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Classes inversées et « profs renversants »

Inverser la classe

Comme le rappelle Marie Soulié, il existe « autant de classes inversées que de profs renversants ». La classe inversée, dans sa diversité de pratiques, consiste à dédier plus de temps en classe aux pédagogies actives et à l’accompagnement individualisé des élèves, en mettant en autonomie la consultation de ressources et les tâches cognitives les plus simples.

Il s’agit d’un « principe » que chaque enseignant.e peut adapter à ses contraintes. Pour retrouver différents exemples de praticiens et de ressources, quels que soient les niveaux d’apprentissage, et quelles que soient les matières, vous pouvez vous référer à la page de l’association qui liste des ressources, ainsi que les articles des Congrès 2019, 2018, et 2016.

La CLISE, qu’est-ce que c’est ?

Née du besoin des enseignants et à l’initiative d’Inversons la classe !, se déroulera du 27 janvier au 02 février 2020 la Semaine des Classes Inversées et des Pédagogies Actives.

La CLISE est une solution innovante de développement professionnel enseignant entre pairs à large échelle. L’objectif est de permettre à tous les enseignant.e.s qui le souhaitent d’échanger et d’interagir, autour de rencontres, entre enseignant.e.s au sein de leur académie. Il s’agit d’un mouvement de terrain proposé par des enseignant.e.s qui ont à cœur de partager leurs pratiques. Les initiatives sont diverses : des classes ouvertes, des ateliers en co-construction, toute action qui permettra le dialogue entre pairs de manière générale.

Vous souhaitez ouvrir votre classe ? Vous souhaitez rencontrer un enseignant dans sa classe ? Vous pouvez contactez vos coordinateurs, ou nous écrire à [email protected] Nous vous attendons avec impatience ! D’ailleurs si les classes inversées vous intéressent, répondez à cette petite étude de terrain !

Que signifie ouvrir sa classe et être coordinateur.rice ?

Nos coordos sont là pour vous répondre !

« Ouvrir sa classe c’est l’occasion d’échanger avec des collègues qui offrent un peu de leur temps personnel pour s’informer sur les classes inversées, découvrir des pratiques ou les approfondir, chercher de nouvelles idées et les partager. C’est aussi un moment formateur entre pairs et l’occasion de faire connaissance avec des collègues qui sont proches de nous. Être coordinateur, c’est d’abord ouvrir sa classe, ensuite recenser les collègues susceptibles d’ouvrir leur classe pour les accompagner dans cette démarche d’échange en centralisant les informations sur une carte. C’est aussi créer des partenariats institutionnels pour informer les enseignants de la possibilité d’aller visiter les collègues dans leurs classes. Enfin, cela peut-être d’imaginer une animation avec ou sans partenaire pour la semaine de la CLISE. »

Les coordinatrices de Toulouse, enseignantes en Histoire-Géographie en collège [email protected]

 

« Ouvrir sa classe, c’est permettre un véritable temps d’échange, et montrer « en vrai » le mode de fonctionnement de sa classe. La classe est un lieu fermé et il n’est pas habituel de faire entrer des personnes (à part l’inspecteur !) dans sa classe. Être coordinateur, c’est, dans un premier temps, contacter les personnes qui ont déjà participé à la CLISE, au CLIC, ou à d’autres événements (formations, réunions, ou simple contact par mail) pour leur proposer d’ouvrir leurs classes et de s’inscrire sur la carte. C’est aussi contacter les acteurs institutionnels pour leur demander de diffuser les informations via leurs réseaux, ou de nous aider à organiser des événements (classe ouverte, world-café, conférence) dans l’Académie. Enfin, c’est faire fonctionner au maximum son réseau pour faire connaître la CLISE, créer du lien entre les professeurs et permettre à ceux qui le souhaitent de découvrir de nouvelles pratiques en situation. »

Geneviève Ponsonnet, enseignante en Physique-Chimie en lycée : @gponsonnet ; [email protected]

 

« Ouvrir sa classe permet d’échanger autour d’une pratique autrement que de manière théorique. Beaucoup de collègues craignent de se lancer dans un fonctionnement de type classe inversée par peur que ce soit difficile à mettre en place, trop chronophage ou encore ingérable en classe. Ainsi, venir observer une séance puis échanger avec le collègue (qu’il soit de sa discipline ou non) permet de lever énormément de freins et de franchir le pas, au moins de tester sur une séquence dans sa classe. Les moments d’échanges entre pairs sont toujours très riches, le partage d’expérience est un des fondamentaux indispensable pour rester dans une dynamique positive.

Être coordinateur, c’est relayer l’information, solliciter les collègues et les partenaires en académie afin de faire de cette semaine de la classe inversée une réussite. Pour cela, il faut une personne qui centralise et diffuse, elle doit être clairement identifiée à la fois par les enseignants mais aussi par l’association et l’institution. Le coordinateur joue ce rôle pivot dans l’organisation de tous les événements qui se tiendront durant la CLISE. »

Nicolas Lemoine, enseignant de Mathématiques en collège : @MathsLemoine ; [email protected]

 

Vous souhaitez ouvrir votre classe, organiser un atelier ou vous rendre à un événement près de chez vous ?

Rendez-vous sur la carte interactive de la CLISE : www.clise.org/carte

Nous remercions chaleureusement le WebPédagogique de faire partie de cette initiative de terrain !

Une chronique de l’association Inversons La Classe !

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