10 % d’enfants souffrent à l’école élémentaire

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A l’école primaire, une majorité d’enfants disent se sentir bien. Cependant, une forte minorité affirme se sentir mal à l’aise à l’école. D’après la première enquête sur les violences à l’école élémentaire : « A l’école des enfants heureux…ou presque », certaines violences que l’on qualifie de violences à répétitions, verbales ou physiques, peuvent avoir un impact négatif sur la scolarité d’un enfant, voir même laisser des séquelles dans sa vie d’adulte. Éric Debarbieux, Chercheur et Directeur  de l’Observatoire international de la violence scolaire, témoigne.

Trois questions à notre Président, Jacques Hintzy, sur les recommandations de l’Unicef France pour la prévention de la violence scolaire.  

Que va faire l’Unicef France maintenant qu’elle a des données précises sur la violence scolaire ?

Nous disposons désormais d’un outil solide pour rendre visible cette situation, alerter les pouvoirs publics et la communauté éducative afin que soit menées des actions de prévention de cette violence, dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Nous nous engageons à inscrire ces priorités d’action dans notre partenariat avec le Ministère de l’Education nationale. Notre association invite aussi le Ministère de l’Education nationale à la constitution d’un groupe de travail pluridisciplinaire, rassemblant toutes les composantes de la communauté éducative, chargé de promouvoir et de développer la mise en œuvre de ces programmes. Nous préconisons également la valorisation de certaines expérimentations, menées en France comme à l’étranger, qui ont montré leur efficacité, et la mise en place de programmes pilotes adaptés à la réalité française et dûment évalués.

Pour quelle forme de « prévention » plaidez-vous ?

Pour une prévention précoce, basée sur l’intérêt de l’enfant et visant à développer ses aptitudes fondamentales, à construire l’estime de soi, à résoudre les conflits, à « vivre ensemble », dans le respect des autres et des règles de la vie collective. Il s’agirait de protéger les enfants victimes de violences et de harcèlement, assurer un climat scolaire paisible et favorable au développement de l’enfant, à son épanouissement et à sa réussite scolaire, et enfin lutter contre l’échec et le décrochage scolaires qui favorisent, à terme, la violence et la délinquance des enfants et des jeunes.

N’y a-t-il pas un risque que les enfants concernés soient stigmatisés ?

Nous parlons bien de prévention, et non de répression : nous sommes vigoureusement opposés au fichage des enfants ainsi qu’aux théories fumeuses sur le déterminisme qui condamnent les enfants en difficulté dès leur plus jeune âge. Nous plaidons au contraire pour des mesures de prévention, basées sur la formation du corps enseignant et personnels scolaires (professeurs mais aussi infirmières, psychologues, personnel de cantine…), la sensibilisation des parents et l’écoute et la participation des enfants, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant.

Pour aller plus loin :
UNICEF_FRANCE_synthese_violences_scolaires_mars_2011(1)

UNICEF_FRANCE_violences_scolaires_mars_2011(2)

A l’école des enfants heureux… ou presque

Le 29 mars, l’Unicef France rend publique l’enquête « A l’école des enfants heureux… ou presque »*, réalisée à sa demande, par l’Observatoire international de la violence scolaire. Cette enquête exceptionnelle par son approche et son ampleur constitue une première en France : menée à l’échelle nationale auprès de 13 000 enfants, elle s’intéresse  à la violence au sein de l’école primaire, en particulier chez les élèves de CE2, CM1 et CM2.

Loin d’un bilan statistique issu de l’administration, cette enquête s’intéresse avant tout au ressenti des enfants à l’école. Son auteur, Eric Debarbieux, chercheur et directeur de l’Observatoire international de la violence scolaire, s’est associé à Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’Education Nationale et membre du Conseil d’administration de l’Unicef France, pour mener ce travail, ainsi qu’à une équipe de chercheurs issus de sept universités françaises.

Un espace d’épanouissement pour la très grande majorité…


Tantôt fantasmée, tantôt niée, la violence scolaire en primaire n’avait jusqu’à maintenant jamais été explorée de manière aussi approfondie.
Compte tenu de l’importance de l’école primaire dans la construction et le développement des enfants, il était primordial pour l’Unicef France de prendre l’initiative de cette étude. Les résultats qui en ressortent sont à la fois réjouissants et préoccupants. En moyenne, 9 élèves sur 10 affirment se sentir bien ou tout à fait bien à l’école et la même proportion avoir de bonnes ou très bonnes relations avec les enseignants.

…et un lieu de souffrance pour une importante minorité

Cependant, derrière cette réalité positive se cache une importante minorité d’enfants pour lesquels l’école est un lieu de violence et de souffrance : 17% disent avoir été frappés souvent ou très souvent par d’autres élèves. Le nombre de victimes de harcèlement verbal ou symbolique est estimé à environ 14% des élèves, dont 8% victimes d’un harcèlement assez sévère à sévère. De plus, 10% des élèves interrogés se disent victimes de harcèlement physique à l’école, dont 5% d’un harcèlement sévère… tous ces chiffres révèlent un phénomène qui appelle une réponse. Bien que, dans l’ensemble pourtant, les élèves aient une perception globalement positive ou très positive de leur professeur. Pourtant, un peu plus de 13% des répondants estiment avoir été rejetés par un enseignant et 4,6% avoir subi des attitudes racistes de la part d’un adulte dans leur école.

En conclusion, Eric Debarbieux rappelle la gravité des conséquences de ce(s) harcèlement(s) sur les enfants, tant aux plans psychologique que scolaire : décrochage scolaire, absentéisme, perte d’estime de soi, tendances dépressives ou suicidaires de long terme.

Un outil de travail pour l’Unicef France

Avec cette enquête, l’Unicef France dispose d’un solide outil pour rendre visible cette situation, alerter les pouvoirs publics et la communauté éducative. « (…) Celle-ci devra être orientée vers la prévention de cette violence, dans l’intérêt supérieur de l’enfant », explique Jacques Hintzy, président de l’Unicef France. « Nous sommes vigoureusement opposés au fichage des enfants ainsi qu’aux théories fumeuses sur le déterminisme qui condamnent les enfants en difficulté dès leur plus jeune âge. Nous plaidons au contraire pour des mesures de prévention, basées sur la formation du corps enseignant, la sensibilisation des parents et la prise en compte de l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant ».

L’Unicef France s’engage à inscrire ces priorités d’action dans son partenariat avec le Ministère de l’Education nationale fixé par un accord-cadre quinquennal. Notre association invite aussi le Ministère de l’éducation nationale à la constitution d’un groupe de travail pluridisciplinaire, rassemblant toutes les composantes de la communauté éducative, chargé de promouvoir et de développer la mise en œuvre de ces programmes.

*L’enquête a été réalisée grâce au soutien financier de Nutriset. 

Pour lire la synthèse du rapport, cliquez ici.
Pour lire le rapport complet, cliquer
ici.

 

La presse et les médias s’invitent à l’école

© CLEMI

Du 21 au 26 mars 2011, l’Unicef France est une fois de plus partenaire du Ministère de l’Éducation Nationale et du CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) pour la 22ème Semaine de la presse et des médias dans l’école. L’occasion pour les élèves d’apprendre à approcher l’actualité.

Chaque année, au printemps, les enseignants de tous niveaux et de toutes disciplines sont invités à participer à la Semaine de la presse et des médias dans l’école. Cette activité d’éducation civique a pour but d’aider les élèves, de la maternelle aux classes préparatoires, à comprendre comment fonctionnent les médias, à former leur esprit critique, à développer leur goût pour l’actualité et à forger leur identité de citoyen.

Cette année, près de 4 millions d’élèves et 350 000 enseignants participent à ce grand rendez-vous. 1885 médias se sont engagés dans l’opération dont 720 titres de presse écrite qui ont offert entre 500 et 100 000 exemplaires chacun. Au total, ce sont 1 498 942 exemplaires de journaux ou magazines qui vont être diffusés dans les établissements scolaires.

Pour l’accompagnement pédagogique, le CLEMI édite et diffuse à tous les établissements inscrits :
-un dossier pédagogique dont l’objectif est de favoriser la mise en œuvre d’activités dans les classes
-un cédérom « Images de presse » où vingt dessins et vingt photographies de presse dialoguent autour de faits d’actualité.

De son côté, l’Unicef France profite de cet événement pour distribuer gratuitement le magazine « Les Enfants du Monde » , du mois de mars 2011, aux établissements scolaires qui le souhaitent.

Ce magazine permet de sensibiliser les élèves aux thèmes suivants :

L’eau qui sauve, l’eau qui tue

Les urgences de l’année 2010: Haïti, Côte d’Ivoire, Sri Lanka, Pakistan

Notre ambassadrice Mimie Mathy au Cambodge : lutter contre le Sida
Un support pédagogique , réalisé à partir du magazine, est mis à la disposition des enseignants ainsi que des comités départementaux de l’Unicef pour les aider dans la mise en œuvre d’activités sur le thème des droits de l’enfant au cours de cette semaine de la presse.

Le dossier pédagogique sera disponible la semaine prochaine.

L’adolescence dans le monde : état des lieux

Ils sont 1,2 milliard à travers le monde, et pourtant, on n’accorde toujours pas assez d’importance à leur voix. Parce que les adolescents ont aussi un rôle clé à jouer au sein de l’évolution du monde, l’Unicef a choisi de mettre l’accent sur ces filles et ces garçons qui ont quitté l’enfance, sans faire encore complètement partie du monde des adultes. Le rapport « La Situation des Enfants dans le Monde », publié chaque année par notre organisation, met donc l’adolescence à l’honneur pour 2011.

Pour en savoir plus
Un dossier « l’adolescence dans le monde : état des lieux » est à consulter sur Unicef France


Une vaste enquête sur la violence scolaire commanditée par l’UNICEF France

Cette enquête de victimation, réalisée dans 150 écoles auprès de 10 000 enfants et 1 200 membres des personnels est une première en France.

PARIS, le 9 avril 2010 – Alors que les Etats généraux sur la violence scolaire se sont achevés hier, une enquête de victimation dans les écoles primaires est en cours de réalisation sur le terrain. Cette vaste étude, soutenue par le Ministère de l’Education, avec l’appui de Nutriset, a été commanditée par l’UNICEF France à l’Observatoire international de la violence à l’école, présidé par Eric Debarbieux. Ce dernier assurera la coordination de l’étude avec Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’Education national et administrateur de l’UNICEF France.
L’enquête sera réalisée avec le concours de six universités françaises (Bordeaux 2, Arras, Lyon 2, Nice, Paris XII, Rennes) auprès d’un panel de 150 écoles primaires, 10 000 enfants et 1 200 membres du personnel éducatif et/ou encadrant. Sa nature et son ampleur font de ce travail une première en France. Ses résultats seront publiés en septembre par l’UNICEF France. Le piège de l’exagération comme celui de la négation du problème de la violence à l’école, le biais et l’imprécision des données administratives obligent à un diagnostic précis du problème.
L’objectif de l’étude est de mieux connaître la réalité qualitative et quantitative de la souffrance engendrée par la violence à l’école pour prévenir et combattre efficacement cette violence. Des études suggèrent fortement que les problèmes de harcèlement connaissent un pic entre 8 et 10 ans ; pourtant il y a une méconnaissance importante de ce que vivent les enfants à l’école primaire. C’est pourquoi l’UNICEF France et Eric Debarbieux ont choisi de faire porter leurs efforts sur cette population. A la différence des statistiques administratives, l’enquête dite de « victimation » permet d’aborder la violence du point de vue de la victime. Le croisement de ces deux types d’information permettra d’avoir une appréciation plus précise de la réalité de la violence dans nos écoles élémentaires.
* * *
A propos de l’UNICEF : L’UNICEF est à pied d’oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour de plus amples informations contactez :
Carine Spinosi
Tél : 01 44 39 17 49
Courriel : [email protected]
www.unicef.fr

Témoins du dedans : un web-documentaire sur la guerre au Congo

COMMUNIQUE DE PRESSE LEMONDE.FR / LIGNE4 / UNICEF

Visualisez ici la bande-annonce du webdocumentaire Témoins du Dedans

Un web-documentaire dans lequel cinq jeunes Congolais, reporters amateurs, livrent leur regard sur la guerre qui déchire l’est de leur pays

Paris, le 11 mai 2010 – « Témoins du dedans » un web-documentaire initié et soutenu par l’UNICEF France, réalisé par Ligne 4, sera diffusé sur lemonde.fr et unicef.fr à partir de demain, mercredi 12 mai 2010. Ce projet est né de la volonté de l’UNICEF de faire connaître autrement la situation des enfants et des jeunes dans le Nord Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC), une région ravagée par une guerre sans fin.

A l’été 2008, cinq jeunes congolais âgés de 18 à 23 ans, originaires de la ville de Goma, ont été formés à la vidéo et équipés de caméras dans le cadre d’un programme d’appui au retour des déplacés congolais mis en place par l’UNICEF. Ce programme, lancé en 2006, apporte une assistance de premier plan aux personnes déplacées rentrant dans leurs villages d’origine et vivant dans une situation de grande vulnérabilité. Il comporte également un volet de sensibilisation destiné à faire connaître la situation vécue par les enfants et leurs familles dans cette région du monde.

Le web-documentaire propose une navigation interactive entre les films tournés dans les camps de déplacés par les jeunes reporters, des portraits en diaporamas sonores, des mots-clés et une carte expliquant le contexte géopolitique. L’internaute choisit son parcours de lecture pour découvrir les cinq témoins et les vidéos qu’ils ont réalisées. Il est ainsi invité à mieux comprendre une guerre lointaine et oubliée.

« Témoins du dedans », soutenu financièrement par l’UNICEF France et le Centre national du Cinéma (CNC), est une première : loin de la position institutionnelle et extérieure, il permet l’expression des jeunes et la sensibilisation du grand public aux enjeux humanitaires de cette guerre oubliée.

Mois après mois, Félicien, Junior, Gloria, Kelvin et Jeannot, lycéens ou étudiants engagés, sont allés filmer les enfants et les populations déplacés par la guerre dans les camps qui jouxtent la ville de Goma. A l’automne 2009, ils ont suivi certains d’entre eux sur le chemin du retour vers leur village.

Les vidéos de ces jeunes web-reporters portent sur le conflit un regard qui n’est pas celui des professionnels de l’information, ni de l’humanitaire. Leurs films n’ont pas été retouchés. Depuis quinze ans, ils n’ont jamais connu de vraie paix à Goma. Ils sont des « spect-acteurs », des témoins du dedans.

L’ambition est de changer le point de vue habituel sur une crise africaine et d’utiliser les nouvelles technologies du web pour montrer, pour une fois, la dimension active et courageuse de l’Afrique, racontée par de jeunes Africains.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

UNICEF France

Maud SAHEB

Tél. : 01 44 39 77 70 ou 06 83 99 05 67

[email protected]

www.unicef.fr

Le Monde.fr

Aelya Noiret, agence Wellcom

Tél. : 01 46 34 60 60

[email protected]

www.lemonde.fr