Pakistan : situation d’urgence pour 8 millions d’enfants

©REUTERS/Fayaz Aziz

Au Pakistan, le nombre de personnes touchées par les inondations qui ravagent actuellement le pays dépasse les bilans cumulés du tsunami, du séisme en Haïti et du tremblement de terre pakistanais de 2005.

17 millions de personnes, selon le gouvernement pakistanais, sont aujourd’hui touchées par les inondations, dont plus de 8 millions d’enfants. L’Unicef est sur place pour apporter de l’aide d’urgence, notamment aux enfants sévèrement touchés. Mais les fonds manquent et la destruction des infrastructures complique l’intervention humanitaire. L’Unicef, qui avait d’abord lancé un appel de fonds de 36 millions d’euros, triple sa demande au vu des besoins des sinistrés.

Des pluies devastatrices

A la suite des inondations qui ont frappé le Pakistan, le nord-ouest du pays est totalement dévasté. L’eau a investi toutes les rues des petits villages. Dans les provinces où l’eau se retire lentement, les familles essayent de récupérer ce qu’elles peuvent et de sauver quelques objets de leurs anciennes vies. Quand le niveau de l’eau baisse enfin, ce sont des mares de boue qui prennent place. A pied, même les petites distances sont des épreuves physiques. Les survivants de cette catastrophe sont encore sous le choc à cause de la soudaineté du déluge. Ils sont surpris par l’ampleur des dommages. « C’est la pire catastrophe naturelle que le Pakistan et cette région aient connue, pire que le Tsunami ou le séisme de 2005, avec des millions d’enfants et de femmes qui luttent pour survivre dans des conditions désespérées. C’est une course contre la montre pour apporter une aide aux populations affectées. Les eaux continuent de monter et nous nous préparons à des vagues d’inondations car les fleuves sont en crue et il pleut toujours », explique Martin Mogwanja, représentant de l’Unicef au Pakistan Continuer la lecture

Les enfants Roms ont les mêmes droits que les autres !

Cette actualité est l’occasion d’aborder avec vos éléves le « droit à l’éducation pour tous »  dans le cadre, par exemple, de la Journée pour le refus de l’échec scolaire  (JRES) le 22 septembre 2010.

Dans le contexte actuel, Jacques Hintzy, président de l’Unicef France, revient sur la situation des enfants Roms ou appartenant à la communauté des gens du voyage.

Quelle est la situation de ces enfants en France ?

En France, plusieurs milliers d’enfants Roms ou appartenant à la communauté des gens du voyage ne sont pas inscrits à l’école. Ces enfants ont pourtant droit à une éducation comme tous les enfants en France. Pour certains d’entre eux, leurs droits à la santé, à la protection sociale et à un logement convenable ne sont pas non plus respectés. Selon le Collectif pour le droit des enfants Roms à l’éducation, les 5000 à 7000 enfants Roms présents en France aujourd’hui sont arrivés ou arriveront à l’âge de 16 ans sans avoir jamais été ou presque à l’école.

Dans ce contexte, quelle est votre réaction face au discours ambiant ?

Les discours publics globalisants de ces derniers jours recouvrent en fait des réalités très différentes entre des populations roms arrivées récemment d’Europe de l’est et les gens du voyage, pour la plupart français et sédentarisés. En outre, la préoccupation de l’Unicef est que ces discours publics et toute action engagée n’engendrent pas plus de stigmatisation et de discrimination pour les enfants appartenant à ces communautés, qui sont déjà pour beaucoup en situation de grande précarité. En juin 2009, le Comité des droits de l’Enfant alertait la France sur « la discrimination dont sont victimes les enfants appartenant à des groupes minoritaires, en particulier les Roms et les gens du voyage, notamment en ce qui concerne les droits économiques, sociaux et culturels y compris le droit à un logement convenable, à un niveau de vie suffisant, à l’éducation et à la santé » sur son territoire. Ce constat n’était pas une révélation pour tous les acteurs engagés dans la défense des droits de l‘enfant, mais provenait cette fois d’une instance onusienne dont on ne peut remettre en cause l’objectivité. Cette discrimination de fait contrevient profondément aux principes fondamentaux de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) et aux engagements de la France. Continuer la lecture

La souffrance de Souréba, malnutrie

Au Niger, la situation nutritionnelle des enfants s’est considérablement aggravée au cours des douze derniers mois. L’Unicef et le Programme alimentaire mondial appellent à une mobilisation urgente de la communauté internationale pour sauver ces enfants. Parmi eux, Souréba, prise en charge au centre de santé de Magaria.

Elle a plus de deux ans, mais elle est légère comme une plume. Allongée sur les genoux de sa mère, Souréba semble indifférente à l’agitation qui l’entoure. Quand Habsatou lui tend un peu de pâte thérapeutique du bout du doigt, la petite fille se détourne de la mixture au goût de lait sucré. Elle a perdu l’appétit et sa peau est couverte de plaies, comme si elle avait brûlé sous le soleil ardent. Nous sommes au centre de santé de Magaria, l’épicentre de la crise nutritionnelle qui frappe le Niger cette année.

Près de la moitié de la population en insécurité alimentaire
Après trois ans de pluies parcimonieuses sur les régions sahéliennes d’Afrique, les récoltes sont tombées à des niveaux inquiétants. Aujourd’hui, selon le gouvernement nigérien et les agences des Nations unies, sept millions de personnes sont en insécurité alimentaire au Niger. Les estimations portent à 378 000 le nombre d ‘ enfants sévèrement malnutris qui auront besoin de soins vitaux cette année. Plus de 107 000 enfants ont déjà été admis dans ces centres de soins depuis janvier 2010. Continuer la lecture

La famine aux portes du Niger

Dans plusieurs pays du Sahel, (au Niger, au Tchad, au Burkina Faso) de nombreux enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère. Au total, 10 millions de personnes sont en situation de « vulnérabilité », en termes d’insécurité alimentaire. Le Niger est le pays le plus touché.
Les moyens d’agir existent, mais il faut faire vite : pour Guido Cornale, représentant du bureau Unicef au Niger, « ce n’est pas la famine, mais elle est aux portes ».

Connaissez-vous la différence entre la faim, la malnutrition et la famine ?

La faim, une sensation

La faim est une sensation, un creux à l’estomac, provoqués par la privation de nourriture, même si celle-ci ne dure pas suffisamment longtemps pour causer des problèmes de santé. Cliquez ici pour voir les définitions détaillées de ces trois notions dans notre dossier « malnutrition ».

La malnutrition, une maladie

La malnutrition est liée avant tout à la valeur nutritionnelle des aliments absorbés.
-On peut manger à sa faim et être malnutri : la malnutrition, c’est un déséquilibre entre les apports en éléments nutritifs, et les besoins de l’organisme. Le déséquilibre peut être dans l’excès, on parle alors de surnutrition, ou dans le manque, on parle alors de sous-nutrition. Au Niger, c’est la sous-nutrition qui frappe. Elle est particulièrement répandue en Afrique subsaharienne, mais aussi en Inde.
-On peut être malnutri, et ne pas avoir la sensation de faim : souvent, les enfants qui sont très affaiblis par la malnutrition aiguë sévère ne ressentent plus la faim.
Il y a plusieurs formes de malnutrition (voir ici les définitions détaillées des différentes formes). Continuer la lecture

Informer les plus jeunes sur la situation en Haïti

L’Unicef France a lancé une campagne nationale pour aider au retour à l’école des enfants haïtiens.

Informer les plus jeunes
C’est l’occasion d’ informer les plus jeunes sur cette campagne et sur les thèmes qui y sont associés : la situation en Haïti avant le séisme, les conséquences de la catastrophe, l’éducation, la réponse de l’Unicef aux urgences…
Les enfants et les jeunes n’ont pas toujours la distance nécessaire pour juger d’une situation humaine difficile ; il est important de leur resituer le contexte (géographique notamment) qu’une image prise sur le vif ne permet pas toujours de faire et de décrypter les images devant lesquelles ils se sont trouvés « mal à l’aise ».
Pour l’Unicef, comme pour la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), des enfants bien informés sont de futurs citoyens conscients des enjeux du monde qui les entoure.

Documents à consulter ou à télécharger :
> Questions à Edward Carwardine, porte-parole de l’Unicef en Haïti
> Notre dossier : retour à l’école, retour à la vie
> Dernières actualités
> Le site de l’Unicef international : dans la rubrique « Informations par pays », une présentation d’Haïti (contexte, indicateurs, articles, témoignages…)
> Le site du bureau de l’Unicef à Haïti : pour avoir une présentation des programmes de l’Unicef à Haïti, hors contexte d’urgence
> Tout savoir sur la campagne pour le retour des enfants à l’école en Haïti
DOSSIER_PEDAGOGIQUE_HAITI
QUIZ_HAITI_QUESTIONS
QUIZ_HAITI_REPONSES

Réfléchir avec les plus jeunes :
C’est également l’occasion de réfléchir avec eux sur des thématiques comme l’enfance et le développement, les enjeux du droit à l’éducation, à la santé, d’avoir un abri, d’avoir une famille.

Pour vous aider à décrypter l’actualité autour de cette catastrophe, apporter des réponses et donner des exemples concrets à vos élèves sur l’aide humanitaire en Haïti, l’Unicef met à votre disposition des outils pédagogiques disponibles sur  le site de l’Unicef, dans l’espace « Education ».

Six mois après le séisme en Haïti, l’Unicef publie son rapport sur la situation des enfants en Haïti

Grâce à la mobilisation massive de ses donateurs, l’Unicef met en œuvre des programmes de grande envergure en faveur des enfants en matière d’éducation, d’accès à l’eau et à l’hygiène, de protection, de santé primaire et de nutrition. L’Unicef répond aux besoins urgents des enfants et de leurs familles mais est aussi engagé dans des programmes de reconstruction à plus long terme.

Protection de l’enfant
500 000 enfants ont été rendus particulièrement vulnérables par le séisme. L’Unicef et ses partenaires travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement pour rétablir un environnement protecteur et sûr. Un travail a été fait avec les autorités pour identifier et enregistrer les enfants isolés et « tracer » leurs familles. Sur les 2 047 enfants isolés répertoriés, 337 ont retrouvé leur famille, tandis que les autres ont été pris en charge par des familles élargies ou des familles d’accueil. Par ailleurs, 62 800 enfants ont reçu des équipements récréatifs et du soutien psychologique.

Mais la protection des enfants reste une urgence : avant le séisme, 1,2 million d’enfants étaient victimes de violences, d’abus sexuels, de trafic, d’exploitation ou d’abandon. Depuis le séisme, ces risques sont accrus. Continuer la lecture