le jardin des retours

Un blog de géopolitique pour lycéens et classes prépa: c’est ici

Après 300 articles et plusieurs mois d’un relatif silence, je reprends la main ici, et vous signale le début d’une nouvelle aventure, en partenariat avec le site www.diploweb.com : un blog de lewebpedagogique.com consacré à la géopolitique, pour les lycéens et les classes prépa.

C’est ici: http://lewebpedagogique.com/geopolitique

Bonne lecture, sur l’un ou l’autre de ces blogs!

H. Billard


Publié le 14 décembre 2012 par Hugo Billard dans Non classé

Une géographie étonnante: la France des ronds-points

Révélé sur le site géographique Tropspace, un film sur un lieu géographique étonnant: le rond-point.

Un film de Pierre Goetschel, sorti en 2010, que son producteur décrit ainsi:

« Promenade monomaniaque d’un mystérieux personnage dans l’univers des rond- points, cette France des rocades, des noeuds autoroutiers, des banlieues périphériques, des ZAC, des ZI, des ZUP… Son voyage, de la Bretagne au Sud de la France, au pays des « logiques de rationalisation », en compagnie d’un représentant en fleurissement urbain, d’un lama tibétain, d’urbanistes, de maires, d’un joueur de vielle, d’un derviche tourneur, d’un sculpteur, d’un anthropologue…, révèle l’absurdité de notre monde « aménagé ». Le film nous invite à une circulation poétique, critique et humoristique de l’urbanisme, de la société de consommation et de l’automobile, bref de la vie moderne. Comme dans une centrifugeuse, les ronds-points nous renvoient chaque fois à une autre destination, vers un ailleurs qui ne cesse de se dérober. »

A bientôt
Hugo Billard


Publié le 18 janvier 2012 par Hugo Billard dans Non classé

Pierre Nora aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois 2011

Dimanche 16 octobre, l’historien et éditeur Pierre Nora a prononcé la conférence de clôture des XIVe Rendez-Vous de l’Histoire de Blois. Histoire et Mémoire, histoire et politique, histoire globale/histoire mondiale, une vision générale de l’histoire aujourd’hui par l’auteur d’Historien public et de Présent, nation, mémoire, tous les deux chez Gallimard cette année.

Une vidéo prise sur lemonde.fr
A bientôt

Hugo Billard


Publié le 18 octobre 2011 par Hugo Billard dans Non classé

Les sujets du bac sont…

… tombés pour les Terminales du lycée Rochambeau de Washington, comme chaque année bien avant la métropole. On peut consulter ces sujets en passant par ici (merci Daniel pour l’info) ou directement là sur le site du lycée.

Bon, bon, les voilà, râlez pas:

Pour les L & ES

Composition 1 : L’Asie dans les relations internationales de 1945 à 1975 : décolonisation et rôle dans la guerre froide.

Composition 2 : L’Europe de l’Ouest en construction de 1945 à 1998.

Etude d’un ensemble documentaire : Les transformations de la société française depuis 1945.

Croquis 1 : Inégalités et flux dans l’espace méditerranéen.

Croquis 2 : L’axe rhénan au coeur de l’Europe.

Pour les S

Composition 1 : La colonisation et le système colonial du milieu du XIXe à 1939.

Composition 2 : La Cinquième république de 1958 à nos jours : fondation et évolution d’un nouveau système républicain.

Etude d’un ensemble documentaire : Quelles sont les caractéristiques et les limites du système soviétique de 1946 à 1991 ?

Croquis 1 : L’Asie orientale : une aire de puissance multipolaire organisée par de nombreux flux.

Croquis 2 : Inégalités et flux dans l’espace méditerranéen.

Bon courage aux Terminales qui se plongent dans leurs fiches…

H. Billard


Publié le 2 juin 2011 par Hugo Billard dans Non classé

Le Magnard Histoire Première est paru!

Lien vers le site dédié aux professeursGrâce au travail de 14 auteurs qui ont courageusement supporté ma direction, le manuel d’histoire Première L/ES/S des éditions Magnard vient de paraître! Il est arrivé, ou arrive ces jours-ci dans les casiers des professeurs d’histoire-géo des lycées.

Comme l’an dernier, je sollicite vos avis, remarques, réclamations, critiques (et encouragements aussi ;-)

A bientôt

Hugo Billard


Publié le 7 mai 2011 par Hugo Billard dans Non classé

« Va Pensiero » pour l’unité italienne

Riccardo MutiNous parlons souvent, dans les cours ou dans les médias, de l’art en politique par le biais de la propagande ou du storytelling de nos hommes politiques.

Il est aussi des moments de grâce où l’on se souvient que l’art exprime ce qui nous dépasse.

Le 12 mars 2011, pour les 150 ans de la République italienne, l’Opéra de Rome joue Nabucco de Verdi sous la direction de Riccardo Muti.

Créée en 1842 à Milan par Verdi, Nabucco raconte la révolte et la souffrance des Hébreux exilés à Babylone par Nabuchodonosor. Lors de sa création, les patriotes de Jeune-Italie ont immédiatement considéré un de ses chants, « Va Pensiero », comme un hymne à la libération du territoire italien de ses oppresseurs autrichiens, et Verdi devient un acronyme: Viva Vittorio Emanuele Re d’Italia. Le « Va Pensiero » du Nabucco appartient depuis lors à l’imaginaire politique italien: c’est un chant de résistance autant qu’un chant national. Pour les Italiens, Va Pensiero c’est la Marseillaise + Le Chant des Partisans.

Dans La Croix, Riccardo Muti explique l’importance de Nabucco et du Va Pensiero pour les Italiens.

Le contexte des festivités des 150 ans de l’Italie est particulier. Accusé de détournements, de corruption, de liens avec la mafia, sans compter ses frasques avec de jeunes filles, le président du Conseil Silvio Berlusconi est dans la salle. Ses télévisions sont accusées d’avoir, depuis plus de deux décennies, appauvri considérablement le niveau culturel des Italiens. Son gouvernement comprend des membres de la Lega Nord, un parti qui prône la séparation du nord et du sud de l’Italie en deux Etats distincts. Des coupes majeures viennent d’avoir lieu dans le budget de la culture, acculant à la faillite un certain nombre d’institutions majeures de ce magnifique pays. Quelques minutes avant la représentation de Nabucco, le maire de Rome, qui appartient pourtant au parti de Berlusconi, a pris la parole pour dénoncer la diminution du budget de la culture. Pourtant la représentation se déroule sans incident jusqu’au Va Pensiero.

Dans le Times de Londres, Riccardo Muti raconte l’ambiance: « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

Dans sa chronique matinale sur France Culture, Philippe Meyer raconte la suite avec une certaine émotion dans la voix.

La salle bisse le Va Pensiero. Un homme crie « Viva l’Italia ». Muti prend la parole et accepte de rejouer. La salle, debout, entonne en même temps que le choeur cet appel à la liberté. Comme en 1848 des papiers griffonnés tombent des balcons vers le parterre.

Le texte de l’intervention de Riccardo Muti est sous la vidéo (source: agoravox). Les images sont mauvaises, mais l’émotion…

Image de prévisualisation YouTube

Muti : Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le « Va Pensiero » à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait « O mon pays, beau et perdu », j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment « belle et perdue ».

Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène.

Muti : Depuis que règne par ici un « climat italien », moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant… nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble. (source: agoravox)

Et si vous voulez le passage de la Grande Illusion de Jean Renoir auquel fait allusion Philippe Meyer à la fin de sa chronique, elle est ici.

Le texte du « Va Pensiero » et sa traduction sont là.

Merci
H. Billard

(image: Riccardo Muti photographié pour le journal italien L’Unità)


Publié le 26 avril 2011 par Hugo Billard dans Non classé

Le centre d’Oradour sur Glane empêché de dire l’histoire

Pour avoir présenté cette photographie et sa légende, le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane vient d’être condamné à la retirer par la Cour d’Appel de Limoges, après une plainte des héritiers de Louis Renault. C’est le journal Le Populaire qui le raconte, et c’est Daniel Letouzey qui en narre les réactions sur son blog Clioweb dans Louis Renault à Berlin en 1939..

La Ligue des Droits de l’Homme s’insurge contre cette décision: ce n’est pas aux tribunaux de dire l’histoire, mais aux historiens.

Deux questions historiques se posent: celle des conditions de la collaboration, qui n’est pas du seul fait de Renault, mais à laquelle l’entreprise a participé, et celle des conditions douteuses de la mort de Louis Renault, en 1944, en prison, 4 semaines après avoir été arrêté par des résistants. Il n’empêche que du simple fait de l’histoire, celle de l’histoire des faits, Renault a travaillé pour l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Une vidéo INA pour s’imprégner du contexte: Alain Decaux raconte la « tragédie » de Louis Renault.

A bientôt

H. Billard


Publié le 5 mars 2011 par Hugo Billard dans Non classé

2 Décembre

Il est dans notre histoire des dates fixes du calendrier qui sont devenues noms communs tant elles sont ressassées: 8-mai (1945), 18-juin (190), 14-juillet (1789), 11-novembre (1918). Mais peu de dates fixes ont des significations multiples. Le 2-décembre est de celles-là.

2 décembre 1804: Bonaparte est sacré Napoléon 1er (enfin, se sacrait, si l’on en croit le tableau de David).

2 décembre 1805: Napoléon vainc ces messieurs les Autrichiens et les Russes à Austerlitz (quel beau soleil!).

2 décembre 1823: le président états-unien Monroe édicte la doctrine de politique étrangère selon laquelle rien de ce qui est du continent américain ne sera étranger aux Etats-Unis. Bref, vous les Espagnols, pas question de revenir coloniser vos anciens territoires des Amériques, et viva Bolivar!

2 décembre 1851: Louis-Napoléon Bonaparte, le petit-neveu du vainqueur d’Austerlitz, fomente un coup d’Etat et abolit la IIe République. C’est plus facile quand on est déjà président, qu’une loi vous empêche de vous représenter, et que votre mandat arrive à expiration. Je connais des dictateurs, en Afrique du Nord, qui sont récemment tombés pour avoir voulu rester trop longtemps au pouvoir…

2 décembre 1852: quitte à se chercher une légitimité après avoir commis un coup d’Etat, autant y aller franchement. Louis-Napoléon Bonaparte se proclame, himself, Napoléon III. Bon, il n’y a pas eu de Napoléon II, mais pour tous les bonapartistes l’ex-petit roi de Rome, le prince impérial Napoléon François (1811-1832), aurait dû régner. Comme le petit Louis, mort à la prison du Temple en 1795, Louis XVII pour tous les royalistes attachés à son papa n°XVI, décollé en place de Grève le 21 janvier 1793.

2 décembre 1887: le bon président Grévy (Jules, prénom très mode à l’époque) démissionne. Son neveu trafiquait, contre monnaie sonnante et trébuchante, des légions d’honneur. Pas bien, pas bien, surtout quand on est le neveu du premier président vraiment républicain de la IIIe République.

2 décembre 1908: Pu Yi devient empereur de Chine. Le dernier empereur, selon le film de Bernardo Bertolucci (1987). Un empereur assez bref. La République est proclamée par Sun Yat-Sen en 1912…

2 décembre 1980: Romain Gary se suicide. Ce génial écrivain utilisait un nombre abondant de pseudonymes. Jusqu’à obtenir deux fois le prix Goncourt, d’abord comme Romain Gary, ensuite comme Emile Ajar. Pas facile, ensuite, de se dépêtrer de personnalités multiples.

2 décembre 1981: naissance de Britney Spears. Comme quoi, il s’en passe, des choses, les 2 décembre…

2 décembre 1984: à Bophal, en Inde, l’usine chimique de la Carbide Union fuit de l’isocyanate de méthyle. C’est imprononçable, mais très toxique: 2000 morts, 150 000 blessés mutilés, et ce ne sont que des chiffres ronds et minimisés. Depuis, 30 personnes meurent chaque jour dans les environs de l’usine.

2 décembre 1993: le multi-parrain multi-milliardaire de la drogue colombienne Pablo Escobar, boss du cartel de Medellin, est abattu par la police. Plus expéditif que pour Al Capone, tombé en 1931 pour… fraude fiscale.

2 décembre 2011: … surprise, surprise…

A+

Hugo Billard


Publié le 20 février 2011 par Hugo Billard dans Non classé

La Chine, 2e puissance mondiale en 2010

La Chine est officiellement la 2e puissance économique mondiale.

C’est dans Le Monde aujourd’hui, en cliquant ici.

A+

H. Billard


Publié le 14 février 2011 par Hugo Billard dans Non classé

Question aux profs d’histoire-géo…

En juin dernier tous les profs d’histoire-géographie de France et de Navarre ont reçu ce manuel d’histoire destiné aux Secondes, que j’ai eu le grand plaisir de diriger pour les éditions Magnard, et d’écrire en compagnie de 18 auteurs venus de tous les horizons académiques et pédagogiques. Il est accompagné d’une version numérique, d’un site pour le professeur et d’un site pour les élèves.

Si vous avez feuilleté et le cas échéant choisi ou non ce manuel pour vos classes, pourriez-vous m’en donner les raisons, d’un commentaire à la suite de ce billet, ou par mail à l’aide du lien dans la colonne de droite?

Bien à vous

Hugo Billard


Publié le 4 septembre 2010 par Hugo Billard dans 2e,Lire