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Cont’heure

Il était une fois…

Par un bon matin d’hiver, le professeur s’en allait, son panier sous le bras, pour porter des confiseries à ses petits loups.

Ces derniers rentrèrent, affamés comme jamais (oui, bon, endormis comme jamais…) et constatèrent que les tables et les chaises avaient, dans la nuit, changé de place. Au son de mon enchanteresse voix (évidemment, les profs sont des fées), ils comprirent alors qu’ils devaient s’asseoir par terre, en cercle… Quelle entrée en matière pompeuse ! Allez j’arrête !

Bon, en bref, j’ai proposé à mes élèves des séances de lecture à haute-voix (Oh, le truc révolutionnaire ! Je le savais, j’aime vous surprendre.). Cela a vraiment fonctionné. Ils lisent tous les jeudis Sans famille d’Hector Malot (j’ai un peu triché en amont en proposant l‘épisode 1 de Rémi sans famille en dessin-animé réalisé par Osamu Dezaki) et ils sont toujours impatients de connaître la suite.

Le projet

Après trois séances, j’ai essayé de réfléchir (oui, cela m’arrive !) à ce que nous pourrions tirer de ces sessions de lecture. Après avoir tourné et retourné les idées dans tous les sens, j’en suis arrivée à Cont’heure. Les ingrédients sont simples :

  • des élèves volontaires,
  • deux profs (on nomme cela « co-enseignement », je nomme cela la possibilité de faire deux groupes)
  • une professeure du primaire extraordinaire partante pour des projets
  • des lectures pour les primaires (une valeur sûre : Bernard Friot et un album que j’affectionne : Kerity la Maison des Contes d’Anik Le Ray)

Les ingrédients sont donnés. Vous allez me dire et alors ? Eh bien la suite est toute simple (mais vous imaginez bien qu’il a fallu monter tout un projet pour rentrer dans les clous) : pendant un mois les élèves volontaires vont se préparer à lire à haute voix des textes de Bernard Friot tirés d’Histoires minute (Milan Poche, Cadet, éclats de lire, 2007) et Kerity, la maison des contes d’Anik Le Ray pour ensuite aller faire la lecture aux élèves de CM2.

La lecture plaisir

Sacré challenge pour eux. Certains sont des petits lecteurs, d’autres lisent comme si nous étions dans un film d’art et d’essai, d’autres ont tendance à trop en faire. Le travail s’annonce fastidieux. Cependant, je crois qu’en redonnant à la lecture son pouvoir de plaisir et d’oralité, nous pourrons redorer son blason et impulser chez les jeunes une envie de se réapproprier les livres. Si vous êtes intéressés par ce projet (très modeste), n’hésitez pas, je suis encore de ceux qui partagent.

Pour les curieux : Pourquoi Cont’heure ?

Très simple : Conter en une heure (Ok, c’était facile ! Je sors !)

 

Une chronique de Tara-Tata

Commentaires

commentaires

commentaires

  • J’adore votre idée , cette année moi aussi je pratique la lecture à voix haute ; sans trop y avoir réfléchie j’ai surpris mes élèves.Souvent j’improvise des exercices , le résultat est surprenant . Le travail sur l’oralite est essentiel .

    • Merci beaucoup! Oui, il est essentiel et je pense qu’il doit aussi être synonyme de plaisir. Ce mot est souvent oublié…