Professeurs, vous êtes responsables

La peur qu’anime les élèves devant telle ou telle discipline relève en grande partie de l’attitude des professeurs. Ceux-ci sont responsables du mépris que manifestent les élèves pour certaines disciplines.

La discipline est difficile

La plupart des professeurs se montrent depuis leur premier cour pessimiste en soutenant la difficulté de leur matière d’enseignement. Ils font peur aux élèves depuis au début de leur cours. Du coup, tout ce qui anime ces derniers, c’est le mépris et par ricochet, ils éprouvent une impossibilité d’exécution de la matière à leur niveau.

La confiance sur ses propres capacités physiques et intellectuelles compte énormément dans l’adversité. Une fois que celle-ci nous manque, nous devenons la proie aux attaques de l’ennemi. De la même sorte, la confiance devant ses capacités à bien exécuter une discipline compte dans la réussite d’un élève.

A l’instar de cette démoralisation des élèves devant telle ou telle discipline, réside l’inculcation d’images négatives. Les professeurs sont là aussi responsables.

Les images négatives sur la discipline

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Google image. Le comportement du professeur peut avoir des répercussions sur ses élèves.

Les professeurs montrent de mauvais exemples à leurs élèves dans l’apprentissage et la pratique de leur domaine d’étude.

Cela revient à ce que nous soutenons couramment, l’élève est l’image de son maître puisqu’il l’imite constamment.

Le comportement des professeurs à de forts conséquences sur la vie de leurs élèves. Cela peut déjà expliquer pourquoi la plupart des élèves recevant des cours de philosophie pour leur première fois finissent par basculer dans l’athéisme ou par adopter des comportements blizzards en s’habillant avec des habits dépravés ou en laissant leurs cheveux poussés grandement.

Tous ces comportements relèvent de l’image que leur a laissé leur professeur. C’est ce que souligne Martin Heidegger lorsqu’il dit que les attaques contre la philosophie sont en fait dû au comportement des professeurs de philosophie et non de ce qu’est la philosophie en soi.

A cet effet, la mauvaise compréhension de certaines disciplines relève des professeurs. Ceux-ci sont grandement responsables. Les professeurs doivent alors changer de comportement.

Les professeurs doivent comprendre

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Google image. Le professeur doit se mettre à la place de ces élèves.

La vie des milliers d’individus vous est tributaire. Alors, il vous convient d’être optimistes depuis votre premier contact. Vous devez certes gagner la confiance de vos élèves, mais aussi et surtout rassurer leur confiance sur eux-mêmes par rapport à la discipline qu’il doivent apprendre avec vous.

Toutes les disciplines s’équivalent. Le difficile n’existe pas pour celui qui s’exerce, qui lit. Alors, recommandez plutôt à vos élèves de s’exercer et de lire pour devenir des meilleurs dans votre discipline.

Dites leur au contraire que la discipline est très facile, qu’elle est comme toutes les autres. Rassurez les, ne les faites pas fuir.

Les conseils du professeurs sont des mines d’or pour ses élèves. Leur échec ou leur réussite dépend en grande partie de ces conseils.

L’enseignement n’est pas fait pour tout le monde. Il demande beaucoup de techniques pour assumer véritablement la tâche qui vous est confiée.

Alors, pensez-vous que les professeurs sont innocents de l’échec de leurs élèves ou de leur mépris pour telle ou telle discipline?

Laissez vos réponses en commentaire juste en bas.

Blogging et philosophie

Le rapport entre le blogging et la philosophie est si étroit à mes yeux que je dirai que tout blogueur est en quelque sorte philosophe. Comment comprendre ce rapport? Est-il antagonique ou complémentaire ?

Le blogging, l’autre nom de la philosophie engagée

A l’instar de la philosophie, le blogging est une activité spirituelle consistant à une analyse et une critique d’une situation bien déterminée auquel vivent le blogueur et sa communauté.

Tout blogueur, qu’il soit blogueur politique, culturel, culinaire, etc, se positionne pour la défense d’un idéal.
Ce positionnement, cet engagement pour le changement d’un côté et pour la conservation d’un autre côté fait du blogging une philosophie engagée au service de la société.

C’est comme l’avait ébauché Karl Marx , toute philosophie est fille de son temps, ou encore que les philosophes ne sortent pas de terre comme des champignons, mais qu’ils sont biens les fruits de leur époque et de leur temps.

En effet, tous les blogueurs défendent ou critiquent des valeurs au sein de leur communauté ou sur la scène internationale.

Toutes ces deux pratiques recommandent une grande liberté d’expression. Ce sont des activités d’une grande indépendance et d’une grande liberté.

La frontière entre le blogging et la philosophie est assez mince, tellement mince que je demanderai à tous les professeurs de philosophie de rejoindre la blogosphère malienne.

Cependant, le blogging et la philosophie ont assez de points communs, mais aussi ils ont des points de divergences.

La philosophie est plus professionnelle que le blogging

Le slogan, c’est en bloguant qu’on devient blogueur est certes pareil en philosophie, sauf qu’à ce niveau, il y a une exigence d’appropriation de toute l’histoire de la discipline.

S’il suffit d’avoir un blog et de l’alimenter régulièrement pour devenir blogueur, le philosophe a besoin de longues années d’études afin de s’approprier non seulement du langage philosophique, mais aussi de l’histoire de la discipline.

Si tout le monde peut devenir blogueur, alors la philosophie étant une arme dangereuse ne doit pas être mise à la disposition de tout le monde comme l’a souligné certains philosophes sous leur plume.

La philosophie est académique alors que  le blogging s’apprend sur le tas. Il n’existe pas encore de programme de blogging dans nos universités ou lycées.

L’arme redoutable du blogueur constitue l’Internet grâce auquel il navigue sur les réseaux sociaux ou anime son blog. C’est un drogué comme on se plaît à l’appeler au Mali. Or, la place de l’Internet reste minime dans l’exercice de la philosophie.

Favoriser l’union du blogging et de la philosophie pour assurer le développement durable de nos nations

En tant que deux activités d’engagement, le blogging et la philosophie doivent souffler dans la même trompette. Ils doivent animer les mêmes esprits.

Le blogging et la philosophie permettent tous une prise de conscience citoyenne et une lutte certaine contre la corruption, les injustices et les inégalités au sein de nos sociétés.

Ils favorisent également la promotion de la culture de l’écriture et par ricochet de la lecture puisque quiconque veut bien écrire doit forcément beaucoup lire.

En conséquence, l’union de ces deux activités ne peut que donner un développement durable à nos nations. Les citoyens aussi bien que les États conscients doivent se battre pour le développement du blogging et de la philosophie au sein de leur communauté dans l’espoir de vivre dans des sociétés de justice et d’égalité.

Par ailleurs, comme disait Rabelais, Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Alors, le blogging étant une activité technologique marche en parfaite harmonie avec la philosophie. Celle-ci est dès lors comme son conseillère.

Blogging et philosophie ne sont pas en réalité antagoniques même s’ils ont quelques points de divergence. Ces deux ont quasiment les mêmes principes, des principes d’égalité et de justice. A cet effet, ils permettent de donner aux nations le développement souhaité.

Penserez-vous le contraire ?
Laissez votre réponse en commentaire juste en bas du texte.

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Google image. Image marquant un blogueur au travail. L'ordinateur est l'outil de travail non seulement du blogueur mais aussi du philosophe.

L’être ou l’humain: une question éthique

Si l’on cherche une question qui constitue un véritable casse-tête dans la contemporannéité, c’est bien celle de l’avortement. Est-il permis de ôter la vie à un être ? L’être est-il forcément l’humain ? L’avortement n’est-il pas aussi humain qu’on ne le pense? Pourquoi décide-t-on de mettre un terme à une grossesse ?
Seule une analyse approfondie peut nous permettre de nous faire une idée sur le sujet.

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L’avortement, un crime

Il est généralement admis que l’avortement renvoie à un crime de sorte que celle qui avorte est directement vu comme une criminelle au sein de sa société voire aux yeux de la loi.
Cette considération est fondamentalement religieuse. En fait, la religion admet la sacralité de la vie. La vie est sacrée puisqu’elle est un don de Dieu. A cet effet, celui-ci est le seul habilité à ôter un être de ce souffle vital.
Cette position pose problème puisque le courant réformiste soutient la défense de la dignité de l’être humain, de ses droits, etc. Ce qui l’amène à distinguer l’être de l’humain.

L’être et l’humain

L’être est conçu comme ce qui est, il embrasse tous les éléments naturels, des éléments qui n’ont aucune conscience alors que l’humain est ce qui a reçu une culture, qui est doté d’une conscience.  Alors, l’humanité commence dans la société, avant celle-ci, on ne parle pas de l’humain mais de l’être. L’embryon n’est qu’un être, il est puisqu’il est doté d’une vie, mais l’humanité lui manque puisqu’il n’a pas bénéficié d’une culture et n’est pas doté d’une conscience.
Seul l’humain est plus important. A ce titre, l’avortement est le bienvenu puisqu’il vient soulager le cœur des cœurs sans défenses, pour redonner à un humain une dignité violée.

Comment comprendre cet état de fait?

Un être qui décide de se débarrasser d’une grossesse a sûrement une peur visible ou invisible. Dans la plupart des cas, ce sont des grossesses non-désirés dû soit à l’ignorance du fonctionnement de la féminité ou encore au viol, à la pression familiale ou aux menaces proférés par l’auteur de la grossesse ou encore la peur de se voir doté d’un enfant sans père.
Dans tous ces cas, ne serait-il pas mieux de faire recourt à l’avortement afin de soulager la peine de l’être qui subît une atteinte à sa dignité morale voire psychologique et juridique?
Beaucoup de pays finissent par comprendre le bien fondé de cette pratique avec l’adoption des lois afin de soutenir l’avortement.

Au lieu de voir l’avortement comme un crime, il conviendrait de changer de mentalité en le concevant comme digne et salutaire s’il est volontairement mené. Alors, il est plus humain que nous ne le pensons.

L’intelligence dans les naissances

La contraception soulève un débat houleux entre les éthiciens et les simples citoyens. Cet ensemble de méthodes permettant de rendre les rapports sexuels inféconds est une question assez controversée dans nos sociétés et surtout du côté des religieux qui sont en mal de s’adapter à l’évolution du monde. Cette technique permettant de réglementer les naissances a d’ailleurs toujours existé en Afrique.

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Les méthodes contraceptives traditionnelles

Dans le guide du Pair éducateur en santé de la reproduction de la fondation pour l’enfance, nous retrouvons la définition selon laquelle la contraception est l’utilisation des moyens et techniques pour empêcher la survenue d’une grossesse.
En Afrique, plusieurs techniques étaient mises en œuvre afin d’espacer les naissances, de rendre rationnelle les naissances. Ces techniques étaient dans la plupart des cas naturelles puisqu’elles provenaient généralement des arbres. Des techniques comme l’utilisation des jus de tamarins, des gris-gris ou tout simplement l’utilisation de certaines formules magiques, le miel, la toile d’araignée, etc., étaient de coutume en Afrique.
L’efficacité de ces techniques n’était pas rassurée, elle était douteuse. C’est ce qui explique le contexte d’avènement des formules actuelles.

Des méthodes plus efficaces

Ces méthodes modernes sont plus efficaces et surtout rapides. Par méthodes modernes, j’entends des méthodes comme la Méthode de l’allaitement Maternel et de l’aménorrhée (MAMA). Celle-ci bloque l’ovulation et est efficace jusqu’à 6 mois.
A côté de celle-ci, nous avons les pilules ( comprimés), les injectables, les spermicides (produit chimique utilisé au moment des rapports sexuels), le norplant, le dispositif intra-uterin,  la ligatoire des trompes, etc., sont aussi des méthodes de contraception modernes parmi tant d’autres.
Plusieurs rumeurs courent autour de ces techniques de rationalisation des naissances par rapport à leur efficacité et leur rapport à la santé de la femme. En guise d’exemples, il est généralement partagé que les spermicides s’accumulent dans le vagin de la femme ou diminuent la sensibilité de la femme. Quant à la pilule, on attend le plus souvent qu’elle rende la femme stérile. Ces rumeurs ne sont pas fondés.
Cette question de la planification fomente de multiples débats.

Un débat éthique

Faut-il empêcher un être de naître? Le droit à l’existence doit-il être violé ? Faut-il accepter de donner vie à des êtres dont on n’est pas en mesure d’entretenir comme il le faut?
Des questions qui deviennent un véritable casse-tête. Ce qui est sûr c’est qu’il faut tenir compte de la dignité de la personne humaine qui mérite d’être respectée par tous les moyens. Cette dignité est préservée par le fait d’empêcher les grossesses non-désirées qui conduisent le plus souvent aussi à des abandons d’enfants et à des infanticides qui sont contre la dignité humaine.
Le droit à l’éducation, à l’épanouissement sont des droits fondamentaux pour chaque enfant et ce droit n’est préservé que par la rationalisation des naissances.
D’un autre côté, la planification pose un problème dans la mesure ou le droit à l’existence est inviolable.
Il faut reconnaître quand même que cette pratique est nécessaire surtout dans un pays en crise.

A quoi peut servir la planification?

Elle est importante non seulement pour les jeunes mais aussi pour toute la communauté. Elle permet d’éviter les grossesse indésirées chez les jeunes et par ricochet diminue le taux d’avortement. A cela, il faut ajouter la protection contre les MST et évite également les abandons d’enfants ou les infanticides qui sont des pratiques assez répandues chez nous.
Économiquement parlant, la planification rapporte beaucoup à nos communautés. Pour l’équilibre économique et la santé de la mère et de l’enfant, il convient de contrôler les naissances. C’est ce qu’à voulu soutenir Emmanuel Macron, président des Français. Ce dernier avait soutenu le contrôle des naissance de la part des Africains pour une équilibre économique et politique et j’ajouterai éducative.

Les pratiques de la planification familiale sont multiples et l’objectif de tous celles-ci reste les mêmes. La rationalisation des naissances est nécessaire dans un monde en proie à l’insécurité, à plusieurs crises qui ne disent pas leur nom.

Débats autour de l’euthanasie

La souffrance en tant que douleur physique ou morale imposée à un individu porte atteinte à la dignité de la personne humaine. Alors, l’euthanasie est un procédé permettant de limiter les souffrances du malade. À cet effet,  est-elle conforme à la dignité de la personne humaine de le priver de sa vie? Faut-il limiter la vie d’une personne souffrante? Convient-il de fuir la souffrance ?

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L’euthanasie

Cette procédé de limitation volontaire de la vie d’une personne souffrante d’une maladie incurable et qui souhaite la mort est un procédé digne, mais qui fomente plus de débats que nous ne le pensons.
Certaines maladies portent atteintes à la dignité de la personne humaine par la souffrance qu’elles leur imposent. Alors, l’euthanasie intervient dans le cas des maladies incurables et qui enlèvent au malade sa qualité de personne humaine par le fait qu’elle n’est plus indépendant dans ses mouvements, mais reste dépendant des autres ou des machines, perd toute connaissance, devient insensible, etc.
Dans ces circonstances, seule la mort est apte à nous redonner notre dignité perdu.

Une mort digne

L’euthanasie n’est valide que lorsqu’elle a eu lieu sous l’autorisation du patient en toute conscience de lui-même. Lorsque celui-ci se trouve en état d’inaptitude, alors la décision doit venir du côté de sa famille.
L’euthanasie permet au patient inapte d’avoir une mort digne en limitant ses souffrances.
Cette pratique intervient afin de limiter les souffrances d’un malade.
Alors la question que nous pourrons nous poser est de savoir s’il est juste de porter atteinte à quelque chose qui ne nous appartient pas.

La vie est un don de Dieu

Ce propos est généralement tenu par les religieux. Ceux-ci soutiennent la sacralité de la vie. Celle-ci est un don de Dieu. En conséquence, il est le seul habilité à priver celui qu’il veut de ce souffle.
Cependant, il convient de remarquer que l’euthanasie est différente du suicide et serait d’ailleurs solliciter par Dieu puisque ce dernier recommande la compassion face à la souffrance des autres. Nul ne doit voir son semblable souffrir et refuser de l’aider alors que nous avons les moyens.
L’euthanasie permet de donner aux malades une mort digne dans la paix. C’est une technique de compassion à la souffrance des autres.
Elle permet d’ailleurs d’être indépendant, libre de toutes ces pratiques scientifiques qui le maintiennent en vie insensiblement.

La souffrance doit être limitée afin de sauver la dignité de la personne humaine. La sacralité de la vie n’est valable que lorsque celle-ci mérite d’être  vécue dignement et indépendamment des pratiques scientifiques de maintien à la vie.

Sauver l’humain : un geste qui enflamme certains esprits

Le développement de la médecine a permis de sauver les hommes de maintes maladies qui les ravageaient d’un seul coup. Grâce à la possibilité de rechange d’organes, l’humain est devenu comme une machine dont les pièces sont échangeables. Mais cette question de dons d’organes fomente de multiples débats moraux sur le statut de l’humain.

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Google image: image pour traduire le don d'organes

Le don d’organes: un geste de solidarité

Donner un de ses organes pour sauver son semblable est en fait, un geste salutaire. Il doit en être aux yeux de tous ceux pour qui la vie humaine est sacrée. Cette sacralité nous exige de donner corps et âmes pour sauver la vie d’autres personnes.
Ce geste humaniste est en étroite liaison avec ce que font les pompiers lors d’une incendie ou d’une noyade, les soldats sur un terrain de bataille pour sauver des personnes incapables soit parce qu’ils sont blessées soit ce sont des enfants ne sachant plus quoi faire pour se sauver.
A l’instar de ces attitudes, le don de sang ou de tout autre organe peut servir à sauver des milliers de vie. Et pourtant des débats se multiplient sur le bien-fondé de cette pratique qu’est le don d’organes.

Donner un organe, c’est se faire un objet

Échanger des parties d’un homme contre ceux d’une autre personne est contre la dignité de la personne humaine. L’homme n’est pas un objet à l’instar des voitures, des avions, des bateaux ou des motos, dont il suffit d’échanger les mauvaises pièces contre d’autres.
Cette position est défendue par de grands intellectuels disant se positionner pour la défense de la dignité humaine.
Cependant, ce qui reste paradoxale, pourquoi ces gens là ne soutiennent pas la non-réparation de l’humain de peur de ne le hisser au même pied d’égalité que les objets? Le don d’organes est aussi une technique de réparation de l’humain. De même que nous ne pouvons pas refuser de soigner les malades, de la même manière nous ne devons pas jeté un regard négatif sur le don d’organes.
Ces propos sont seulement mal fondés, l’humain doit sauver l’humain.

Sauver son semblable: Un droit et un devoir

Il est de la responsabilité de chaque personne de venir en aide aux incapables, à tous ceux qui sont dans le besoin. Cela constitue un geste hautement humaniste. C’est raison pour laquelle il est recommandé à tous les citoyens de souvent faire des dons de sang. Ces banques de sangs servent à sauver la vie de milliers d’accidentés ou d’autres types de patients en crises de sang.
Cela est pareille pour tous les autres organes. Nous pouvons donner une partie de nous-mêmes pour sauver notre semblable puisque sa vie dépend de cela. C’est raison pour laquelle, certaines personnes avant de mourir recommandent que leur dépouille soit remise aux hôpitaux.

Ce monde en plein essor  technologique est à la quête des voies et moyens pour pérenniser l’humain. Des tendances se dessinent, mais tout compte fait, ces nouvelles pratiques qui se dévoilent sont des atouts permettant le renforcement des liens de solidarité entre les humains.

Les vacances scolaires: le grand ennemi des enseignants

     Pressés durant l’année scolaire de la fin des activités scolaires, les enseignants sont ennuyeux de se voir sans activités au cours des vacances. Le repos les ennuie. Ils veulent être en contact avec leurs élèves bien vrai qu’ils leur arrivent souvent de ne plus vouloir travailler avec ceux-ci durant les temps de travail. Cette situation est pire pour les enseignants des écoles du Mali.

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L’enseignant : un amoureux du savoir

 

          L’enseignant est un être particulier ayant en aversion le repos signifiant l’inaction en matière d’intellectualisme et de partage de connaissance. Le partage étant sa principale activité, il ne veut jamais manquer de monde pour le faire. C’est ce qui explique son aversion pour le repos. Le contact avec les élèves le réjouit énormément puisque ceci constitue le moyen idéal pour lui de partager ses idées.

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En conséquence, il est tenu d’être en contact permanent avec l’information voire avec la recherche d’information à partager. Cela fonctionne avec le partage puisqu’une connaissance acquise qui ne se partage pas devienne caduque.
Nonobstant ce sentiment de solitude, les enseignants, pendant ces temps de repos, se font occuper par la lecture. A cet effet, ils parcourent toutes les bibliothèques à la recherche de bons documents à lire. Leur compagnon permanent étant l’information dans le sens de la connaissance, ils se forment eux-mêmes durant ces temps de repos dans les livres phares de leur domaine de spécialité.
Quant à d’autres, ils se consacrent au voyage afin de découvrir d’autres réalités. Ce voyage est aussi important dans la mesure où il permet une actualisation de leur connaissance. Ces deux préoccupations ont la même portée puisqu’elles permettent toutes l’acquisition de nouvelles connaissances.
Cette attitude, cet amour pour la connaissance est un aspect particulier de l’enseignant. Cela constitue d’ailleurs l’avantage principal de ce métier. Il nous permet d’être à la page en matière de connaissance puisque l’enseignant s’informe permanemment de tous les nouveaux changements dans le domaine de la connaissance.

L’ennui des professeurs du privé

 

Leur ennui est particulier ; cet ennui est financier. Les professeurs des écoles privées du Mali reçoivent un traitement mensuel 9/12 voire 8/12. Pire, c’est un traitement minable avec des montants ne dépassant pas au maximum cinquante mille ou trente-cinq mille Francs CFA par mois.
Outre cela, ces professeurs ne perçoivent pas de solde durant les vacances et le plus souvent le mois de juin n’est pas payé avant une nouvelle rentrée. C’est ce qui explique le fait que ceux-ci sont pressés que les cours reprennent ; ils sont ennuyeux financièrement.
En conséquence, il n’est pas possible de reconnaitre en eux la figure d’un enseignant pendant ces périodes. Une période durant laquelle ils s’adonnent à des activités communes comme le travail de manœuvre dans les chantiers de construction et d’autres travaux journaliers afin de subvenir à leurs besoins.
Cependant, ces professeurs n’ont pas le temps d’actualiser leurs connaissances avec la lecture. La lecture ne peut plus être leur lobby. Ils passent toutes les vacances sans toucher à un seul bouquin.
Cette pratique est dangereuse pour le statut des écoles dans lesquelles ils servent puisque ces hommes restent avec leurs dogmes et travaillent sans joie. Leur seul visé sera l’argent et non le travail bien fait. C’est raison pour laquelle ces écoles perdent chaque année en pleine année scolaire des enseignants. Alors il faut agir.

 

Respecter la dignité de l’enseignant

 

L’enseignant doit être traité avec plus de dignité. A cet effet, il doit avoir un traitement susceptible de garantir sa vie et celle de toute sa famille, un traitement qui pourrait l’empêcher d’exercer des tâches dégradants son métier d’enseignement.
Les Etats doivent songer à garnir les bibliothèques de nouveautés c’est-à-dire de nouvelles parution pour faciliter l’actualisation de la connaissance des enseignants. Pour cela aussi, l’augmentation des salaires joue un grand dans la mesure où elle permettra aux professeurs d’actualiser leur propre bibliothèque ou à priori se faire des bibliothèques familiales.
Quant à la situation des écoles privées du Mali, le gouvernement doit songer à une régularisation de leur situation afin de permettre un respect minimum des droits de l’homme. Au lieu qu’ils soient rémunérés 9/12, l’Etat doit exiger une rémunération 12/12 avec un salaire de base d’un montant de quatre-vingt mille Francs CFA.

Pourquoi l’induction est intenable selon Popper ?

 

      L’induction en tant que méthode d’investigation scientifique est fustigée par Karl Popper comme invalide. Nonobstant toutes les tendances de justification de cette méthode, ce dernier le trouve comme invalide puisque l’homme n’a pas de moyen efficace pour prouver que le futur se rassemblera au passé.

Qu’est-que l’induction ?

S’il est vrai que la philosophie est un travail de concept c’est-à-dire qui a pour objectif l’éclaircissement conceptuel alors, il est indispensable pour se faire comprendre de procéder à des éclaircissements de ce genre dans cette section avant d’exposer quoi que ce soit. A cet effet, il importe beaucoup de savoir au préalable ce que c’est que l’induction. Alors, nous pouvons dire que l’induction est une méthode des sciences empiriques basée sur l’enregistrement passif des données singulières pour ainsi aboutir à une universalisation. L’expérience est dès lors ce qu’il y a de plus crédité. De ce fait, la validité de tous les énoncés présents et futurs reste liée aux observations antérieures. L’induction est alors une méthode qui part d’observations particulières pour aboutir à une généralisation ou à la fondation d’une théorie scientifique. Par ailleurs, voyons la définition poppérienne de l’induction : « Il est courant d’appeler « inductive » une inférence si elle passe d’énoncés singuliers (parfois appelés aussi énoncés particuliers), tels des comptes rendus d’observations ou d’expériences à des énoncés universels, telles des hypothèses ou des théories[1]. »  Ce qui voudrait dire qu’avec la méthode inductive à chaque fois qu’un observateur constate un cas, il l’enregistre et devient une expérience pour lui. Ainsi, lorsqu’il fait plusieurs observations  pareilles à la première alors il s’enthousiasme d’avoir découvert une loi ou une nouvelle théorie. Cela peut s’avérer être le cas des paysans attentionné qui, ayant constaté qu’à chaque fois que la flore est devenue verte alors l’hivernage à commencer. Par conséquent, ils font la généralisation suivante : “L’hivernage débute lorsque la flore devienne verte“. Les enfants aussi ont une grande capacité d’induction et c’est d’ailleurs ce qui les permette de comprendre mieux le monde. Ainsi, observant que le soleil s’est levé tous les matins à l’Est pour se coucher à l’Ouest le soir dans sa localité alors, il tire la conséquence : “Le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest. “

Quelle est la méthode inductive ?

Par ailleurs, la méthode inductive reste tributaire à l’expérience et donc à l’empirisme selon lequel toutes nos connaissances dériverait de l’expérience. Cette question d’empirisme est connue depuis Aristote mais BOUVERESSE , à la suite de EUCKEN, le fait remonter à KANT. A cet effet, elle affirme : « Le mot « empirisme », dérivé du grec empeira, traduit en latin par experientia, expérience, parait venir selon EUCKEN de la philosophie kantienne. Il signifie au sens courant un usage exclusif de l’expérience, sans théorie, les partisans de la doctrine philosophique de l’empirisme proposent une interprétation générale de la connaissance humaine. L’empirisme soutient la thèse selon laquelle c’est l’expérience plutôt que la raison qui est la source de la connaissance, et en ce sens on l’oppose souvent au rationalisme[2]. »C’est à partir du XIXe siècle que MACH, SCHLICK et CARNAP donnent une nouvelle orientation à l’empirisme en vue de rejeter le principe de jugement synthétique a priori de KANT.  Alors BOUVERESSE définit l’induction comme ce qui « […] désigne le passage d’un certain nombre d’observations particulières à une loi générale portant non pas sur un nombre limité de cas mais sur tous les cas »[3].

Par ailleurs, ce qui est évident dans la méthode inductive c’est qu’il y a une connexion étroite entre les faits et les théories. Les faits sont ceux qui fondent la validité des théories scientifiques ; ce sont les données observables qui fondent les théories scientifiques et servent par conséquent à les vérifier. En plus, l’inductivisme peut être classée parmi ceux que SOLER nomme les « sciences prédictives » qui sont celles qui, ayant connu plusieurs expériences sont susceptibles de prévoir les effets de certains phénomènes. A cette juste valeur, SOLER accorde une importance capitale à ces « sciences prédictives » car selon elle, elles permettent d’agir sur le monde en le modifiant à travers une transformation efficace de certaines circonstances comme par exemple déplacer des populations pour les protéger contre une catastrophe comme  un incendie ou une inondation.

Pourtant, c’est surtout le côté empirique de leur théorie que les positivistes et les positivistes logiques[4] s’empareront. Ainsi pour les empiristes logique, une théorie n’est vraie que si elle provient d’observations, et elle ne peut être scientifique qu’ainsi, puisque le savoir découle nécessairement d’observations. Cependant, nous pouvons  le dire, les inductivistes ont un point de départ commun avec les positivistes logiques, à savoir que toute connaissance commence avec l’observation empirique.  Ce qui fait qu’en observant un cas particulier, l’observateur l’enregistre, en voyant un second cas semblable et plus de cas pareils, alors il se précipite pour conclure que tous les cas semblables  aux cas qu’il a observé se déroulent et se dérouleront de la même manière. C’est pourquoi BOUVERESSE affirme : « La connaissance commence avec l’observation, et consiste dans l’enregistrement passif d’informations provenant des sens, et qui s’accumulent dans le sujet[5]. » Ainsi l’inductiviste croit à sa base de connaissance parce que toutes les hypothèses qu’il formule sont toutes vérifiées à la base de l’observation. De ce fait, lorsque beaucoup de ces cas vérifiés s’accumulent alors l’inductiviste est amené à la formulation de lois universelles. En effet, cette théorie de l’induction consiste à croire que nous pouvons tirer des lois générales à partir de l’observation de faits particuliers.

Le problème de l’induction

En conséquence, l’induction est confrontée à un problème que POPPER nomme « le problème de l’induction ». Ce problème reste lié à la méthode de justification des énoncés inductifs. Il est connu de David HUME qui fut le premier à indexer ce problème sans pour autant réussir  à le résoudre. C’est  raison pour laquelle l’induction est appelée le “problème de David HUME“.  Selon HUME, nous disent BOUVERESSE et QUILLIOT, l’induction est logiquement invalide car « aucun raisonnement ne m’autorise à passer d’une affirmation concernant un cas à une affirmation concernant tous les cas qui seraient présentée comme une généralisation »[6].Ainsi, Hume ramène ce problème à une question d’habitude ou d’attente. C’est dans ce sens qu’il dit : « De causes qui paraissent semblables, nous attendons des effets semblables[7].»et c’est pourquoi BOUVERESSE et QUILLIOT affirment également que « c’est l’habitude qui nous fait renouveler le même acte ou la même impulsion sans intervention du raisonnement. L’accoutumance est le « grand guide de la vie humaine », et sans son action ce serait « la fin de toute action aussi bien que de presque toute spéculation » »[8].

La solution de Hume au problème de l’induction

Alors, il n’est pas fortuit de faire intervenir HUME dans cette question de la méthode inductive. Comme nous venons de le dire, ce problème est connu depuis KANT sous le nom de “problème de HUME“. Celui-ci fut le premier à souligner que l’induction est une attitude irrationnelle comparable à ce que  BOUVERESSE nomme une « Schizophrénie ». HUME tente de donner une nouvelle orientation à la méthode inductive tout en gardant un lien étroit avec les inductivistes. A cet effet, tout comme les inductivistes, HUME admet qu’on ne peut rien concevoir qui ne soit au préalable passé par les sens c’est-à-dire que nous avons pour fondement pour nos connaissances l’expérience. Ainsi, HUME résout le problème de l’induction en faisant recourt au psychologisme ; à l’accoutumance. C’est ce qui ressort du passage de HUME qu’on vient de mentionner au-dessus. Alors, l’induction aurait pour base, des données subjectives. Toute l’entreprise scientifique se fonderait alors sur les convictions, les souhaits délibérés des auteurs. La science aurait donc pour base la subjectivité. Or, pour POPPER il faut éviter de tomber dans le subjectivisme si nous voulons progresser en matière de connaissance. Ainsi, une fois que l’observateur s’habitue à constater un même cas, alors il attend toujours à des cas semblables au premier. Nous pouvons expliquer cela en faisant recourt au père de famille qui habitue son enfant à la règle du marché économique “le donné et le recevoir“ en le récompensant avec des jetons à chaque fois qu’il le commissionne. Alors, l’enfant aura toujours la même attente à chaque fois qu’il rend un service. Faisons à nouveau parler HUME à ce propos : « Quand un enfant a éprouvé la sensation de douleur en touchant la flamme d’une chandelle, il aura soin de ne plus approcher sa main d’une chandelle, et attendra un effet semblable d’une cause semblable dans ses qualités sensibles et son apparence. »[9]

A cet effet, HUME accorde plus de valeur à l’accoutumance, entendons par là l’expérience, qu’au raisonnement. Selon sa conception des choses, même sur le marché de l’emploi, c’est l’homme expérimenté qui est le plus sollicité. Ainsi, le gouvernant, le général, le médecin sont suivis dans leur décision avec confiance lorsqu’ils ont de l’expérience alors que le novice malgré son talent est discrédité car nous supposons que la raison seule est insuffisante sans le recourt de l’expérience (cf., HUME). Cela peut se corroborer par les avis d’emplois au Mali ; sur la plupart de ses avis on recommande que les postulants aient quelques années d’expérience. Qu’on me permette dès lors de reprendre ici une de ces offres d’emplois posté par l’ANPE-mali le 16 Juin 2016 : « L’Agence Nationale pour l’Emplois Sikasso en partenariat avec l’ONG Médecins Sans Frontières France annonce son intention de recruter dans les jours à venir pour son programme d’appui médico-nutritionnel dans le cercle de  Koutiala : TECHNICIEN DE LABORATOIRE POOL ET RENFORT (H / F) […] Qualités Souhaitées […] Expérience dans une Banque de sang, […] Expérience ONG souhaitée […][10]. »    Par conséquent, selon HUME : « Toutes les inférences tirées de l’expérience sont donc des effets de l’accoutumance, non  du raisonnement[11]. » Alors, il faut admettre avec HUME que « L’accoutumance est […] le grand guide de la vie humaine. C’est ce principe seul qui nous rend l’expérience utile et nous fait attendre dans le futur, une suite d’événements semblables à ceux qui ont paru dans le passé. Sans l’influence de l’accoutumance, nous serions totalement ignorants de toute chose de fait au-delà de ce qui est immédiatement présent à la mémoire et aux fins, ou employer nos pouvoirs naturels pour la production d’un effet. Ce serait sur-le-champ la fin de toute action, aussi bien que de la majeure partie de la spéculation»[12].

Par ailleurs, si HUME s’était limité à cela, il allait bénéficier de toutes les acclamations de POPPER mais en voulant proposer sa solution il a conduit l’induction vers le psychologisme qui n’est rien d’autre pour POPPER que du subjectivisme à rejeter tout comme l’induction.

Alors, d’après HUME dans la nature il n’y a que la répétition et la succession des évènements de types A et B. Or, cette répétition fait naître une habitude chez l’observateur. De sorte qu’en s’habituant à voir A, il s’accoutume à attendre B. Ainsi, les hommes attendent toujours que les mêmes évènements se déroulent en suivant un fil rouge comme s’il y avait une sorte de déterminisme. En effet, selon HUME, tout s’explique par le recours à la coutume, à l’habitude. Ainsi, nous voyons que selon lui, tout est question d’accoutumance qui serait d’ailleurs, d’après lui le “grand guide“ de notre vie.

Critique de la solution humienne de l’induction

Par ailleurs, nous voyons bien que ce problème a été analysé et résolu en quelque sorte bien avant POPPER. David HUME a apporté sa pierre à la construction de cet édifice. Mais, sa contribution fut objet d’un autre problème aux yeux de l’auteur des conjectures et réfutations. Ainsi, d’après BOUVERESSE « Ce que nous montre Hume, c’est que le passage d’observation particulières à une loi générale est illégitime, aucun raisonnement ne permettant d’inférer des cas déjà expérimentés à ceux dont je n’ai pas fait l’expérience »[13].

KANT a voulu chercher la solution au problème de l’induction en faisant recours à l’apriorisme. Quant à HUME, lui ; il fait recours à l’accoutumance. A cet effet, il explique pourquoi nous avons des attentes pour le futur. Cela est une question d’habitude et de  coutume. Ainsi, « L’observation répétée d’un certain nombre de successions produit, par les mécanismes naturels de l’association des idées, un mouvement qui nous pousse à attendre un événement chaque fois que l’événement qui lui a été associé dans le passé se produit : l’induction a un fondement non pas rationnel, mais psychologique.[14] » Par rapport à ce problème humien de l’induction  Hilary PUTNAM soutient que la loi selon laquelle le futur ressemblera toujours au passé serait vraie et donc possible si et seulement si elle concernait la causalité c’est-à-dire si elle visait à croire que l’univers continuera toujours à être animer des mêmes éléments (protons, neutrons et électrons) que par le passé mais à part cela, elle est invalide. Alors, le problème humien est intenable. Selon PUTNAM, « […] Croire […] que le futur ressemblera au passé est exactement la même chose que  croire (ou prévoir), pour les dinausaures […] que la vie allait continuer à être belle pour eux »[15] ! Par conséquent, il énonce ensuite : « Il n’y a pas de loi générale qui énonce que ce qui avait valeur de survie par le passé continuera à en avoir dans le futur. Pour reprendre les termes du philosophe George Santayana, la croyance selon laquelle le futur ressemblera au passé et, en vérité, l’ensemble de nos croyances « inductives » reposent sur une foi animale.[16] »

A quoi consiste le problème de l’induction ?

Le problème de l’induction consiste à chercher les méthodes de validation des énoncés scientifiques et plus précisément de l’induction. Il consiste à se demander si “ les inférences inductives sont justifiées“ et à quelles “ conditions sont-elles justifiées“. D’après POPPER, on peut rendre ce problème plus explicite en énonçant : « […] comment établir la vérité d’énoncés universels fondés sur l’expérience, tels les hypothèses et systèmes théoriques des sciences empiriques[17]. »

Par ailleurs, Popper pense que quiconque cherche à justifier les inférences inductives doit au préalable se trouver un “principe inductif“ qui nous permettrait de tirer des conclusions à partir de l’induction sous une forme logique acceptable. Mais POPPER le reconnait, c’est l’absence de ce “principe“ qui fait exister un problème d’induction sinon si ce principe existait on allait pouvoir décider logiquement de la vérité des inférences inductives. Ce principe ne peut pas être un énoncé analytique auquel nous faisons face comme si nous avons à faire à une pure vérité. Alors, il serait un énoncé synthétique c’est-à-dire « Un énoncé dont la négation n’est pas contradictoire mais bien logiquement possible[18]. »

Ainsi, le principe inductif qui fut adopté comme solution au problème de l’induction engendre lui-aussi  un autre problème. C’est  raison pour laquelle POPPER pense qu’il engendre « une incohérence » inévitable car ce principe étant un énoncé universel, pour le justifier nous ferons recourt à des inférences inductives, pour justifier ces dernières aussi, on fait recourt à un principe d’induction d’un niveau supérieur et ainsi de suite. Ce processus engendre forcement une régression jusqu’à l’infini. C’est pourquoi POPPER nous dit : « La tentative visant à fonder le principe d’induction sur l’expérience échoue donc puisque celle-ci doit conduire à une régression à l’infini[19]. »

L’induction et ses dangers dans l’enseignement

Par ailleurs, POPPER compare la théorie inductive à un seau qui ne sert qu’à contenir uniquement une substance, donc, le seau n’a pour rôle que de recevoir passivement des contenants, c’est la théorie de “l’esprit-réceptacle“ dont nous avons sus-évoquée.

Par conséquent, il souligne le danger que comporte l’induction surtout quand elle est utilisée comme méthode d’enseignement ou tout simplement lorsqu’elle est usitée dans la pédagogie. A cet effet, POPPER pense que nos méthodes d’enseignement ne favorisent pas l’éclosion l’esprit critique chez les apprenants parce qu’on leur donne la réponse à des questions qu’ils n’ont posé et par conséquent ne font plus usage de leur esprit d’analyse voire de leur esprit critique. Nous procédons ainsi parce que notre objectif est de leur apprendre à enregistrer sans aucun effort des connaissances. Alors, cela engendre un arrêt complet du progrès scientifique parce qu’il n’y a plus de construction du savoir et aussi parce que l’esprit critique est abandonné.

Par ailleurs, nous ne pourrons pas nous abstenir de tisser des rapports entre cet aspect poppérien de la connaissance et celui bachelardienne. En effet, comprenons que tous ces deux hommes se sont intéressés à des théories pédagogiques. Alors, BACHELARD nous fait part de tout son étonnement face à des professeurs qui ne comprennent pas la raison pour laquelle les apprenants ne comprennent pas leur cours. Ainsi, selon BACHELARD, cette raison d’incompréhension réside dans le fait qu’on leur fournisse des réponses toutes faites sur des problèmes ou des questions auxquelles eux-mêmes n’ont fait aucun effort préalable de soulever.

A cet effet, POPPER trouvera que l’induction est dès lors une technique permettant au contraire d’oublier ce qu’on a appris plutôt que de méthode nous procurant de nouvelles connaissances. C’est dans ce sens qu’il nous explique : « Quand tu conduis tu apprends à oublier ce que tu as appris, pour faire attention à la route et tout le reste va de soi[20]. » Dès lors, nous devons être en mesure de comprendre que POPPER fait une distinction nette entre deux modes d’apprentissage radicalement  différents. L’un est l’aventure et se caractérise par l’acquisition d’un élément nouveau et l’autre est la répétition qui consiste tout bonnement à refouler des choses apprises dans l’inconscient psychique. Alors, c’est ce second mode qui est surtout discrédité par POPPER car il n’apporte rien de nouveau et correspond de ce fait à la théorie inductive de la connaissance.

Les considérations modernes de l’induction

Après cette critique de la conception classique de l’induction, POPPER revient sur la considération actuelle de la doctrine qui considère les inférences inductives comme des “inférences de probabilité“ ou de “ véridicité“. Alors, POPPER cite Reichenbach qui nous affirme : « “Nous avons décrit, […] le principe d’induction comme le moyen par lequel la science décide de la vérité. Pour être plus exacts, nous devrions dire qu’il sert à décider de la probabilité. Car il n’est donné à la science d’atteindre ni la vérité ni la fausseté, les énoncés scientifiques ne peuvent qu’atteindre la fausseté, les énoncés scientifiques ne peuvent qu’atteindre des degrés continus de probabilité dont les limites supérieures et inférieures, hors d’atteinte, sont la vérité et la fausseté “[21].» Celle-ci conduit également à une incohérence dans la mesure où « […] S’il faut assigner un certain degré de probabilité à des énoncés fondés sur une inférence inductive, on devra justifier cette démarche en faisant appel à un nouveau principe d’induction modifié de façon appropriée. Ce nouveau principe devra à son tour être justifié et ainsi de suite[22]. » Par ailleurs, face à ce problème, Léna SOLER pose ceci : « Pour vérifier que tous les cygnes sont blancs, il faudrait en toute rigueur avoir observé tous les cygnes passés, présents et futurs. A supposer même que la tâche soit réalisable pour le passé et le présent et qu’aucun des cygnes jusqu’alors rencontrés ne contredise la loi à tester, rien ne garantit absolument qu’il sera encore ainsi demain. C’est ce que l’on appelle le problème de l’induction […][23]. » De son côté, Alan CHALMERS trouve lui aussi que la méthode inductive est invalide. A cet effet voici l’exemple qu’il prend en vue de mieux s’expliquer : « Tous les métaux se dilatent lorsqu’ils sont chauffés ne pourra être une généralisation légitime que si les observations de la dilatation sur lesquelles elle est basée couvrent un grand nombre de conditions différentes. Il faut chauffer des métaux différents, des barres de fer longues et courtes, des barres d’argent, de cuivre, …, à hautes et basses pressions, hautes et basses température, etc. Si  dans tous ces cas, tous les échantillons de métal se dilatent, alors et seulement alors il sera légitime de généraliser à partir de la liste des énoncés d’observation pour en tirer une loi générale[24]. »

Par ailleurs, POPPER est d’accord avec HUME sur le côté négatif de sa théorie qui consiste à dire qu’aucune observation ne peut nous conduire à une universalisation de principe. Par contre, il est en désaccord avec lui sur le fait de montrer que l’induction a un fondement psychologique. Alors, si HUME sacrifie la rationalité au profit de la démarche inductive qui n’est qu’un mythe, POPPER la retrouve en abandonnant l’inductivisme. Cependant, la connaissance doit commencer par la formation de conjectures sur le monde et ensuite la tentative de réfutation de ces conjectures à travers la méthode des “ essai et erreurs“. Alors, « Dans la démarche inductive tout l’effort de la connaissance est un effort de vérification et de justification des théories, effort voué à l’échec. Dans la démarche des “conjectures et réfutations“, tout l’effort est pour tenter de falsifier les théories, et cet effort peut, lui être couronné de succès »[25].

Réorientation du problème de l’induction

Après tout, il y a des tentatives de réorientation du problème de l’induction telle est le cas  de Nelson GOODMAN. Au dire de PUTNAM, GOODMAN  trouve que « […] Le problème n’est pas de garantir que l’induction réussira dans le futur – nous n’avons pas de telle garantie – mais de caractériser ce qu’est l’induction d’une manière qui ne soit ni trop permissive ni trop vague »[26].

Cependant, POPPER nous précise les raisons de son rejet de la logique inductive : « […] Ma principale raison de rejeter la méthode inductive est précisément qu’elle ne fournit pas de marque distinctive appropriée au caractère empirique, non métaphysique, d’un système théorique ; en d’autres termes, je la rejette parce qu’elle ne fournit pas de critère de démarcation adéquat[27]. » C’est cela que POPPER va appeler le problème de la démarcation qui consiste à chercher un critère permettant de distinguer les sciences empiriques d’un côté et les sciences mathématiques et logiques de l’autre. Cette histoire remonterait jusqu’à HUME et ensuite à KANT avec lequel c’est devenu le problème central de la philosophie de la connaissance. Alors, « Si, à la suite de Kant, nous appelons le problème de l’induction « le problème de Hume », nous pourrions appeler le problème de la démarcation « le problème de Kant » »[28].

[1]Karl R. POPPER, La logique de la découverte scientifique, préface de Jacques Monod, traduit de l’anglais par Nicole Thyssen-Rutten et Philippe Devaux, Paris, Editions Payot, 1973, p.23.

[2] Renée BOUVERESSE- QUILLIOT, l’Empirisme Anglais, Presse Universitaire de France, Paris, 1997, p. 3.

[3]Ibid., p. 87.

[4] Il faut distinguer le positivisme du positivisme logique. Le positivisme est l’ancêtre du positivisme logique et constitue la doctrine d’Auguste COMTE selon laquelle toutes nos connaissances dérivent des faits empiriques ou plus précisément de nos organes de sens à travers l’observation. Par ailleurs, en ce qui concerne le positivisme logique, il est la doctrine connue du “Cercle de Vienne“ qui était un club de discussion scientifique au XIXe siècle. Selon cette doctrine, pour qu’un énoncé soit scientifique il faut  qu’il soit vérifiable logiquement à partir des données observationnelles.  C’est cette doctrine qui est responsable du rejet de la métaphysique hors du domaine de la science. Elle est représentée par WITTGENSTEIN, CARNAP, SCHLICK, etc.

[5]Renée BOUVERESSE, Karl Popper ou le rationalisme critique, librairie philosophique J. Vrin, Paris, 1998, p. 25.

[6] Renée BOUVERESSE- QUILLIOT, l’empirisme anglais, Presse Universitaire de France, Paris, 1997, p. 87.

[7]David HUME, Enquête sur l’entendement humain, trad. Française de Philippe Folliot, 2002, [en ligne] http://www.uqac. Uquebec.ca :zone30: classiquedes sciences sociales :index.html, consulté le 12 Mai 2016, p. 36.

[8] Renée BOUVERESSE- QUILLIOT, op.cit., p. 90.

[9] David HUME, Enquête sur l’entendement humain, trad. Française de Philippe Folliot, 2002, [en ligne] http://www.uqac. Uquebec.ca :zone30: classiquedes sciences sociales :index.html, consulté le 12 Mai 2016, P.38.

[10][email protected] consulté le 04 juillet 2016.

[11] David Hume, op.cit., p. 42.

[12]Ibid., p. 43.

[13] Renée Bouveresse, op.cit., p. 25.

[14]Ibid., p. 26.

[15]PUTNAM Hilary, le réalisme à visage humain, traduit de l’anglais par Claude Tiercelin, éditions du Seuil, Paris, 1994, p. 322.

[16]Idem.

[17] Karl Popper, La logique de la découverte scientifique, op.cit., p. 24.

[18]Ibid., pp. 24-25.

[19]Ibid., p. 25.

[20]Konrad LORENZ, Karl POPPER, L’Avenir est ouvert, traduction de Jeanne Etoré, Flammarion, Paris, 1999, p. 29.

[21] Reichenbach, Erkenntnis, 1930, p. 186 cité par Karl Popper, Ibid., p. 26.

[22] Karl POPPER, La logique de la découverte scientifique, op.cit., p. 26.

[23]Léna SOLER, Introduction à l’épistémologie, éditions ellipses, Paris, 2000, p. 89.

[24]Alan F. CHALMERS, Qu’est –ce –que la science ? Traduit de l’anglais par Michel Biezunski, édition la Découverte 1, Paris ,1987, p. 23.

[25] Renée Bouveresse, op.cit., p. 28.

[26] Hilary Putnam,  le réalisme à visage humain, traduit de l’anglais par Claude Tiercelin, éditions du Seuil, Paris, 1994, p. 521.

[27] Karl Popper, La logique de la découverte scientifique, op.cit., p. 30.

[28]Idem.

Antipositiviste, antidogmatique
Karl Popper, google image

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La méthode: un obstacle ou un facteur de la connaissance

       Pourquoi les élèves ne comprennent ? La pédagogie adoptée dans l’enseignement pénalise beaucoup d’élèves. Nous leur formons dans la plupart des cas à la mémorisation mais jamais à réfléchir d’eux-mêmes. Il faut alors cultiver chez les enfants l’esprit critique à travers une vraie méthode active.

Les pédagogies anciennes

       Traditionnellement, les élèves sont habitués à recevoir des réponses à des questions qu’ils n’ont pas eu à poser. Nous leur formions uniquement à recevoir les données venant d’un professeur omniscient. C’est dans cette mesure que Karl Popper, philosophe anglais du vingtième siècle, nous parle de la théorie de l'<<esprit-receptacle>>. Cette théorie décrit le caractère passif de l’esprit qui se contente tout simplement de recueillir les données.
Pendant ces périodes, les apprenants n’avaient pour tâche que la mémorisation des choses qu’ils ne connaissent pas. Le professeur venait et dispensait tout simplement le contenu de son cours sans qu’il y’ait une interaction entre lui et les élèves. C’est pourquoi Bachelard trouve que les enfants ne peuvent pas comprendre le contenu des cours. Nous leur délivrons la réponse à des questions qu’ils n’ont pas posés. Or, l’homme, naturellement, accorde de l’importance à ce qu’il demande. Dans la même perspective, Popper pense que cette méthode sert plutôt à nous apprendre à oublier et non à mémoriser.

La connaissance se construit

         Pour un meilleur progrès de la connaissance scientifique, entendant par science ici l’éducation, il faut privilégier le questionnement, le débat, le <<rationalisme critique>> comme dirait Popper. Au lieu d’un <<esprit-receptacle>>, il faut plutôt un esprit fonctionnant comme un faisceau lumineux, un esprit prêt à capter le monde à travers ses innombrables questions.
Toute connaissance doit commencer par un problème, une question à laquelle nous tentons de trouver une solution. C’est ce qui amena Bachelard à nous expliquer que « C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit ».
C’est comme en science pure où le savant doit, au préalable, être en mesure de poser des questions face aux phénomènes observés et auxquels il compte remédier. En science, les réponses ne naissent pas ex-nihilo, elles doivent toujours venir de problèmes posés. Ce qui revient à dire que s’il n’y a pas eu de questions posées alors il ne saurait y avoir de réponses. La connaissance scientifique n’est pas une acquisition passive de données mais plutôt une construction successive de données à travers une rectification sans cesse des anciens acquis.

La nécessité du constructivisme en éducation

          Cet apprentissage de la construction du savoir est nécessaire pour la réalisation d’une société d’intellectuels conscients de leur responsabilité. Il permet aussi aux apprenants d’acquérir un esprit critique leur permettant d’éviter le fanatisme ou le dogmatisme ou tout simplement d’être des bénis oui oui.
Tout comme le corps, l’esprit doit être entretenu. Cet entretien se fait à travers les discussions entre camarades, collègues ou entre élèves et professeurs au cour desquelles discussions nous trouvons l’occassion de poser pleines questions de compréhension.
L’école étant un lieu d’apprentissage par excellence, elle doit privilégier un tel moyen et non pas élevé les enfants au dogmatisme.

Bibliographie

-POPPER Karl, LORENZ konrad, L’Avenir est ouvert. 

-POPPER karl, La Logique de la découverte scientifique. 

– BACHELARD Gaston, La Formation de l’Esprit Scientifique. 

BOUVERESSE Renée, Karl Popper ou le rationalisme critique. 

La philosophie

         La philosophie ne fait jamais d’unanimité en ce qui concerne sa définition. C’est dans cette mesure qu’elle est critiquée par les uns et louée par les autres.

Qu’est-ce que la philosophie ?

De façon étymologique, la philosophie se définit comme l’amour de la sagesse c’est-à-dire celui qui aime et qui cherche le savoir. Dès lors la philosophie peut être comprise comme une quête inachevée de la vérité. Elle s’oppose au dogmatisme ; à une possession définitive de la vérité. A cet effet, elle se situe à l’antipode de la religion, et comme dit Karl Popper, à la psychanalyse, au freudisme et au marxisme. C’est dans cette mesure que Karl Jaspers écrit : « Faire de la philosophie, c’est être en route. ».
Par ailleurs, Popper nous parle en matière de philosophie de la vérisimilitude c’est-à-dire qu’en matière de recherche, il nous est impossible d’atteindre la vérité. Nous ne pouvons que se rapprocher petit à petit de la vérité. C’est pourquoi Popper explique à travers cette métaphore : « La science ne repose pas sur une base rocheuse. La structure audacieuse de ses théories s’édifie en quelque sorte sur un marécage. Elle est une construction bâtie sur pilotis. Les pilotis sont enfoncés dans le marécage mais pas jusqu’à la rencontre de quelque base naturelle ou « donnée » et, lorsque nous cessons de les enfoncer davantage, ce n’est pas parce que nous avons atteint un terrain ferme. Nous nous arrêtons, tout simplement, parce que nous sommes convaincus qu’ils sont assez solides pour supporter l’édifice, du moins provisoirement. »
Cependant, chaque philosophe donne sa propre définition de la philosophie. Chacune de ces définitions reste liée au but que les auteurs accordent à la philosophie. Ainsi, selon les positivistes logiques, on entend par philosophie tout discours dépourvue de signification. Un discours est dépourvu de sens lorsqu’il n’a pas de correspondance réel dans le monde c’est-à-dire lorsqu’il nous est impossible de le vérifier empiriquement. Par conséquent, il serait inutile pour eux de se tourner vers des études philosophiques.
Les Epicuriens trouvent dans la philosophie une forme de thérapie ayant le pouvoir de soigner les cœurs des hommes en les apprenant à rechercher l’ataraxie c’est-à-dire la tranquillité de l’âme.

D’où vient la philosophie ?

La philosophie est née en Grèce Antique au VIème siècle avant J/C en Ionie. Elle est issue de l’étonnement tout comme le mythe. Tout d’abord la philosophie puise ses origines dans l’étonnement avec les philosophes grecs antiques. Les hommes étaient étonnés devant les phénomènes de la nature. Ils s’interrogeaient en vue de trouver des explications concrètes. C’est ce qui a conduit des milésiens à conclure que l’élément premier est l’Eau, d’autres, l’Air, l’Indéterminé, le Feu, etc. Platon et Aristote s’inscrivent dans la même lancée. Aristote disait : «  « car c’est l’émerveillement qui poussa les hommes à philosopher ;…. » »
La philosophie durant son évolution dépasse l’étape de l’étonnement et de l’émerveillement pour atteindre la phase du doute avec Descartes. Ce dernier, par sa célèbre formule : « Je pense, donc je suis » pose les bases du doute, c’est-à-dire ici, de remettre en cause tous les résultats acquis par l’étonnement en vue d’aboutir à une certitude. En plus de ceux-ci, nous avons aussi la découverte des situations limites pour l’homme. Ce qui suppose que l’homme se trouvant dans des circonstances où il ne sait même pas lui-même comment les résoudre, se faisait la morale de la résignation comme chez les stoïciens. Par exemple, chez Epictète où on retrouve ceci : « L origine de la philosophie, c est l’expérience que nous faisons de notre faiblesse et de notre impuissance. »

A quoi sert la philosophie ?

La philosophie en s’intéressant à l’homme étudie l’histoire et l’évolution des sociétés. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à Karl Marx que « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, mais il s’agit de le transformer. » Le marxisme s’est donné comme tâche de transformer le monde à travers une révolution violente visant à renverser les états d’inégalités et d’injustice qui régnaient dans nos sociétés.
En effet, de son origine jusqu’à maintenant le combat de la philosophie s’oriente vers l’humain. C’est raison pour laquelle les précurseurs de la révolution françaises étaient tous des philosophes. Nous pouvons énumérer parmi eux, Jean Jacques Rousseau, Dénis Diderot, Montesquieu, Voltaire, etc. En guise d’argumentation de l’importance de l’humain aux yeux de la philosophie, je mentionnerai le cas de Kant qui consacra la dernière partie de sa philosophie à l’Anthropologie qui est la science qui s’intéresse à l’homme.
Outre tous ceux-ci, la plupart des philosophes ont érigé des théories politiques avec le seul but de faire vivre les hommes dans des sociétés de paix ; des sociétés où ils pourront vivre dans le bonheur à travers une cohabitation sincère. C’est dans ce contexte que Karl Popper opte pour le protectionnisme de l’Etat. L’Etat doit protéger les plus faibles pour qu’ils ne subissent pas des injustices et des inégalités de la part des plus forts.

La philosophie est aussi le lieu de la réflexion personnelle. Elle nous apprend à réfléchir afin de trouver des solutions à nos problèmes. C’est pourquoi Kant pense qu’il n’ya pas de philosophie que l’on puisse apprendre, Mais qu’on peut juste apprendre à philosopher.

Les visions négationnistes de la philosophie

         Les profanes pensent que la philosophie n’a pas d’objet d’étude et que ses résultats ne sont pas apodictiques contrairement à la science dans laquelle on acquiert des résultats certains qui s’imposent à tous. Selon les hommes religieux, il faut rejeter la philosophie car elle éloigne de Dieu, elle corrompt l’âme avec des futilités. Etre philosophe revient à être mécréant. Quant à la pensée politique, les philosophes ne sont que des perturbateurs de l’ordre social, des hommes qui incitent leurs semblables à la révolution. Les philosophes dénoncent les injustices et les inégalités sociales.
Par conséquent, Karl Jaspers résume ces points ainsi : « Toutes deux estiment la philosophie dangereuse : elle sape l’ordre, elle stimule l’esprit d’indépendance, et par là d’indignation et de révolte, elle trompe et détourne l’homme de sa tache réelle. »
Quant aux positivistes logiques, ceux-ci trouvent que contrairement à la science, en philosophie, il n’y a que désorganisation, mésentente. Il n’y a jamais d’unanimité d’aucune sorte.