Un premier avril …

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Ce fut un bon premier avril…

Les 5è ont débattu, évalué et voté pour les propositions de modifications de programmes d’Histoire présentées sur https://edukactus.wordpress.com/tag/programmes/   : occasion, une fois la supercherie explicitée, de réfléchir à la crédulité face à un document bien présenté et mis en contexte par un adulte ayant autorité 😉

Les 4è ont fait grise mine quand je leur ai lu la  circulaire test admission 3è qui rend obligatoire un test de pré-admission en 3è urgent. Ils ont (un peu) protesté mais tenté de faire ce test admission 3è ; ceux qui ont respecté la consigne ( lire l’intégralité des questions avant de commencer) ont lu, à la dernière question , qu’il s’agissait d’un poisson d’avril, mais ils ont globalement gardé leur sérieux …. 15 mn « Mission Impossible » … qui se sont terminées par un magnifique poisson d’avril au tableau … Une petite crise de larmes au moment de poser les stylos, (pardon Romane), sur 60 élèves …

Et les 6è, qui étaient en évaluation aujourd’hui, ont vraiment essayé de trouver les dimensions et les proportions du Parthénon à partir de cette vidéo  … en anglais … Autant être franc, c’était aussi mission impossible, mais ils ont vraiment été adorables et ont vraiment essayé de comprendre…

Avant ça, la consigne qui demandait de compter le nombre de poissons cachés au milieu des questions et documents …. est passée comme une lettre à la poste !  eval adaptée1

Et les collègues ? La (fausse) circulaire sur le (faux) test de pré admission en 3è a été décelée par la plupart des collègues comme étant un gros poisson d’avril, mais …. certains se sont laissés prendre (mais je ne crois pas que quiconque à part moi ait imprimé le dit test et l’a fait passer) !

Enfin, j’ai lancé un sondage en interne sur pronote concernant cette information préoccupante :  la perte de 700 heures de cours sans aucune justification des élèves français. La question posée est « êtes vous pour ou contre cet article ? » ; pour répondre, deux options : oui … ou non. Pourtant, des collègues ont joué le jeu (ou pris au sérieux l’article ???) :

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Un immense merci …

  • à la maîtresse de ma fille de CE1 qui a fait noter dans le carnet de liaison, hier, que  » l’équipe enseignante ayant constaté les effets bénéfiques du lundi férié sur les apprentissages et la sérénité des enfants, les lundis seraient désormais fériés, dès le 4 avril prochain » … Et m’a donné envie de faire une blague aussi …
  • au site http://www.charivarialecole.fr/ qui fourmille d’idées
  • au site https://edukactus.wordpress.com
  • à mes élèves qui ont tellement bien réagi et applaudi !

Les attentats du 13 novembre 2015 : comprendre et débattre 2/2

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10 jours après les attentats à Paris, les questions continuent de nous travailler ; les élèves continuent d’en poser, et nous avons besoin de clés pour comprendre ce qui est en train de se passer.

 

 

 

 

Les questions que l’on peut se poser, les débats en cours. Eléments de réflexion :

 

#1 Comment savoir si les informations qui circulent sur le Net et les réseaux sociaux sont vraies ?

Dans les moments de crise, les informations circulent vite, et souvent de fausses rumeurs sont propagées. Dans l’émotion, on peut aller trop vite et croire n’importe quoi. Il faut adopter quelques règles simples :

Partez du principe qu’une information donnée sur le web par un inconnu est par défaut plus fausse que vraie.

Fiez-vous plutôt aux médias reconnus, aux journalistes identifiés et connus. Et ne considérez pas non plus que cela suffit à rendre leurs informations vraies. Dans des situations de crise comme celle-ci, l’information circule très vite, et peut souvent s’avérer par la suite erronée. Il vaut mieux attendre que plusieurs médias donnent un même fait pour le considérer comme établi.

Une photo n’est jamais une preuve en soi, particulièrement quand elle émane d’un compte inconnu. Elle peut être ancienne, montrer autre chose que ce qui est dit, ou être manipulée.

Un principe de base est de recouper : si plusieurs médias fiables donnent la même information, elle a de bonnes chances d’être avérée.«

Ces conseils sont donnés sur le journal Le Monde

Les sites « sûrs » sont ceux des journaux de presse nationaux : le Monde, Libération, le Figaro notamment

Etre responsable

Il ne faut pas re-twitter ni diffuser des informations dont on n’est pas certain car cela peut nuire à des personnes accusées à tort par exemple ; dans le cas des attentats de vendredi soir, le travail de la police peut être gêné par des rumeurs ou fausses informations qui peuvent la détourner de son travail.

Un exemple de blague qui a mal tourné : un faux terroriste

Ces questions seront l’objet du cours de la semaine prochaine en 4è

Parmi les questions posées cette semaine par les élèves, certaines relèvent d’un débat public, national, politique. On peut donner des éléments pour y réfléchir et se forger un avis éclairé par le travail et la réflexion de personnalités diverses : 

#2 Bombarder Daech, est-ce la « bonne » solution ? Pourquoi la France a -t-elle été attaquée ? Que savait-on ?

  • L‘intervention de Marc Trevidic à la télévision le 14 novembre, très largement relayée par les medias et réseaux sociaux

Marc Trévidic, né le 20 juillet 1965 à Bordeaux, est un magistrat français. Il est entre 2006 et 2015 juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme. Le 14 novembre il intervenait sur la 2.

Il revient sur

  • la politique menée depuis dix ans, qui a laissé grandir Daech ;
  • la notion de « guerre », utilisée par le gouvernement
  • le fait que l’on commence seulement maintenant à traiter les causes du terrorisme : départs en Syrie, radicalisation, utilisation d’Internet pour radicaliser les individus,
  • ce qu’il faut faire pour éviter que les gens se radicalisent, dans les prisons, dans la société en général
  • les liens que la France a avec l’Arabie saoudite, le Qatar
  • les conséquences possibles du fait de mener la guerre à daech
  • la capacité de la France à ne pas avoir peur des terroristes si elle reste soudée

Intervention de Marce Trevidic le 14 novembre

  • la lettre ouverte de David Van Reybrouck au président, publiée dans le journal Le Monde le 16/11/2015

Lettre ouverte D. Van Reybrouck

David Van Reybrouck, d’expression néerlandaise, est l’auteur de nombreux ouvrages dont Congo, une histoire (Ed. Actes sud), pour lequel il a notamment reçu en 2012 le prix Médicis dans la catégorie « essai ». L’écrivain et historien interpelle le président français sur le champ lexical guerrier de son discours, samedi 14 novembre, lendemain des attentats qui ont endeuillé Paris. Et sur la surenchère que cela pourrait entraîner. Il fait aussi référence aux attentats terroristes qui avaient frappé la Norvège en 2011 et rappelle ainsi qu’une autre réponse au terrorisme qu’une réponse guerrière est possible

 

#3 : Comment éviter les amalgames « musulman » = « terroriste » ; quelle est la vision de l’Islam que propose Daech ? Pourquoi dit-on que tous les musulmans ne sont pas d’accord avec Daech ?

 Une grande enquête menée par un journaliste américain, Graeme Wood, sur Daech, publiée en Une de The Atlantic, “Ce que veut vraiment l’Etat islamique”,  en mars 2015. 

Cet article a été repris dans le journal Courrier International sous le titre : Ce que veut vraiment l’état islamique

L’auteur a interviewé de nombreux soutiens de Daech, et présente quelles sont les idées de l’état islamique, leurs motivations et leurs idées. Constatant que beaucoup affirment que l’EI n’a rien à voir avec l’Islam, il interroge les liens entre l’idéologie de daech et la religion musulmane. Pour lui, l’islam prônée par l’EI est “issue d’interprétations cohérentes et même instruites de l’islam” : « l’état islamique est islamique, très islamique même » ; cette phrase répond à une déclaration de Barack Obama selon laquelle l’Etat islamique ne serait “pas islamique”. Cette phrase a fait débat ;

Le magazine The Atlantic lui-même a publié sur son site l’opinion d’un professeur d’études religieuses, Caner K. Dagli, sous le titre L’islam bidon de l’Etat islamique. “Ce que les autres musulmans disent depuis le début, c’est que l’EI ne prend pas les textes au sérieux”, explique-t-il.

“Pendant des siècles, juristes et théologiens (…) ont mis au point des méthodes rationnelles et systématiques pour passer au crible les hadith [le recueil des actes et paroles du Prophète et de ses compagnons], qui sont souvent difficiles à comprendre ou paraissent contradictoires sur un même sujet. Ils ont rangé et classé ces textes selon leur degré de fiabilité (…). Mais l’EI ne procède pas de cette façon. Ses membres cherchent des bribes de texte qui soutiennent leur vision, prétendent que ces fragments sont fiables même s’ils ne le sont pas, et négligent tout ce qui va dans le sens contraire (…).”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :

“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :

“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Marc Sageman, un psychiatre et ancien agent de la CIA au Pakistan, estime que “la religion joue un rôle certes, mais de justification” dans le parcours des terroristes. “Ce ne sont pas les plus religieux qui vont [combattre]”, remarque-t-il. “Les combattants occidentaux, en particulier, ont souvent redécouvert l’islam à l’adolescence, ou comme convertis.” Mehdi Hasan poursuit en citant un rapport des renseignements britanniques obtenu par The Guardian en 2008 :“Loin d’être des religieux zélés, beaucoup des terroristes ne pratiquent pas régulièrement. Un grand nombre d’entre eux manquent de culture religieuse et pourraient (…) être considérés comme des novices. (…) Une identité religieuse bien établie protège en réalité contre la radicalisation violente.”

Mehdi Hasan met aussi en avant l’alliance “au cœur de l’Etat islamique” entre les islamistes violents d’Abu Bakr Al-Baghdadi et les restes du régime ba’athiste laïc de Saddam Hussein.

le débat ouvert par l’article de Graeme Wood

#4 L' »état d’urgence » prorogé pour 3 mois nécessite-t-il une modification de la Constitution ? A-t-on le droit de modifier la Constitution ?

Ces questions pourraient être abordées dans le cadre de l’Education Civique en 3è

rappel : comment la Constitution peut-elle être modifiée ?

La procédure de révision est définie à l’article 89 de la Constitution.

L’initiative de la révision revient soit :

  • au président de la République sur proposition du Premier ministre, on parle alors de projet de révision ;
  • soit aux membres du Parlement, il s’agit dans ce cas d’une proposition de révision.

Dans les deux cas, le texte de la révision doit être voté en termes identiques par l’Assemblée nationale et par le Sénat.

Pour devenir définitive, la révision doit ensuite être obligatoirement approuvée par référendum lorsqu’il s’agit d’une proposition de révision constitutionnelle.

Les révisions initiées par le président de la République peuvent être approuvées par référendum ou par la majorité des 3/5e des suffrages exprimés des deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

Le chef de l’État peut, en tout état de cause, arrêter la procédure de révision, même si les deux assemblées sont parvenues à l’adoption d’un texte identique, puisqu’il dispose du pouvoir de convoquer le Congrès ou le corps électoral en cas de référendum.

Il faut noter l’utilisation faite, par le général de Gaulle, de l’article 11 de la Constitution qui permet au président de la République de soumettre à référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics :

  • en 1962, pour introduire dans la Constitution l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct ;
  • en 1969, cette fois sans succès, pour la réforme du Sénat et la régionalisation.

Cette procédure présente l’avantage, pour le chef de l’État, de contourner une éventuelle opposition des assemblées parlementaires, dont l’accord est obligatoire dans le cadre défini par l’article 89. Mais, elle a suscité de nombreuses controverses quant à sa conformité à la Constitution.

source : Vie publique.fr

Pourquoi le Président veut-il modifier la Constitution maintenant ?

la déclaration de M. Hollande pour une modification de la Constitution http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/video/2015/11/16/francois-hollande-souhaite-modifier-la-constitution_4811159_4809495.html

Explications :

L’état d’urgence, dans lequel se trouve la France depuis vendredi, n’a en effet pas de définition constitutionnelle. C’est une loi de 1955 qui le définit. S’il suffit d’un décret pour l’instaurer, il faut une loi pour le prolonger au-delà de douze jours.

Cet état restreint fortement les libertés publiques. Sont rendues possibles : l’instauration d’un couvre-feu, la réglementation de la circulation ou du séjour par les préfets, l’assignation à résidence par décision ministérielle, la fermeture de salles, de bars, l’interdiction de réunions, les perquisitions de jour comme de nuit sans passer par un juge, le contrôle de la presse et de la radio…

Surtout, l’état d’urgence n’est pas adapté à une crise durable : les conditions de sa mise en place sont un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Or, ce que souhaite François Hollande, c’est « pouvoir disposer d’un outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles, pour une certaine durée, sans passer par l’état de siège, ni renier les libertés publiques ». En clair, il s’agirait d’un état d’urgence un peu « allégé » sur le plan des pouvoirs octroyés à l’Etat, mais qui pourrait durer plus longtemps. Une proposition qui n’est pas sans rappeler le « Patriot Act » que l’administration Bush avait fait voter après le 11 septembre 2001.

A gauche, l'article 36 ; à droite, la proposition de modification formulée en 2007 par le comité Balladur.
 source : le Monde
débats:
– est-il nécessaire de modifier la Constitution dans les circonstances actuelles ?
  •  le 17/11/2015, France Culture consacrait un dossier à cette problématique :
(extraits courts d’interveiws)

  • le 21/11/2015, France Culture propose une série d’infographies et de mini interviews pour faire le point sur les différentes mesures adoptées par le gouvernement et le Parlement ;

Sur la révision de la Constitution : « Dans le viseur de François Hollande, les articles 16 et 36 : le premier permet d’accorder les pleins pouvoirs au chef de l’État « lorsque les institutions, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés », le second de décréter l’état de siège. Didier Maus, professeur de droit constitutionnel, expose les raisons et les limites d’une révision de la Constitution » : interview D. Maus

– certains considèrent que la modification demandée par le Président conduit à une dérive en donnant trop de pouvoir au gouvernement, et parlent de dérive vers l' »arbitraire » (notion vue en 4è et en 3è en Histoire et en EDC/EMC)
sur France Culture :  La Constitution de la Ve République protège-t-elle de l’arbitraire ? »

« Les situations d’urgence supposent des décisions rapides. Tout va très vite cette semaine, sur le plan législatif.Le gouvernement présentait hier son projet de loi visant à prolonger, pour trois mois, l’état d’urgence en France, et à en modifier le contenu pour l’adapter aux exigences du moment.

Ce jeudi, les députés ont largement approuvé le texte. Les sénateurs en feront autant demain.

Prochaine étape : la réforme constitutionnelle.

C’est le vœu formulé lundi par François Hollande devant le Congrès, et là encore, l’exécutif veut aller vite : tout doit être bouclé d’ici la fin février, c’est-à-dire d’ici la fin de l’état d’urgence.

Ce que souhaite le chef de l’Etat, c’est justement d’inscrire cette notion dans la Constitution de la Ve République, pour ‘’permettre’’ –dit-il-  ‘’aux pouvoirs publics d’agir conformément à l’Etat de droit contre le terrorisme de guerre’’

Il s’agirait donc de mieux encadrer des pratiques jusque là dérogatoires.

 

Mais beaucoup craignent l’effet inverse : un état d’exception permanent, un ‘’Patriot act’’ à la française pour reprendre les analyses les plus hostiles à ce projet.

Il faut pourtant bien constater que jusqu’à présent, les institutions de la Ve ont plutôt permis de bien gérer les périodes de crise.

Le général de Gaulle se défendait en 1958 de vouloir entamer, à son âge, une carrière de dictateur. Il ne l’a pas fait, pas plus que ses successeurs, malgré le recours possible aux ‘’pleins pouvoirs’’.

Ecouter l’émission : « Du grain à moudre » du 19/11/15 : La Constitution nous protège-t-elle de l’arbitraire ?

Invité(s) :
Anne Levade, juriste, professeure de droit public à l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne
Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Raphaël Hadas-Lebel, président de section au Conseil d’Etat
– la loi passée cette semaine implique de modifier la Constitution, car elle est, en état, anti-constitutionnelle : le gouvernement peut-il faire passer une loi non constitutionnelle ? quel est le rôle du Conseil Constitutionnel ?
La Constitution n’ayant pas encore été modifiée, le Ministre de l’intérieur Manuel Valls a demandé jeudi aux sénateurs de ne pas saisir le Conseil constitutionnel car celui-ci invaliderait la loi votée cette semaine (permettant le maintien en résidence surveillée 12h/jour et l’utilisation du bracelet électronique) comme étant non constitutionnelle.
Qu’est-ce que le Conseil Constitutionnel ?

Le Conseil constitutionnel est une institution française créée par la Constitution de la Cinquième République du 4 octobre 1958. Il veille à la régularité des élections nationales et référendums. Il se prononce sur la conformité à la Constitution des lois et de certains règlements dont il est saisi. Il intervient également dans certaines circonstances de la vie parlementaire et publique. (…) Ses décisions s’imposent  « aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ». Le Conseil constitutionnel français a donc une grande autorité sur l’ensemble des institutions françaises, mais cette autorité est limitée au champ du contrôle de constitutionnalité.

source : wikipedia

#5 les valeurs et les symboles de la République

ce vendredi 27 novembre , le gouvernement demande aux Français de pavoiser le drapeau bleu blanc rouge et:ou  de publier des selfies tricolores .

Une analyse de ce « retour » aux valeurs et symboles républicains : http://www.franceculture.fr/2015-11-27-a-vos-drapeaux-citoyens

Les attentats du 13 novembre 2015 : comprendre et débattre 1/2

prayforparisCe lundi 16 novembre, nous reviendrons en classe sur les attentats qui ont frappé Paris vendredi.

Il s’agit de tenter de comprendre pourquoi,  de mettre des mots sur l’innommable, de réfléchir à notre place dans ce drame, aujourd’hui et dans les jours, semaines et mois à venir.

 

 

Comprendre, d’abord. « daech« , « terrorisme« , « Etat islamique » …. autant de termes qu’il faut comprendre pour pouvoir analyser ce qu’il se passe.

Samedi 14 novembre, le président de la République François Hollande déclarait :

« Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis près du Stade de France est un acte de guerre et face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daech, une armée djihadiste, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes : un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. C’est un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur, et avec des complicités intérieures que l’enquête permettra d’établir. »    (voir le texte complet de la déclaration)

« Daech », qu’est-ce que c’est ?

Daech est un autre terme utilisé pour Etat islamique. Cet « état » est la dernière étape d’une histoire qui remonte à octobre 2006 :

octobre 2006  : la branche d’Al-Qaïda en Mésopotamie fusionne avec de petits groupes islamistes en Irak, le groupe extrémiste sunnite se fait appeler « l’Etat islamique d’Irak (EII) ».

En avril 2013 apparaît le teme « l’Etat islamique en Irak et au Levant », ou selon une autre traduction « l’Etat islamique en Irak et en Syrie » (EIIS en français, ISIS en anglais).

Le 29 juin dernier, après son offensive fulgurante en Irak, le groupe change son nom pour devenir « l’Etat islamique », supprimant ainsi toute référence géographique (Irak, Levant, Syrie). Il désigne son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme « calife » et donc « chef des musulmans partout » dans le monde.

L’acronyme en arabe de l’Etat islamique est Daech. Mais ce terme n’est pas utilisé par les partisans de l’EI car le mot « islamique » disparaît danc cet acronyme. Romain Caillet, islamologue à l’Institut français du Proche-Orient, souligne ainsi que Daech est un terme « impropre et péjoratif, utilisé par les opposants à l’Etat islamique ».

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius indiquait devant les députés de l’Assemblée nationale en septembre 2014 : « Le groupe terroriste dont il s’agit n’est pas un état. Il voudrait l’être, il ne l’est pas et c’est lui faire un cadeau que de l’appeler état. De la même façon, je recommande de ne pas utiliser l’expression Etat islamique car cela occasionne une confusion islam, islamisme, musulman.« 

Le territoire autoproclamé de l’EI : en rouge, les frontières du Califat proclamé, en rose les zones effectivement contrôlées par Daesh.

le territoire de l'EI

 

 

 

 

 

Source : Le Monde, comprendre la domination de l’état islamique en 7 minutes

Une petite vidéo pour mieux comprendre ce qu’est daech : https://www.youtube.com/watch?v=iqidlz2IclE

 

« une armée terroriste », et « djihadiste » : ce que cela signifie :

La définition du dictionnaire pour terrorisme : (Larousse) : Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système.

Le terrorisme consiste donc à créer un climat de terreur en frappant la population civile. En cela, c’est différent de la guerre, car la guerre se fait entre soldats.

Pourquoi parle-t-on alors d' »armée » terroriste ? Parce que les djihadistes de Daech se présentent comme des soldats, une armée, celle de l’Etat Islamique, qui a proclamé son existence en juin 2014.

le djihadisme : « c’est quoi le djihad »?

Pourquoi le Président dit-il que les attentats sont « un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur » ?

Les terroristes qui ont agi à Paris le 13 novembre ont agi pour Daech. Cela veut dire qu’ils sont financés, entraînés, et organisés par Daech.

On sait que des Français partent en Syrie s’entraîner dans des camps spéciaux et faire la guerre aux côtés de Daech. Quand ils reviennent de là bas, ils sont prêts à mener la guerre sur le territoire.

Par ailleurs, Daech peut aussi envoyer des hommes faire des actes terroristes sur d’autres territoires que la Syrie ou l’Irak. ils cherchent ainsi à mettre la pression sur les pays qui luttent contre eux. Ainsi, jeudi dernier, un attentat à Beyrouth, au Liban, a été revendiqué par Daech.

Pourquoi Daech s’en prend-il à la France ?

  • Parce que la France combat militairement Daech

Depuis le mois de septembre, la France fait partie des pays qui font la guerre à Daech : elle a mobilisé six Mirage 2000 (positionnés en Jordanie), six avions Rafale et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (positionnés, eux, aux Emirats arabes unis). Elle est responsable de 4% des frappes aériennes contre Daech.

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  • parce que la France est intervenue au Mali (Afrique) pour stopper l’avancée des islamistes
  • parce que la France vend des armes aux pays du Golfe et du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Emirats-Arabes-Unis) que Daech considère comme des pays mécréants et corrompus.
  • parce que selon Daech, la France traite mal la communauté musulmane qui vit sur le sol français

Pourquoi la France fait-elle la guerre à Daech ?

Dans un entretien au Monde le 18 septembre, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, évoquait comme cibles prioritaires les « centres de formation des combattants étrangers » qui préparent ces derniers « non plus uniquement en vue de contribuer aux combats de Daech au Levant, mais pour intervenir en Europe, en France en particulier ».

Il s’agit donc de se protéger en attaquant les lieux où s’entraînent les partisans de Daech, qui peuvent ensuite venir attaquer le sol français.

(Re) penser l’inclusion, penser l’accessibilité universelle

Le 26 mai dernier, le groupe ASH Humanités de l’académie se réunissait pour la dernière fois de l’année ; l’occasion de poser la question de l’accessibilité universelle de notre enseignement. Comment prendre en compte les besoins particuliers de chaque élève, prendre appui sur l’hétérogénéité plutôt que d’adapter à la carte… ? Les IM au service de l’accessibilité universelle (1)

Voir aussi sur la page Lettres ASH de l’académie de Grenoble : http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/lettres/ASH-humanites/index.php les propositions de Laurent Turc.

Suite à cette journée, une page ASH vient de s’ouvrir sur le site académique d’Histoire Géographie. page ASH Histoire Géo académie Grenoble

En guise de conclusion pour cette année scolaire

Voici une infographie qui résume, pour les élèves comme pour les collègues, les méthodes et les pratiques pour mémoriser, apprendre et restituer.

Cliquez sur Edit pour avoir accès aux « pavés » bleus qui sont des liens vers divers articles du blog ou autres.

Apprendre, mémoriser et restituer

 

 

Habiter la ville, qu’est-ce que ça veut dire ?

 » La notion d’habiter est en lien direct avec celle d’acteur et met en rapport des gestes quotidiens effectués par les élèves (circuler, consommer, travailler, se divertir, etc.) avec les lieux et les espaces dans lesquels ils vivent et évoluent.

L’habiter est une géographie en action qui permet de donner corps à une pensée dont on déplore souvent la dimension abstraite. L’étude de l’impact / transcription / traduction de ces gestes quotidiens au cœur des espaces et des paysages que les élèves connaissent ou qu’ils découvrent, à toutes les échelles en même temps, permet de déployer une véritable réflexion géographique et de jeter les bases de concepts qui seront approfondis au cours des cycles suivants :

de mieux lire l’espace proche de l’enfant, d’articuler et d’intégrer cet espace proche à d’autres régimes d’échelles ;

d’aborder des objets géographiques variés qui vont, pour l’enfant, du connu à l’inconnu, grâce à de multiples mises en perspective ;

de confronter des espaces de différentes natures qui se superposent et s’entremêlent (le monde réel face aux réseaux sociaux et au monde virtuel d’Internet), conditionnant une nouvelle expérience de l’espace, quasi ubiquiste (être physiquement ici et virtuellement là-bas) et du temps (polyrythmie, abolition de la durée induite par l’immédiateté du monde virtuel) ;

de lier les notions d’habitant, d’acteur et de citoyen afin de conférer à la géographie de l’Habiter toute sa dimension civique, notamment dans l’étude de nouvelles formes de relations sociales (cohabitation de différents acteurs sur une même portion d’espace, coprésence instantanée d’acteurs spatialement éloignés) ;

 – d’introduire les notions de durabilité et de soutenabilité à travers des exemples locaux concrets ;

d’introduire l’idée d’une disparité socio-spatiale entre habitants (la fracture numérique, les différents régimes de mobilité).

Cette définition progressive de la notion aboutit à une forme de conclusion avec le programme de sixième. Toutes les actions étudiées à l’école primaire qui fondent et composent l’habiter sont replacées dans l’espace-monde à toutes les échelles. Inscrit dans un lieu ou un espace donné, un habitant loge, travaille, circule ou se divertit souvent en même temps. Mais les modes d’habiter varient selon les lieux ou les espaces. Habiter une ville, un espace à forte contrainte ou un littoral, c’est habiter différemment l’espace. »               http://aggiornamento.hypotheses.org/2763

Pour construire cette notion d’habiter, qui structure le programme de Géographie de 6è, j’ai proposé aux élèves une entrée par les paysages sonores.

Je veux leur faire construire le concept de ville, avant de reprendre la notion d’habiter déjà travaillée en Education Civique. En s’inspirant des travaux de B.-M. Barth, on construit la séquence en trois temps :

1) Phase d’observation/exploration

Ecouter des sons, sans image, et deviner dans quel type d’espace ils ont été pris. Les hypothèses sont variées, et lorsque je leur montre les vidéos, certains sont très surpris !

2) Phase de clarification et de vérification de la représentation mentale

Il s’agit ensuite de trouver l’intrus dans des séries d’images de ville. Présentés par prezi, les paysages défilent, les élèves se questionnent, proposent des hypothèses, justifient leurs choix. La correction est l’occasion de proposer du vocabulaire géographique précis pour identifier les éléments urbains.

3) phase de vérification

En devant justifier pourquoi telle image représente ou ne représente pas une ville , les élèves parviennent à proposer  une définition de la ville comme un espace limité, très étendu, très densément peuplé, où les activités sont très variées.

Habiter la ville, c’est quoi ?

Un nouveau prezi est proposé, à l’écran et en version papier ; au centre, la notion « habiter la ville » ; des branches et des séries d’images pour chaque branche ;  il s’agit cette fois de trouver les verbes qui seraient le thème de chaque branche. Les élèves retrouvent sans peine résider, se déplacer, se divertir, se cultiver, travailler, s’instruire …

Nous finissons par une étude de paysages bien ciblés, une ville d’Europe, une ville nord américaine, une ville de pays pauvre. Un peu simplificateur, mais c’est l’occasion de pointer les points communs et les différences, et de trouver par là les facteurs explicatifs des paysages urbains. Les croquis se colorient, les légendes deviennent plus précises, le vocabulaire est plus rigoureux….

Et la notion d’urbanisation croissante ?

Là, ce sera une étude de graphique, occasion de revisiter la méthode déjà apprise, et de stimuler l’intelligence logico-mathématique …

Enfin, pour mémoriser les villes et apprendre à les placer sur un planisphère, les élèves sont mis en binôme. Je leur avais demandé d’apporter des dés de taille ou de couleur différentes. De grands planisphères sont distribuées. 12 villes sont associés aux chiffres des dés, et l’on joue à deux : l’un qui tire les dés et doit placer un pion au le bon endroit, l’autre qui vérifie manuel en main. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on sache placer les douze sans erreur. Ensuite seulement on recopiera les noms sur le planisphère, en soignant l’orthographe de ces fichues villes, de Nouille Ork à Calcutta en passant par Tokyo et Sao Paulo…

Habiter …

La notion d' »habiter » court tout au long du programme d’Education Civique et de géographie de 6è.

Pour aborder cette notion, les 6è ont d’abord réfléchi à ce qu’est une commune. Mais le brain storming nous donnait plusieurs définitions possible, … Comment trancher ? « le dictionnaire! » « google ! » … Non, on va essayer de faire sans … ils ont poursuivi leur réflexion en procédant par élimination et comparaison en partant de leur vécu, des panneaux de signalisation qu’ils connaissent. Finalement, nous avons utilisé Google, mais pas pour chercher la définition : google map, pour afficher la carte d’une des communes voisines. Et là, nous sommes parvenus à définir cette notion : un territoire, qui peut comporter plusieurs villages, plusieurs hameaux, et dont on voit la limite sur la carte, artificielle. Est-ce que ça marche aussi pour une grande ville ? Même démarche, même observation. Une commune peut donc être une ville, un village ou plusieurs..

Nous habitons tous une commune. Nous y habitons, c’est à dire que nous y avons notre logement. mais pas seulement. Nous nous y déplaçons, nous nous y divertissons, nous y étudions …

A partir d’un dessin pour distinguer ce qui est géré par la Mairie, ou à partir d’une plaquette des services assurés par la mairie de …., les élèves ont réfléchi : à qui ça profite, à quoi ça sert ? On révise ainsi la fonction des lieux, on parle de laïcité, et on aborde la notion de compétences et de service public.

Sans titreVille-Agglo

Au final, les élèves ont construit une carte mentale :

007Les voilà prêts à aborder le chapitre « Habiter la ville » en Géographie !

Un support original pour présenter des biographies

Le programme d’Histoire prévoit de faire découvrir aux élèves de 6è quelques grands savants grecs. Archimède, Erathostène, Aristote et Hippocrate rejoignent le panthéon des grandes figures de l’Antiquité. Stupéfaction des élèves devant l’ingéniosité et la modernité de ces savants, dont ils sont un peu héritiers aujourd’hui lorsqu’ils apprennent à calculer l’aire d’un cercle, s’entraînent à dessiner un planisphère, ou vont chez le médecin qui a prononcé un jour le Serment d’Hippocrate….

Après une présentation de ces quatre savants, via le manuel et quelques extraits vidéos, j’ai proposé aux élèves de travailler sur deux savants, au choix. Il s’agissait , en temps limité, de dresser au brouillon une rapide biographie : le nom, le siècle de vie, les disciplines étudiées par le savant, et la/les grande(s) découverte(s) qu’il nous a laissées. Le travail est fait sous forme de fiche biographique ou, bien sûr, de mini carte mentale. L’objectif ici est de lire et sélectionner des informations provenant de documents divers.

Trois vidéos dont on peut montrer des extraits pour parler d’Archimède :

https://www.youtube.com/watch?v=0h5iJzBBZdI

http://www.lemonde.fr/sciences/video/2014/10/31/comment-on-a-calcule-la-valeur-de-pi_4516269_1650684.html

http://www.universcience.tv/video-les-sepas-et-la-poussee-d-archimede-5827.html

Et puis, nous avons préparé le support qui accueillerait ces biographies : un origami compliqué, une « carte magique » qui permet d’avoir 4 faces.

Une feuille de papier déjà quadrillé est distribué aux élèves ; ils ont besoin de scotch et de ciseaux et … d’attention pour suivre le tutoriel avec précision et patience !

Le tutoriel est ici : 

le résultat est là :

Une fois le pliage réalisé, il n'y a plus qu'à reporter les informations biographiques sur le support. Des illustrations sont distribuées aux élèves, qu'ils peuvent utiliser pour illustrer leur propos.

biographies savants grecs carte "magique" sauvegarde appareil photo  mai 2015 807 sauvegarde appareil photo  mai 2015 808

 

A terme, lorsque les 4 faces seront remplies, on pourra organiser une séance de jeu Questions / réponses sur ces quatre savants, en manipulant les cartes magiques.

Raconter un débat à l’Ecclésia

                          Comment les Athéniens pratiquaient-ils la démocratie ?

débattre en Ecclésia

débattre en Ecclésia

En se plongeant dans le débat qui occupa l’Ecclésia en ces journées de l’an -428, les élèves découvrent comment les citoyens d’Athènes débattaient, écoutaient les opinions de chacun puis tranchaient.

Alors, fallait-il tuer tous les citoyens mytiléniens qui eurent l’audace de se révolter contre Athènes et faire de leurs femmes et enfants des esclaves, comme le pense Cléon ? Ou bien ne punir que les coupables comme le croit Diodoctos ? Et comment revenir sur une décision qui a déjà été prise sous le coup de la colère et de l’émotion ?

En image et en texte, le récit de ce débat, où plus largement des débats à l’Ecclésia, se constitue.

Une feuille de route pour suivre le débat :fiche consigne adaptée fiche consigne

une feuille d’illustrations pour se figurer les choses Fiche 1

une feuille pour raconter en images et en texte Fiche 2 adaptée Fiche 2

et enfin, une image de Pnyx pour y dessiner les acteurs de cette assemblée : citoyens, gardes, orateurs, proèdres et scribes doivent pouvoir trouver leur place. dessin pnyx

Mais qui est donc ce Périclès ?

Pour découvrir qui est Périclès, je propose à mes 6è un texte à trous un peu particulier : les mots manquants sont remplacés par des images.

le texte est à compléter après avoir lu la biographie (succinte) de Périclès dans le manuel …

Texte a? trous image?s

Texte à trous imagés