La Réunion…

et l\’Océan Indien

 

 

Voilà le deuxième point sur la situation comorienne, après l’eau. L’article est moins complet, aussi je vous invite à visiter le site de l’OMS dont le lien est à la fin.

 

Encore une fois, suivez les phrases rouges pour une lecture de repérage !

 

 

 

L’archipel est touché par le paludisme (première cause de mortalité, qui touche surtout les petits enfants et le femmes enceintes), et par plusieurs autres maladies (lèpre, filariose lymphatique par exemple), qui sont en cours d’élimination. On voit aussi, comme dans la plupart des pays, une augmentation des diabètes, cancers, du tabagisme, des maladies cardio-vasculaires, etc.

Le taux de mortalité infantile et maternel est très préoccupant (c-à-d que des femmes et leurs bébés meurent à l’accouchement), à cause du manque de structures pour soigner, à cause des maladies, à cause de leur mauvaise alimentation.

 

L’accès aux soins est inégal car peu habitent près des quelques structures existantes. De plus, les formations dans ce domaine sont peu nombreuses : le personnel est peu qualifié et inégalement réparti sur le territoire.

Rajoutons à tout ceci le manque de moyens (financiers, matériels) et de personnel, une mauvaise gestion des dirigeants et des cadres de la santé, des ruptures de médicaments régulières, et vous obtenez une situation inimaginable, pour nous habitants de pays riche qui avons accès à tout.

 

Il faut sensibiliser la population aux problèmes de santé, à l’hygiène pour qu’ils améliorent leur environnement. Mais là aussi, la communication n’est pas le point fort de ces pays, faute de moyens et de volonté, et peu de gens savent ce qu’ils doivent faire pour leur santé.

Ceci dit, des ONG et quelques pays apportent leur aide, ainsi que l’Union Européenne, la Banque Mondiale, le Fonds Mondial de la Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Mais elles sont encore insuffisantes, et, si la situation politique ne s’améliore pas, il y a peu de chances pour que ces aides augmentent.

 

 

 

Voici l’agenda stratégique de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) jusqu’en 2009 :

 

La stratégie de coopération de l’OMS intègre les Objectifs du Millénaire pour le Développement en général et de la lutte contre la pauvreté en particulier, ceux du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et du plan cadre pour l’assistance des Nations unies au pays. La mobilisation et la coordination des interventions sont une priorité pour l’OMS.

 

Appui institutionnel au système de santé :

 

Obtention d’un accord sur la politique nationale de santé et les outils de son application

 

– Proposition d’activités adaptées au système de santé et actualisation de la liste des médicaments essentiels

 

– Appui stratégique à l’amélioration de la maintenance des équipements, à la promotion de l’assurance qualité, ainsi qu’au renforcement des compétences du personnel de santé

 

– Promotion de mutuelles de santé et de mécanismes de prise en charge des groupes vulnérables.

 

• Réduction de la mortalité liées aux maladies (transmissibles et non transmissibles) :

 

Adaptation des stratégies de lutte contre les maladies prioritaires

 

– Aide à la mise en place d’un système de surveillance et de réponse aux épidémies, aux conséquences sanitaires des catastrophes naturelles

 

– Promotion de la santé impliquant les autorités politiques et religieuses, en partenariat avec les médias et les ONG.

 

Réduction de la mortalité maternelle et infantile

 

– Mise en oeuvre des stratégies de maternité sans risques (MSR) et de prise en charge des maladies de l’enfant

 

– Appui à l’élaboration de normes et standards, à la formation du personnel, à l’organisation de la supervision, au renforcement de la recherche

 

– Fourniture d’équipements, matériels et kits d’urgence.

 

 

Pour des informations de l’OMS plus complètes, cliquez ici : http://www.who.int/countries/com/fr/ 

 

 

 

Après l’article qui posait l’historique de la situation politique comorienne, en particulier d’Anjouan, nous allons ici nous intéresser à son état de santé. Bilan en plusieurs articles. (pour une lecture ultra-rapide de repérage, lisez les phrases rouges !)

 

Rappelons que l’archipel des Comores est parmi les pays les plus pauvres du monde, que sa situation économique et sanitaire est catastrophique, et que la majorité de ses habitants  (sur 576 000 environ) n’a pas accès aux soins ou à l’eau potable, entre autres. Les femmes n’ont pas encore les mêmes droits que les hommes, la moitié des habitants a moins de 15 ans, beaucoup sont analphabètes, et de plus l’archipel, d’origine volcanique, est vulnérable aux catastrophes naturelles. Tout ceci enraye son développement, et l’archipel a besoin d’aides financières, techniques, voire politiques.

 

 

 

Tour d’horizon des  ressources

 

Les sols

Ils sont ferralitiques, bruns, andosols (pour les termes techniques). Ils sont fragiles à cause de la forte érosion (due aux pluies, à la déforestation et à une mauvaise utilisation des terrains en pente). C’est un énorme problème pour l’avenir de l’agriculture, car ces terrains qui sont en train d’être perdus ne seront sûrement jamais réhabilités. Et les îles n’ont pas beaucoup de terrains.

 

Les pluies 

Abondantes à la saison chaude (comme à la Réunion : de novembre à avril), elles sont inégales entre les îles, selon l’altitude ou la couverture forestière par exemple, ce qui donne de nombreux microclimats. Ceux-ci ont un rôle important dans la répartition des animaux et sur les zones d’érosion.

 

L’eau 

Seule l’île de Mohéli dispose de cours d’eau permanents. Sur les autres, ils sont temporaires. La ressource en eau est donc difficilement calculable. Si l’eau est assez abondante sur Mohéli et Anjouan, sa quantité diminue au fil des ans à cause de l’augmentation du ruissellement de l’eau, que la végétation stoppe de moins en moins.

 

Heureusement, l’eau est consacrée pour moitié à la consommation, et moins à l’irrigation ou à l’abreuvage des bêtes, ce qui demanderait une quantité d’eau beaucoup plus importante. De toute manière, l’augmentation de l’irrigation sur certaines îles est quasiment impossible car il n’y a pas assez d’eau ! Comment produire plus dans les champs alors que la population augmente, sans pouvoir arroser ? C’est un problème important des Comores.

 

A Grande Comore par exemple, comme le sol est poreux (càd que l’eau le traverse facilement), même avec de grosses pluies, l’eau sera vite absorbée et stockée dans des nappes souterraines, et les lits des rivières se retrouveront à sec. Heureusement les habitants ont des puits et peuvent se servir de cette eau souterraine, plus ou moins salée selon les marées.

 

Aux endroits où l’eau s’écoule doucement ou stagne, on trouve des mangroves, écosystème très important pour la sauvegarde de la végétation et des nombreuses espèces qui y vivent (elles font par exemple un très bon refuge pour les jeunes tortues).

 

A Anjouan, le défrichage et l’érosion des sols (dus à l’augmentation de la population) sont la cause de la diminution des cours d’eau de surface ( de 49 en 1950, il n’en reste aujourd’hui qu’une dizaine !).

L’eau potable est prise par pompage dans les nappes, ou bien en stockant les eaux de pluie dans des citernes. Ces dernières sont très utiles pour s’approvisionner en eau pendant la période sèche. Mais quand les citernes sont vides, il faut acheminer l’eau de plus loin, en camion-citerne, et l’eau coûte donc plus cher. C’est la Mamwe qui est chargée de sa distribution (ainsi que celle de l’électricité). Les villageois s’occupent des citernes, elles sont à tout le monde, mais elles sont mal entretenues et l’eau est mal gérée.

Comme les puits et le réseau de pompage sont mal entretenus et les eaux usées non traitées, cela entraîne une pollution de l’eau, qui devrait pourtant être très pure en étant filtrée par les roches volcaniques. L’eau polluée est la cause de maladies (diarrhées par exemple) qui entraînent la mort des jeunes enfants. Le paludisme peut aussi mieux se développer. C’est pourquoi il est vital d’améliorer l’accès et la qualité de l’eau !

 citerne aux Comores

 

Actions de l’Etat

la PAE (Plan d’Action Environnemental) : cela signifie que le problème de l’eau est pris en compte par la politique du pays, il vise à améliorer l’approvisionnement en eau et à trouver des technologies durables et peu chères de traitement de l’eau ou d’accès facilité.

Aussi, grâce au Sommet mondial de l’alimentation de 1996, l’objectif pour 2010 aux Comores consiste en l’aménagement de la totalité des terres irrigables, pour une meilleure agriculture.

archipel des Comores

Cette île, aux frontières arbitrairement tracées par les anciens colons, a été autrefois un repaire de pirates, puis a ensuite connu presque 20 coups d’états en 30 ans, réussis ou non. Et ça continue… Retour sur l’histoire d’un des pays les plus pauvres du monde qui fait parler de lui dans les journaux.

 

1/ Historique

2/ Rétrospective des derniers événements

3/ Situation actuelle

 

1/ Historique

 

Anjouan a connu 130 ans de colonisation française.

 

1975 est l’année la plus importante aux Comores, l’archipel dont fait partie Anjouan : elles deviennent indépendantes de la France et deviennent la nouvelle République Fédérale Islamique des Comores (RFIC). Mayotte, elle, reste fidèle à la France. Cependant, les trois îles de l’archipel sont loin de s’entendre et se déchirent pendant des années, avec l’aide de mercenaires (Bob Denard) et de généraux.

 

En 1997, Anjouan officialise une déclaration d’indépendance par rapport au Comores ! la RFIC et l’OUA (Organisation de l’Union Africaine) posent un embargo pour protester, qui va faire des ravages dans la population. Bizarrement, Anjouan demande son rattachement politique à la France, mais celle-ci n’en tient pas compte, ne voulant pas se mettre à dos l’UA et la RFIC, ni se retrouver avec une île assistée financièrement, comme Mayotte.

Des militaires y sont envoyés, pour empêcher une sécession, mais ils ne peuvent pas empêcher quatre années de tensions politiques, putshs et contre-putshs. C’est là que le colonel Bacar s’illustre.

La solution fut d’instaurer une nouvelle Constitution, dans laquelle chacune des îles a un président régional, plus d’autonomie, mais qui préserve l’unité de l’archipel, avec un système de rotation pour la présidence de l’Union Comorienne.

colonel Bacar   Bacar est élu président régional à Anjouan en 2002. Tout se calme.

 

Définitions

 

  • Sécession : Action de se séparer d’un Etat avec lequel on  formait une collectivité : faire sécession

  • Putsh : Action militaire destinée à renverses le pouvoir en place. Le militaire à la tête du putsh se proclame généralement dirigeant à la place de celui qu’il a renversé.

 

 

 

2/ Rétrospective des derniers événements

 

Il y a un an et demi, en juin 2007, le colonel Bacar (45 ans) a imposé la tenue d’une élection qui devait être reportée. Il s’est proclamé vainqueur à 90 % des voix, alors qu’il n’en a évidemment pas le droit.

Pourquoi l’élection avait été reportée par le chef des Comores, Ahmed Sambi ? Soi-disant pour se venger d’un refus d’atterrir sur Anjouan lors de la campagne électorale de Bacar…

Installé lui-même au pouvoir, Bacar ne tient aucun compte de la démocratie et de ses règles.

 

Ainsi, en février 2008, des troupes de l’Armée Nationale de Développement ( soldats des Comores envoyés par Sambi) prennent position à Mohéli, l’île voisine, pour encercler le colonel et le capturer, pour l’obliger à trouver une solution diplomatique au problème de la légitimité au pouvoir. L’UA (Union Africaine) envoie également des troupes en renfort car elle est contre ces situations sécessionnistes.

Le colonel Bacar est introuvable. En mars, Sambi lance une offensive (300 soldats) sur Anjouan pour le débusquer. La veille, des tracts lâchés par avion avaient conseillé aux 300 000 habitants d’Anjouan de rester chez eux. Bien que les forces armées clament qu’elles maîtrisent la situation, le colonel Bacar leur échappe, déguisé en femme, dans un bateau à destination de Mayotte ! (Il paraît que Bacar jouirait d’une loyauté sans faille de la part des gendarmes anjouanais.)

Se pose alors le problème du rôle de la France dans ce sauvetage d’un tyran…le colonel n’est certes plus au pouvoir à Anjouan, mais il ne peut y être jugé…

 

 

 

3/ Situation actuelle

 

On peut se demander combien de temps encore resteront les troupes armées de l’UA et des Comores, et les soldats se demandent même s’ils vont être payés (selon un journal malgache). Il y a des réfugiés, sur les autres îles et aussi à Madagascar. Mais elles ne leur offrent pas l’hospitalité.

 

Depuis quelques mois, à Anjouan, la situation économique est catastrophique. Cette île était déjà très pauvre, mais avec cette débâcle, plus rien ne tourne rond, et le président des Comores, Sambi, n’a pas l’air de se mettre au travail. Des gens meurent à Anjouan à cause de cela. Il n’y a plus de carburant, donc plus de denrées de base suffisantes, on ne peut plus se déplacer et donc aller acheter ou vendre des produits.

 

Clandestins

Depuis longtemps déjà et encore plus à cause de cette situation, de nombreux anjouanais prennent des kwassas kwassas surchargés pour tenter de rejoindre Mayotte, qui fait figure d’El dorado à côté d’Anjouan. Evidemment, les morts sont nombreux car les 70 km de mer à franchir sont dangereux pour un bateau en surcharge. Ils sont des fois 50 sur un bateau de 15 personnes ! De plus, les autorités mahoraises arrêtent ces embarcations illégales et ramènent les anjouanais sur leur île, emprisonnent les passeurs. Ces gendarmes ont un quota de personnes à expulser de plus en plus élevé, et même sur Mayotte on assiste à des rafles massives dans les quartiers clandestins et même les écoles ! ( les clandestins représentent plus de 80 % de la population de Mayotte)

Cependant, la population clandestine augmente très rapidement sur l’île et pose désormais de gros problèmes démographiques, de logement…

 

La France souhaite donc un retour à la normale sur Anjouan, afin de faire rentrer rapidement les exilés sur leur terre. Facile à dire.

Lien vers un article du procès du colonel Bacar

 

 

 

 

( article à venir sur la vie des clandestins à Mayotte)

carte des iles eparses

 

Tromelin, les Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa.

 

Ces 5 îles entrées l’année dernière dans les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) apportent à la France un atout majeur dans le domaine maritime : 700 000 km2 de ZEE (Zone Economique Exclusive) en plus ! Alors que les terres mêmes des îles ne représentent que 38 km de terre…

Cette proportion d’océan immense justifie donc les contrôles rigoureux de la pêche dans la zone.

 

Autre intérêt de la France dans ces îles : la science.

 

La faune y est endémique (cela signifie que les espèces sont originaires de cet endroit et vivent seulement là) et d’une grande biodiversité ! A l’heure où beaucoup d’espèces sont menacées d’extinction, il faut essayer de sauvegarder ces espèces rares d’oiseaux, de poissons, de tortues…ces îles ont besoin d’une bonne protection, surtout en mer, car dans le canal du Mozambique passent aussi les pétroliers qui vont du Moyen Orient à l’Europe et aux Etats-Unis.

Les îles ne sont habitées que par des scientifiques, des militaires et des météorologues. Chaque année, différentes missions sont organisées pour mieux les connaître, par les Universités, le Museum d’Histoire Naturelle, Kelonia (observatoire des tortues marines) ou encore l’Ifremer. Elles sont classées réserves naturelles depuis 1975, c’est-à-dire qu’on n’a le droit ni de pêcher, ni de nager, ni de plonger.

 

Elles ont chacune leur intérêt :

– pour étudier l’évolution des cyclones, c’est sur Tromelin qu’il faut aller car elle est bien située.

– Europa est le lieu de ponte des tortues marines le plus important.

 tromelin d'avioneuropa

Projet grandiose

 

Vous l’aurez compris, on ne fait pas n’importe quoi avec ces lieux surprotégés et essentiels à l’environnement ! Beaucoup aimeraient y aller cependant. Un projet voit le jour actuellement : développer l’écotourisme sur certaines îles pour faire jouer les Robinson aux touristes ! Ce projet sérieux a un but : montrer qu’il existe des endroits exceptionnels et exemplaires en Outre Mer, soucieux de protéger l’environnement et de contrer le tourisme qui dénature les endroits fragiles avec des hôtels et des activités inadaptées, destructrices pour l’environnement.

L’objectif à terme est d’y instaurer une pêche raisonnable et un certain tourisme. Cela s’appelle le développement durable ! Espérons que le projet sera vraiment exemplaire, le monde en a bien besoin.

 

 

+ + + Gros plan sur l’atoll d’Aldabra, Seychelles

 

Cet atoll est composé de 42 îlots coralliens ! C’est un endroit préservé des hommes, où vit la plus importante population de tortues géantes, d’oiseaux frégates et de Râles d’Aldabra (oiseaux marins). On y trouve aussi des reptiles préhistoriques, comme s’ils avaient oublié d’évoluer dans ce coin perdu ! Les seuls mammifères de l’atoll sont les chauves-souris végétariennes. Elles se nourrissent de fruits et de nectar. Bien sûr, il y a aussi des coraux, des poissons, des éponges, des dauphins et des requins-marteaux.

Alors que la Réunion postule au Patrimoine Mondial de l’Unesco, l’atoll d’Aldabra en fait déjà partie depuis 1982.

Dans le cadre de la journée de la Biodiversité qui s’est déroulée en mai 08, des photos sont exposées jusqu’en novembre à la ménagerie du Jardin des Plantes, au Muséum d’Histoire Naturelle.

Allez vous renseigner sur le site de la fondation à www.aldabrafoundation.org

 

cliquez pour accéder à Néoplanèteatoll d'Aldabra

 

Il Il était temps !

 

Le Parc National des Hauts, créé en 2007 afin de préserver et valoriser le patrimoine naturel de certains sites de l’île, a proposé la candidature de la Réunion au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Pour pouvoir appartenir à celui-ci, il faut que les sites naturels offrent un « caractère exceptionnel et universel ». A la Réunion, nous sommes gâtés en sites exceptionnels : les trois cirques, leurs pitons, la Plaine des Sables, et le volcan sont uniques. Il est inimaginable qu’ils soient abîmés, négligés.

 

Les cirques de Mafate (Nord Ouest), Cilaos (Sud) et Salazie (Nord-Est) sont uniques, ils sont le résultat de l’activité volcanique de l’île, de son effondrement qui donnera cette forme de trèfle avec au milieu le Piton des Neiges, volcan éteint. De son sommet, toute l’île s’offre à nous jusqu’aux côtes.

Dans les hauteurs des cirques, la végétation endémique a pu être protégée. On trouve ainsi des bois très originaux dans les forêts de bois de couleur, comme le « Poivrier Mal aux dents », le « Bois d’éponge », le « Bois de sable »… Ainsi, le Conservatoire botanique des Mascarins a retrouvé dans Mafate un « Nesogenes orerensis », plante disparue depuis une centaine d’années !

un bout de Mafate

Le Piton de la Fournaise, volcan hyperactif, mérite lui aussi de faire partie du Patrimoine Mondial. Sa plaine des Sables est exceptionnelle, lunatique. Elle vous transporte sur une autre planète, composée de scories, de soufre…

la plaine des sables

La Plaine des Sables

 

Malheureusement, la Région Réunion souhaite y installer une station géothermique, qui alimenterait un pourcentage dérisoire de la population réunionnaise, dans les 2 %. Ce monstre de ferraille entacherait la beauté et l’unicité du lieu. De la civilisation industrielle dans un paysage désertique. Quel gâchis ! Ce projet semble adopté, mais nous ne savons pas quand les travaux débuteront.

La conséquence de cette lubie de construction a amené le Parc des Hauts à enlever la Plaine des Sables des sites candidats au Patrimoine Mondial. Alors que, autant que la forêt primaire, cette plaine est introuvable ailleurs sur le globe terrestre.

 

Vous ne pourrez pas aller à Mayotte sans voir que l’activité principale de l’île est la pêche, devant l’agriculture et la culture de vanille ou d’ylang-ylang. Elle est le seul moyen de vivre de beaucoup de personnes…mais un pêcheur est pourtant souvent aussi agriculteur.


Ils se déplacent dans des pirogues en bois de badamier ou de manguier. Elles peuvent faire 10 mètres de long. Certaines ont des voiles pour avancer, les autres n’ont que les rames. Aujourd’hui, elles se modernisent : en plastique, elles sont mêmes motorisées. Avec ce matériel plus sûr et plus rapide, les pêcheurs vont de plus en plus loin en mer.

pirogue traditionnelle malgache


Nombreuses techniques de pêche


  • La palangrotte

Les palangres sont les bateaux équipés de kilomètres de lignes pleines d’hameçons que l’on jette à l’eau. ; c’est ainsi que l’on pêche à la Réunion. Mais à Mayotte, la palangrotte se fait la nuit, pour attraper les poissons de fond, avec des lignes ne dépassant pas les 100m. Une pierre est accrochée au bout pour que la ligne reste au fond. Cette forme de pêche est bien adaptée aux récifs mahorais.


  • La pêche profonde

C’est la même technique que la palangrotte, sauf que la ligne descend jusqu’à 400m de fond. A cette profondeur, la pêche est différente ; ils attrapent du vivanneau royal (réputé excellent), superbe poisson rose.


  • La pêche à la traîne

C’est une pêche occasionnelle, quand des bancs de poissons (thons ou dorades) passent près des côtes. Les pêcheurs les repèrent grâce aux oiseaux qui survolent l’eau en quête des bancs de sardines, elles-mêmes pourchassées par les thons…

schéma de pêche à la traîne

  • La pêche aux « djarifas »

C’est la pêche des femmes : à marée basse, elles tendent des « lambas » (filets) sur les embouchures pendant que d’autres rabattent le poisson vers elles. Elles ramènent ainsi une grosse part de la nourriture de leur village.


  • La pêche à pied

Comme partout, il suffit d’aller à pied chercher crustacés, coquillages, et poulpes à marée basse.


  • L’uruva

L’uruva est une plante que les pêcheurs mettent dans les flaques d’eau où sont prisonniers les poissons…la plante secrète de la roténone, substance qui asphyxie les poissons. Cette plante est normalement interdite d’utilisation mais les mahorais s’en servent encore beaucoup.


Vous l’aurez compris, que mangent les mahorais ? Du poisson !

Nous l’avons vu dans les articles précédents, la Réunion connaît tous les ans des problèmes préoccupants de sécheresse, de distribution et de répartition d’eau sur l’île, car bien que les pluies soient diluviennes (plus d’1 mètre en 24h) pendant la période cyclonique, elles sont mal réparties. L’Ouest et le Sud ont beaucoup moins de réserves que l’Est humide et pluvieux, car le Piton des Neiges fait barrage à la circulation des nuages.

 

Par exemple, à l’été 2006, le sud de l’île a connu de gros problèmes : la sécheresse avait asséché les nappes phréatiques, et un gros éboulis sur le trajet de l’eau rendait le captage impossible à cause de la présence de passages boueux. Ce sont là des choses qui arrivent tous les ans, il est temps d’y remédier durablement…

 1 – Priorité aux ressources souterraines 

Le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) a choisi des dossiers prioritaires :

  • les forages de Pierrefonds (Sud) : il y existe une nappe phréatique encore inexploitée qui représente une énorme quantité d’eau ! Cela pourrait résoudre durablement tous les problèmes d’eau à Saint-Pierre. Cependant, pomper une trop grande quantité de cette eau lui donnerait une trop forte salinité à cause de la proximité avec l’océan. L’eau s’y mélange parfois.

 

  • Etablir une interconnexion des réseaux. La CLE ( Commission Locale de l’Eau) souhaite rallier des réservoirs à des captages.

 

  • 3 autres chantiers sur la gestion de l’eau dans le Sud sont en cours par les services de l’Etat.

  2 – Les investissements 

Ces chantiers sont estimés à 660 000 € : qui paye ?

150.000 euros sont donnés dans le cadre du contrat de plan Etat-Région et le Conseil Général participe aussi, ce qui ne suffit pas à combler le trou. Les contribuables en seront donc pour leurs frais ! A la Réunion, l’eau coûte 2 fois moins cher qu’en France et un habitant de l’île en consomme 2 fois plus…le tarif de l’eau augmentera donc, mais seulement quand la situation et le service seront améliorés : les coupures sont fréquentes aujourd’hui, les pollutions aussi, et un grand nombre de foyers ne sont pas encore rattachés au tout à l’égout. Patience.

  3 – Le plus grand chantier de tous les temps : le basculement des eaux d’Est en Ouest 

Coût : 700 millions d’euros ! Il consiste à forer 4 captages dans les cirques (2 à Mafate, 2 à Salazie, le cirque le plus pluvieux) et à amener l’eau dans l’Ouest par le forage d’une galerie de 30 km, pour un usage domestique mais aussi agricole (7000 hectares).

Commencé en 1983, le chantier devrait être fini en 2010 (il a déjà 5 ans de retard). Ce chantier faramineux a été décidé après constatation scientifique que les nappes de l’Ouest commencent à atteindre leur limite et qu’avec l’accroissement de la population, ça ne pourra qu’empirer. Ce chantier est donc quasi-vital pour la population de l’île, apportant 60 millions de m3 d’eau en plus, dont 45 réservés seulement à l’irrigation !

 Opérateurs financiers : L’Union Européenne (FEDER-FEOGA) à 55%, le Département de la Réunion à 35%  et l’Etat (FIDOM-Contrat de plan) à 10%.

Dans cet article je m’attacherai à résumer la situation hydraulique de l’île, les risques et les mesures prises pour faire face à l’avenir et l’augmentation de la population réunionnaise. En lien, un document archi-complet sur la »…schémas à l’appui pour ceux qui veulent tout savoir, chiffres et moindres détails.

 

Comme le dit cette Directive, les objectifs du département concernant l’eau sont :

 

  1. La non-détérioration de la qualité de l’eau
  2. Remettre en « bon-état » les milieux aquatiques d’ici à 2015
  3. La réduction, voire la suppression des rejets dangereux dans l’eau

 

 

  • L’état actuel des masses d’eau (càd plans d’eau, eaux souterraines et de surface, et même littoral)

 

On dénombre 42 masses d’eau : 24 rivières (masses d’eau douce superficielles), 3 plans d’eau (superficiels = en surface), 13 masses d’eau côtières (eau de mer), et 2 masses d’eau souterraines (une en bordure du littoral et l’autre sous les roches volcaniques)

On ne connaît pas précisément l’état de l’eau, car les mesures ne sont pas encore fiables…ainsi, on ne peut pas mesurer le taux de pesticides et de métaux lourds, pourtant nocifs, mais on estime que leur présence est concentrée sur le littoral. Presque la moitié des cours d’eau ont des données insuffisantes, faute de points de relevés ou de prélèvements insuffisants. Certains cours sont de très bonne qualité et d’autres sont médiocres : les masses d’eau les plus préservées se situent dans le Sud Est au niveau du volcan.

 carte des cours d’eau réunionnais

  • Usages de l’eau, pour ensuite pouvoir adapter le système hydraulique face à la croissance des besoins : accroissement de la population (eau potable), de l’agriculture, de l’industrie dans les prochaines années.

 analyse des eaux

70 % de la population est concentrée sur la bande cotière de l’Ouest…les besoins en eau ne cessent d’augmenter (270 l / jour /habitant en 2002, une des plus fortes consommations de France), et trop de foyers ne traitent pas les eaux correctement : les installations des maisons ne sont pas conformes pour la grande majorité, les quelques stations d’épuration en mauvais état et insuffisantes, et des eaux usées sont encore rejetées à la mer directement…heureusement, le District s’attelle efficacement à la tâche et la situation ne peut que s’améliorer de ce côté.

L’agriculture, de la canne à sucre pour plus de la moitié, utilise énormément d’eau des masses d’eau superficielles et en utilisera encore plus avec sont développement.

Les élevages dégagent trop d’azote et les produits phytosanitaires présents dans l’eau dépassent les taux autorisés.

En ce qui concerne l’industrie, il paraîtrait que son impact est moindre sur la qualité de l’eau bien qu’elle rejette beaucoup de déchets

Le tourisme étant le moteur de l’île, il est nécessaire d’avoir une bonne qualité des eaux de baignade et des fonds marins en on état (barrière de corail), ce qui est impossible si l’on rejette des déchets dans cette eau. Les pêcheurs pratiquant la surpêche mettent également l’équilibre en danger.

 

L’eau permet de produire 30 % de l’électricité de l’île : il est important de garder cette source d’énergie.

 

 

  • Estimer les évolutions de l’état de l’eau en 2015, pour savoir quels points d’eau n’atteindront pas le « bon état écologique » ( = risque NABE : Non Atteinte du Bon Etat)

 Estimations de l’état des eaux en 2015

D’ici à 2015, beaucoup de facteurs engendreront une pression sur la qualité de ces masses d’eau : accroissement de la population et tout ce qu’elle implique, une croissance du tourisme, de l’agriculture, de l’industrie et de l’hydroélectricité sont aussi à prévoir…heureusement la politique actuelle va dans le bon sens : le Parc National des Hauts vient d’être créé, ainsi que deux réserves naturelles ; des directives mettent en place des projets : créer et mettre aux normes les stations d’épuration car
la Réunion est en retard, préserver certains débits d’eau, et aménager des « passes à poissons » pour aider leur passage dans les rivières, difficiles en ce moment (montaison et dévalaison des poissons)

 

 

  • Déterminer pour quelles masses d’eau l’investissement sera très conséquent pour atteindre le « bon état ».

 

Le risque que les masses d’eau soient en mauvais état en 2015 est élevé. Une faible partie des cours d’eau superficiels semblent tenir bon. Si l’on sait déjà quelles masses d’eau seront le plus touchées, un doute persiste pour la moitié d’entre elles. Le risque est cependant plus élevé sur la masse d’eau alluviale (littoral). Les investissements porteront sur une grande partie des masses d’eau. Celle-ci, pourtant, est vendue au prix le plus bas français : 1,33 € le m³.

Les investissements portent sur plusieurs secteurs : l’usage domestique (traitement des eaux usées, eaux de pluie), l’usage agricole (le plus gros investissement : le chantier de basculement des eaux d’Est en Ouest, pour l’irrigation), et l’usage industriel (dépollution des rejets, pris en charge par les industries elles-mêmes)

Coût à l’année : 118 millions d’euros

 

 

investissements partagés

Rendez-vous en 2015 pour un nouvel état des lieux !

 Continuons sur le chemin du développement de l’île Maurice (suite de l’article « les débuts de l’île Maurice).  

A partir du 17ème siècle, des navires d’approvisionnement commencèrent à arriver sur l’île. Mais ce n’est qu’en 1636 que les Hollandais s’y établirent réellement. Pourtant, ils abandonnèrent les lieux en 1658 pour y revenir, puis à nouveau la quitter, définitivement cette fois, vers 1710…et la laisser à l’abandon.

 

Pourquoi changeaient-ils toujours d’avis ?

A cause des conditions de vie difficiles, ils retournèrent dans leur pays : l’isolement, les cyclones, les rats et les singes, sont autant de difficultés qu’ils n’ont pas voulu (ou pas pu) surmonter. Cependant, durant leurs quelques années de présence, ils implantèrent la canne à sucre et introduisirent le cerf de Java. Il reste des cerfs aujourd’hui encore sur l’île, dans des parcs surtout, et il est même présent sur l’emblème de Maurice.

 

Cerf de Java et ses biches

 

Reprenons l’Histoire :

 

Le 20 septembre 1715, l’île est reprise par les français, et rebaptisée « Isle de France » (pas très original) par Guillaume Dufresne D’Arsel, capitaine du Chasseur, navire de Saint Malo…comme sa voisine
la Réunion, voilà Maurice aux mains de
la Compagnie des Indes Orientales. Jean-Baptiste Garnier du Fougerais (encore un nom bien français !) s’installa sur l’île en emmenant avec lui 16 habitants de
la Réunion.

Ce fut Le Toullec qui y « régna » jusqu’en 1722 ; aujourd’hui, des rues et des écoles portent son nom, même à
la Réunion ; puis ce fut Denyon, 1er Gouverneur français.

 

Il n’est toujours pas facile à ce moment de vivre sur cette île, mais ils survivent grâce à la pêche, abondante, et à la chasse.

 

Un sacré personnage fera connaître ensuite à l’île un essor extraordinaire : Mahé de Labourdonnais, dont les rues et écoles à son nom sont encore plus nombreuses… (gouverneur de 1735 à 1747). Durant cette période, il :

         établit la discipline

         lutte contre la famine en faisant planter du riz, du blé, et du manioc pour les esclaves.

         fait venir du monde : ouvriers, paysans et domestiques, afin de « construire » cette île.

         fait de Port Louis LE port de l’île. (Ouest)

 

La plupart des personnes arrivant sur l’île, ouvriers et esclaves, sont indiens, venant de la côte Malabar de l’Inde. C’est pourquoi aujourd’hui nous les appelons « malbars » à
la Réunion et à Maurice. Ils sont la majorité du peuple mauricien, c’est pourquoi l’île est maintenant pleine de temples indiens et ressemble à une petite Inde.

 

temple indien

Passons les passages d’administration de Maurice aux mains de différents nobles personnages. 

Nous nous retrouvons à l’époque impériale, en 1803 : le personnage qui est intéressé par l’île est Charles Decäen, un anglais…pour les anglais, l’Isle de France est très bien située pour leurs voies de commerce. Qu’à cela ne tienne ! Il va décider de prendre l’île par une bataille navale !

Le 13 et 14 août 1810, la bataille eut lieu, et ce fut l’UNIQUE combat naval remporté par les français, durant l’époque Napoléonnienne…oui, les Français ne se laissèrent pas faire.

 

L’île est donc toujours aux mains de

la France. Mais, devenant un point stratégique sur les voies maritimes commerciales, pour combien de temps encore ?

 

Mise en situation :

L’île de
la Réunion a un climat tropical humide, caractérisé par deux saisons qui rendent importante la gestion de l’eau : l’hiver austral (saison sèche, aucune pluie), et l’été austral (saison chaude ou « saison des pluies »).
La Réunion détient tous les records mondiaux de pluie calculés jusqu’à une période de 15 jours !

De plus, l’île profite de l’anticyclone de Ste Hélène (quasi-permanent de l’Atlantique Sud), des Alizées (Est-Sud Est), et de
la Zone de Convergence Inter-Tropicale (où convergent les Alizées des deux hémisphères).

Tout ceci donne à
la Réunion un climat très particulier, compliqué encore par les grandes différences d’altitudes de l’île : en quelques dizaines de kilomètres, l’on passe de 0 à 3070m, au Piton des Neiges. Celui-ci bloque les nuages et crée deux zones distinctes :

         La côte au vent (Est), d’où les nuages et précipitations arrivent par les Alizées toute l’année.

         La côte sous le vent (Ouest), protégée des Alizées par le relief du milieu de l’île. Les pluies y sont plus rares.

 

? La brise joue aussi un rôle important sur la formation des nuages et donc la répartition des pluies :

         la brise de Terre, la nuit (des Hauts vers le littoral)

         la brise de Mer, le jour (venant de l’océan)

 

La différence flagrante est donc la dissymétrie Est/Ouest, il peut tomber des mètres d’eau dans l’Est sans qu’une seule goutte ne tombe dans l’Ouest…Par exemple, à Takamaka (Sud), la moyenne est de 7m par an ; sur les pentes du volcan elle atteint 10m par an. Au contraire, à St Gilles les Bains (N.O), il ne pleut en moyenne que 525 mm par an. C’est la station balnéaire de l’île. Durant la saison chaude, il pleut tout de même 700mm d’eau rien qu’en février, ce qui est, en comparaison, plus qu’un an de pluie à Paris ! 

cascade de Bassin Bleu, St gilles les hauts

Cette eau quasi-permanente à l’Est permet d’accueillir cinq stations hydrauliques qui alimentent en électricité 30% de la population de l’île, grâce au débit des chutes d’eau et des nombreuses cascades. On compte 250 points de captage d’eau superficielle ou souterraine pour la consommation en eau potable, pour l’irrigation, l’agriculture et l’industrie.

Le reste de l’électricité est produit surtout grâce à la bagasse (pailles de canne à sucre), mais aussi par le charbon et le fioul, importés pour compléter les besoins en électricité. L’utilisation du bois et de l’énergie solaire est limitée dans les Hauts. Le solaire est très utilisé pour le chauffage de l’eau, mais pas beaucoup pour la production d’électricité…

 

Fonctionnement d’une usine hydraulique à
la Réunion
 

La vitesse de l’eau de la cascade (400 km/h) fait tourner un alternateur qui transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. Idéalement, l’usine est située près du barrage pour ne pas avoir à acheminer l’eau, mais il arrive qu’elle soit plus loin, et cela nécessite le transport de l’eau dans des canaux de dérivation, ou dans des galeries creusées dans la montagne. A
la Réunion, la mise en place d’une centrale est compliquée par les reliefs difficiles. Les canaux construits sont de vraies prouesses techniques.

 

Les turbines entraînent des alternateurs qui produisent le courant. Ceux-ci sont comme des énormes dynamos de vélo. Un transformateur élève la tension pour ne pas avoir de pertes d’énergie.

Après avoir fait tourné la turbine, l’eau repart dans un canal et retrouve la rivière en contrebas. A
la Réunion, c’est l’usine de
la Rivière de l’Est la plus importante, avec une production de 380 GWh.

 

 

 

Complications de la situation :

 

         Les pluies sont inégales sur le territoire : Il y a 10 fois moins d’eau dans l’Ouest. On ne peut donc pas produire d’électricité hydraulique, mais le problème est  surtout la sécheresse chronique, durant 6 mois tous les ans.

         Le sous-sol est jeune et très perméable, ce qui fait que l’eau s’infiltre très profondément et devient irrécupérable. De plus, les ressources en eau en altitude sont maigres.

         Sur le littoral, les eaux souterraines subissent un phénomène de salinisation, par l’eau de mer. 

         Le stockage d’eau est difficile à cause des reliefs accidentés, et il faudrait rendre la réserve d’eau étanche artificiellement, ce qui coûterait très cher.

         Les besoins en eau augmentent.

 

 

Face à ces inégalités Est/Ouest en ressources d’eau potable, le plus grand et coûteux chantier de basculement des eaux d’Est en Ouest a commencé en 1983…il n’est toujours pas terminé.

schéma du basculement des eaux