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Pour un apprentissage du codage à l’école

Professeur de physique, je suis confronté, avec mes collègues de mathématiques, à une sacrée difficulté dans l’enseignement de nos disciplines. Les élèves ont de plus en plus de mal à se représenter un vecteur, à inverser une équation, à effectuer des tâches cognitives toutes simples. Il est courant en salle des profs d’entendre « c’était mieux avant », « les élèves d’aujourd’hui sont nuls », etc. Mais là n’est pas mon propos. Ce qui me frappe, c’est que j’ai l’impression que mes élèves ont perdu une compétence cognitive : la capacité à faire des gestes mentaux tridimensionnels. Le phénomène est de très grande ampleur. Il touche toutes les catégories d’élèves : les bûcheurs et les fainéants jusque dans le supérieur où les enseignants se plaignent de l’incapacité des étudiants à mener des raisonnements un tant soit peu exigeants.

code-au-primaire

 

Mais ce phénomène est-il surprenant ? Ne pouvons-nous pas en comprendre l’origine ? Voyons comment nous accédons au monde de l’information aujourd’hui : une question, un navigateur, un moteur de recherche et nous avons la réponse. Les informations défilent sur des écrans plats et progressivement le cerveau perd l’habilité à voir en 3D. Nous vivons dans des flux unidimensionnels amnésiques : les réseaux sociaux sont comme un fleuve qui déverse l’info sur nos écrans dans un flux continu. À peine lue, déjà oubliée ! Il y a une bonne décennie, l’accès à l’information passait par un déplacement physique, par une incorporation. Pour trouver un article ou une information, il fallait se déplacer, se mouvoir dans l’espace, se représenter un système de classement, intégrer une table des matières, égrener des pages. Toutes ces micro-tâches sont révolues.

De la même façon, pour se rendre d’un point A à un point B avec une carte, il faut trouver le point A et le point B puis analyser les routes possibles pour trouver celle que l’on choisira. Tout le long du trajet, on sait où on est, où on va. Actuellement, avec les GPS, on ne sait plus. Peu importe où nous sommes, nous savons que nous pouvons aller où nous voulons, sans mêmes savoir où le point d’arrivée se situe. Notre accès au savoir est du même acabit. Peu importe l’état de nos connaissances, il est possible d’accéder directement à n’importe quelle information.

Faudrait-il jeter tous nos écrans, toutes nos béquilles, toutes nos aides qui nous facilitent la vie ? Suis-je en train de faire l’apologie du passé ? Non, bien au contraire. Je suis ravi de vivre dans notre époque où je peux du fin fond de ma campagne accéder aux articles de scientifiques blogueurs qui me font partager l’état de la recherche, écouter un enregistrement d’un concert qui a eu lieu avant-hier à l’autre bout du monde. Ce qui nous manque, ce sont des gestes mentaux permettant de découvrir l’espace intérieur.

Ma génération a construit internet et j’ai grandi dans un monde physique, réel. Je participe à mon échelle à l’édification d’une réalité virtuelle où tout est connecté et connectable, où le savoir est accessible à tous, pour tous. On dit que les jeunes sont des cadors des ordinateurs car ils sont nés avec. Je m’oppose à cette vision naïve des choses. Mes élèves sont des consommateurs d’information numérique, pas des producteurs, pas des contrôleurs. Ce sont des oies qui se gavent d’une réalité virtuelle bi-dimensionnelle, une toile qui semble infinie que ses concepteurs perçoivent en 3 dimensions mais qu’ils vivent à deux dimensions.

Pour accomplir la transition numérique, il faut apprendre à la nouvelle génération à coder. Lorsque l’on code, on crée une troisième dimension, on rentre dans l’antre, derrière l’écran, on prend conscience que ce qu’on voit sur l’écran n’est que la partie émergée d’un monde ramifié et beaucoup plus vaste. Coder ne signifie pas aligner des signes cabalistiques sur un écran. C’est s’ouvrir à un monde créatif et hautement exigeant au niveau cognitif. Pour développer un programme, il faut savoir où l’on est, ce qu’on veut faire. Il faut visualiser le chemin pour atteindre l’objectif. De plus, la pratique du codage est une pratique qui ne ment pas. On ne peut pas se la raconter en faisant croire à notre ordinateur qu’on est meilleur que ce que l’on est réellement. Quand ça plante, ça plante réellement et on ne peut s’en prendre qu’à soi-même : l’ordinateur ne fait que ce qu’on lui demande de faire.

La nouvelle génération a-t-elle envie de coder ? Oui, triple oui. Enseignant en informatique et sciences du numérique, je vois à chacune de ses heures de cours des adolescents ravis de comprendre enfin réellement le monde dans lequel ils évoluent. Ils comprennent que derrière chacun des pixels de leur jeu favori, il y a des vecteurs, des polygones, tant d’objets mathématiques qui leur font faire des cauchemars quand ils ont à les manier sur une feuille de papier.

À partir de quel âge peut-on coder ? De nombreuses expériences montrent que c’est possible très tôt. Qu’il n’y a pas de limite. C’est comme si l’on se posait la question « à partir de quel âge peut-on empiler des cubes ». Avec une bonne interface, on peut rentrer dans le processus du codage dès l’école primaire. Des programmes ont été mis en place dans certaines classes et les résultats sont étonnants.

En développant le codage très jeune, on redonne à la nouvelle génération les outils cognitifs qui permettront de comprendre les objets conceptuels exigeants à l’origine des mathématiques et des sciences modernes. C’est un acte clé à poser au plus vite pour permettre aux générations montantes de s’emparer des outils des générations passées.

Cédric Lémery

Commentaires

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  • Bonjour Cédric et bonne Année si c’est encore temps,
    Votre article est excellent, mais je pense que vous ne vous posez pas la bonne question.
    L’apprentissage du codage devrait obligatoire depuis le premier âge des enfants.
    Vous avez entièrement raison.
    Je vais vous choquer, mais je suis un rebelle ,un provocateur.
    Je considère que 80 pour cent de ce que j’ai appris à l’école ne m’a jamais servi dans ma vie de tous les jours.
    Plus grave encore. J’ai été instit pendant 39 ans. Passionné par mon métier et écœuré par l’Education Nationale.
    Je considère que 80 pour cent de ce que j’ai pu apprendre à mes élèves ne leurt servira jamais dans leur vie de citoyen.
    80 pour cent de temps perdu, de gaspillage d’énergie. Quel gaspillage.
    Je suis grand-père et je pose souvent cette question à mes proches, à mes amis à des anciens élèves et la plupart des gens sont d’accord avec moi.
    On n’apprend pas grand chose à l’école et surtout on n’apprend pas l’essentiel.

    Pourquoi?

    Pour plusieurs raisons.

    On impose un système aux enfants sans leur demander leur avis.

    <>

    Impossible, me direz-vous. C’est de l’utopie!

    Vous avez en partie raison et cependant quelques génies de la pédagogie y ont pensé et l’ont pratiqué dans leur classe.
    Je panse à Célestin Freinet, qui avec son épouse ont fondé : l’ I.C.E M ( institut coopératif de l’école moderne )
    La plupart des gamins s’ennuient à l’école, surtout au collège car ce qu’on leur propose de force ne les intéresse pas.
    Apprendre une langue étrangère à l’école, quelle aberration.

    <>

    Ce n’est pas une question de moyens mais de choix politiques.

    C’est bien d’avoir un porte avion nucléaire, mais combien ça coûte?

    Personne ne peut ou ne voudra vous répondre.

    Les programmes scolaires devraient être établis par et pour les élèves.

    Je suis un rebelle, un utopiste, un ancien élève qui a souffert dans sa scolarité, abimé par une machine qui va n’importe où et n’importe comment.

    Monsieur Allègre s’est rendu célèbre par sa phrase:
    <> Quel âne, quel incompétent. Il aurait mieux fait d’être ministre de l’agriculture ou de rester dans son laboratoire pour faire, aux dépens des contribuables, ce qu’il a envie de faire .
    En plus il a calomnié le personnel enseignant en disant qu’il y avait trop d’absences.
    Il s’est demandé pourquoi certains profs étaient en dépression ?

    Mais maintenant, je vais apprendre le codage. Je suis sûr que c’est passionnant et que cela m’aidera à comprendre un peu mieux le monde de fous dans lequel nous vivons.

    jacques san.

  • A des années lumière de Brassens, les élèves ont peut-être d’autres cordes à leur arc, mais la façon qu’ils ont de décoder la barque de l’émancipation mérite que l’on s’attarde sur la leçon de l’intelligence. C’est ainsi que l’autre matin, devant l’ignorance affichée par certains à l’égard des livres ou magazines de la bibliothèque, j’en suis venu, face à l’écran de la déconvenue, à lancer : « Vous n’en avez pas assez de rester à l’âge des cavernes numériques?! »
    Le mouvement de l’éducation ne saurait être aux ordres de la société. Pascal Verbaere professeur documentaliste et « vieux con des neiges d’antan ».

  • J’aime l’idée de pousser les élèves à passer du mode passif « consommateur d’information » au mode actif « je produis du contenu ». C’est toute la puissance d’internet et la grosse différence par rapport à la télévision où seul le mode « passif » est disponible…

    Pour apprendre à coder, il y a énormément de sites ou d’outils… Il ne faut pas bloquer sur la langue : oui une majorité sont en anglais, mais TOUS les langages de programmation eux mêmes sont en anglais ! Donc il faudra bien s’y mettre un jour ou l’autre, autant commencer tôt… 😉

    En voilà un à rajouter à la liste : https://codecombat.com (en cours de traduction d’ailleurs… une partie gratuite, et un système d’abonnement pour aller plus loin). Gros succès l’année dernière avec une classe de 5e : c’est un jeu type médiéval-fantastique où on doit programmer les actions des personnages en Javascript ou Python (mais il y a également du Clojure ou du Coffescript en expérimental).

  • Merci pour cette réflexion. Je ne sais pas si apprendre à coder est « la » solution (peut-être « une » solution), mais je n’avais pas réfléchi à ce problème de tri-dimensionnalité / profondeur de la page web. Il est clair que ce qui est pour nous une béquille, est, pour bien des élèves, un fauteuil roulant…

    • Merci. J’ai tenté d’aider un petit voisin dyslexique (6 ans) sans rien connaître de ce trouble au début, J’ai tout essayé. J’en étais à lui faire inscrire les lettres dans l’espace avec tout son corps (je vois que votre Brain Gym n’est pas très éloigné de ce que nous faisions, j’avais l’avantage d’être à la maison nous nous permettions une gymnastique plus olympique. 😉 ) J’ai aussi raconté l’alphabet, comment il est né, comment un corps de bœuf est devenu une tête de bœuf puis la lettre A, tête de bœuf inversée. (Et ainsi de toutes les lettres.) On peut retrouver et raconter l’histoire de Marie entre son bœuf et son âne avec les objets initiaux qui ont servi à créer les lettres de son nom. On peut fabriquer des saynètes et raconter des histoires à partir des lettres d’un prénom, quel qu’il soit. Je m’éloigne de l’informatique mais se représenter mentalement des objets en 3D (comme un bœuf) et raconter des histoires à partir de ces objets que l’on anime est un bon préambule à l’encodage. Il n’est pas nécessaire de rester fidèle à l’histoire en associant un bœuf à la lettre A, en langue française le A peut naître de la forme d’un Avion supersonique, le Z d’un Zigzag…

  • (…) Cela étant, la vitesse de réaction de l’EN étant plutôt à l’échelle d’une génération que d’une année scolaire sur l’autre, il est possible -par ex dans le cadre des activités après la classe- de faire appel à des associations dont les animateurs sont des médiateurs scientifiques, généralement des étudiants en sciences se destinant à l’enseignement, ayant suivi des formations propres à la pédagogie active et très en phase avec les enfants., Par ex en région parisienne, il y a Magic Makers, qui en plus des ateliers hebdomadaires, intervient ds certaines écoles. Ils utilisent ‘scratch’ pour le niveau primaire ; ça se développe très vite, et parfois les ateliers incluent des séances ‘déconnectées’, càd : faisons de l’informatique sans ordi, autrement dit, de la logique, par ex. sous forme de jeu où chaque enfant est un pion qui se déplace. Le but est de reproduire en vrai ce qui se passe ds l’ordi pour comprendre pourquoi et comment il donne la réponse qu’il donne (en très simplifié bien sûr mais qd même, ce sont bien des algorythmes).

    Le principe est que les enfants doivent obligatoirement constituer des binômes ou trinômes, comme ça ceux qui ont déjà suivi des séances expliquent aux autres. En 2h, un enfant qui n’a jamais touché à scratch est capable -avec de l’aide- d’animer une petite scène avec des personnages qui évoluent, peut ajouter des bulles pour les paroles …, ça donne une petite scénette de quelques secondes. A la fin, chacun montre son petit film aux autres (ça veut dire qu’il y a un rétro disponible ds la salle) en expliquant ce qu’il a voulu faire et comment il s’y est pris. C’est valorisant pour tout le monde, ils voient comment les autres ont résolu un pbme, se sont fait aider, …. et pas besoin de 3h de théorie avant, au bout de 5 minutes d’explication de base, tout le monde s’y met. Cela suppose que les animateurs sont au moins 2 pour un groupe de 12 enfants, pour répondre aux questions et soutenir ceux qui n’osent pas forcément en poser. Il y a des ateliers de démo régulièrement sur Paris, annoncés sur leur blog.

    Il y a aussi des applis qui permettent d’aboutir à un résultat semblable.

    • MERCI POUR LES LIENS MAGIC MAKERS et SCRATCH !

      Les saynètes animées : parfait.
      Les algorithmes scénarisés joués en réel : génial.

      Dommage que les démos soient à Paris… 🙁
      Scratch est en anglais aussi ? (Je vais donc apprendre à mes petits voisins à repérer les mots « transparents » dans les consignes mais surtout à utiliser Reverso au fur et à mesure. Toujours avoir la page Reverso ouverte pour une traduction.)

      PS : non il ne faut pas obligatoirement être un « jeune étudiant » pour être créatif et « en phase avec les enfants », encore moins spécialement un « scientifique » ! J’ai 56 balais, je suis littéraire et linguiste de formation, passionnée d’arts et de sciences, d’histoire des idées dont les sciences et les techniques… J’ai des outils pédagogiques pour les adultes, mais aussi des outils multimédias (donc animés) et amusants pour les enfants et je tente encore moult choses pour développer leur intelligence et leur autonomie, à mon échelle de « tatie L. » la voisine.

      Bref, il faut surtout être curieux, ouvert d’esprit, pas craintif devant les nouveautés, imaginatif et créatif. Ce sont des traits individuels, pas des traits de classes, générationnelles, sociales, ou culturelles… Merci d’éviter les clichés ici. 😉

  • Bonjour,
    Dans un premier temps, avant de les laisser jouer avec n’importe quel écran à n’importe quel âge et à n’importe quelle heure, voire dans leur chambre sans surveillance bienveillante(!!!), ressortir les Lego, Playmobil, ou tout jeu de construction, car la représentation mentale est liée à la manipulation chez les enfants, c’est ça qui crée des connexions entre les neurones. Avant de penser codage, laissons-les jouer, tout simplement ! Ils ne font plus ça, à la maternelle ?
    Codage ou pas, un enfant qui ne manipule rien, ne joue pas avec ses doigts autrement que pour les faire glisser sur un écran, ne se représentera jamais rien mentalement, et formera aussi très mal ses lettres d’ailleurs.

    • Cubes et playmobil : ce n’est peut-être pas tout à fait aux mêmes âges, c’est plutôt pendant la phase « grand bébé », non ?
      Ensuite les enfants se détournent d’eux-mêmes de ces jeux. Pour manipuler ils préfèrent faire la cuisine, des gâteaux, ouvrir des boites avec un ouvre-boite, battre des œufs avec un fouet manuel ou électrique…
      Ou passer au stade « cube+ » = les structures complexes en métal à visser, écrouer, les maquettes en allumettes…
      L’origami a ma faveur car ils adorent tous et c’est hyper accessible (notamment aux dyslexiques qui peuvent briller dans ces exercices) : des modèles en pagaille (+ ou – bons) sur fiches ou en vidéo sur internet, et puis il suffit d’un carré de papier. Ils adorent tous. Le + c’est qu’ils apprennent en prime à suivre un modèle schématisé ou animé : des exercices cognitifs très complexes. A la fin ils expriment leur créativité propre en décorant l’objet de motifs colorés et on organise des courses de grenouilles en papier pas tristes.
      Pour ce qui est des enfants sur ordi depuis la toute toute petite enfance : j’en connais, ils sont ados maintenant, et ce ne sont pas des tarés bien au contraire. Ils ont l’air équilibrés et bien dans leur peau, en bonne entente avec leur famille et l’école, un cercle d’amis proches invités à la maison… Je ne me rappelle pas avoir remarqué tellement de « cubes » et de « Playmobils » chez eux… Ils sont bilingues franco-chinois, de parents chinois de formation médicale, vivent en France, ont maintenant des activités extérieures (Scouts, voile…) et un QI très supérieur à la moyenne. Je ne sais pas si ça joue…

  • Bonjour à tous et merci pour votre soutien,
    Pour apprendre le codage pour le primaire, le grand classique est scratch, développé par le MIT : http://scratch.mit.edu/ qui propose de concevoir des programmes sans écrire une ligne de code. Il est inclus dans les Raspberry pi (http://raspberrypis.net/) mini ordinateur qui permet pour moins de 50 € de s’y mettre (voilà qui résout le problème des moyens). La fondation RasPi fournit un manuel (http://www.framboise314.fr/un-manuel-dapprentissage-pour-la-framboise314/). Malheureusement il est en anglais mais la communauté d’utilisateurs grandit et peut-être que l’éducation nationale va s’y mettre… On trouvera des exemples de mise en pratique sur cette page : http://www.raspberrypi.org/tag/education/ (en anglais).
    Il y a aussi des solutions en ligne pour apprendre le codage comme https://blockly-demo.appspot.com/static/apps/index.html?lang=fr
    Mais on peut aussi apprendre les sciences du numérique sans ordinateur. Le manuel « L’informatique sans ordinateur » fournit toute une série d’activités d’éveil pour les élèves : http://cursus.edu/institutions-formations-ressources/formation/16628/informatique-sans-ordinateur/#.VBmEkx9Bpg8
    Pour ceux qui souhaite aller plus loin que scratch, il y a starlogo, toujours développé par le MIT : http://starlogo-tng-ref.pagesperso-orange.fr/ qui permet d’aller assez loin.
    Le vrai problème, c’est évident, c’est la formation des maîtres. C’est cet aspect qui reste à inventer !

    • Merci pour ces liens. (Oui le vrai problème est bien la formation des adultes en charge des enfants, ainsi que leurs choix liés aussi à leurs peurs, leurs craintes, leurs hésitations, leur manque de confiance…)

      Pour la traduction des textes anglais en français, il y a tout simplement REVERSO http://www.reverso.net/text_translation.aspx?lang=FR
      Il suffit de copier-coller dans un fichier pour avoir le manuel en français. (Les traductions sont acceptables et quand c’est un poil fantaisiste, on comprend quand-même et on peut rectifier soi-même.)

      Mes petits voisins (6 à 9 ans, tous de mamans voilées) qui me rendent visite pour faire avec moi des maths, du chinois, du jardinage, des tartes aux cerises, des purées aux orties, du visionnage de documents Arte sur les parasites du corps ou la formation de l’Univers, de l’observation de nidification de corbeaux aux jumelles et d’entretien de pouponnière de pucerons par des fourmis à la loupe, de randonnées aquatiques et de nuits en refuge, vont adorer apprendre à encoder.

      Je ne crois pas à l’histoire des « moyens » : l’achat d’un ordinateur est un choix. Comme celui d’un écran géant pour regarder le foot, d’un canapé d’angle à 800€ pour regarder le foot, de 50€ de boissons sucrées et alcoolisées dans le frigo etc. Le mien m’a coûté 450€ sur internet, et la veille il y avait mieux pour seulement 350€ en vente flash sur le site d’une marque bien connue. Rappelez-moi le montant des allocations de rentrée scolaire par enfant..? 😉

    • C’est en anglais pour vous aussi ?
      Pour moi ce n’est pas un problème mais pour mes petits voisins de 7 à 9 ans, heu…

  • Bonjour,
    L’article est très intéressant. Je suis enseignante en primaire. Auriez-vous des pistes, des programmes à conseiller pour entre dans le codage.
    Merci. Et bravo pour ce site et tout ce qu’on trouve en physique. Cela a beaucoup servi à ma fille au lycée.

  • Cet article est très intéressant mais il y a plusieurs embûches. Bon au delà du fait qu’en tant qu’enseignante je ne sais pas comment je leur apprendrais à coder vu que je ne sais pas le faire…
    Ce qu’il y a aussi c’est qu’on n’a pas d’ordinateur pour chaque élève, même pas pour deux. Donc je ne sais pas trop quoi faire… Les enfants ont accès aux ordinateurs à la maison, mais pas pour tous. Mais pour les parents ne sachant pas coder…

  • Bonjour Marie (ou Cédric?),
    Merci pour ce très bon article. Pour aller plus loin, serait-il possible de nous donner des clés ou au moins des pistes pour aider nos enfants à apprendre le codage : des logiciels, des sites, ou autres ? Je suis moi même développeur mais je dois vous avouer que je ne vois pas trop par où commencer pour apprendre le codage à mon enfant de 7 ans Hugo… Ce serait super si vous pouviez partager avec nous votre expérience d’enseignant en informatique et science du numérique pour permettre au plus grand nombre de découvrir le codage dès le primaire. Un grand merci d’avance. Pierre-Alain

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