A l’école des enfants heureux… ou presque

Le 29 mars, l’Unicef France rend publique l’enquête « A l’école des enfants heureux… ou presque »*, réalisée à sa demande, par l’Observatoire international de la violence scolaire. Cette enquête exceptionnelle par son approche et son ampleur constitue une première en France : menée à l’échelle nationale auprès de 13 000 enfants, elle s’intéresse  à la violence au sein de l’école primaire, en particulier chez les élèves de CE2, CM1 et CM2.

Loin d’un bilan statistique issu de l’administration, cette enquête s’intéresse avant tout au ressenti des enfants à l’école. Son auteur, Eric Debarbieux, chercheur et directeur de l’Observatoire international de la violence scolaire, s’est associé à Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’Education Nationale et membre du Conseil d’administration de l’Unicef France, pour mener ce travail, ainsi qu’à une équipe de chercheurs issus de sept universités françaises.

Un espace d’épanouissement pour la très grande majorité…


Tantôt fantasmée, tantôt niée, la violence scolaire en primaire n’avait jusqu’à maintenant jamais été explorée de manière aussi approfondie.
Compte tenu de l’importance de l’école primaire dans la construction et le développement des enfants, il était primordial pour l’Unicef France de prendre l’initiative de cette étude. Les résultats qui en ressortent sont à la fois réjouissants et préoccupants. En moyenne, 9 élèves sur 10 affirment se sentir bien ou tout à fait bien à l’école et la même proportion avoir de bonnes ou très bonnes relations avec les enseignants.

…et un lieu de souffrance pour une importante minorité

Cependant, derrière cette réalité positive se cache une importante minorité d’enfants pour lesquels l’école est un lieu de violence et de souffrance : 17% disent avoir été frappés souvent ou très souvent par d’autres élèves. Le nombre de victimes de harcèlement verbal ou symbolique est estimé à environ 14% des élèves, dont 8% victimes d’un harcèlement assez sévère à sévère. De plus, 10% des élèves interrogés se disent victimes de harcèlement physique à l’école, dont 5% d’un harcèlement sévère… tous ces chiffres révèlent un phénomène qui appelle une réponse. Bien que, dans l’ensemble pourtant, les élèves aient une perception globalement positive ou très positive de leur professeur. Pourtant, un peu plus de 13% des répondants estiment avoir été rejetés par un enseignant et 4,6% avoir subi des attitudes racistes de la part d’un adulte dans leur école.

En conclusion, Eric Debarbieux rappelle la gravité des conséquences de ce(s) harcèlement(s) sur les enfants, tant aux plans psychologique que scolaire : décrochage scolaire, absentéisme, perte d’estime de soi, tendances dépressives ou suicidaires de long terme.

Un outil de travail pour l’Unicef France

Avec cette enquête, l’Unicef France dispose d’un solide outil pour rendre visible cette situation, alerter les pouvoirs publics et la communauté éducative. « (…) Celle-ci devra être orientée vers la prévention de cette violence, dans l’intérêt supérieur de l’enfant », explique Jacques Hintzy, président de l’Unicef France. « Nous sommes vigoureusement opposés au fichage des enfants ainsi qu’aux théories fumeuses sur le déterminisme qui condamnent les enfants en difficulté dès leur plus jeune âge. Nous plaidons au contraire pour des mesures de prévention, basées sur la formation du corps enseignant, la sensibilisation des parents et la prise en compte de l’enfant, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant ».

L’Unicef France s’engage à inscrire ces priorités d’action dans son partenariat avec le Ministère de l’Education nationale fixé par un accord-cadre quinquennal. Notre association invite aussi le Ministère de l’éducation nationale à la constitution d’un groupe de travail pluridisciplinaire, rassemblant toutes les composantes de la communauté éducative, chargé de promouvoir et de développer la mise en œuvre de ces programmes.

*L’enquête a été réalisée grâce au soutien financier de Nutriset. 

Pour lire la synthèse du rapport, cliquez ici.
Pour lire le rapport complet, cliquer
ici.

 

L’Unicef se tient prêt à aider le Japon

Suite au séisme et au tsunami qui ont frappé le Japon ces derniers jours, le Directeur général de l’Unicef a offert son aide au gouvernement japonais pour venir en aide aux enfants et à leurs familles.

Le directeur général de l’Unicef International, Anthony Lake, a exprimé l’inquiétude et le soutien de l’organisation, et a offert de l’aide au gouvernement japonais, suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont frappé le pays vendredi dernier, 11 mars.

« Comme à chaque fois lors d’urgences de cette ampleur, les enfants sont les plus vulnérables. Nous travaillons en étroite collaboration avec le Comité Japonais pour l’Unicef, et nous avons offert notre soutien pour protéger les enfants affectés par la catastrophe et leur apporter de l’aide d’urgence dans les jours à venir » a déclaré Anthony Lake.

L’organisation peut apporter son expertise en matière de protection de l’enfance, notamment par du soutien psycho-social, ainsi que la fourniture de matériel d’urgence : eau potable, assainissement, « écoles-en boîtes » et kits récréatifs pour les enfants, etc.

A ce stade, l’aide que pourrait apporter l’Unicef aux autorités japonaises sera financée par le Comité Japonais pour l’Unicef, avec le soutien du Fonds américain pour l’Unicef – qui compte sur son territoire une part très importante de la diaspora japonaise.

Les autres comités nationaux, dont nous faisons partie en tant qu’Unicef France, ne sont pas appelés pour l’instant à collecter des fonds pour cette urgence, mais se tiennent prêt à faire appel à leurs donateurs si nécessaire.

« L’Unicef se tient prêt à faire tout ce qu’il lui sera possible pour aider ceux qui sont en danger en ce moment au Japon » a ajouté Anthony Lake.

L’histoire de la Nuit de l’Eau

© UNICEF/NYHQ2010-1759/Leonie Marinovitch

En 2008, La Fédération Française de Natation s’engage auprès de l’Unicef et crée « La nuit de l’Eau » en écho à la journée mondiale de l’Eau.

Cet événement annuel a un double objectif :

  • sensibiliser et collecter des fonds destinés aux programmes eau et assainissement soutenus par l’UNICEF.
  • Inciter les jeunes et les familles à faire du sport et à découvrir tous les sports d’eau que l’on peut pratiquer, près de chez soi, dans une piscine.

Chaque année, partout en France, les clubs de la Fédération Française de Natation, les piscines, les centres aquatiques, les villes amies de l’Unicef, les collectivités locales, les bénévoles de l’Unicef et les partenaires se mobilisent pour faire de « la Nuit de l’Eau » un événement ludique, sportif et éducatif.

Pour en savoir plus sur l’Eau :

Une journée internationale pour célébrer l’eau propre a été recommandée en 1992 à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) et le 22 Mars 1993 devient la première Journée mondiale de l’eau. Depuis, chaque année, la Journée mondiale de l’eau du 22 mars met en lumière un aspect spécifique de l’eau. En 2010, c’est le thème de la qualité de l’eau qui est mis en avant.

En 2008, 87% de la population mondiale, soit près de 5,9 milliards d’habitants avaient accès à l’eau potable, ce qui veut dire que 884 Millions d’habitants, n’ont toujours pas accès à l’eau potable. En 2010, on constate également, que 39% de la population mondiale, soit plus de 2,6 milliards de personnes sont toujours dépourvues d’accès à un système d’assainissement amélioré.

Les maladies d’origine hydrique ou liées à l’assainissement, bien qu’évitables, restent l’un des plus graves problèmes de santé des enfants dans le monde. Les maladies diarrhéiques sont parmi les plus graves de ces maladies, tuant à elles seules 1,8 million d’enfants chaque année. L’Unicef, en tant que chef de file du secteur de l’ Eau, l’Hygiène et l’Assainissement en situation d’urgence, est donc plus que jamais concerné par la journée de l’Eau et par une volonté de sensibilisation des populations à l’importance de l’eau.

Un dossier pédagogique « eau rare, eau précieuse » a été réalisé en partenariat avec Procidis,  producteur de la série « Il était une fois…Notre Terre », ce dossier est destiné aux élèves de cycle 3 (CE2-CM1-CM2). Il est à télécharger sur le Unicef France.

Nuit de l’Eau 2011 : plongez pour les enfants du Togo !

© Photolia / Unicef

Le samedi 2 avril, la Fédération Française de Natation (FFN) se mobilise aux côtés de l’Unicef France pour la 4ème Nuit de l’Eau. Sous le parrainage d’Alain Bernard, les piscines de toute la France ouvrent leurs portes ce jour-là. À cette occasion, plongez et nagez en solidarité pour les enfants du Togo.

Chaque année, les clubs de la Fédération Française de Natation (FFN), les piscines, les centres aquatiques, les villes amies de l’Unicef, les collectivités locales, les bénévoles de l’Unicef et les partenaires se mobilisent pour faire de « la Nuit de l’Eau » un événement ludique, sportif et éducatif.

Cet événement a un double objectif : il sert à la fois à sensibiliser au respect et à la préservation de l’eau, essentielle à la vie de tous, mais aussi à collecter des fonds destinés aux programmes eau et assainissement soutenus par l’Unicef, au Togo. La Nuit de l’Eau est aussi l’occasion d’inciter les jeunes et les familles à découvrir et à pratiquer des sports liés à l’eau, et cela près de chez soi. Rendez-vous dans les piscines de toute la France le 2 avril, de 18h à minuit !

Placé sous le signe de la fête, cet événement se déroulera dans un esprit de partage et de découverte, et chaque centre aquatique proposera son propre programme. Le public pourra ainsi participer à des animations, des spectacles, des jeux-concours et des expos, en vue d’une grande collecte de fonds au profit de l’Unicef France.

Grâce à une très forte mobilisation, la Nuit de l’Eau a permis de collecter depuis 2008 plus de 285 000 euros directement affectés au programme Eau et Assainissement au Togo. Et depuis l’an dernier, Alain Bernard, notre champion olympique, nous fait l’honneur d’être le parrain de la Nuit de l’Eau.

Rejoignez-nous, nous avons besoin de vous !

France-Haïti : la solidarité a été plus forte que l’indifférence

 

Le séisme du 12 janvier 2010 a affecté 3 millions d’Haïtiens au total. Dès les premières heures qui ont suivi ce tremblement de terre, l’Unicef a déclenché une réponse d’urgence. Puis, il a fallu commencer à prévoir la reconstruction du pays. Une reconstruction qui serait encore plus compliquée sans la solidarité qui s’est opérée dans le monde, y compris en France, envers le peuple haïtien. Retour sur ce qui a été fait dans l’Hexagone pour aider le pays à se relever.

Pour continuer à lire l’article, cliquez ici.

La France mauvaise élève des pays riches en matière d’éducation

@Gil Fornet

Le 3 décembre dernier, l’Unicef a rendu public le neuvième Rapport Innocenti. Il met en avant le fossé qui se creuse entre les enfants qui ne rencontrent pas de grosses difficultés dans leur scolarité et ceux qui sont complétement perdus à l’école, dans les pays développés. Georges Fotinos, ancien inspecteur Général, revient sur ce rapport et commente le mauvais classement de la France en matière d’éducation. Interview.

Pour lire l’interview de Georges Fotinos, cliquez ici.