Cythère

15 avril 2011

Cythère.


Un pavillon à claires-voies

Cythère, dessin de Maréva

Abrite doucement nos joies
Qu’éventent des rosiers amis ;


L’odeur des roses, faible, grâce
Au vent léger d’été qui passe,
Se mêle aux parfums qu’elle a mis ;


Comme ses yeux l’avaient promis,
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre ;


Et l’Amour comblant tout, hormis
La Faim, sorbets et confitures
Nous préservent des courbatures.


Fêtes galantes, 1869

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