  • des présentations powerpoint : slideshare offre la possibilité de convertir et de stocker une présentation powerpoint en flash, ce qui la rend directement lisible depuis un navigateur. Ce service a déjà été présenté sur ce billet. Depuis, slideshare a ajouté la possibilité de télécharger la présentation.
  • des listes de liens internet : Les sites de social bookmarking permettent de diffuser très facilement des listes de liens internet. J’ai déjà eu l’occasion de présenter ce concept ici. En classe, ces sites peuvent être utilisés soit pour diffuser une liste de sites par l’enseignant (à ce moment seul l’enseignant connait le mot de passe puisqu’il n’est pas nécessaire de la communiquer pour voir les liens d’une personne), soit pour mutualiser les fruits d’une recherche par les élèves sur internet, en ouvrant un compte pour la classe.

Vous voilà prêt maintenant à diffuser de nombreuses sources d’informations auprès de votre classe. Mais comment combiner toutes ses informations ? En créant un blog sur le webpedagogique bien sûr… La plupart des services mentionnés ci-dessus offrent la possibilité d’être inclus dans un billet sur un blog (par exemple, ce billet inclue une présentation powerpoint diffusée sur slideshare, et ce billet inclue une vidéo de youtube).

Intégrer le web 2.0 à la classe (I) : identification et vie scolaire

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Traditionnellement, la relation pédagogique utilise deux supports de communication : l’oralité de la relation prof-élève en classe et l’écrit de la copie. A l’ère du numérique, les nouveaux modes de communications viennent enrichir cette relation en apportant de nombreux supports. Ceux-ci attirent généralement l’engouement des élèves, étant plus proche de leur modes habituels de communication (voir l’enquête réalisée par IPSOS : La moitié des jeunes internautes ont créé un blog). Les Espaces Numériques de Travail (ENT) ou « cartable électronique » ont pour but de fournir le cadre technique nécessaire à cet enrichissement. Ils proposent généralement

  • un dispositif d’identification,
  • des outils de gestion de la vie scolaire,
  • des ressources mises à disposition,
  • des lieux d’échanges,
  • des outils de travail collaboratif (dans le meilleur des cas).

carte des ENT en 2006

Un dispositif de soutien aux ENT a été mis en place par le ministère et il en existe un certain nombre sur l’ensemble du territoire (voir la carte ci-contre). Cette carte montre d’une part le foisonnement de plate-forme existante mais également les inégalités territoriales : les enseignants de l’ouest et du sud de la France métropolitaine, de la Corse et des DOM-TOM semblant écarté de ces solutions. La raison vient certainement de la lenteur de la mise en place de ces dispositifs (du fait de la complexité technique) et je ne doute pas qu’il existe des projets dans toutes ces régions. En attendant, comment enrichir la relation pédagogique à l’aide des nouveaux modes de communications ?Il existe un immense ENT qui n’est pas mentionné sur cette carte, c’est l’ensemble des services du web 2.0 : la toile n’est-elle pas un espace de travail collaboratif mondial ? L’autre gros avantage de l’utilisation de ces services leur ergonomie (navigation intuitive). Je propose donc de recenser de manière non exhaustive (à vos commentaires pour enrichir ce poste) quelques outils gratuits qui permettent de se faire soi-même son ENT avec sa classe.

L’identification

Pour utiliser n’importe quel service du web 2.0, il est nécessaire d’avoir une adresse internet. Il existe de nombreuses solutions pour se procurer un adresse internet gratuitement. Vu le taux d’utilisation de MSN, les élèves ont généralement une adresse mail personelle, du type hotmail mais il existe également yahoo, google et bien d’autres. L’avantage de yahoo et google est l’accès automatique à certains utilitaires (agenda, groupes et même éditeur de texte, de feuille de calcul pour google). Un autre avantage de ces boîtes aux lettre gratuites est la possibilité de les utiliser comme stockage de documents sur le web, donc accessible de partout (à la maison, au lycée, en voyage…). Hotmail et yahoo propose 1 Go et google propose quasiment 3 Go ! A noter, l’émergence de nouveaux services comme openID qui permettent de n’utiliser qu’un seul identifiant pour accéder aux services du web 2.0. La version Française de ce service est encore en développement mais la version anglaise offre l’accès à de nombreux sites.

zikiMais s’identifier ça n’est pas uniquement accéder à des services, c’est également gérer la façon dont on est perçu. Il existe pour cela des services de gestion de son identité numérique. Nos élèves utilisent généralement myspace. Ce service relève plus du domaine du personnel et je ne pense pas qu’il soit exploitable en classe. Dans un cadre plus « institutionnel », on préfèrera des services comme ziki ou openID (en anglais).

Vie scolaire

Pour la gestion d’un agenda, il y a google qui est assez simple d’utilisation et relié à la messagerie gratuite. Cet agenda offre de nombreuses fonctionnalités de partage qui permettent facilement à un enseignant de diffuser de l’information. Pour se créer un cahier de texte collaboratif, il y a bien entendu le blog collaboratif que l’on peut ouvrir sur lewebpedagogique.

A noter que pour un établissement scolaire, google propose un ensemble d’outils : Google Apps Education.

Dans un prochain poste, j’aborderais la diffusion de contenu.

Des moteurs de recherche originaux

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Bien utiliser google n’est pas évident. Il faut parfois affiner longuement les mots clés pour trouver la perle rare que l’on cherche. Pourtant, il existe sur la toile des moteurs de recherche qui peuvent aider les apprentis navigateurs à affiner leur recherche.

Ask.com est un moteur de recherche analogue à google. Ils diffèrent par la façon dont ils « évaluent » la pertinence d’un site par rapport à un mot clé. Là où google classe les site en fonction de leur popularité « brute » (en gros le nombre de page qui pointent vers le site), ask.com évaluent la popularité du site selon les sites experts en la matière.

Dans la même veine, la fonction de recherche sur les liens déposés sur del.icio.us peut être utilisée. J’ai déjà eu l’occasion de présenter del.icio.us dans un précédent post. Ce service permet de stocker ses liens en leur attribuant des mots clés. Mais il propose également de voir les personnes qui ont déjà déposé le même lien. Ceci permet une fois que l’on a trouvé un site interessant de voir les sites analogues enregistrés par d’autres internautes.

Dans le cadre scolaire, un professeur peut également inviter ses élèves à rechercher les informations sur un ensemble de sites préalablement sélectionnés par lui-même. rollyo.com permet cette fonctionnalité. Un utilisateur peut créer son « searchroll » : liste de site dans lequel on peut faire une recherche. Un exemple ? Un internaute a créé un « search roll » sur les journaux français qui permet de lancer une recherche par mot clé sur l’ensemble des journaux francais présents sur la toile.

Clusty.com n’est pas un moteur mais un « aggrégateur » de moteur, c’est à dire qu’ils compilent les résultats obtenus dans différents moteurs de recherche. Son originalité réside dans le fait qu’il propose d’autres mots clés en rapport avec le mot clé initial pour affiner la recherche.

Du même type et en français, kartoo est un méta-moteur de recherche qui propose les résultats sous forme de cartes heuristiques. Il nécessite l’installation du lecteur flash ce qui le rend certainement plus difficile d’accès en milieu scolaire. Par contre, la navigation est très facile et intuitive.

wiki kesako ?

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Mon blog est resté bien silencieux ces derniers temps car j’ai été pris dans de nombreux projets dont celui de mettre en place un wiki pour mon lycée et une de mes classes.

wiki, kesako ?

wikiwikiUn wiki est un site web collaboratif dont le contenu est modifiable par les utilisateurs. L’exemple emblématique est bien entendu l’encyclopédie en ligne libre wikipedia dont l’article sur le wiki nous apprend que Le wiki a été inventé par Ward Cunningham en 1995.

Dans le cadre d’une classe, cet outil permet de mettre en place un espace collaboratif de travail à moindre frais. L’expérience que j’en ai fait avec mes élèves de seconde montre qu’ils sont, bien entendu, très sensible à ce type de mode de communication et qu’ils le prennent en main en bien moins de temps qu’il n’en faut pour nous.

J’ai demandé à mes élèves d’y résumer le cours et d’y poster les définitions qui leur paraissaient les plus importantes. J’ai eu la surprise de retrouver un résumé de mon cours quelques heures après l’avoir fait et surtout d’y trouver des résumés de cours d’autres disciplines dont les enseignants n’étaient même pas au courant de l’existence du wiki.

Bien sûr, l’effet nouveauté dans cet engouement n’est pas négligeable et il faudra surement, comme dans tout acte pédagogique, relancer la dynamique lorsque cet engouement s’épuisera.

Un aspect intéressant dans la pratique pédagogique est la responsabilisation des élèves face au contenu. Un wiki est un espace semi-ouvert dans lequel il est possible à tous les utilisateurs muni du bon mot de passe de modifier le contenu. On pourrait s’attendre à des dérapages de la part des élèves mais il s’avère qu’ils respectent le travail de chacun et jusqu’à maintenant il n’a pas été observé de vandalisme. Comme l’article d’internetAcu.net sur le wiki le fait remarquer :

L’édition collective, fonctionnant à double sens, met en pratique une auto-régulation efficace : un site wiki est “surveillé” par tout le monde en même temps, et les exactions disparaîtraient aussi rapidement qu’elles seraient commises

pbwikiLa plateforme que j’ai utilisé est celle proposée par pbwiki.com (pb pour peanut butter : faire un wiki est aussi simple que se préparer une tartine au beurre de cacahouètes). Cette plateforme est décrite sur le blog edugadget.com. L’interface est en anglais, mais la prise en main est assez simple et l’ergonomie est agréable.
Les usages d’un telle plateforme sont multiples :

  • Permettre à un enseignant de diffuser des documents numériques sans connaissance du language html
  • Fournir un espace de travail collaboratif à une classe pour
    • élaborer des résumés de cours
    • communiquer sur des points non compris
    • élaborer des compte-rendu, dossiers, etc.
  • Fournir un espace de communication pour une équipe pédagogique

Cette liste n’est pas exhaustive et j’attends vos commentaires pour l’enrichir…

Et pendant ce temps la blogosphère se fait cartographiée par le premier test de viralité pure de la blogosphère francophone (ne pas lire « test de virilité… », je relaye mariotoutdego).

[web2.0] Rédiger un document à plusieurs mains

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Pour les élèves travaillant sur un TPE, les étudiants élaborant un projet de groupe ou les enseignants collaborant sur une action, il existe une solution pour rédiger un document sans renvoyer le document de boîte au lettre en boîte au lettre : writely.com

 Ce service proposé par google permet de créer des documents textes, de les modifier de façon très intuitive comme dans n’importe quel éditeur de texte et de les stocker. Le problème du transfert de fichier et de compatibilité entre logiciel (word pour PC/word pour Mac/openoffice) lorsqu’on travaille sur différentes plateformes est donc résolu. Les fonctions d’édition et de mise en page sont assez sommaire mais la possibilité d’exporter le document aux formats pdf, rtf, openoffice ou word permet le paufinage du document avant publication dans les éditeurs de textes courants.

Mais ce service montre toute sa puissance dans le cadre d’un travail collaboratif. En effet, il est possible de partager l’accès au document à d’autres utilisateurs. Ainsi, chaque utilisateur travaille sur une unique version du document et l’enrichit à son rythme. Cela évite la réplication du document lors de son envoi aux différents protagonistes.

Comme de nombreux services web 2.0, l’accès est gratuit, il suffit d’ouvrir un compte chez google. Le service est en anglais mais son utilisation reste assez intuitive.

Liens :