Banksy : guerilla graffiti

## London, billet #2

It’s always easier to get forgiveness than permission

Du noir et du blanc… Des couleurs sur des mûrs vierges… Un bouquet de fleurs molotov… Banksy est un adepte du contraste extrême.

Célèbre mais anonyme, cet artiste (qu’on dit boucher de formation), sois-disant originaire de Bristol, a fait des murs de Londres et des autres grandes capitales du monde son terrain de jeu. Ses graffitis colportent des messages anti-militaristes, anti-capitalistes et anti-establishment efficaces parce que toujours teintés d’humour.

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Banksy cherche l’efficacité. Lui qui a laissé tombé le dessin pour le pochoir (bien plus rapide à exécuter) réalise souvent ses œuvres à partir de la confrontation de deux idées contradictoires : le baiser de deux policiers reste l’un de ses graphes les plus célèbres.

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Banksy cherche aussi le contraste dans le lieu :

Citation : « Crime against property is not real crime. People look at an oil painting and admire the use of brushstrokes to convey meaning. People look at a graffiti painting and admire the use of a drain pipe to gain access. »

Le plan d’eau de St James Park, le Segregation Wall de Palestine ou tout simplement en accrochant des tableaux à côté de ceux des maitres du Louvre ou du Tate Modern, le lieu devient une part de l’œuvre d’art elle-même. À tel point que les ventes, hors de prix, des graffitis de Banksy laissent bien souvent l’enlèvement de l’œuvre à la discrétion de l’acheteur (si l’on peut parler de discrétion quand il s’agit d’un mur de briques).

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Vandalisme ou art de rue ? Les avis contrastés divergent… On cherche à savoir qui est vraiment Banksy. Est-il une unique personne ou bien un collectif international d’artistes ? Le Dailymail a mené son enquête, mais beaucoup de questions sont encore en suspend…

Citation : People either love me or they hate me, or they don’t really care.

Quand aux critiques… Ces poussières passent probablement sous le tapis…

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par Charles FLÈCHE (Royaume-Uni)

########## London, billet #1Lady D et la Reine, Big Ben et le London Eye, les bus rouges et les taxis noirs, London Calling et God Save the Queen, le bœuf à la menthe, les Monty Python… On les imagines avec leurs chapeaux bombés, déambuler de banques en banques, et les femmes aux jupes longues en clones de Miss Thatcher. Et puis les comédies musicales, les Beatles, la City… On voit déjà les lumières grandioses de Piccadilly Circus ou les magasins d’Oxford Street, où tout le monde s’arrête à 5:00PM précise : would you like another cup of tea, darling ?

Tellement Anglais. So British !

SO BORING !!!

Quand à Londres les plaques des rues sont en chinois, en arabe ou en sanskrit mais que le chef du parti fasciste passe en prime-time à la BBC, quand les punks de Camden font des ballades romantiques vers Little Venice, quand le quartier Français comporte plus de Froggies que bien des villes de la métropole et qu’on parle 390 langues différentes dans la capitale, quand Banksy graphe ses trompe-l’œil sur tout ce qui ne bouge pas, quand les effets spéciaux de Gladiator ou de Harry Potter sont réalisés dans le cœur de Soho, quand Tony Blair est le potentiel premier président de l’Europe mais que les tabloïds se passionnent pour Katie Price… Quand après 7 ans passés au théâtre avec le rédac’ chef de Blogapart, on découvre qu’ici le spectacle omniprésent va d’un Tom Jones tapant la manche le long de la Tamise à une troupe de chanteurs nus, forcément, ça en fait des anecdotes bien plus intéressantes à raconter dans cette nouvelle rubrique…

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