L’IVG dans la Constitution

Aujourd’hui, 4 mars, députés et les sénateurs votent pour la constitutionnalisation de l’IVG.

Photo Jeanne Menjoulet via Flickr

L’IVG est l’interruption volontaire de grossesse, c’est à dire qu’une femme enceinte peut décider d’interrompre sa grossesse si elle le souhaite.

Pour qu’une réforme de la Constitution soit votée, il lui faut rassembler au moins les voix les trois cinquièmes des sénateurs et des députés réunis. L’article garantissant la « liberté » pour les femmes «de recourir à l’interruption volontaire de grossesse» devrait en récolter encore plus. Au delà du côté symbolique, c’est la certitude que ce droit sera toujours accordé aux femmes et la France deviendra alors le premier pays à constitutionnaliser l’IVG.

Cette loi est transpartisane mais elle a surtout été portée à l’initiative des femmes députées et sénatrices qui ont du convaincre leurs collègues. Elle est largement saluée par des historiennes et les militantes féministes. Violaine Lucas, présidente de l’association Choisir la cause des femmes qui a été fondée par Gisèle Halimi, salue « une grande victoire, puissante, à haute portée symbolique » (source : Le Monde). Cette constitutionnalisation signe la liberté des femmes à disposer de leur corps.

On peut parler de moment historique. Par exemple, la Fondation des femmes parle d’un « évenement festif et historique ». Ce à quoi réagit Christine Bard, spécialiste de l’histoire des femmes et du genre « ce n’est pas si fréquent que ça que l’on qualifie un moment d’historique. C’est un moment que l’on ressent comme très important et qui a un retentissement symbolique fort »

Faustine

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