Franchement, je donne ma langue au chat !

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    Le billet précédant dévéloppait la notion de « patrimoine »  et faisait surtout référence aux biens nationaux tels que des musées, des églises, etc. Il sous-entendait que la gastronomie pouvait se rattacher à l’ identité d’une région ou d’un pays. Il en est de même de la langue car elle est la « caractéristique » d’une zone géographique et permet la communication entre les différents habitants. La langue joue le rôle de « ciment » et assure la cohésion d’un peuple . Dans l’impossibilté de  faire dialoguer ses habitants un pays perd son prestige et cela affecte son économie.

    François Ier (1494- 1547)

   En 1539, François 1er (né en 1494, mort en 1547 mais ayant régné à partir de 1515), par l’ordonnance de Villers-Côtterets , impose le français comme langue nationale de façon à mieux administrer la France. Il confére une unité au pays, diminue l’impact du latin et des dialectes locaux

 La Renaissance se caractérise par « les grandes découvertes » comme on a coutume de le dire et dans « découverte » on doit aussi admettre la conquête de nouveaux territoires.

                                          "Les grandes découvertes"

    C’est l’exploration de l’Amérique du Nord. Il y a la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492  . Je mets le mot « découverte » entre guillemets parce qu’en fait l’expression me semble ambigüe en raison des relations que vont avoir les conquérants et les autochtones.

Christophe Colomb (1451-1506)

    Jean Cabot  « découvre »l Terre Neuve en 1497. En  1949 Terre Neuve est devenue la dixième province du Canada.

Jean Cabot (1450-1500)

     Samuel de Champlain, à la fin du XVIème siècle, tissera un lien entre le lieu « découvert » , Québec, et la France.

                                                                     Samuel de Champlain

       A la fin du XVII ème siècle, René Robert Cavelier de La Salle et Louis XIV ème  assureront l’influence française en Amérique du Nord avec la création de la Louisiane.

         Les conquêtes de l’Afrique ainsi que celles de l’Asie ont aussi « exporté » la langue française et c’est ainsi que s’est développée la francophonie.  Malgré cet héritage souvent obtenu dans le sang et par la force, la francophilie jouit d’un grand prestige. Limoges aime à permettre à des artistes francophones et francophiles venant de nombreux pays à se retrouver dans cette ville durant un festival. Du 24 septembre au 3 octobre, « Les francophonies en Limousin  » offriront de multiples spectacles dont les créateurs viennent de Madagascar, de Belgique, du Burkina Faso, de l’ Ile Maurice, de l’Ile de la Réunion, du Québec, de la Suisse, de la Syrie, de l’Algérie, du Congo, etc. Pour plus de détails, regardez le programme : http://www.lesfrancophonies.com/index.html Cette manifestation prend place tandis qu’aujourd’hui même correspond à la journée européenne des langues : http://edl.ecml.at/

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Combien de « 11 septembre » ?

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            Il y a maintenant 8 ans, le monde entier avait les yeux tournés vers les Etats-Unis où, pour la première fois de l’histoire de ce pays, ou tout au moins directement sur son territoire, un symbole de sa puissance était détruit. Oui, c’était l’effondrement des célèbres « tours jumelles » qui ont toujours fait la gloire de New-York ! Qui plus est, cette destruction se situait dans le cadre d’un attentat d’Al-Quaida  dont le célèbre Oussama Ben Laden serait le chef.  Depuis, pour marquer sa réprobation de cet acte, sa solidarité avec les victimes, la date du 11 septembre est devenue un fait marquant la planète entière. Il y a un peu partout des commémorations dont une exposition en Haute-Vienne, exactement au Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane : http://www.oradour.org/ 

   Il est question de construire un mémorial sur l’emplacement du drame : http://www.linternaute.com/savoir/grand-chantier/photo/le-memorial-du-11-septembre-au-world-trade-center/world-trade-center-un-memorial-pour-les-victimes-du-11-septembre.shtml?f_id_newsletter=1595  . Son inauguration est prévue pour le 11 septembre 2011.

                                                               Les tours du World Trade Center en pleine destruction               

     Beaucoup d’initiatives autour du 11 septembre 2001. Or, il existait un autre « 11 septembre » qui pouvait tout autant provoquer l’indignation du monde entier. Seulement, il est un peu tombé dans les oubliettes : 11 septembre 1973 . De quoi s’agit-il ? Au Chili, le président, Salvador Allende (dont un des boulevards de Limoges porte le nom) est renversé par une junte militaire dont le chef est Augosto Pinochet. C’est ce que rappelle Le monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-11-L-autre-11-Septembre

                                                                 Salvador Allende

                                                                 Augusto Pinochet

         C’est seulement le 25 avril 1990, c’est-à-dire en fait 17 ans plus tard que le rapport Rettig appelé en fait « Rapport de la Commission nationale Vérité et Réconciliation » mettra à jour toutes les atrocités commises durant ce régime militaire. Ces faits ont été dévoilés dans le cadre d’une « réconcialiation nationale » voulue par Patricio Aylwin qui succède à Pinochet en tant que Président. Alors, sont mises à jour les autodafés, les tortures aux opposants et surtout les nombreuses disparitions de personnes.

                                                                 Patricio Aylwin,président du Chili élu à 1989 et en mandat jusqu'à 1994

                   La junte militaire chilienne pratique l'autodafé

        Une vidéo de Ken Loach sur le 11 septembre 1973 parle de tous ces disparus et tous les crimes commis : http://www.dailymotion.com/video/xghdk_11-septembre-ken-loach

      Depuis mars 2006, le Chili est gouverné par Michelle Bachelet dont les ancêtres étaient des vignerons de Bourgogne. Ses liens avec la France ne peuvent que nous faire encore plus compatir pour cette période douloureuse qu’a connue ce pays.

                                                   Michelle Bachelet

             Véronique Massenot dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans un commentaire relatif à un billet de ce blog écrit le 10 juin 2008 et intitulé « Illustres illustrateurs » a écrit « Lettres à une disparue »  et cette fiction évoque « les disparues » d‘Argentine suite à un coup d’Etat militaire mais le sort de ces personnes ne différe en rien des « disparues » du Chili ou d’un autre pays dans lequel la démocratie a disparu. Ce livre est disponible au CDI et les élèves de Madame Parneix vont prochainement l’étudier dans le détail.

                                   "Lettres à une disparue " de Véronique Massenot

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Pour une rentrée en pleine forme

Cinéma, Ecologie, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société 7 commentaires

    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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Que d’événements aujourd’hui !

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      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les « grandes vacances approchent » ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux pour votre Papa mais un enfant japonais ne devrait pas avoir de difficulté puisque dans son pays l’emballage des paquets est une tradition ! Au Japon, cette activité est considérée comme un art et en tout cas tout vendeur débutant doit commencer par apprendre à emballer les paquets. C’est une question d’esthétique avec la régularité des angles du paquet et la netteté du ruban disposé bien à plat . Tout peut s’emballer et, lorsqu’il s’agit de nourriture, la subtilité est que « l’enveloppe » est elle-même mangeable ! Ainsi les bonbons sont souvent enveloppés dans une feuille translucide « d’agar » qui est elle-même comestible . Il s’agit d’un produit gélatineux obtenu à partir de poudre.

                                        

   Les Japonais utilisent des téguments de jeunes bambous pour envelopper les « sushi » de maquereau salé. Tout produit doit être ainsi « couvert » de telle sorte que l’emballage le rende plus joli et un peu mystérieux bien que la forme du « cadeau » permette tout de suite de savoir de quoi il s’agisse.  Il est en effet très facile de déterminer le contenu d’un paquet-cadeau car à chaque objet correspond un type d’emballage spécifique. Les cadeaux ne sont jamais véritablement des surprises mais le contenant a auant sinon plus d’importance que le contenu. On peut définir cela par du raffinement . Les différentes techniques de pliages sont expliquées à http://raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux#tissu.  L’art d’emballer s’appelle le « furoshiki » . On estime que la tradition vient du fait que pour aller au bain public les Japonais utilisaient une sorte de baluchon fait à partir d’une serviette éponge dans laquelle ils rassemblaient tout ce qui serait nécessaire à leur toilette. A partir de là, tout emballage a porté ce nom. Mais le « furoshiki » n’a pas seulement d’importance dans les relations amicales, je veux dire dans le cadre de cadeaux offerts à l’occasion, par exemple, d’un anniversaire, il a des implications dans le domaine de la vente puisque chaque magasin peut ainsi utiliser cette technique pour se définir. Cela relève donc du domaine publicitaire.

    Mais, si vous êtes un enfant japonais, vous pourrez aussi combler votre père en lui offrant une composition florale . L‘ilebana est l’art de la composition florale et c’est dans cette technique que le raffinement japonais se note le plus. Très prisés à la cour durant l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle) les concours de composition florale se sont ensuite considérablement développés. C’est au cours d’un voyage en Chine que le moine japonais Ono No Imoko a été très impressionné par les arrangements floraux « rikka » (vertical) des temples bouddhistes. De retour dans son pays, il a introduit les bouquets dans les cérémonies religieuses. Toute réalisation florale doit respecter un principe de base fondamental que l’on nomme « ten-chi-jin » et que l’on peut résumer par la trinité « ciel-terre-homme ». Dans toute composition florale, le ciel est représenté par la branche supérieure, l’homme par les branches du côté droit et la terre par les branches les plus basses et celles du côté gauche.

                                        

                                         

                          La réalisation d’un bouquet réside dans l’observation attentive de la qualité de la fleur, sa forme générale, sa tige et son feuillage. Il faut absolument éviter d’associer dans un bouquet le même genre de fleurs et il faut, au contraire, rechercher les contrastes. Ainsi, voici quelques conseils de base :

-Association de fleurs légères avec des fleurs lourdes (gypsophile et dahlia, alstroémère et rose de Noël)

                                                         

                                                      

                                                        

                                                      

-Association de fleurs en épi avec des fleurs en boule (delphinium et pivoine, ixia et coréopsis, muscari et primevères)

                                                    

                                               

                                               

                                                

                                                

                                                  

-Association de fleurs mousseuses, en ombrelles, vaporeuses, avec des fleurs aux contours précis (lilas et lis, nérine et oeillet, iris et tulipe)

                                                    

                                                    

                                                

                                                     

                                            

                                                          

-Association de fleurs composées  avec de fleurs à corolle lisse (gerbera et rose)

                                         

                                        

-Association de fleurs « nettes » avec des branches mouvementées (camélia et corylus « contorta », arum et saule)

                                          

                                        

                                        

                                          

-Association de fleurs fragiles avec du feuillage à texture souple fine (pois de senteur et capillaire, orchidée et fougère)

                                              

                                              

                                                

                                                

-Association d’un feuillage brillant avec du feuillage mat (magnolia grandiflora et acer palmatum)

                                              

                                              

-Association de feuillage vert bleuté avec du feullage rouge (hosta et prunus)

                                         

                                           

-Association d’un feuillage vert clair avec un feuillage vert foncé (Cornus alba et laurier-cerise)

                                        

-Association d’un feuillage vert-jaune avec du feuillage vert bleuté (bambou et cèdre)

                                   

                                     

              Il s’agit d’une première initiation à l’art floral japonais. Ceci m’a paru d’autant plus important d’aborder ce sujet que les élèves de notre lycée sont sensibilisés à la présentation d’une table de restauration sur laquelle des fleurs sont souvent posées.

           Enfin, si vous regardez à nouveau la date du calendrier, vous verrez que ce premier jour d’été correspond à la fête de la musique dont voici le programme en France et à l’étranger : http://fetedelamusique.culture.fr/ Il faut tout de même rappeler que cette idée est née en France et qu’il s’agit de la vingt-huitième édition. L’inspirateur en est l’ancien ministre de la Culture Jack Lang , sous la présidence de François Mitterrand.

       

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C’était le temps des fleurs …

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     Nous sommes encore au printemps même si l’été approche. La nature est en pleine évolution et toutes les transformations sont bien visibles dans les jardins. C’est l’époque de la floraison. Au Japon, les plantes font l’objet de beaucoup d’attention. L’extraordinaire diversité de la flore qui caractérise le Japon s’explique par son extension en latitude, son climat contrasté qui va du subarctique au subtropical. Ce sont les bougainvillées, les poinsettias et les hibiscus qui dominent. Le mot « poinsettia » vient du botaniste Joel Roberts Poinsett.

                                                                  

                                                                              

                                                                            

          Le camélia, les chrysanthèmes, les pivoines, le liseron (appelé aussi « la belle-de-jour« ), le rhododendron (appelé aussi « azalée« ) sont souvent l’objet d’expositions florales dans les temples.   L’amour des Japonais pour les fleurs et les plantes est bien connu.    

                                                                                                                          

 

                                                          

                                                          

    La fleur de cerisier est la fleur nationale du pays car elle rappelle les samouraïs du Japon féodal qui faisaient un parallèle entre la précarité de leur vie de guerriers, en permanence menacée par les combats, et la brève beauté de cette fragile fleur.

                                                           

                                                                      

     L’époque de la floraison des cerisiers est l’un des évenements les plus importants du calendrier japonais. Le pays est tenu informé par la presse de l’évolution. On appelle cela le « hanami » qui signifie littéralement « regarder les fleurs ». On profite de la belle saison pour pique-niquer et chanter sous les cerisiers en fleurs. Toute cette attitude participe au « sakurazensen »  qui veut dire « ligne de floraison des cerisiers ».

                                                                             

                                                                        

        Le château de  Himeji-jô          nous a déjà été présenté par notre amie Mariko dans http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=capdebonneesper&e_id=7968 mais ces jours-derniers elle a visité le temple Chichibu. Voici quelques images de la flore que l’on y trouve en abondance  mais aussi des magnifiques décorations du temple.

                                                                         

                                                                        

                                                                        

                                                                      

                                                                    

Regardez aussi cette vidéo sur la flore du temple Chichibu : http://www.youtube.com/watch?v=9HlMC615RDw

     Dans un prochain article il sera question de l' »ikebana » c’est-à-dire de l’art floral japonais. Je peux déjà vous expliquer que « ikebana » signifie littéralement « fleurs vivantes » car il est formé de « ikeru » qui signifie « faire vivre » et de « hana » qui veut dire « fleurs ».

         Je remercie Mariko de m’avoir suggéré ce billet et de m’avoir fourni quelques photos. Le titre de cet article se référe à  cette chanson dont on peut entendre un extrait à http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&id_notice=I07187460  et  lire les paroles à http://fr.lyrics-copy.com/dalida/le-temps-des-fleurs.htm

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Mettez un peu de piment dans votre vie pour qu’elle soit moins fade !

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              Il y a quelques semaines, dans le cadre des « Itinéraires gourmands » mis en place dans notre lycée, il a été possible de s’initier à la cuisine hongroise. Le récent voyage à Budapest de nos partenaires italiens a remis à l’honneur ce pays . Tout ceci me conduit à rédiger, en partenariat avec Irén Gunyecz, étudiante hongroise à l’université de Limoges mais aussi employée dans notre établissement, un premier billet sur ce sujet en mettant l’accent sur deux spécialités du pays :  un condiment et le vin.

             Même si mes propos seront  surtout d’ordre gastronomique, il me semble important de vous aider à bien situer géographiquement la Hongrie.  Sa superficie est de 93  030 km². Elle a des frontières avec l’Autriche avec laquelle elle a longtemps été rattachée, avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Roumanie, l’Ukraine et la Slovaquie. La particularité de la Hongrie est d’être au centre même de l’Europe géographique. Cette spécificité lui confére un rôle très important d’autant que ce pays a rejoint l’Union Européenne depuis le 1er mai 2004.  Ses liens avec la France se sont beaucoup développés sous Napoléon III et personne n’ignore que le père de Nicolas Sarkozy, président de la République Française, est né près de Budapest, la famille Sarkozy s’étant installée en France vers 1948.   Par ailleurs, le passé de la Hongrie la rattache à la Turquie car, au XVIIème siècle, les Turcs occupèrent ce pays. Cela offre une ouverture de ce pays vers l’Asie. Cette diversité de culture influence sa gastronomie.

                                                       

                                                           

  Budapest est la capitale de la Hongrie. Elle est surnommée « La perle du Danube« . Cette ville est inscrite au patrimoine mondial en raison de sa beauté.  Deux grands fleuves traversent le pays, ce sont le Danube et la TiszaLe lac Balaton, en plus de son attrait touristique, est particulièrement poissonneux. C’est de là que vient le sandre qui entre dans la composition d’une des spécialité gastronomiques de Hongrie : le « halászlé » qui est une sorte de bouillabaise hongroise.

                                                      

          En voici donc la recette, mais sachez que sa cuisson se fait traditionnellement dans un grand chaudron que l’on fait chauffer au-dessus d’un feu comme le montre cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=M2iaEqBbz8M

                                                     

 

Ingrédients : 500 gr de carpe, 500 gr de brochet et 500 gr de sandre

                     2 gros oignons pelés et coupés en rondelles

                      1 grande tomate

                      1 pomme de terre de taille moyenne

                     1 cuillère à soupe de paprika en poudre

                    1 paprika vert

                     du poivre

Réalisation : Nettoyer les poissons, les laver et les couper en morceaux d’une épaisseur de 3 cm environ. Disposez les différentes sortes de poissons dans une grande casserole . Mettre de l’huile dans une poele et y faire revenir les oignons puis ajouter les légumes. Ajouter le paprika en poudre et le poivre. Faire cuire très lentement. Ajouter  cette préparation par-dessus les poissons qui sont dans la grande casserole, secouer de temps en temps mais ne  remuer pas car les morceaux de poissons tomberaient en miettes. Servir le  » halászlé » avec du pain blanc.

   Dans cette recette figure le paprika car la cuisine hongroise est impensable sans lui. Il faut savoir que le mot désigne aussi bien le légume (cousin du poivron) que l’épice. Il y a le « paprika cerise » qui est petit, rond, rouge et piquant.

                                                          

  Le « paprika vert » est doux et de forme allongée et parfois il est en fait de couleur jaune très pâle plutôt que vert.

                                                     

Le « bácskai paprika » appelé aussi « paprika TV » a la même forme allongée mais il est vert très clair et peu piquant.

                                          

Le « paprika tomate » est rond,  assez grand, rouge et doux

                                      

   « Piros arany signifie textuellement « de l’or rouge ». Il s’agit d’une crème de paprika, elle est vendue en tube et faite à partir de poivrons hongrois cueillis en pleine maturité, mixés et salés.

                                             

  Pour fabriquer du paprika, les fruits rouges secs sont lavés et séchés au four puis moulus. Les deux grands centres de production de paprika sont Kakocsa et Szeged.  La poudre de paprika en sacs est une spécialité hongroise et sur les tables des restaurants, comme dans chaque foyer, on trouve un saupoudreur rempli de paprika à côté de la salière et de la poivrière.

                                          

                                       

 

 Le paprika a d’abord été utilisé par les paysans qui n’avaient pas les moyens d’acheter du poivre trop coûteux mais cette épice a ensuite conquis toutes les couches sociales hongroises à tel point qu’il en est resté  une sorte de proverbe, « Si on a du sel et du paprika, on a tout »

     Si le lac Balaton est connu pour ses poissons, il est aussi réputé pour son vin. Le vin du massif montagneux de Somló est réputé et il plaisait beaucoup aux Hasbourg. Vous pouvez lire tout un article sur le vignoble de cette région à http://www.jfb.hu/node/179

                                                                     

        Malgré tout le vin le plus apprécié est le Tokaji Aszú qui vient du Nord-Est de la Hongrie, dans la région de Tokaj

                                                                       

 Grâce à ces sites, http://www.vinsdegarde.com/Vins-Hongrie-Tokay.php , http://www.sommelier-vins.com/article-923633.html et http://www.chateauloisel.com/degustation/tokaji.htm vous en saurez beaucoup sur les vins hongrois. Cependant il faut vous parler du Szekszárdi  qui est un vin rosé demi-sec et qui provient du sud de la Hongrie, du Egri Bikavér qui murit au pied des montagnes Bükk.

                                                                                              

                                                                                             

                                                                      

     Les vins mousseux comme le Hungarian Extra Dry ou le Törley sont de très bonne qualité et leurs renoms dépassent la Hongrie. 

                                                                    

 

L’ Unicum est un apéritif très amer fait à base de racines. L’eau-de vie Barack Palinka est faite à partir d’abricots de Kecskemet, ville au centre de la Hongrie.

                                                                                                           

                                                                            

                                                                         

  En attendant d’autres articles sur la Hongrie, visitez http://www.hongrieforum.com/viewtopic.php?t=3890 pour avoir d’autres recettes.

  Je remercie Irén pour son aide précieuse dans la rédaction de cet article.

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Balade gourmande en Grèce avec Antigone

Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société 14 commentaires

       Antigone,  jeune Grecque étudiante en sociologie à l’université de Mitylène, prépare le B2 qui lui permetta d’avoir une attestation de maîtrise du français. Son professeur de français langue étrangère, Madame Agnès Matrahji, a souhaité qu’elle s’exprime sur ce blog scolaire

    Antigone voudrait vous entraîner dans une autre dimension, celle de la cuisine grecque, celle du pays de l’huile d’olive et des fromages  dont on connaît surtout la « feta » . Ce fromage est fait du lait de brebis ou de chèvre, il est blanc, friable, salé et assez gras.

Mais il existe aussi l’anthotiro dit aussi « fleur du fromage » qui est fabriqué à partir de lait de vache. Il est assez mou et on a l’habitude de s’en servir pour farcir de petites tomates ou des morceaux de poivrons crus pour l’apéritif.

                                                          

Le kefalotiri est un fromage dur, salé et qui ressemble un peu au parmesan sauf qu’il a une saveur plus douce. Quand il est râpé, il accompagne les plats de pâtes comme dans le célèbre pastitsio

                                                       

                                                     

 Le graviera est souvent râpé. IL sert à faire gratiner les plats

                                                     

Le manouri est un fromage de lait de vache. Il est blanc et un peu salé.

                                                   

   Le mizithra est un fromage blanc et doux, fait de lait de brebis.

                                                 

     Le kasseri est fait de lait de brebis et a une saveur crèmeuse.

                                                      

Le metzovone est un mélange de lait de brebis et de vache. Ce fromage est fumé et une spécialité d’Epire. Il est servi les jours de fête parce qu’il est cher.

                                                  

   Depuis la plus haute antiquité, la Grèce a été renommée pour sa cuisine méditerranéenne et ses produits sains. Les Grecs, peuples sédentarisés à l’aube de l’Histoire, dans un pays à la fois maritime et montagneux, ont su créer une gastronomie subtile à base de légumes, de poissons et d’huile d’olive. Le repas grec est constitué d’une succession de plats dont voici quelques exemples :

 Le « souvlaki » est une brochette de viande de porc grillée au feu de bois avec des légumes et une sauce appelée  « tzatziki » faite d’un mélange de yaourt, d’ail et de concombres.

      C’est en Grèce qu’est né le « koriatiki« , cette salade à base de tomates, de concombres, de poivrons verts, d’olives, de feta et d’huile d’olive.

                                                                  

          Il y a aussi un plat qui existe depuis l’Antiquité : la « fassoulada« . Il est constitué de haricots, de sauce à la  tomate et de carottes.

                                                                  

      Les keftedes sont des boulettes de viande arrosées de citron. C’est délicieux avec du riz ou des légumes Voyez plutôt la recette : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14392

                                                               

 La soupe de lentilles est réputée. On l’appelle « fakes« . Vous trouverez quelques recettes à cette adresse : http://www.amb-grece.fr/grece/legumes.htm

  Tous ces plats se dégustent avec de l’ouzo qui est une boisson à base d’alcool de raisin distillé avec de l’anis.   Mais il y a aussi le retsina.

                                                                

                                                                         

   Mille autres plats sont possibles mais n’hésitez pas à aller dans une « zacharoplasteio » qui est une sorte de pâtisserie. Vous pourrez y déguster des « loukoumadès » (sorte de beignets) ainsi que des « galaktoboureko » dont vous pourrez avoir la recette à http://www.belgourmet.be/fr/recettes_grecques/galaktoboureko.php . Il y a aussi les « kadaïfis » ou les « pasteli » (voir, pour  plus de  renseignements http://www.greekcuisine.com/redesign/Greek_Cooking/More_Resources/pasteli.htm )

                                                                           ^

                                                                             

                                                                            

    Merci à Antigone pour m’avoir donné les renseignements de base pour rédiger cet article. Nous vous souhaitons « bon appêtit » car la chaleur quasi estivale de ce mois de mai, en France, invite à découvrir la cuisine hellénique.

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Le pont japonais

Animations culturelles, architecture, Ecologie, Gastronomie, Humour, Pays, Pédagogie, Peinture, Personnages, Société 9 commentaires

      Le mois de mai est souvent présenté comme une période pendant laquelle, en France, les jours fériés se succédent. Ainsi, cette année, le 1er mai était un vendredi, le 8 mai aussi, mais il y aura aussi le jeudi 21 mai (Ascension) puis le 31 mai (Pentecôte). Puisque les 1er et 8 mai étaient un vendredi, certaines administrations et entreprises ont accordé à leurs employés le samedi pour faire « un grand week-end ».  Puisque l’Ascension est un jeudi, le vendredi est souvent aussi accordé et parfois en complément du samedi et du dimanche. On a l’habitude de parler de « pont » pour désigner un week-end et quand on trouve que vraiment le repos obtenu est appréciable, certains vont jusqu’à dire …viaduc ! On peut alors se demander ce qu’il en est dans les autres pays.

     Prenons par exemple le Japon qui, au contraire, jouït d’une réputation d’avoir un peuple très travailleur, y-a-t-il aussi « des ponts  » ? Je commencerai par dire une boutade en vous répondant que « les ponts japonais » sont bien connus puisqu’ils ont plu au peintre impressionniste Claude Monet ! Bien que cet artiste ne soit jamais allé au Japon, il était fasciné par le pays du Soleil Levant. Ainsi, dans sa maison de Giverny, le jardin d’eau est orné d’un petit pont qui enjambe l’extrémité du bassin. La forme arquée de cette passerelle lui a valu le nom de « pont japonais » et il posséde une tonnelle. En fait, Claude Monet a peint le pont qu’il a fait faire dans son jardin.

                                           

    Plus sérieusement maintenant, je dirais maintenant que oui, il y a des « ponts » au Japon, même si c’est rare, le plus connu est la « Golden Week »  que l’on peut traduire en français par « la Semaine d’or« . Il s’agit de jours fériés qui se succédent : 4 en 7 jours !  Le 29 avril de chaque année, les Japonais célèbrent la  » Fête de Sh?wa » (Sh?wa no Hi). Il s’agit de célèbrer l’anniversaire de l’empereur l’empereur Sh?wa (Hirohito) né le 29 avril 1901 bien qu’il soit mort le 7 janvier 1989 et qu’il y ait aussi des polémiques sur son rôle pendant la seconde guerre mondiale. Depuis son décès, c’est son fils Akihito qui est empereur.

                                                   

                                               

      Le 3 mai est la seconde fête de la « Semaine d’or ». Il s’agit de commémorer la Constitution de 1947. Cette journée est appelée Kemp? Kinen Bi . C’est un événement très important puisque cette constitution a été élaborée au-delà de la seconde guerre mondiale et donc au-delà de la capitulation du Japon.  Les articles de cette constitution se sont fortement inspirés du travail de réflexion de Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces armées américaines.

                                          

     On pourrait voir un acte contre-nature de célèbrer  une constitution dictée par l’ennemi d’hier, mais ce serait ignorer que si d’un côté Douglas Mac-Arthur incarne un ancien rival, il est aussi un allié car il a personnellement appuyé le statut « d’innocents » pour les membres de la famille impériale lors du procés de Tokyo ouvert le 19 janvier 1946. Il s’agissait de juger les « criminels de guerre japonais de la seconde guerre mondiale » et Hirohito et sa parenté ont ainsi bénéficié d’une exonération de responsabilités. Il faut dire que deux raisons expliquent cette grande clémence. Les onze juges du Tribunal Militaire International pour l’Extrême-Orient ont à leur tête le procureur Joseph Berry Keenan. Il est américain et a servi pour l’administration de Franklin Roosevelt puis celle de Harry Truman et il serait difficile d’incriminer Hirohito et sa famille pour « crime de guerre » alors que les Etats-Unis ont eux-mêmes largué deux bombes atomiques avec des effets dévastateurs sur le Japon ! Il y a aussi à prendre en considération la stratégie américaine consistant à ne pas déstabiliser politiquement  le Japon en épargnant l’empereur Hirohito et sa famille, et ceci est d’autant plus important que la guerre froide a fait naître  la guerre de Corée  qui menace et qu’il est très intéressant de faire du Japon un allié ! L’article 9 de la constitution japonaise de 1947 interdit la création d’une armée japonaise, mais, sous des couverts de « protection » par rapport à la Corée du Nord soutenue par les Soviétiques et les Chinois, le Japon est autorisé à organiser une « force d’autodéfense« .

Le 4 mai, les Japonais célèbrent Midori no Hi que l’on peut traduire par Fête de la Nature ou de la Verdure. Les jardins japonais sont souvent petits mais dessinés avec soin de façon à former un paysage en miniature. Voici quelques exemples de décorations de jardins japonais : http://www.dailymotion.com/video/x3hv04_jardins-japonais_blog . Le « bonsaï » est l’art de cultiver des arbres miniatures. Chaque rocher, pièce d’eau et plante est mis en valeur. Regardez quelques réalisations avec http://www.youtube.com/watch?v=mfrs_oZfk_M&hl=fr

  Enfin, le 5 mai, les Japonais célèbrent Kodomo no hi que l’on peut traduire  par « Fête des enfants » bien que ce soit particulièrement les garçons qui soient fêtés. Des animations spéciales caractérisent cette journée. Ainsi les enfants prennent un bain d’iris (sh?bu-yu ), boivent du saké additionné d’iris, dégustent des Kashiwa-mochi qui sont des sortes de gâteaux de riz fourrés d’une purée de haricots rouges sucrés, le tout enroulé dans une feuille de chêne. Parfois ils mangent aussi des chimaki. Il s’agit d’une sorte de gâteau de riz agglutiné servi dans une feuille de bamboo.

                                                                   

                                                                   

   Les enfants reçoivent une « poupée de mai » et des « drapeaux carpe« . On peut en admirer à cette adresse : http://www.japan-photo.de/e-kodomo.htm

                                                                 

   Cette semaine d’or est une période très importante au Japon au niveau touristique puisque ces jours de repos sont des occasions rêvées pour faire des visites. Mais, ces jours là, les prix flambent et finalement l’or est très utile mais …dans le porte-monnaie …pour passer cette semaine !

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C’est de bonne guerre

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Pour tous les armistices

Les arbres et les fleurs

La joie, le rire, le bonheur.

Pourquoi les hommes

Font-ils toujours la guerre ?

Et puis, tant de malheurs,

Cyclones, épidémies,

Famines. Tant de tristesse.

Pourquoi les hommes

Ajoutent-ils la guerre ?

Andrée Clair (1916-1982)

Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot « armistice » est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot « armistice » mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en « seulement » deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les « performances » des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour « tuer le plus efficacement possible » : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3

Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot « armistice » est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé « Victoire 1945« . Et cela aussi est relatif parce que si c’était « la victoire », pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire « Capitulation de l’Allemagne nazie« .

Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière  est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les « malheurs naturels » sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique) la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html ) La romancière parle « d’épidémie », comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni « porcine » ni « mexicaine » mais « H1 N1 » ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces « fléaux », est-ce bien « raisonnable » d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?

Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot « guerre ». Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :

guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande

guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques

guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux

guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles

guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale

petite guerre : guerre de harcélement

guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées

guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.

nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant

homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre

de guerre lasse : à bout de résistance

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Ce n’est pas le moment de se défiler !

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                              Premier Mai

 

Tu viens, camarade

Au grand défilé ?

Aujourd’hui, c’est fête

Pour les travailleurs.

 

J’aurai mon béret

Et toi ta casquette

Les filles seront

En corsage clair

 

Avec des drapeaux

Et des banderoles

Nous remonterons

Les grands boulevards.

 

Les vieux chanteront

Le temps des cerises

Et nous aurons tous

A la boutonnière

Un brin de muguet.

                                          Raoul Bécousse (1920-2001)

      Ce texte poétique m’amène à vous rappeler l’historique de la « Fête des travailleurs« . C’est le 1er mai 1886 qu’il a  eu d’importantes manifestations aux Etats-Unis, à Chicago en particulier, pour demander la réduction journalière du temps de travail à 8 heures. Le puissant American Federation of Labour (AFL)est le puissant syndicat qui mène la lutte. La revendication doit se faire ce jour là parce qu’aux Etats-Unis le 1er mai est le début de l’année comptable pour les entreprises et il faut donc indiquer « les nouvelles règles » pour la suite économique. Des grèves considérables eurent lieu partout et cinq dirigeants ouvriers furent arrêtés puis pendus  : August Spies, Albert R. Parson, Adolf Fisher, George EngelLouis Lingg. Ils ont été surnommés « Les martyrs de Chicago ». Vous retrouverez ce rappel historique à http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/jours-feries/1er-mai/1-mai.shtml

   En 1889, la IIeme Internationaliste Socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution Française. Il est décidé de faire de chaque premier mai une journée de mobilisation internationale en souvenir « des martyrs de Chicago ». La revendication des 8 heures de travail pour jour est maintenue et il est décidé que lors de cette manifestation les participants porteront un triangle rouge symbolisant : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos.

   L’idée fait son chemin. Ainsi, en France, Paul Lafargue encourage les ouvriers à des manifestations et à des grèves. Il fonde le Parti Ouvrier Français et épouse Laura Marx, l’une des filles du célèbre philosophe Karl Marx

                                                         

                                                                         

                                                                            

Le 1er mai 1891, en France, à Fourmies, ville textile du Nord, au cours d’une manifestation pour réclamer à nouveau la journée de travail de 8 heures, la police, équipée des flambants neufs fusils Lebel, tire dans la foule et deux jeunes filles qui distribuaient desfleurs des champs et portaient à la boutonnière une églantine meurent. Ces jeunes filles deviennent des symboles et à partir de 1900 on commence à surnommer les socialistes « les églantinards« .

                                                  

         Les années suivantes les manifestations se poursuivent chaque premier mai et les participants portent une églantine à la boutonnière. Mais, en 1906, à Paris, le 1er mai tourne à la tragédie avec 800 arrestations et de nombreux blessés. C’est en 1907 que, lors d’un défilé à Chaville, en région parisienne, le brin de muguet remplace l’églantine.   

  http://www.youtube.com/watch?v=tsOHY2ViCw4&hl=fr  permet d’entendre Le temps des cerises avec une interprétation très réaliste faite par Georgette Lemaire. Il y avait d’autres vidéos possibles mais j’ai choisi celle-ci pour cette raison et aussi pour les images qui y sont présentées.

       http://www.youtube.com/watch?v=EpgrO-tieGM&hl=fr permet d’écouter L’Internationale et c’est particulièrement intéressant parce que cette vidéo associe ce chant à des tableaux de Pissaro, Caillebotte, Daumier, etc. On se rend alors très compte des dures conditions de travail de l’époque et donc du grand espoir que font naître les paroles de cet hymne révolutionnaire.

    

 

                                                                              

    Il faut attendre le 25 avril 1925 pour qu’une loi permette la réduction du temps de travail à 8 heures par jour. En 1936, l’année d’arrivée au pouvoir du Front Populaire, pendant les manifestations, on vend des bouquets de muguet cravatés de rouge.  Le 12 avril 1941, le 1er mai est défini comme « la fête du travail et de la concorde sociale » : il s’agit d’un jour chômé n’entraînant pas de perte de salaire mais 50 % de la somme est versée au secours national. Enfin, le 29 avril 1947, le 1er mai est déclaré jour chômé et payé et est assimilé à un jour férié. Ce site remarquable, http://www2.ac-lille.fr/patrimoine-caac/Fourmies/1ermai/page2.htm , retrace avec encore plus de détails l’historique de cette date.

   Le côté paradoxal est qu’alors que l’origine des manifestations du 1er mai soit américaine, aux Etats-Unis, le « 1er mai » n’est pas fêté le 1er mai ! Ce jour férié est en fait accordé le premier lundi de septembre de chaque année, ce qui en fait une date mobile ! L’argument avancé est que ce « week-end » là sera plus long en temps de repos ! Effectivement, en France, le 1er mai étant fêté le 1er mai, suivant le calendrier, cette date peut être un dimanche, c’est-à-dire déjà un jour théoriquement de repos ! Mais le raisonnement américain est tout de même original parce que c’est comme si on fêtait le 14 juillet à une autre date !

  Des manifestations se perpétuent réellement le 1er mai à travers le monde mais je vais juste vous parler un peu de celle de Rome sur la Piazza del Popolo où l’on peut trouver un million de personnes rassemblées. On y chante généralement « Bella Ciao » qui est le chant des partisans italiens. Je vous invite à l’écouter : http://www.dailymotion.com/video/x1cikr_bella-ciao-version-des-partisans_events Puisqu’il va y avoir de nombreux défilés à travers le monde, ce n’est donc pas le moment de « se défiler », cette expression signifiant « fuir devant d’éventuelles responsabilités »

    Pour conclure, je vous invite à lire ce beau poème de Maurice Carême (1899-1978)

n

Cloches naïves du muguet, 

 

 

Carillonnez ! car voici Mai !

 

Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

 

Les yeux brillants, l’âme légère,

Les fillettes s’en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,

Dansent en rond sur la bruyère.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet.

 

 

 

 

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