Ordre du jour :

– Blog « zapydoc »

– Synthèse des réunions ZAP 2007-2008

– – Le référentiel élève en documentation : intervention des documentalistes de l’enseignement agricole.

Le binôme « éducation aux médias »

La circulaire rectorale concernant les CDI

Etaient présents, les documentalistes du :

Collège du Pays des Luys, Amou

Collège Léon des Landes, Dax

Collège de Pouillon

Collège François Mitterrand, Soustons

Collège Saint Joseph, Tartas et Sainte Thérèse, Saint Sever

Collège et Lycée Saint Jacques de Compostelle, Dax

Collège d’Albret, Dax

Collège Jean Moulin, Saint Paul lès Dax

Collège de Linxe

Collège Soubaigné, Mugron

Collège du Pays d’Orthe, Peyrehorade

Collège Serge Barranx, Montfort en Chalosse

Lycée de Borda, Dax

Lycée Sud Landes, Saint Vincent de Tyrosse

LP Jean Taris, Peyrehorade

LPO Haroun Tazieff, Saint Paul lès Dax

Lycée agricole Hector Serres, Heugas

Première réunion ZAP à laquelle ont été conviés les documentalistes de l’enseignement privé sous contrat et les documentalistes de l’enseignement agricole. Les échanges au cours de cette journée ont été particulièrement enrichissants avec nos collègues de l’enseignement agricole et de l’enseignement privé, nous souhaitons donc poursuivre dans ce sens.

Les chefs d’établissement étaient également invités. Aucun n’était présent.

1°) présentation du blog de la ZAP, « zapydoc » : http://lewebpedagogique.com/zapydoc

2°) Synthèse succincte des réunions ZAP 2007-2008 (mise en ligne sur le blog).

3°) Référentiel élève en éducation à l’information

Afin de pouvoir travailler sur le thème général de cette année dans les ZAP, intervention des professeurs documentalistes de l’enseignement agricole :

Présentation par les collègues de l’enseignement agricole de leur site internet http://www.chlorofil.fr/

Présentation du référentiel des professeurs-documentalistes de l’enseignement agricole, avec les 4 axes: http://www.chlorofil.fr/metiers-recrutements/textes-officiels/metiers/etablissements-publics/professeur-documentaliste-et-tepeta-documentation.html

o Responsabilité du CDI

o Activités conduites par le professeur documentaliste

o Pédagogie

o Animation

Les professeurs documentalistes sont aidés par du personnel (les TEPETA) auquel ils peuvent déléguer certaines tâches.

Les professeurs documentalistes de l’enseignement agricole effectuent des heures d’enseignement face aux élèves, dans le cadre de modules (1 heure de cours = 2 « heures CDI ») :

o Module G1 en BEP : expression, communication et pratique de la langue française, où le professeur documentaliste intervient pour 30 heures. L’objectif de ce module étant : « pouvoir s’exprimer et communiquer, développer sa culture et son sens critique par la pratique de la langue française et de différents moyens d’expression ».

o MG1 en bac pro : connaissance et pratique de la langue française, en pluridisciplinarité, où le professeur documentaliste intervient pour 9 heures. L’objectif indiqué est : « être autonome dans ses démarches d’information et de communication, dans ses activités de lecture et d’écriture ».

o D2.2 en BTS (en cours de réforme) : techniques d’expression, de communication, d’animation et de documentation. Un volume horaire de 40 heures de cours était prévu pour le professeur documentaliste (en diminution avec la réforme). L’objectif indiqué est : « améliorer des capacités d’expression, de communication, de relation, d’initiative ».

Ces heures d’enseignement sont mentionnées dans les référentiels élèves des diplômes, pour ce qui concerne le contenu et le volume horaire. La note certificative obtenue compte pour l’obtention de leur diplôme. Ces heures sont généralement incluses dans un dispositif modulaire, avec le français et l’éducation socio-culturelle.

Les professeurs documentalistes disposent d’un corps d’inspection spécifique : documentation et TIM (techniques info-multimédia). Pour la région Sud, il s’agit de Mme Sylvie Perget. Pour la région Nord, M. Denis Utard.

Remarque : lycées agricoles sont en général des petites structures où le ratio profs/élèves est avantageux.

L’enseignement agricole est également doté d’une maison d’édition : les Editions Educagri : http://www.editions.educagri.fr/

2 références à noter :

o Education à l’information Michel DUMAS,  Laurent ESCANDE,  Isabelle FABRE,  Cécile GARDIES,  Sylvie PERGET,  Marianne RINALDI. Coll. Approches. Ed. Educagri, 09 /2008

o Médiations autour du livre Corinne BRIGITTE-BALLESIO,  Michel DUMAS,  Isabelle FABRE,  Cécile GARDIES,  Isabelle GUERIN-BOUTILLON,  Sylvie PERGET. Coll Approches, Ed. Educagri, 10/2007

Les professeurs de l’enseignement agricole sont formés à l’ENFA, école de formation agricole, située à Toulouse. Ils sont reliés entre eux par un réseau Renadoc, ainsi que par différentes conférences électroniques, au niveau régional et national, sur lequel toutes les informations professionnelles circulent. Chacun est tenu de le consulter régulièrement.

Concernant le dépouillement des revues spécialisées : le réseau Rénadoc. Chaque professeur documentaliste est tenu de dépouiller un titre de revue par an et de le mettre à la disposition de tous via rénadoc. (cf Inter CDI n°215 de septembre 2008 « 1998-2008 : Rénadoc : une promo, un réseau »). De plus, chaque établissement paie une cotisation annuelle au réseau afin de profiter de l’ensemble des ressources mises à disposition des établissements.

Les professeurs documentalistes de l’enseignement agricole ont à leur disposition une « Commission CDI » :

cf. http://www.memento.chlorofil.fr/section3/enseigner/docs.htm#signet12

1.2 La commission CDI


Le conseil intérieur met en place une commission CDI (entérinée ensuite en C.A.) dans laquelle sont présentés les orientations et les choix proposés par le professeur-documentaliste. La commission est animée par ce dernier. Le professeur-documentaliste doit être parfaitement informé de la vie de l’établissement et associé aux différentes instances qui la régissent ; c’est à cette condition qu’il remplira pleinement sa mission d’information auprès des membres de la communauté éducative. (Note de service du 26 mai 1998, DGER/POFEGTP/N98-2056).

Pour quoi ?

Le but d’une commission CDI est de gérer collectivement un bien commun  » le CDI  » dans l’intérêt général.



Pour qui ?

Pour tous les acteurs de l’établissement. Une manière, entre bien d’autres, d’organiser la composition de la commission : faire appel à x (suivant la taille de l’établissement) représentants des enseignants (soit par chaires, soit globalement), des ATOSS, des élèves, des surveillants, des personnels de l’exploitation, des formateurs des CFA et/ou CFPPA, des stagiaires, des apprentis, y inclure un membre de l’équipe de direction, un CPE, l’infirmier(e), l’animateur du foyer et/ou de l’ASC.

Comment?
A l’initiative du professeur-documentaliste et animé par ses soins, sous la responsabilité du proviseur et en concertation avec l’équipe pédagogique.
Quelques possibilités :

– Présentation au préalable d’une proposition de composition et d’un objectif général auprès du proviseur et ensuite validation lors du conseil intérieur.
– Mise en place de la commission par un appel aux collègues (diffusion du projet reprenant l’objectif principal et les règles de mise en place et de fonctionnement prévus).
Les ordres du jour et les comptes-rendus de chaque réunion de la commission doivent être diffusés à l’ensemble de l’EPLE
.

Réflexions, suite à l’intervention des collègues de l’enseignement agricole sur leur référentiel et les référentiels élèves en documentation :

La question est de savoir si, dans l’Education Nationale, la documentation pourrait être une discipline, avec un professeur qui enseigne, un référentiel élèves, des heures de cours et la possibilité d’une validation des compétences. Ou bien si la documentation n’est pas considérée comme une discipline mais un « enseignement » qui se fait au cas par cas, par rapport à un collègue de discipline.

La situation des professeurs documentalistes de l’Education Nationale peut difficilement être calquée sur celle des collègues de l’enseignement agricole dans la mesure où le nombre de postes par élèves n’est pas équivalent et que ces derniers bénéficient d’aides pour la gestion du CDI.

Si les heures d’enseignement de documentation ne font pas l’unanimité auprès des collègues, le fait pour le professeur documentaliste d’être sollicité par le référentiel élève (et donc d’être présent dans leur emploi du temps), présente des aspects positifs :

o Possibilité de voir les élèves et de les former. Les élèves ont tous le même bagage, la même formation. Ils arrivent au lycée avec les mêmes connaissances, la même culture informationnelle de base.

o Possibilité de validation des acquis, notamment pour le B2i (il est effectivement demander actuellement au professeur documentaliste de valider certains items du B2i, sans pour autant avoir la possibilité de rencontrer les élèves au cours de l’année).

o Le professeur documentaliste fait d’abord partie de l’équipe pédagogique, avant d’être « la personne du CDI ». Présence aux conseils de classe.

o Prendre pour modèle la Commission CDI dans l’enseignement agricole et l’appliquer dans l’Education Nationale.

o Dans le cadre de l’éducation aux médias, permettre au professeur documentaliste de prendre part à cet « enseignement » de façon effective et efficace.

Interrogation : le référentiel élève en documentation est-il considéré comme un axe de formation de la politique documentaire ?

Un référentiel « éducation à l’information » niveau collège permettrait à l’élève en fin de 3ème:

D’être autonome dans ses démarches de recherche, pour comprendre (la consigne), pour trouver (l’information) et pour restituer.

Pour cela, au cours des 4 années du collège, l’élève apprendrait :

A repérer les sources d’information (les lieux et les outils).

A consulter (une base de données) et à utiliser une documentation (les clés des documentaires).

A sélectionner les informations pertinentes.

A réaliser un document en vue de la restitution (écrite, orale, audiovisuelle, etc).

Chaque niveau ayant un degré de complexité supérieur par rapport au précédent.

Un référentiel « éducation à l’information » niveau lycée permettrait à l’élève en fin de terminale :

D’approfondir les compétences acquises au collège, de développer l’esprit critique face à l’information et de bâtir un argumentaire pour justifier ses positions.

Analyser le sujet

Traduire une question en mots clés

Dégager une problématique

Identifier, comparer et utiliser la recherche avancée des différents outils de recherche

Diversifier et croiser les sources

Vérifier la fiabilité, la validité et la pertinence de sources

Rédiger une bibliographie, une sitographie commentées (justification du choix)

Acquérir la lecture rapide « en diagonale » (chapeau, accroche, conclusion, repérage d’une orientation, …)

Repérer une question problème et des mots clés dans un document

Reformuler l’information

Apprendre la lecture de l’image (photos, dessins, graphiques, images animées) en analysant la couleur, le son, les formes, le contexte de création de l’image, …

Développer la rigueur et le sens critique dans la gestion de l’information

4°) le binôme référent en éducation aux médias dans les EPLE :

Binôme « éducation aux médias »

Demande spécifique de la ZAP Dax-Chalosse pour une formation par rapport à la lecture de l’image, le décryptage de l’image, l’analyse. Pour permettre aux élèves de comprendre, d’analyser puis de créer une image.

Mise à la connaissance du rapport du sénateur Assouline sur l’éducation aux médias, d’octobre 2008, et le rôle des professeurs documentalistes

Et les remarques d’Olivier Le Deuff sur internet :

http://www.guidedesegares.info/2008/11/08/remarques-sur-le-rapport-assouline/

Situations variées dans les établissements : binôme existant ou inexistant ; projets liés à la presse et aux médias plus ou moins existants.

Que se passe t-il s’il n’y pas de binôme ?

Intérêt du binôme : avoir des formations.

Quelques pistes :

recenser tout ce qui se fait, au sein de l’établissement, autour des médias ; et tout ce qu’on ne peut pas faire… (faute de moyens, de créneau horaire, d’accès à certains sites internet comme par exemple la fonction google images dans les collèges, etc).

Possibilité de faire appel à l’Institut de journalisme de Bordeaux, pour des interventions gratuites dans les établissements.

ODP et média : fiches pédagogiques sur le site de l ’ONISEP à partir du support presse.

Pour le financement de projets liés à la presse :

o le CLEMI peut aider dans les démarches. Cf. le projet médias au collège de Soustons (voir sur le blog zapydoc).

o -l’ARPEL

Inquiétude quant au fait qu’on rajoute de plus en plus de « casquettes » aux professeurs documentalistes, alors que le contexte est incertain : réforme des lycées, avenir des professeurs-documentalistes, recrutement, etc.

5°) la circulaire rectorale sur le rôle et la place du CDI ; la politique documentaire

Retour sur la politique documentaire et la circulaire rectorale relative au CDI :

Le projet documentaire doit être inscrit dans la politique documentaire de l’EPLE, qui elle-même est inscrite dans le Projet d’établissement

Le professeur documentaliste peut dégager, dans un premier temps, les besoins en politique documentaire. Le rôle du professeur documentaliste s’arrête là; puis vient le temps de la concertation au sein de l’établissement, sous la responsabilité et l’impulsion du chef d’établissement. Ce temps là concerne l’ensemble des personnels de l’établissement (cf. Commission CDI dans l’enseignement agricole).

Inquiétudes quant à une mutualisation du budget : disparition de la ligne budgétaire du CDI, de la liberté de choix ; le documentaliste deviendrait le « gestionnaire » des achats des disciplines et des professeurs de disciplines.

Prochaine réunion des profs-docs de la ZAP Dax-Chalosse prévue au printemps, a priori au Collège Fr. Mitterrand, à Soustons. Nous souhaiterions inviter les professeurs d’éducation socio-culturelle de l’enseignement agricole, qui pourront intervenir en particulier sur le volet « éducation aux médias ».

Compte-rendu réalisé par les co-référentes de la ZAP : Marie Le Bléïs/Martine Gadreau

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