Les droits de l’enfant célèbrent leurs 25 ans !

20novIl y a 25 ans, le monde a fait une promesse aux enfants : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour affirmer, protéger et promouvoir leurs droits – droit de survivre et grandir, apprendre et s’épanouir, faire entendre leurs voix et atteindre leur plein potentiel.

Partout en France, des événements sont organisés pour célébrer ces 25 ans : Rejoignez-vous ?  

Pour célébrer cet anniversaire symbolique, abordez avec vos élèves ce sujet qui les concernent en premier lieu, grâce aux contenus mis à votre disposition avec nos partenaires, Milan Presse et France TV Éducation :

Affiche, exposition, vidéos… ? retrouvez tous les contenus pour fêter les 25 ans des droits de l’enfant

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Réforme des temps scolaires : une occasion de mettre en œuvre les droits de l’enfant

© Ville de Montbéliard

© Ville de Montbéliard

Dans la perspective de la rentrée 2014, bien des villes sont en cours de réflexion pour élaborer leur projet éducatif territorial (PEDT), dans le cadre de la réforme des temps scolaires. Et si ces nouveaux temps étaient l’occasion de rassembler la communauté éducative autour d’un projet qui mette en valeur les droits de l’enfant ?

Quelques villes amies des enfants l’ont d’ailleurs déjà fait.

Petit rappel sur les Villes amies des enfants

« Villes et Départements amis des enfants » est une initiative née en 2002, qui regroupe actuellement 246 villes françaises et 4 départements (Doubs, Hautes-Alpes, Seine-et-Marne, Val-de-Marne). Son objectif est de servir la cause des enfants à travers un réseau de collectivités dynamiques qui s’engagent à faire preuve d’innovation sociale pour améliorer la vie quotidienne des 0-18 ans, mais aussi pour développer leur participation et leur implication et pour promouvoir un esprit de solidarité internationale.

Mettre les droits de l’enfant au cœur de la réflexion

Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, certaines Villes amies des enfants ont donné la part belle aux droits de l’enfant dans leur PEDT, notamment en plaçant les enfants au cœur de tous les aspects de la démarche. Comme le souligne Claire Leconte [1], chronobiologiste, « une des clés pour réussir [la réforme des temps scolaires] est d’agir dès le départ de manière partenariale en associant tous les acteurs concernés, dont les parents et les enfants, à la mise en œuvre du projet ». Penser les différents temps de l’enfant dans une approche globale et participative est essentiel pour donner réalité à ses droits, de même que le fait de l’associer à la définition et à la mise en place de la réforme.

Des exemples d’activités centrées sur les droits de l’enfant

La ville de Montbéliard a lancé une « formation du petit citoyen » dans les classes de CE2 et CM1. Le principe ? Apprendre à être citoyen en découvrant ses droits tels qu’ils sont inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant, à travers des expériences et des rencontres avec des adultes et des institutions de la ville.

À Mouans-Sartoux, le PEDT a été élaboré avec la pleine participation des enfants, qui, de destinataires de la réforme, en sont aussi devenus les principaux acteurs. Parmi les propositions d’activités, un atelier UNICEF a été ouvert aux enfants de CE2-CM2 pour qu’ils puissent découvrir leurs droits à travers différentes thématiques.

Les bénévoles de l’UNICEF se tiennent ainsi à la disposition des différents acteurs impliqués dans la réforme pour être associés aux réflexions et monter des projets communs.

Pour les contacter : voir la carte des comités départementaux.

Anne, enseignante engagée pour les droits de l’enfant

© UNICEF France

« Petite, j’hésitais entre devenir danseuse, boulangère ou enseignante. J’ai vite compris quelle était ma vraie vocation. »
Anne est institutrice dans une classe de CE2/CM1 d’une école parisienne. Jeune maman, particulièrement sensible aux droits des enfants, elle a invité des bénévoles de l’UNICEF à présenter l’organisation et ses actions auprès de ses élèves. « Quand je suis arrivée à l’école, c’était quelque chose de courant de faire venir les gens de l’UNICEF, tous les ans, pour faire un travail dans l’école. »

Le but est simple : discuter des droits des enfants du monde entier avec une audience concernée, les enfants eux-mêmes. Au programme, trois séances d’une heure trente dont une consacrée à la présentation de l’UNICEF et de ses actions et deux à des mises en situation.

« Au début, les enfants ont un discours attendu, comme le classique ‘Ils ne vont pas à l’école, la chance !’ A la fin de la séance, ils comprennent qu’il vaut mieux aller en classe que de travailler dans des carrières de pierre. »

« Les enfants apprennent mieux en jouant ! »

Anne est une convaincue. Convaincue de la nécessité de prendre le temps pour organiser ces séances, mais aussi de donner la parole aux enfants, ou plutôt de leur donner les moyens de le faire. D’où l’importance, selon elle, des scénettes jouées par les élèves lors de ces séances, pour parler du harcèlement et des violences à l’école. Trois rôles : l’agresseur, la victime et le témoin. « On constate très vite que le témoin prend la défense de la victime, ce qui est très positif. En revanche, ça se traduit souvent par une agression de l’agresseur, ce qui n’est pas le but recherché. » Un constat pour Anne : l’adulte est très souvent le médiateur nécessaire lors de ces conflits, constat qu’elle essaye de faire comprendre à ses élèves.

« Il m’est arrivée par la suite que des élèves viennent me raconter qu’ils subissaient des humiliations ou des violences, à l’école comme en dehors. Je crois qu’ils ne me l’auraient pas dit si nous n’avions pas fait ces séances de pédagogie avec l’UNICEF. »

Surtout, ne pas s’arrêter là

Anne compte renouveler l’expérience l’année prochaine, avec de nouveaux élèves. Lorsqu’on lui demande si elle souhaiterait que d’autres enseignants suivent son exemple, sa réponse, comme à son image, va plus loin. « Il faudrait, par exemple, que les textes de la Convention internationale des droits de l’enfant soient enseignés dans les classes. Ces séances avec l’UNICEF sont encadrées, l’enseignement y est très précis. On sait où on va. » D’ici là, Anne a des conseils à donner aux enseignants désirant travailler sur ces thèmes : « Osez ! Faites vous confiance et faites confiance à vos élèves. Ils sont en général très surprenants et ont beaucoup de choses à dire. »

Pour recevoir des bénévoles de l’UNICEF dans votre classe, retrouvez les coordonnées des comités départementaux à l’adresse suivante :
http://www.unicef.fr/contenu/nous-decouvrir/comites-benevoles-unicef/comite

 

Se former à une pédagogie cohérente avec les droits de l’enfant

Vous êtes enseignant dans l’académie de Versailles ou celle de Paris.
Vous cherchez des pistes pour développer au mieux les compétences sociales et civiques de vos élèves ou pour réfléchir aux applications pédagogiques de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Voici deux formations proposées par l’association Initiatives et Changement et Jonathan Levy, psychopédagogue et consultant en pédagogie et droits de l’enfant à l’Unesco :

Formation « Pédagogie des compétences sociales » : S’approprier une pédagogie constructive afin de mieux apprendre ensemble et d’aider les élèves à développer des compétences sociales. Découvrir des propositions éducatives pour créer un climat positif favorable aux apprentissages scolaires et au développement d’attitudes pour mieux-vivre ensemble, en classe et dans la société.

Formation « Pédagogie des droits de l’enfant » : Comprendre la portée de la Convention des Droits de l’Enfant et étudier les applications pédagogiques pour une classe afin d’aider les élèves à développer des compétences sociales et civiques. Connaître les méthodes et dispositifs pédagogiques qui intègrent les droits de l’enfant et qui développent la participation des élèves, la prise de décision démocratique et l’intérêt pour les activités civiques. Cette formation est une proposition innovante basée sur l’expression de la pédagogie des droits de l’enfant. Les étapes de cette formation permettent d’apprendre, de comprendre et de pratiquer les 5 piliers de la pédagogie des droits de l’enfant : justice, respect, dialogue, participation, réflexion.

Académie de Paris :

Formation « Pédagogie des droits de l’enfant »
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 23 septembre 2012, la formation est accessible aux enseignants du 1er et 2nd degré, directeur d’école, conseillers d’orientation psychologues, conseillers principaux d’éducation.

Académie de Versailles :

Formations « Pédagogie des compétences sociales » et « Pédagogie des droits de l’enfant »
Les inscriptions sont ouvertes du 1er au 20 septembre 2012 et se font de manière individuelle.
Ces formations sont accessibles aux enseignants du 2nd degré, psychologue scolaire et conseillers principaux d’éducation.

De nouveaux outils pédagogiques pour promouvoir les droits de l’enfant

La solidarité, en parler pour la construire

La solidarité, en parler pour la construirePour Gauthier, 11 ans, la solidarité, c’est quand « on peut donner des choses, on peut aider et être aidé. ». Un témoignage parmi ceux à découvrir dans le livret « La solidarité, paroles d’enfants ».

Ce livret de témoignages accompagne le dossier pédagogique « La solidarité, en parler pour la construire » qui propose aux enseignants de cycle 3 et aux éducateurs travaillant avec les enfants de 8 à 11 ans 3 approches différentes et complémentaires pour parler de la solidarité.

La conception de ce dossier a réuni autour de Citoyen de demain, l’Unicef France, l’Anacej et les Ceméa.
À  l’occasion du 20 décembre, journée internationale de la solidarité humaine, découvrez ce nouvel outil qui pourra vous accompagner avec vos élèves dès la rentrée, pour une nouvelle année solidaire !

Tous différents, tous égaux

Tous différents, tous égauxEt si c’était moi ? À travers le regard de Cécile et Kevin, les deux héros de la nouvelle série de Tfou, abordez avec vos élèves les thèmes de la tolérance et du droit à la différence grâce à de courtes vidéos pleines d’humour et de légèreté.

L’Unicef s’est associé à Tfou pour la diffusion de cette série et a réalisé un dossier pédagogique téléchargeable et gratuit, destiné aux enfants de 7-10 ans (fiches thématiques sur l’égalité fille-garçon, le handicap et la lutte contre les préjugés et la discrimination, pour les enseignants et les éducateurs et une fiche d’activités pour les enfants).

• Consultez le dossier pédagogique « Tous différents, tous égaux » sur le site de l’Unicef !
• Visionnez les vidéos de la série « Cécile et Kevin »

Le jeu de l’oie des droits de l’enfant

Le jeu de l'oie des droits de l'enfantVoici le nouvel outil ludo-éducatif de l’Unicef, entièrement illustré et sonorisé, disponible directement sur internet !
Ce support numérique, interactif et gratuit permet de sensibiliser les plus jeunes aux 5 thématiques autour desquelles s’articulent les droits de l’enfant, de faire une synthèse de leurs connaissances sur la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), tout en leur faisant découvrir de façon ludique les actions de l’Unicef à travers le monde.

À utiliser :
• en groupe, en projetant l’animation sur un écran et en proposant aux enfants de répondre collectivement ;
• en incitant les jeunes à jouer individuellement chacun sur un poste.

À vous de jouer !

Un exemple concret d’action : les Frimousses des Écoles

Frimousses des Ecoles

Laeticia Hallyday, marraine de l'opération Frimousses, à l'école Sainte-Marie des Batignolles (Paris).

Les Frimousses des Écoles, une opération ludique et pédagogique, sensibilise les élèves aux droits des enfants dans le monde. Avec la participation de bénévoles de l’Unicef France, les élèves et leurs enseignants se mobilisent pour confectionner des poupées en chiffon. Appelées Frimousses, elles sont ensuite adoptées en échange d’un don. Ces adoptions permettent de collecter des fonds pour soutenir les campagnes de vaccination menées par l’Unicef dans 155 pays.

Comment ça marche ?
• Les élèves participent à une séance d’information sur le droit à la santé et à l’identité.
• Les élèves confectionnent une poupée en tissu. L’Unicef fournit le corps de la poupée prêt à être rembourré et des modèles de vêtements faciles à fabriquer.
• Chaque enfant demande à un proche d’adopter sa poupée, qui a une « carte d’identité » propre.

Qui participe ?
Du primaire jusqu’au lycée, les élèves de la France entière peuvent participer dans tous les départements de France.

En savoir plus ?
Une page dédiée aux Frimousses des Écoles est disponible sur le site de l’Unicef : cliquez ici pour la consulter.
Pour toutes questions, vous pouvez adresser votre mail à l’adresse suivante : [email protected]

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France