DERNIERE SEMAINE AU MAROC…

10 03 2012

Du lundi 05 Mars au Samedi 10 Mars

Nous entamons la semaine avec pour objectifs de terminer les
deux classes à l’école El Bguiriyine et de valider notre évaluation dans l’entreprise
Colorado, inch’allah…

A notre arrivée au chantier nous découvrons avec plaisir que
les peintures promises par Colorado ont enfin été livrées. Nous avons une
journée chargée car nous devons absolument terminer pour le soir la peinture des
murs des deux classes (en deux couches…).

Mission accomplie, nous quittons le chantier à 19h30…Notre
chauffeur Salah est un peu agacé de ce petit retard. Mais ces
quelques heures supplémentaires vont nous permettre de passer le reste de la
semaine sereinement.

Ce qui fût le cas les trois jours suivants où le travail s’est
déroulé dans une ambiance plus détendue mais non moins efficace.

Sur la plage abandonnée…

Mercredi soir nous nous autorisons après notre journée de
travail une petite escapade « on the beach ». Foot pied nus dans le
sable pour certain, thé à la menthe en terrasse pour d’autres et promenade au
bord de l’eau pour les derniers.

Jeudi, nous terminons notre évaluation dans l’entreprise
Colorado. Notre formatrice, Hasnaâ, et notre professeur M.Berry nous ont notés.
Les notes obtenues comptent pour l’obtention de notre BEP Aménagement Finition.
Cette journée est également l’occasion pour nous de visiter l’usine de
fabrication des peintures en phase aqueuse. Lei soir nous accueillons M. Sghir,
notre proviseur adjoint venu pour représenter le lycée lors de la réception
chez le Gouverneur de la province de Nouaceur (l’équivalent d’un préfet chez
nous).

Une classe terminée.

Vendredi, nous nous rendons dès le matin dans l’école où
nous distribuons aux enfants des fournitures scolaires et des bonbons. C’est
une véritable émeute quand nous sortons les friandises. Les adieux avec les enfants
et les enseignants sont émouvants. Nous partons les pieds lourds et le cœur serré…

Le soir, nous présentons notre projet au gouverneur à l’aide
d’un diaporama. MM, Charret-Lassagne, Berry et Sghir prennent successivement la
parole. Deux d’entre nous (Lorris et Eloi) expriment notre ressenti du séjour.
Ils ont assuré… Nous sommes fiers d’eux !

Nous partons la tête pleine de souvenirs et enrichis par de
nombreuses rencontres inoubliables…

 

 




WEEK-END A MARRAKECH… OU PAS !

6 03 2012

Samedi 03 Mars

Après une petite grasse matinée (8h…) et un Eloi malade,

La Mosquée Hassan II

nous voilà partis à la conquête de Casablanca, faute de pouvoir aller à
Marrakech (budget insuffisant). Nous avons commencé par la visite de la grande
mosquée Hassan II.

L’imposant bâtiment est orné de nombreux détails, à
l’extérieur comme à l’intérieur. Dans la partie des bains servant aux
ablutions, nous avons pu observer du tadelakt traditionnel, composé de sable,
savon noir, chaux, jaune d’œuf et pigments minéraux.

La zone de prière.

En repartant de la mosquée, notre chauffeur nous a fait
faire une visite guidée des lieux les plus remarquables de la ville : la
plage, les quartiers chics, le quartier art-déco, le quartier Houbous qui
regorge de petites échoppes, …

A midi, nous sommes allés manger dans un restaurant
traditionnel marocain. Certains d’entre nous ont été déçus par les quantités
frugales… L’après-midi, nous nous rendons à la médina. A peine rentrés, nous
sommes surpris par le nombre important de boutiques de vêtements contrefaits.

Les légumes de la Médina.

Au final, peu de boutiques d’artisanat local et peu de mets locaux.

Nous restons donc sur notre faim et regagnons notre
logement, plutôt frustrés : ce n’était pas du tout la journée dont nous
avions besoin pour nous ressourcer.

Le soir, trois groupes se forment : le premier se rend
au hammam, le deuxième regarde un match de foot dans le café du coin, et le
dernier reste à l’appartement.

Dimanche 04 Mars

Une journée de repos bien mérité : levés à 10h30, nous
nous rendons chez Najate pour partager un barbecue et supporter le XV de France
(sauf Julien, le traitre irlandais…).

En fin d’après-midi, Me Etienne et Me Petit rejoignent
l’aéroport, avec une certaine émotion. De notre côté, nous retournons à
l’appartement : la dernière semaine s’annonce chargée, nous avons besoin
de nous reposer…




ON N’A PAS DE TITRE… :D

5 03 2012

Mardi 28 Fevrier

Suite du chantier express : au menu du jour, les peintures dans une salle déjà prête. Au milieu de l’après-midi, le chantier

Tous au travail…

express se transforme en galère. Effectivement, l’entreprise Colorado, qui nous
fournit les peintures, ne les a pas livrées. Il faut donc s’adapter. De plus,
nous sommes moins dynamiques: « on ne peut pas être à fond tous les jours ». Il est vrai que la
fatigue de la première semaine se fait ressentir. Mais, la motivation repart à

Les enfants à la récré…

chaque récréation car les enfants de l’école viennent nous saluer et nous
embrasser. On nous offre un succulent
tajine (dinde, pommes de terre, citrons, olives, gingembre) . L’hospitalité, elle, ne faiblit pas Leurs sourires et leur bonne humeur nous remontent le moral. Nous
arrivons cependant à terminer quasiment deux salles et à commencer les
boiseries dans les salles déjà finies.

Mercredi 29 Fevrier

Après notre journée de travail, nous attendons notre chauffeur Salah à l’entrée de l’école. Nous attendons devant l’école depuis 5 minutes et déjà une dizaine d’enfants arrivent et nous
proposent de jouer au football. C’est parti pour une demi-heure de sport
cocasse avec les blancs et surtout les chaussures de sécurité ! Les
enfants n’ont pas non plus de chaussures adaptées : certains jouent pieds

Maroc1- 0 France

nus, d’autres en tongs. Il y en a même un qui joue avec de magnifiques bottes
de pluie jaunes !

Jeudi 01 Mars

Le matin nous avons finalisés les panneaux décoratifs dans l’entreprise Colorado.

Sur le chantier, nous accusons un coup de fatigue, le travail n’avance
pas au rythme voulu. La répétitivité des journées est pesante d’autant plus que
le soir, nous nous retrouvons systématiquement dans l’appartement où nous
logeons. Peu d’espace, pas grand-chose à faire et impossible de s’isoler pour
décompresser.

Nous avons besoin de voir autre chose pour nous ressourcer et
aborder la dernière semaine avec le même entrain qu’à notre arrivée. Nous
attendons notre week-end à Marrakech avec impatience…Heureusement, du sang neuf
vient relancer la machine : l’arrivée de M. Charret-Lassagne et le retour
de Mme Petit tombent à point nommé !

Vendredi 02 Mars

C’estle jour de la grande prière. En partant à
midi de chez Colorado, Salah notre chauffeur nous presse car il veut se rendre
pour 13h00 à la mosquée. L’après-midi, deux techniciens de chez Colorado, Hasna
et Habib, viennent nous prêter main forte sur le chantier. Nous retrouvons
notre élan des premiers jours : en une journée, malgré les traditionnels
couscous et thé à la menthe, nous entamons les deux dernières classes. En fin
de journée, les plafonds sont terminés et tous les autres supports sont prêts à
peindre. Seule ombre au tableau, nous apprenons avec déception que notre
week-end à Marrakech ne se fera pas faute d’un budget suffisant…Nous allons
devoir trouver une autre occupation pour le week-end.




DESTINATION RABAT

2 03 2012

Samedi 25 février 

Samedi matin, rendez-vous à 10 heures à la gare de Casa.
Après une heure de trajet dans un train confortable, nous arrivons à Rabat,
capitale du pays. Nous commençons à chercher le palais du roi, en vain. (Nous
apprendrons plus tard que ce dernier se trouve en fait à Casablanca). Nous nous
dirigeons vers le mausolée de Mohamed V.

 

A l’entrée, quatre Marocaines viennent nous voir pour nous
proposer des tatouages au henné. Malgré nos refus catégoriques, elles
réussissent à appliquer le henné sur quelques uns d’entre nous. Résultat
final : des tatouages chers et décevants.

A midi, nous mangeons dans un restaurant où chacun choisit
ses plats : hamburgers, kebabs ou tajines.

Nous nous rendons ensuite à la médina entourée de murs en
pisé. Puis, nous arpentons les ruelles du quartier d’Oudaya, aux murs bleus et
blancs, les cyclades ne sont pas très loin…, qui nous mènent à la plage. Après
s’être trempés les pieds dans l’océan, nous nous arrêtons sur une charmante
petite place paradis des chats pour déguster un délicieux thé à la menthe. Pour
rejoindre la médina nous traversons un jardin marocain typique d’où émane une
atmosphère paisible et parfumée.

Enfin, après cette belle journée, retour à Casa pour dîner
chez Najat Limet, présidente de l’association EMA.

Le lendemain, elle nous invite de nouveau à midi avant le
départ de Me Petit et l’arrivée de Me Etienne.




CHANTIER EXPRESS

2 03 2012

Lundi 27 février 

Après notre matinée chez Colorado, nous retournons à l’école
à 13 heures.

 

Surprise en arrivant : le directeur de l’école nous
demande de réaliser une classe en 2 jours. En effet, il ne voulait pas laisser
2 classes (90 élèves) dans une même salle.

Dès lors, le chantier express se met en place :
lessivage, ponçage, nettoyage des murs, enduits…puis en fin de journée, mission
accomplie : à 17h30, la 1ère couche de peinture était appliquée
et le plafond terminé.

 

Le directeur nous a chaleureusement remerciés avec des
crêpes au sucre accompagnées  du thé à la
menthe.

Après ce chantier express, le trajet du retour a été
mouvementé : au milieu d’un carrefour, un camion était arrêté (était-il en
panne ? mystère…). Notre chauffeur, comme tous les Marocains, s’est mis à
rouler à contre-sens sur presque un km. Les embouteillages à Casa ou le
quotidien de tous les habitants.




FIN DE LA PREMIERE SEMAINE DE TRAVAIL

27 02 2012

Vendredi 24 Fevrier

Dans l'entreprise Colorado, un panneau de tadelakt au premier plan.

Après une matinée dans l’entreprise Colorado où nous avons
finalisés plusieurs panneaux de différents produits décoratifs, nous nous
sommes rendus sur notre chantier pour la dernière journée de travail de notre première semaine.

La fatigue accumulée commence à se faire sentir mais nous
devons absolument finir les deux classes libérées pour les travaux.

Nous sommes confrontées à des difficultés car nous n’avons
pas eu la peinture satinée qui aurait permis d’obtenir une finition lavable sur
les murs.

Nous sommes contraints d’appliquer sur la peinture mate que
l’entreprise Colorado nous a offert un vernis incolore hydrofuge qui va rendre
nos murs lavable.

Une classe terminée.

L’opération n’est pas facile car il faut brosser le vernis après
l’avoir appliqué au rouleau pour éviter des traces laiteuses.

Après séchage, l’aspect n’est pas uniforme et nous sommes
contraints d’appliquer une deuxième couche de vernis. Au total, 4 couches sur
les murs…

Malgré les aléas propres à tout chantier, nous finissons
notre semaine de travail en atteignant presque nos objectifs (il manque les peintures sur les fenêtres)malgré le temps passé à deguster un tajine de poulet à 4h00 et nous décidons de terminer la soirée dans un Hammam pour quelques uns d’entre nous. Nous avons tous adoré ce moment de détente.

Suite des aventures demain.

Les enfants à la récréation.




L’ECOLE EL BGUIRYNE

24 02 2012

Mercredi 22 et jeudi 23 février 2012

L’école où nous travaillons est la première école dont l’association
s’occupe depuis 2006. Elle ne comptait à l’époque que 2 classes, aujourd’hui
elle compte 8 classes et 4 en construction dont le gros œuvre est arrêté par
manque de financement.

Notre arrivée dans l'école.

L’école accueille aujourd’hui 704 élèves de 4 à 13 ans. Ceux-ci
ont cours par demi-journée afin que tous puissent bénéficier d’une scolarité.

Aujourd’hui nous sommes arrivés au moment de la rentrée des
élèves de l’après midi, il y avait une foule impressionnante autour de notre
minibus.

Nous avons eu du mal à sortir de notre véhicule car ils voulaient
tous nous toucher, nous parler ou nous embrasser.

Notre chauffeur, Sala, a essayé de disperser les enfants
surexcités qui tapaient sur le véhicule en leur courant après avec un bâton et
en criant : « Bande de clochards ! »

Ils nous entourés et nous ont suivi dans la cour de l’école
où ils se sont mis en rang en attendant leur professeur.

Les filles posent avec le sourire.

Une classe a commencé à chanter une chanson et toute la cour
a suivi le mouvement : 300 élèves chantant à tue tête !

Cela nous a tous émus, certains en avait les larmes aux yeux.

L’avancement du chantier

En trois demi journée, deux classes sont pratiquement terminée :
il ne reste plus que la peinture des portes et des fenêtres.

Nous sommes contents d’arriver à tenir les délais car nous
sommes en permanence sollicités pour aller boire le thé à la menthe et manger
entre autre un fabuleux couscous. Tous les jours nous sommes stupéfaits par
tant de générosité de la part de personnes qui n’ont rien et qui donnent tant
aux autres.

 

Nous sommes sans voix devant le couscous qui nous est servi au millieu de l'après midi…




LE DEBUT DES TRAVAUX

23 02 2012

La fine équipe sur le chantier de l'école…

Mardi 21 Février

Après une nuit très courte (certains d’entre nous ne
parviennent pas à trouver le sommeil) réveil comme tous les jours à 7h00.

La matinée dans l’entreprise Colorado nous a permis de
revoir les bases de la préparation des supports et de terminer les murs sur
lesquelles nous allons appliquer les différents produits décoratifs.

Dans l'entreprise Colorado

Nous avons terminé à 12h00 pour aller directement sur le
chantier où nous avons mangé un sandwich, pour être opérationnel dès 13h00.

M. Berry, notre professeur d’atelier, nous a lancé sur le
travail en nous donnant des consignes pour être efficace.

Nous avons vidé deux salles de classe de tout le mobilier
avec l’aide de quelques élèves volontaires restés après leur matinée de cours.

Nous avons ensuite lessivé les supports avec de la soude
pour permettre à la peinture que nous allons appliquer de bien tenir sans
risque de cloques ou écaillage.

Les rebouchages ont été réalisés avec du plâtre car nous
n’avions pas d’enduit.

Un travail d'équipe.

 

Le matériel à notre disposition se résume à quelques
couteaux à enduire, deux tournevis, des seaux et…pas d’escabeaux. Nous
travaillons debout sur les tables avec les plus grands affectés aux plafonds Le
manque de moyens ne nous empêche pas d’avancer rapidement : nous nous
adaptons avec enthousiasme.

 

Les élèves de l’école sont intrigués par notre présence et
nous avons droit à des attroupements monstres pendant la récréation. Malgré
leur timidité beaucoup s’approchent pour nous serrer la main ou nous faire la
bise et nous dire bonjour en français.

Les plus grands s’activent à nos côtés pour nous aider dans
les travaux ne serait ce que pour aller chercher de l’eau ou nous passer un
outil.

A 17h30 nous sommes repartis avec notre minibus en ayant
hâte d’être au lendemain pour  retrouver
les visages souriants de ces enfants et travailler avec eux.




PREMIERS JOURS

20 02 2012

Dimanche 19 Février.

Départ de Lyon à 17h10, après un vol de 3h00, arrivée à
19h00 heure locale à Casablanca.

Il est temps d'embarquer…

Passage en douane très long (1h30) et première prise de
contact avec les taxis marocains : 7 dans un taxi (dont 2 passagers à l’avant),
les bagages qui dépassent du coffre tenus par des tendeurs et un pilotage plus
que sportif de notre chauffeur borgne…

Arrivée sans encombre à l’appartement où un somptueux tajine
au poulet nous a régalés.

Après tant d’aventures nous avons eu du mal à trouver le
sommeil.

Lundi 20 Février.

La vue de notre appartement au petit matin.

Réveil à 7h00 sans difficultés pour tout le monde, et départ
pour notre première journée à l’entreprise Colorado où nous sommes rentrés
dans le vif du sujet très rapidement : présentation rapide des produits
décoratifs qui seront utilisés pendant le stage puis préparation des supports
(ponçage, ratissage, enduisage).

On travail dans la bonne humeur…

Préparation des supports dans l'entreprise Colorado.

L’après midi, après un repas pris au sein de l’entreprise,
visite des différentes écoles construites, rénovées et équipées par E.M.A.

A notre arrivée dans le bidonville de Rahma à quelques
kilomètres de Casablanca, nous avons pris la mesure des conditions de vie
plus que difficiles des enfants et de l’importance de l’action que nous allons
mener pendant ces trois semaines.

Nous avons visualisé les travaux à réaliser dans l’école El
Bguiryne : la réfection de 8 salles de classes !

Vue du bidonville depuis la cour de l'école.

Nous vous donnerons de plus amples détails sur les conditions de vie dans le bidonville dans les prochains articles.

Sur les trois semaines où nous serons présents, nous nous
sommes donnés comme objectif de livrer 6 salles de cours entièrement rénovées.
Les enfants ne sont pas en vacances et nous ne pouvons intervenir que sur deux
classes en même temps.

Un regard…

Le challenge est ardu puisque le matin nous serons en
entreprise et nous ne serons au travail que de 13h00 à 18h00.Nous
devront faire preuve d’autonomie et d’efficacité pour tenir notre engagement.

Demain nous allons retrousser nos manches et nous investir
avec détermination pour offrir à ces enfants défavorisés un cadre d’étude
agréable.

 




Le Saviez-vous ? Faire le point sur le Maroc

27 01 2012

1/ Le Maroc

Population : 32 millions
Langue: Arabe (officielle), français, dialectes berbères.
Capitale : Rabah
Capitale économique : Casablanca
Forme de l’État : Monarchie constitutionnelle  – Roi
Chef du gouvernement Mohammed VI

Indépendance du pays en 1956

2/ Monnaie

1 Dirham = 100 centimes
1 Dirham = 0,0885 Euros
1 Euros = 11,20 Dirhams

3/ Architecture

Casbahs
Partout dans le Sud marocain, on rencontre au milieu des palmeraies ces superbes bâtisses fortifiées en terre. À
la fois résidence du seigneur et château fort, la casbah joua un rôle fondamental pendant des siècles. Dès que
l’envahisseur rôdait, les villageois s’y réfugiaient. Il semble bien que ce type d’habitat relève d’un art typiquement
berbère. Les casbahs sont construites sur des fondations de pierre, avec des briques crues faites de terre et de
paille, selon un procédé très ancien. La partie haute des murailles est souvent couronnée de merlons en épis. À
noter : les parties supérieures des casbahs étaient souvent décorées de motifs géométriques d’inspiration berbère,
que l’on retrouve sur les bijoux et sur les tapis. Plusieurs casbahs forment un ksar
(« village », au pluriel ksour).

On considère que, parmi les pays du Maghreb, le Maroc est le plus riche dans le domaine du patrimoine
architectural :

Les riads : Demeures organisées autour d’une cour ou d’un jardin intérieur. Les murs des maisons les plus
riches sont décorés avec opulence. Les zelliges (céramique à motifs géométriques) et le plâtre sculpté leur
donnent un cachet inimitable.
Les constructions en pisé : il s’agit bien entendu de l’habitat rural dont les fleurons sont les casbahs.
L’architecture typique berbère est organisée ainsi : le rez-de-chaussée est consacré aux animaux, le premier étage
est occupé par la cuisine à ciel ouvert, et au dernier étage, le salon de réception et la terrasse.
La tente berbère : autre type d’habitat, pour les tribus qui accompagnent leurs troupeaux en transhumance, la
tente (khaïma) de couleur marron est en laine de mouton ou de chèvre, décorée par des motifs géométriques.