Corrigé de la QSTP du bac blanc

Jeudi 21 avril 2011

POUR LES TERMINALES E.S. DU LYCEE CONDORCET :

Corrigé QSTP : MOYENNISATION


Introduction : – Accroche : les exemples d’inégalités (ou de leur réduction) ne manquent pas ; Problématique très simple ; ne pas oublier l’annonce du plan.

I. Un processus de moyennisation de la société française…

1. Les facteurs économiques de la moyennisation.

  • Tertiarisation : développement des services au détriment de l’industrie et de l’agriculture (déversement intersectoriel de Sauvy). Hausse de la qualification. = mobilité sociale structurelle ascendante.
  • Développement des droits sociaux et partage des fruits de la croissance (compromis fordiste) ce qui limite l’opposition capital/travail.
  • Croissance des catégories intermédiaires (employés & prof. intermédiaires, cadres), au détriment de la part des indépendants et des ouvriers.
  • Réduction des inégalités de revenu à la fin des 30 Glorieuses ; la hausse du niveau de vie se traduit par une consommation de masse, un accès à la propriété immobilière, et une nouvelle structure des dépenses (lois d’Engel).

2. Les facteurs sociaux et politiques.

  • Egalisation des conditions = logique des sociétés démocratiques selon Tocqueville : affaiblissement du sentiment d’appartenance à une classe, et montée du sentiment de « classe moyenne » (Doc. 2)
  • Nouvelle norme de consommation, celle des classes moyennes, avec leur mode de vie : modèles familiaux, scolarisation de masse (Doc. 1) Certains auteurs (comme Mendras) croient à la fin des classes sociales.
  • Rôle de l’Etat : politique de redistribution des revenus (progressivité de l’impôt) au cours du XXe s., qui érode les revenus des rentiers. (Doc. 3)

Transition : Le mouvement de moyennisation est donc lié à un contexte économique, social et politique, spécifique à une génération (celle du baby boom et des Trente Glorieuses). La génération suivante n’est-elle pas dans une situation bien différente ?

II… qui présente tout de même des limites.

1. La persistance des inégalités

  • Cumul des avantages et des handicaps sociaux : les écarts de revenus entraînent des différences de niveau de consommation, surtout pour les pratiques culturelles. (chiffres Doc. 4)
  • Mais à niveau de revenu proche, on observe aussi des différences sensibles de pratiques culturelles: habitus de classe, capital culturel (Bourdieu).
  • Toujours : inégalités hommes-femmes, et entre quartiers ou régions.

2. Une nouvelle polarisation.

  • Flexibilité : externe (variation des effectifs), interne (horaires), salariale… Développement des formes particulières d’emploi (FPE) : CDD, intérim, temps partiel…
  • Affaiblissement des droits collectifs et de la protection sociale ; dualisation du marché du travail ; parallèlement : concentration du capital et hausse des revenus du patrimoine.
  • D’où une « société en sablier» (resserrement des catégories intermédiaires) qui redonne crédit aux analyses en terme de classes et de domination (Marx, Bourdieu, Pinçon-Charlot…)
  • Problème des générations : les « jeunes » (nés dans les années 70-80) ont une moins bonne carrière que la génération précédente (Louis Chauvel – Doc. 3)

Conclusion :

– Résumé du devoir

– Puis ouverture : actuellement, une politique fiscale plutôt favorable aux hauts revenus : retour des rentiers ?

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La fin de la moyennisation ? Emission à écouter

Mardi 29 mars 2011

Offre d'emploi de commercial à Toptechnology, création de site Web

UN DEBAT A LA RADIO TRES INTERESSANT SUR LES CLASSES MOYENNES, LA MOYENNISATION ET LA PEUR DU DECLASSEMENT :

France Culture, émission « Le Grain à moudre », 28 février 2010.

Avec des économistes spécialistes des inégalités.

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Le battle Keynes VS Hayek !

Samedi 19 mars 2011

Voici une vidéo plutôt originale : un rap opposant les deux économistes les plus influents du XXe siècle, Keynes et Hayek (le film étant le fruit de l’association d’une producteur d’audiovisuel et d’un professeur d’économie) ! En plus, c’est très bien fait – pardon, ça déchire sa race – dans le fond comme dans la forme :

John Maynard Keynes est un joyeux fêtard, il veut relancer la croissance par les dépenses publiques et la baisse des taux d’intérêt (cad. un crédit pas cher), il veut réguler le marché à court terme (« à long terme, nous sommes tous morts… »), et rétablir la confiance. Selon lui, l’économie n’est pas vraiment fondée sur des calculs rationnels mais sur des « esprits animaux » (sentiments, pulsions)…

Mais à force d’injecter trop de liquidités dans l’économie, on risque de se retrouver avec des bulles financières, et se réveiller avec la gueule de bois…

C’est ce que lui explique Friedrich A. von Hayek, qui a moins de charisme, mais qui pointe les limites de l’approche keynésienne. Hayek prône des mesures exactement opposées : redonner de la valeur à la monnaie et au capital, encourager l’épargne, laisser faire le marché, etc.

Les sous-titrages sont bons mais passent vite, il faut s’accrocher mais des élèves de terminale ES sont capables de comprendre le clip : et c’est ça qui est trop bien !  🙂

http://www.dailymotion.com/video/xc5c82

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A ne pas manquer : débat intéressant sur « la peur du déclassement »

Vendredi 11 mars 2011

Sur les questions des inégalités et de la mobilité sociale,  et l’actuelle « peur du déclassement » de la part des classes moyennes, voici une page très intéressante : un débat entre deux spécialistes du sujet très connus et reconnus, LOUIS CHAUVEL (plutôt social-démocrate) et ERIC MAURIN (plutôt libéral), qui débattent dans plusieurs courtes vidéos réalisées par l’association « La République des idées ».

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A ne pas manquer : vidéo sur la crise des classes moyennes

Mercredi 23 février 2011

UN BON DOCUMENTAIRE D’ARTE sur les difficultés actuelles des classes moyennes : la crise remet en cause certaines de leurs valeurs fondamentales, telles que la méritocratie, l’égalité des chances, l’ascension sociale…

Parfait pour le chapitre de terminale sur les inégalités !

Attention, le documentaire évoque certains cas d’individus qui ne font pas partie des classes moyennes (qui ont des revenus et des diplômes réellement moyens), mais des classes supérieures (cadres, patrons…) qui peuvent avoir des difficultés aussi – mais il ne faut pas tout mélanger.

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République et justice sociale

Mercredi 23 février 2011

La prochaine émission de Raphaël Enthoven (dimanche 27) est diffusée en avant-première sur le site d’Arte.

Elle est consacrée à la République : très intéressante !

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Corrigé du bac blanc n°1

Samedi 5 février 2011

Corrigé QSTP : Innovation & croissance

Travail préparatoire

1. L’innovation peut prendre la forme d’un produit ou d’un procédé nouveau. Ainsi, l’apparition du téléphone portable, de l’iPhone ou de l’iPad sont des innovations de produits. L’innovation de procédés concerne les modes de production ou de commercialisation : métier Jacquard, travail à la chaîne, vente par correspondance…

2. L’innovation entraîne des conséquences positives pour les entreprises. Les entreprises innovantes ont en effet des performances économiques supérieures à celles des entreprises non innovantes. Les écarts de performances entre ces deux types d’entreprises sont maximaux lorsque l’innovation porte à la fois sur les produits et sur les procédés : la progression des parts de marché des entreprises innovantes est de 5,4 points supérieure à la progression des parts de marché des entreprises non innovantes. Les écarts sont moindres pour les innovations « séparées », mais ils ne sont pas négligeables (les innovations de produits assurent une croissance de parts de marché supérieure de 3,4 points). Pour la valeur ajoutée : l’innovation « combinée » permet une croissance de la valeur ajoutée supérieure de 5,2 points au bénéfice des entreprises innovantes.

3. De nombreuses innovations produisent des effets bénéfiques sur le développement humain : la mise au point d’un vaccin; un nouveau procédé de diffusion des connaissances, comme la transmission télématique des données, ou de nouveaux procédés d’impression diminuant les coûts d’accès à l’écrit, donc au savoir.

4. L’innovation technologique peut agir sur la productivité du travail, à travers la mécanisation, l’automatisation, ou la mise en place de nouvelles organisations du travail. La même quantité de travail humain permet, dans ces conditions, l’obtention d’une production croissante. Les théoriciens de la « croissance endogène » montrent que l’innovation et la formation de la main-d’oeuvre sont des facteurs décisifs de croissance économique.

5. Certaines composantes du développement humain ont des effets rétroactifs sur la capacité d’innovation. Un meilleur état de santé, un niveau de connaissance plus élevé, une participation citoyenne et sociale plus intense stimulent la créativité et l’adhésion aux innovations, à la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif.

6. Lorsqu’on analyse la répartition du financement de l’innovation, on constate que près des trois quarts des ressources proviennent des entreprises elles-mêmes, par réinvestissement dans l’innovation des profits des périodes antérieures. Cette capacité dépend donc de manière massive des profits que ces entreprises ont pu tirer de leur activité. Il s’agit en quelque sorte d’un cercle vertueux : le dynamisme de la croissance économique fournit à ces entreprises les moyens financiers de leur effort d’innovation, ce qui en retour leur garantit la progression de leurs résultats. La croissance économique renforce aussi les recettes de l’État (puisque le produit fiscal est lié au niveau d’activité économique), facilitant le cofinancement privé-public de nombreux projets innovateurs.

7. Selon l’analyse de l’OCDE, les États ont des responsabilités spécifiques à assumer dans la stimulation de l’innovation. C’est en effet en amont des processus productifs que les dépenses publiques dans la recherche et l’enseignement créent les conditions d’apparition de l’innovation : projets de recherche fondamentale, investissements dans l’enseignement secondaire et supérieur… Dans l’Union européenne, la « stratégie de Lisbonne » à partir de 2000 cherche à promouvoir l’ « économie de la connaissance ».

Question de synthèse
Introduction

Depuis le milieu des années 90, les TIC (technologies de l’information et de la communication) sont devenues centrales dans les économies développées, tant dans les produits que dans les procédés de fabrication et de commercialisation. Les économistes ont remis à l’honneur la théorie de Joseph Schumpeter, qui dans les années 30 et 40, considérait que l’innovation était un facteur de croissance décisif. Comment l’innovation favorise-t-elle la croissance économique ? Celle-ci ne favorise-t-elle pas en retour l’innovation ? Nous verrons que l’innovation est à la fois une cause (1ère partie), et une conséquence de la croissance (2nde partie).

I. L’innovation est source de croissance économique.

1. Effets sur la demande

Les innovations de produits permettent de mieux satisfaire les besoins humains et d’améliorer notamment la consommation des ménages. Ex. de consommation individuelles ou collectives : alimentation (conservation des aliments, préparation des plats, etc.), transports, télécommunications, santé… La seconde moitié du 20e siècle a été marquée par des améliorations significatives de la couverture des besoins. Ces innovations, par le dynamisme des achats qu’elles engendrent, sont un élément important de soutien de la demande et par là même de la croissance économique. Les nouveaux équipements (informatique, vidéo…) soutiennent l’activité économique en favorisant une large diffusion de ces biens dans la population.

2. Effets sur l’offre

Au niveau des entreprises, les « grappes d’innovations » (Schumpeter) dans les procédés permettent de réaliser des gains de productivité du travail et du capital qui entraînent une amélioration de la compétitivité-prix des entreprises (par répercussion à la baisse sur les coûts de production) mais aussi, souvent, de la compétitivité hors prix (structurelle), en améliorant la qualité des produits et leur adaptation au marché, ce qui profite également aux consommateurs. Dans les deux cas, les entreprises innovantes tirent avantage de ces progrès en termes de gains de parts de marché et de croissance de leur valeur ajoutée (document 1). La capacité à mieux faire face à la concurrence, est, au niveau macroéconomique, une source de croissance.

II. La croissance économique facilite aussi l’innovation et son financement
1. La question du financement de l’innovation

Les entreprises ont en effet intérêt à l’innovation, mais pour la mettre en œuvre, elles ont besoin de ressources financières. Le financement de la recherche-développement nécessite des capitaux. Cette ressource est d’autant plus abondante que l’entreprise a dégagé des profits, qu’elle peut alors réinvestir dans son effort d’innovation. L’autofinancement constitue près des trois quarts du mode de financement des projets innovants, car cette option garantit à l’entreprise l’autonomie de sa stratégie (document 3). Au niveau macro-économique, une croissance économique soutenue rentabilise les coûts de la recherche et l’innovation en accroissant la profitabilité des sommes ainsi investies, ce qui suscite de nouveaux projets innovants.

2. Le rôle des pouvoirs publics

Un autre acteur joue cependant aussi un rôle majeur dans ce domaine. Dans la plupart des grands pays développés, sous des modalités diverses, l’État favorise en effet la recherche fondamentale ou appliquée. Lorsque la croissance est forte, les recettes fiscales augmentent, ce qui permet de financer davantage de projets de recherche. De même, des capacités budgétaires accrues permettent à la puissance publique d’investir dans l’amélioration de la qualification de la main-d’œuvre par le biais des dépenses d’enseignement et de mettre ainsi à disposition des entreprises un meilleur capital humain, favorable à l’innovation.

Conclusion

Comme l’a montré Schumpeter, la croissance économique et l’innovation entretiennent des rapports circulaires. Si l’innovation pérennise la croissance, celle-ci, en retour, permet une amélioration sensible du niveau de développement (document 2). À travers l’amélioration de l’état sanitaire et du niveau d’instruction de la population, ces transformations créent les conditions d’une adhésion collective à l’idée du progrès, état d’esprit indispensable à l’apparition d’une croissance endogène.

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Le « despotisme démocratique » selon Tocqueville

Samedi 5 février 2011

Un texte magnifique – et ô combien actuel – d’Alexis de Tocqueville, extrait De la Démocratie en Amérique, à propos d’une dérive qui menace la démocratie, dans les sociétés modernes :

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Très beau documentaire sur Peugeot-Sochaux

Mardi 21 décembre 2010

Ne pas manquer l’excellent document « Sochaux : cadences en chaîne », qui aborde plusieurs thèmes du programme de terminale, à partir d’une entreprise française de premier plan.

1ère partie

http://www.dailymotion.com/video/xf0g94

2ème partie

http://www.dailymotion.com/video/xf0gn1

3ème partie

http://www.dailymotion.com/video/xf0gsp Tags : , , , , , ,

La méthologie de la synthèse en SES en vidéo

Samedi 20 novembre 2010

Pour tout réviser sur la méthodologie de la Question de Synthèse en SES, en 5 mn. Génial, non ?  🙂

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