Notre station Jaurès, une des plus polluées du réseau !

L’IDFM, organisme organisateur des transports en Île de France a mis en œuvre une étude, publiée en janvier, sur la qualité de l’air dans les stations de métro et de RER parisiennes. Cette enquête a montré que l’air de certaines stations étaient composé d’une quantité trop importante de particules fines.

photo Chabé01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Trois stations ont un taux particulièrement élevé de ces particules fines : Belleville (ligne 2 et 11), Oberkampf (lignes 5 et 9) et… Jaurès (lignes 2, 5 et 7) ! Dans ces trois stations, le taux de particules fines PM10 (poussières inhalables) dépasse les 480µg/m3 d’air, seuil maximum recommandé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à partir d’une heure d’exposition (pour 140µg/m3 en plein air). Concernant les particules fines PM2 et PM5, plus dangereuses pour la santé, aucune étude n’a encore été faite.

Les particules fines sont des particules solides en suspension dans l’air. Les particules PM2, PM5 et PM1 ont une vitesse de sédimentation plus longue, ce qui signifie qu’elles restent plus longtemps dans l’air.

Le problème est que, non seulement la santé des usagers, mais plus encore celles des personnes travaillant dans le métro pourrait être mise en danger par les particules fines, puisque celles-ci peuvent -entre autres- être la cause d’inflammations et d’aggravations pour le personnes fragiles, souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires. Les masques de chirurgie ne suffisent pas à les filtrer et le fait de respirer fort accentue leur entrée dans le système respiratoire.

Des équipements sont nécessaires pour améliorer la qualité de l’air dans les stations de métros. La RATP a plusieurs projets (notamment des appareils de filtration et de ventilation de l’air ou des semelles de freinages innovantes) qu’elle veut mettre en œuvre.

Jeanne et Antoine

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