« Agir contre le harcèlement à l’école » : l’UNICEF se mobilise !

logo_agire_contre_harcelement55 % des élèves disent pouvoir être harcelés ou ennuyés au sein de leur établissement, 7 % des enfants ne se sentent pas en sécurité dans leur environnement scolaire … Issus du rapport de la première Consultation nationale des 6-18 ans paru le 19 novembre dernier (voir notre article du 21/11), ces quelques chiffres reflètent une situation plus qu’alarmante.

Face à ce constat, l’UNICEF France renforce sa mobilisation. Cela passe, entre autres, par la poursuite de son soutien au ministère de l’Éducation nationale qui a lancé hier une nouvelle campagne de lutte contre le harcèlement en milieu scolaire. Déjà, en mars 2011, l’UNICEF France avait publié une enquête sur la violence au sein de l’école primaire (« A l’école des enfants heureux… enfin presque »).

Aujourd’hui, l’organisation se mobilise à nouveau en soutenant la campagne ministérielle à travers ses  4 axes principaux : la sensibilisation, la formation, la prévention et la prise en charge des situations de harcèlement. Des moyens de communication, des outils et des formations visant à enrayer ce fléau sont dès à présent disponibles. Si le digital sert bien souvent de caisse de résonance au harcèlement, la campagne entend justement s’appuyer sur cet outil pour le contrer, en offrant par exemple la possibilité de s’engager symboliquement grâce au hashtag « Non Au Harcèlement » (#NAH).NAH seul_VIOLET_rvb

Au-delà de la campagne, l’UNICEF poursuivra sa collaboration sur le long terme avec le ministère, sous une forme innovante : des Jeunes Ambassadeurs de l’UNICEF en Ile-de-France vont être formés afin de mener des actions de prévention de pair à pair dans leurs lycées.

Trois liens importants

–          0808.80.70.10 : numéro national « Stop harcèlement », lun-ven : 9h-18h.

–          0800.200.100 : numéro national « Net écoute », plus particulièrement consacré au cyberharcèlement.

–          agircontreleharcelementalecole.gouv.fr

En savoir plus : http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/2013/11/11/agir-contre-le-harcelement-lecole-20665

De nouveaux outils pédagogiques pour promouvoir les droits de l’enfant

La solidarité, en parler pour la construire

La solidarité, en parler pour la construirePour Gauthier, 11 ans, la solidarité, c’est quand « on peut donner des choses, on peut aider et être aidé. ». Un témoignage parmi ceux à découvrir dans le livret « La solidarité, paroles d’enfants ».

Ce livret de témoignages accompagne le dossier pédagogique « La solidarité, en parler pour la construire » qui propose aux enseignants de cycle 3 et aux éducateurs travaillant avec les enfants de 8 à 11 ans 3 approches différentes et complémentaires pour parler de la solidarité.

La conception de ce dossier a réuni autour de Citoyen de demain, l’Unicef France, l’Anacej et les Ceméa.
À  l’occasion du 20 décembre, journée internationale de la solidarité humaine, découvrez ce nouvel outil qui pourra vous accompagner avec vos élèves dès la rentrée, pour une nouvelle année solidaire !

Tous différents, tous égaux

Tous différents, tous égauxEt si c’était moi ? À travers le regard de Cécile et Kevin, les deux héros de la nouvelle série de Tfou, abordez avec vos élèves les thèmes de la tolérance et du droit à la différence grâce à de courtes vidéos pleines d’humour et de légèreté.

L’Unicef s’est associé à Tfou pour la diffusion de cette série et a réalisé un dossier pédagogique téléchargeable et gratuit, destiné aux enfants de 7-10 ans (fiches thématiques sur l’égalité fille-garçon, le handicap et la lutte contre les préjugés et la discrimination, pour les enseignants et les éducateurs et une fiche d’activités pour les enfants).

• Consultez le dossier pédagogique « Tous différents, tous égaux » sur le site de l’Unicef !
• Visionnez les vidéos de la série « Cécile et Kevin »

Le jeu de l’oie des droits de l’enfant

Le jeu de l'oie des droits de l'enfantVoici le nouvel outil ludo-éducatif de l’Unicef, entièrement illustré et sonorisé, disponible directement sur internet !
Ce support numérique, interactif et gratuit permet de sensibiliser les plus jeunes aux 5 thématiques autour desquelles s’articulent les droits de l’enfant, de faire une synthèse de leurs connaissances sur la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), tout en leur faisant découvrir de façon ludique les actions de l’Unicef à travers le monde.

À utiliser :
• en groupe, en projetant l’animation sur un écran et en proposant aux enfants de répondre collectivement ;
• en incitant les jeunes à jouer individuellement chacun sur un poste.

À vous de jouer !

Du 17 au 23 octobre, avec l’Unicef, marquez la semaine de l’engagement dans vos classes…

En 2011, s'engager pour soi, s'engager pour les autres

2011 : l’Année européenne du bénévolat et du volontariat

En cette année 2011 que l’Union européenne a choisie pour saluer et soutenir l’action des bénévoles et des volontaires, la semaine de l’engagement citoyen marque un temps fort durant lequel l’Unicef met tout en œuvre pour favoriser tout particulièrement la rencontre des jeunes avec le monde associatif.

L’Unicef, depuis le lancement de l’Année européenne du bénévolat et du volontariat, a activement participé au collectif Alliance EYV France (qui réunit une centaine d’associations françaises) afin de mettre en place un dispositif, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, qui facilite la mise en relation entre les associations et les acteurs de l’éducation et leur propose des outils pour animer des interventions.

A cet effet, le site geoambassadeurs.fr permet à la communauté éducative de repérer les associations impliquées dans le projet afin de les inviter à intervenir auprès des jeunes, et des outils d’accompagnement ont été créés par le collectif pour proposer des axes d’intervention adaptés aux différentes classes d’âge.

L’engagement des jeunes et l’Unicef

Les résultats de la récente enquête de l’Unicef, qui dresse le profil de ses bénévoles, ont souligné l’intérêt croissant des jeunes pour l’engagement associatif. Cela fait sens pour eux d’avoir une cause à défendre, de se sentir utiles et reconnus, de s’épanouir socialement et personnellement à travers la vie associative. Plus précoce est l’engagement, plus le jeune acquiert une conscience accrue de citoyen actif.
Pour répondre à cette envie d’engagement, l’Unicef France accorde une place prépondérante à la participation des jeunes, grâce à des programmes développés dans un esprit de continuité et adaptés aux préoccupations de chaque tranche d’âge.

Engagement associatif et éducation à la citoyenneté

La création de projets individuels ou collectifs, la participation à une vie associative font partie intégrante de l’éducation à la citoyenneté telle que l’entend le Socle Commun de Connaissances et de Compétences : « L’école doit permettre à chacun de devenir pleinement responsable, c’est-à-dire autonome et ouvert à l’initiative dans le but de favoriser une participation efficace et constructive à la vie » (pilier 6, Les compétences sociales et civiques).

Dans cet esprit, l’Alliance EYV France a créé un livret destiné à la communauté éducative qui permet de se familiariser avec le milieu associatif et les liens qui peuvent être créés entre associations et établissements scolaires.

En savoir plus : Bénévolat ou volontariat ?

Le bénévolat : on s’engage pour mener à bien une action non rémunérée, la plupart du temps au sein d’une association.
Le volontariat : on s’engage par contrat pour une mission d’intérêt général de durée limitée, en contrepartie de laquelle l’on perçoit une indemnité qui n’est pas assimilable à un salaire.

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France

Les programmes d’engagement jeunes à l’Unicef

L'engagement des jeunes, une priorité pour l'Unicef

 

L’Unicef, en cohérence avec sa mission de développement et d’éducation à la citoyenneté, accorde une attention toute particulière à la participation et à l’engagement des jeunes dans la vie sociale et associative.

Pour chaque niveau de la scolarité, il propose des outils et programmes adaptés.

Les Frimousses des Écoles : Un projet ludique et pédagogique à mener avec les enfants, pour aborder à travers la fabrication de poupées le droit à l’identité et à la santé pour tous les enfants du monde.

Les Clubs Unicef jeunes : Un programme éducatif, solidaire et citoyen, mené par un enseignant pour enrichir les actions pédagogiques des enseignants et inciter les jeunes à entrer dans une démarche de solidarité et de citoyenneté.

Les Jeunes ambassadeurs : Un programme d’engagement et de participation des jeunes, pour répondre à un désir d’engagement et développer leurs compétences et relayer la mission de plaidoyer de l’Unicef grâce à un programme de sensibilisation de pair à pair.

Unicef Campus : dans un esprit de continuité, ce programme s’adresse aux étudiants. Il leur facilite un engagement humanitaire et l’acquisition de compétences précieuses pour la vie professionnelle future, par exemple dans les domaines de l’organisation ou de la communication. La création de pôles Unicef dans les établissements permet de créer des projets événementiels ou de communication, d’organiser des débats, de plaidoyer auprès des pairs ou du grand public, etc.

Kathleen Julié-Romé
Rédactrice-contributrice bénévole pour l’Unicef France

Mettre fin au drame ordinaire des enfants des rues

Un enfant des rues de Bamako, endormi à côté de la boîte de conserve dont il se sert pour mendier.

Cette année, pour la Journée de l’enfant africain célébrée tous les 16 juin, coup de projecteur sur les « enfants des rues », un phénomène qui concerne de nombreux pays. Au Mali par exemple, on estime à 5 500, pour la seule ville de Bamako, le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes dans les rues de la ville…

Ils sont par dizaines, aux carrefours et feux rouges de Bamako, à tendre leur boîte de conserve vide pour réclamer un peu d’argent ou de nourriture. Les pieds nus sur l’asphalte brûlant, au milieu des gaz d’échappement et des dangers du trafic. La nuit, ils se réfugient le long des murs des maisons ou dans les gares routières pour dormir quelques heures. « Ils sont exposés à tout » explique Zakari Adam, chef du Programme Protection des enfants, au bureau Unicef du Mali. « Ils sont souvent couverts de plaies qui mettent du temps à cicatriser, souffrent de toutes sortes de maladies, sont exposés aux risques de violences, de viol, de prostitution… »

Qui sont ces enfants, comment sont-ils arrivés dans la rue ?

Garçons pour la très grande majorité, (mais les filles ne sont pas épargnées) ils ont le plus souvent entre 10 et 18 ans et ont fui des violences physiques ou verbales subies dans le cadre de la famille, ou de l’école coranique – les parents confient parfois leurs enfants à des « maîtres coraniques » pour leur donner une éducation religieuse ; dans certains cas, ces maîtres les forcent à mendier et les maltraitent…
Ces enfants des rues sont originaires du Mali à 86%, mais certains viennent d’autres pays de la sous-région d’Afrique de l’Ouest : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry… Leur gagne pain ? La mendicité, pour la grande majorité. Mais certains font de petits « métiers de rue » : cireur de chaussure, laveur de vitres, porteur de bagages… Les filles, elles, font souvent du petit commerce de fruits et légumes sur les marchés ou les bords de route – la moitié d’entre elles a recours à la prostitution pour survivre. *

La clé ? L’école !

« Aujourd’hui au Mali, le taux net de scolarisation est de 61%. Atteindre 100% permettrait aussi de vaincre le problème des enfants des rues ! » explique Zakari Adam. Si le Samu Social, avec lequel travaille l’Unicef, fait des maraudes dans les rues pour venir en aide aux enfants, l’Unicef de son côté s’atèle à la prévention du phénomène : « Il s’agit de renforcer la capacité d’accueil des écoles existantes, d’améliorer l’offre scolaire en proposant notamment des cycles « réduits » adaptés, qui permettent aux plus grands de rattraper les années de scolarité manquées, mais aussi de sensibiliser les parents sur l’importance de l’école… Nous faisons également du plaidoyer auprès des acteurs politiques, notamment les maires qui, dans le cadre de la décentralisation en cours, peuvent mettre en place des actions concrètes pour les enfants des rues. De plus en plus le font, en suivant nos recommandations ! Les résultats sont très encourageants. Mais cela demande du temps et des financements… »

*Données tirées de l’Etude « Nous venons tous d’une maison » menée par le Samu Social Mali dans la ville de Bamako avec le soutien de l’Unicef. Décembre 2010.

Pour en parler avec vos élèves

Destiné aux élèves de collège, ce dossier pédagogique permet d’aborder le thème du travail des enfants de manière interdisciplinaire.

Pour avoir accès à tous les dossiers pédagogiques de l’Unicef France, il vous suffit de cliquer ici.


Deux Jeunes Ambassadeurs interrogent des experts sur l’avenir de l’eau

Pour la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2011, une journée d’étude et une conférence-débat sur le thème de l’accès à l’eau dans le monde sont organisées de 8h à 23h, à la Maison des Associations de Joué-Lès-Tours (37). Venez participer, l’entrée est libre !Cela faisait déjà quelque temps que Valentin Saint Gilles et Arthur Perdriat, deux Jeunes Ambassadeurs Unicef d’Indre-et-Loire, ressentaient le besoin d’ancrer leur engagement dans une action concrète et d’agir par eux-mêmes en organisant un évènement en lien avec l’actualité.
Des rencontres avec des bénévoles de leur comité et des recherches sur le site de l’Unicef les ont sensibilisés à la problématique de l’accès à l’eau dans le monde. C’est ainsi qu’est né leur désir de traiter ce thème à l’occasion de la journée mondiale de l’eau et l’idée d’organiser cette manifestation  

Les objectifs de cette journée :
Sensibiliser le public, et en particulier les jeunes, à l’importance de l’eau dans le monde ;
Collecter des fonds permettant le financement d’un équipement d’accès à l’eau dans une localité d’Afrique subsaharienne.  

Une journée d’étude « De l’eau pour tous ? »  Tout au long de cette journée d’étude, ouverte aux lycéens et au grand public, se succèderont des spécialistes de la question. Parmi eux : Bénédicte Florin, Maître de conférences à l’Université François-Rabelais de Tours ; Jean-Pierre Bugada, responsable de la communication pour la France et Monaco de l’UNRIC ; Philippe Rekacewicz, géographe-cartographe, journaliste au Monde Diplomatique et auteur de l’Atlas mondial de l’Eau ;  Issouf Elli Moussami, conseiller municipal de Joué-Lès-Tours et fondateur de l’association Toubous du Sahara ; Ahmed Mostefaoui, ancien haut fonctionnaire à l’Unicef International ; ainsi que Valérie Monsh, administratrice et responsable de l’engagement jeunes pour l’Unicef France. 

Une exposition sur l’Eau aura lieu, en parallèle de cette journée, au sein du Lycée Jean-Monet du 11 au 27 mars.  

Une soirée débat « Regards croisés sur l’eau »

A partir de 20h, une conférence-débat animée par des intervenants clôturera cette journée de réflexion sur l’eau, son accès, sa spécificité… Ce temps d’échange permettra aux intervenants et au grand public de réagir sur cette question essentielle de l’eau.
 
De nombreux partenaires ont répondu à l’appel des deux Jeunes Ambassadeurs Unicef, notamment des organisations et des associations, des établissements scolaires, des collectivités territoriales, ainsi qu’une entreprise privée.