Anne, enseignante engagée pour les droits de l’enfant

© UNICEF France

« Petite, j’hésitais entre devenir danseuse, boulangère ou enseignante. J’ai vite compris quelle était ma vraie vocation. »
Anne est institutrice dans une classe de CE2/CM1 d’une école parisienne. Jeune maman, particulièrement sensible aux droits des enfants, elle a invité des bénévoles de l’UNICEF à présenter l’organisation et ses actions auprès de ses élèves. « Quand je suis arrivée à l’école, c’était quelque chose de courant de faire venir les gens de l’UNICEF, tous les ans, pour faire un travail dans l’école. »

Le but est simple : discuter des droits des enfants du monde entier avec une audience concernée, les enfants eux-mêmes. Au programme, trois séances d’une heure trente dont une consacrée à la présentation de l’UNICEF et de ses actions et deux à des mises en situation.

« Au début, les enfants ont un discours attendu, comme le classique ‘Ils ne vont pas à l’école, la chance !’ A la fin de la séance, ils comprennent qu’il vaut mieux aller en classe que de travailler dans des carrières de pierre. »

« Les enfants apprennent mieux en jouant ! »

Anne est une convaincue. Convaincue de la nécessité de prendre le temps pour organiser ces séances, mais aussi de donner la parole aux enfants, ou plutôt de leur donner les moyens de le faire. D’où l’importance, selon elle, des scénettes jouées par les élèves lors de ces séances, pour parler du harcèlement et des violences à l’école. Trois rôles : l’agresseur, la victime et le témoin. « On constate très vite que le témoin prend la défense de la victime, ce qui est très positif. En revanche, ça se traduit souvent par une agression de l’agresseur, ce qui n’est pas le but recherché. » Un constat pour Anne : l’adulte est très souvent le médiateur nécessaire lors de ces conflits, constat qu’elle essaye de faire comprendre à ses élèves.

« Il m’est arrivée par la suite que des élèves viennent me raconter qu’ils subissaient des humiliations ou des violences, à l’école comme en dehors. Je crois qu’ils ne me l’auraient pas dit si nous n’avions pas fait ces séances de pédagogie avec l’UNICEF. »

Surtout, ne pas s’arrêter là

Anne compte renouveler l’expérience l’année prochaine, avec de nouveaux élèves. Lorsqu’on lui demande si elle souhaiterait que d’autres enseignants suivent son exemple, sa réponse, comme à son image, va plus loin. « Il faudrait, par exemple, que les textes de la Convention internationale des droits de l’enfant soient enseignés dans les classes. Ces séances avec l’UNICEF sont encadrées, l’enseignement y est très précis. On sait où on va. » D’ici là, Anne a des conseils à donner aux enseignants désirant travailler sur ces thèmes : « Osez ! Faites vous confiance et faites confiance à vos élèves. Ils sont en général très surprenants et ont beaucoup de choses à dire. »

Pour recevoir des bénévoles de l’UNICEF dans votre classe, retrouvez les coordonnées des comités départementaux à l’adresse suivante :
http://www.unicef.fr/contenu/nous-decouvrir/comites-benevoles-unicef/comite

 

Du 17 au 23 octobre, avec l’Unicef, marquez la semaine de l’engagement dans vos classes…

En 2011, s'engager pour soi, s'engager pour les autres

2011 : l’Année européenne du bénévolat et du volontariat

En cette année 2011 que l’Union européenne a choisie pour saluer et soutenir l’action des bénévoles et des volontaires, la semaine de l’engagement citoyen marque un temps fort durant lequel l’Unicef met tout en œuvre pour favoriser tout particulièrement la rencontre des jeunes avec le monde associatif.

L’Unicef, depuis le lancement de l’Année européenne du bénévolat et du volontariat, a activement participé au collectif Alliance EYV France (qui réunit une centaine d’associations françaises) afin de mettre en place un dispositif, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, qui facilite la mise en relation entre les associations et les acteurs de l’éducation et leur propose des outils pour animer des interventions.

A cet effet, le site geoambassadeurs.fr permet à la communauté éducative de repérer les associations impliquées dans le projet afin de les inviter à intervenir auprès des jeunes, et des outils d’accompagnement ont été créés par le collectif pour proposer des axes d’intervention adaptés aux différentes classes d’âge.

L’engagement des jeunes et l’Unicef

Les résultats de la récente enquête de l’Unicef, qui dresse le profil de ses bénévoles, ont souligné l’intérêt croissant des jeunes pour l’engagement associatif. Cela fait sens pour eux d’avoir une cause à défendre, de se sentir utiles et reconnus, de s’épanouir socialement et personnellement à travers la vie associative. Plus précoce est l’engagement, plus le jeune acquiert une conscience accrue de citoyen actif.
Pour répondre à cette envie d’engagement, l’Unicef France accorde une place prépondérante à la participation des jeunes, grâce à des programmes développés dans un esprit de continuité et adaptés aux préoccupations de chaque tranche d’âge.

Engagement associatif et éducation à la citoyenneté

La création de projets individuels ou collectifs, la participation à une vie associative font partie intégrante de l’éducation à la citoyenneté telle que l’entend le Socle Commun de Connaissances et de Compétences : « L’école doit permettre à chacun de devenir pleinement responsable, c’est-à-dire autonome et ouvert à l’initiative dans le but de favoriser une participation efficace et constructive à la vie » (pilier 6, Les compétences sociales et civiques).

Dans cet esprit, l’Alliance EYV France a créé un livret destiné à la communauté éducative qui permet de se familiariser avec le milieu associatif et les liens qui peuvent être créés entre associations et établissements scolaires.

En savoir plus : Bénévolat ou volontariat ?

Le bénévolat : on s’engage pour mener à bien une action non rémunérée, la plupart du temps au sein d’une association.
Le volontariat : on s’engage par contrat pour une mission d’intérêt général de durée limitée, en contrepartie de laquelle l’on perçoit une indemnité qui n’est pas assimilable à un salaire.

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France