10 SÉANCES DE PROBLÈMES OUVERTS CLÉ EN MAIN


 
Niveau : CE1 mais utilisable aussi en CE2, en CLIS, en UPI moyennant quelques aménagements
 
Objectifs :

APPRENDRE À CHERCHER

Amener les élèves à :

– développer des procédures de résolutions diverses mais appropriées à la situation (dessin simplifié, calculs) : ils ne doivent pas se précipiter sur les nombres de l’énoncé pour faire l’opération qu’ils connaissent le mieux (l’addition), procédure non appropriée à la situation ;

– prendre conscience que les informations utiles sont dans le texte

– réinvestir, affiner ou faire évoluer les procédures mises en œuvre pour résoudre les problèmes précédents

– découvrir que l’on peut procéder par essais successifs

– découvrir qu’un problème peut avoir plusieurs solutions

– compter de 10 en 10, organiser et traiter des calculs additifs, dénombrer une quantité en utilisant des groupements par 10, utiliser la table de multiplication par 10
 
Le dossier consultable et téléchargeable ici contient :

– les 10 séances détaillées avec les documents destinés aux élèves

– des énigmes pour occuper les élèves les plus rapides

– des conseils pour la mise en œuvre notamment pour accompagner les élèves en difficulté
 
Ce dossier est mis en ligne avec l’aimable autorisation de l’équipe ERMEL et des éditions Hatier.
 

Les problèmes présentés sont :

– La rentrée (ERMEL CE1 de chez Hatier p 53 à 55)

– Le goûter (ERMEL CE1 de chez Hatier p 55)

– Poules et lapins

– Chameaux et dromadaires

– Animal imaginaire

– Catalogue

– Tous les doigts de l’école (d’après un article de Françoise Paletou IMF dans le Journal des Instituteurs n°9 Mai-Juin 1987 Nathan)
 

Ce travail a été mené dans 4 classes de CE1 dans le cadre de mon mémoire de master 1 en didactique des mathématiques. Ce mémoire est consultable en ligne. J’ai continué ce travail de recherche en Master 2, ce second mémoire est aussi disponible en ligne.
 

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, questions, suggestions…


LE JEU DES TOURS

OLYMPUS DIGITAL CAMERANiveau : GS

Origine : Cette activité est une adaptation du jeu du gratte-ciel   que l’on pouvait trouver dans la revue « Tangente & jeux ».

Voici la description que l’on trouve sur le blog-notes mathématique du Coyote :

Encore un jeu logique : le jeu du gratte-ciel. Chaque case contient un immeuble de 10, 20, 30 ou 40 étages (on peut ajouter des immeubles plus hauts sur des grilles plus grandes). Les immeubles d’une même rangée (ligne ou colonne) ont tous des tailles différentes. Les informations données sur les bords indiquent le nombre d’immeubles visibles sur la rangée correspondante par un observateur situé à cet endroit. Par exemple, si une ligne contient la disposition 20-40-30-10, deux immeubles sont visibles depuis la gauche (le 20 et le 40), et trois immeubles sont visibles à partir de la droite (le 10, le 30 et le 40). Le but du jeu est de remplir la grille. Voici un exemple de problème :

grille jeu des tours

Vous trouverez la réponse dans les commentaires sur le blog du Coyote.

Références : L’adaptation présentée ici est issue de l’ouvrage de Dominique Valentin « Découvrir le monde avec les mathématiques – Situations pour la grande section» Hatier (Les tours p 115 à 128).

Compétences travaillées :
– prendre conscience qu’un objet plus grand qu’un autre peut cacher ce dernier

– utiliser des informations numériques dans un cadre spatial

– prendre en compte plusieurs contraintes


Matériel :

– tours unicolores de différentes hauteurs en grand et petit format

– bandes et grilles problèmes (matériel élève allant avec l’ouvrage de Dominique Valentin ou à fabriquer)

– 1 feuille bilan par élève


Déroulement possible :
Cette activité peut précéder ou suivre un travail sur les sudokus, il y a des points communs dans les raisonnements à mettre en œuvre.

1) Aligner 5 tours

– Découverte du principe à l’aide de gros matériel (de gymnastique par exemple) :

« Comment aligner ces 5 tours de tailles différentes (1, 2, 3, 4 et 5 étages) de façon à ce que l’élève X voit 3 tours et l’élève Y 2 tours ? »

Nombreux essais, on se déplace à chaque bout pour constater combien de tours sont visibles, on ajuste… On verbalise pourquoi pour voir 1 tour on met la plus grande devant, pourquoi pour en voir 5 on les aligne de la plus petite à la plus grande.

– Ensuite on passe à un format réduit en travail individuel, il faut prévoir des figurines pour figurer les 2 points de vue et ne pas hésiter à encourager les élèves à « se mettre dans la peau » de chaque figurine et à se déplacer tant qu’ils en ont encore besoin. Chacun note sur sa feuille bilan avec une croix les problèmes qu’il a résolus.

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2) Placer 9 tours sur quadrillage

– Sur une grille vierge, sans nombre, demander à l’élève de placer les 9 tours de façon à ce qu’il n’y ait pas deux tours identiques sur une même ligne ou colonne. Quand cette règle est bien comprise, on peut passer aux grilles avec des nombres.

– Prévoir un personnage qui prendra les différentes places en cours de résolution. Accompagner les élèves en rappelant que les 1 indiquent une grande tour en premier et les 3 un rangement ordonné de la plus petite à la plus grande.

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3) Placer 16 tours sur quadrillage

Le principe est le même mais cela devient beaucoup plus difficile car dans un premier temps plusieurs placements sont possibles à certains endroits et les élèves ont du mal à différencier les « positions sûres » des « positions possibles ». Ces grilles sont à réserver aux élèves plus à l’aise ou à accompagner tout particulièrement.

Tous les élèves en difficulté avec lesquels j’ai travaillé ont pu réussir seuls les alignements et les placements de 9 tours après un temps plus ou moins long d’appropriation de la situation.

LIRE AVEC LES POKÉMONS

Niveau : CPPikachu
 


Matériel :

– Les dessins de Pokémons et leurs noms sur des étiquettes ici

– Un document avec les Pokémons et leurs noms ici


Déroulement :

Je donne aux élèves la feuille avec les étiquettes comportant les noms des Pokémons :

 » Á votre avis qu’est-ce que c’est ? « 
 

Comme il s’agit des Pokémons première génération (ceux d’il y a 10 ans) ils ne les connaissent pas très bien mais finissent par en reconnaître quelques uns.
 

Ensuite je leur donne les feuilles illustrées et leur demande de coller chaque nom sous le bon Pokémon.
 

Une fois le nom déchiffré, soit ils connaissent le Pokémon, soit ils s’aident du document pour l’identifier.
 

Quand ils commencent à fatiguer on passe au coloriage. Pour que les couleurs soient respectées j’ai mis à disposition un livre contenant les Pokémons en couleurs avec table des matières pour retrouver le Pokémon à colorier (merci à mon fils pour le prêt !).
 

Comme ils sont plusieurs et pas toujours synchrones on a aussi utilisé la recherche Google image pour avoir rapidement accès au Pokémon désiré en couleurs.
 

Mes élèves ont été très motivés par cette activité qui permet un travail intense de décodage (j’ai écarté les Pokémons ayant des prononciations « à l’anglaise » sauf l’incontournable Pikachu).
 

C’est intéressant de les voir confrontés à une tâche qui nécessite de s’organiser : il y a 4 feuilles à compléter, 46 étiquettes à lire, découper et coller, il faut se trouver une façon de programmer les tâches et gérer l’aspect matériel… au final c’est assez complexe !
 

Pour mettre ce travail en valeur j’ai relié les 4 pages obtenues avec une jolie couverture.

SACRÉS LAPINS !

lapins.JPGNiveau : CE2/CM

 

Supports :

– l’énoncé du célèbre problème des lapins de Fibonacci

une biographie du mathématicien

 


Matériel :

dessins de lapins en couples (des adultes et des bébés) à coller sur des feuilles

 

Compétences travaillées :

– compréhension d’un énoncé ;

– résoudre des problèmes en utilisant un raisonnement logique ;

– contrôler et discuter la pertinence ou la vraisemblance d’une solution ;

– argumenter à propos de la validité d’une solution ;

– notion de double ;

– lire des grands nombres.

 

Énoncé :

Le mathématicien toscan Fibonnacci, dit aussi Léonard de Pise, pose en 1202 le « problème des lapins » :

un couple de lapins, né le 1er janvier, donne naissance à un autre couple de lapins chaque mois, dès qu’il a atteint l’âge de deux mois. Les nouveaux couples suivent la même loi de reproduction.

Combien y aura-t-il de lapins le 1er janvier de l’année suivante, en supposant qu’aucun couple n’ait disparu entre temps ? ».

On note A1 le nombre de couples au départ (c’est-à-dire que A1 = 1) et An le nombre de couples de lapins au cours du n-ième mois.

1° Donner A2, A3, A4, et A5

2° Expliquer pourquoi pour n 3, An = An-1 = An-2.

3° Calculer alors A6, A7, A8… A13. Répondre au problème de Fibonacci.

Déclic 1èreS Hachette Éducation

 

Bien entendu on peut ne présenter que la première partie de l’énoncé !

 

Pour ma part j’ai choisi de leur donner à lire l’énoncé entier, pour que les élèves entrevoient qu’il existe d’autres manières de résoudre des problèmes qu’ils découvriront « plus tard ».

 

Tout de suite après la première lecture ils m’ont dit : « On ne comprend rien. », « Vraiment rien du tout ? » leur ai-je répondu. Ils ont donc admis pouvoir comprendre le début. Il a fallu clarifier quelques mots de vocabulaire : couple, reproduction et éclaircir le « en supposant qu’aucun couple n’ait disparu entre temps » qui fait ici la différence entre « la vraie vie » et le « monde des mathématiques » (de même pour la régularité supposée de la reproduction).

 

Déroulement :

– lecture et échanges pour comprendre l’énoncé

– représentation en collant sur des feuilles le couple de lapins en janvier (petits lapins), sur une autre feuille celui de février (encore trop petits pour se reproduire), puis chercher ce qui se passe en mars et le représenter (le premier couple est devenu adulte et a donné naissance à 2 nouveaux petits lapins)… Noter à chaque fois clairement le nombre de couples et de lapins

 

Il devient vite nécessaire de faire le point sur comment compter les lapins, certains élèves n’hésitant pas à compter les mêmes lapins représentés sur des mois différents. Mes élèves ont choisi de leur mettre des tâches de naissance de couleur pour les reconnaître (on peut aussi les nommer…) Cette précaution permet en outre de vérifier au cours du travail que certains lapins ne sont pas oubliés d’un mois sur l’autre (aucun ne meurt)

 

– quand la représentation sur feuille commence à devenir laborieuse il est temps d’amener les élèves à découvrir que les nombres de couples trouvés sont ceux de la suite de Fibonacci en leur faisant par exemple lire la biographie du mathématicien

 

Bien évidemment on ne peut attendre d’élèves de l’école primaire qu’ils découvrent seuls le fonctionnement de la suite.

 

– on vérifie que cela « marche vraiment » en cherchant encore un ou deux mois puis on termine le problème en utilisant la suite

 

Vous trouverez dans cet article de la revue « Animation & Éducation » de l’OCCE un descriptif très complet de la première séance. Merci à Marie-France RACHEDI qui a su apprécier et décrire finement cette séance de travail.

P4040025

Tentative d’explication :

Pourquoi le nombre de couples (et de lapins aussi d’ailleurs) suit-il la suite de Fibonacci ?

 

On peut tenter de l’expliquer aux élèves (avec l’aide du support des affiches) : chaque mois on retrouve les lapins du mois précédent + leurs enfants. Ces enfants sont aussi nombreux que les lapins ayant au moins 2 mois, soit le nombre de lapins présents 2 mois auparavant.

 

Nombre de lapins du mois n = nombre de lapins du mois n-1 + nombre de lapins du mois n-2


Prolongement possible :

À l’aide du petit programme concocté par mon fils (qui m’a donné l’excellente idée de traiter ce problème avec mes élèves, merci Florian ;-)) on peut faire chercher aux élèves au bout de combien de mois on dépasse 1 000 000 de lapins puis 1 000 000 000. Comme les espaces ne sont pas marqués dans le programme, c’est une situation idéale pour travailler la lecture de grands nombres et prendre conscience de la grande utilité d’espacer les différentes classes. Le programme ayant une présentation austère, Florian a aussi prévu un joli fond d’écran sur le thème des lapins pour égayer l’ordinateur pendant le travail.

 

Cette situation va être présentée par mes élèves dans le cadre du 6ème forum des sciences[1] organisé par la Maison des sciences de Châtenay-Malabry les 30 et 31 mai prochains.


[1] Le forum des sciences est une manifestation qui a lieu tous les ans, depuis 6 ans en fin d’année scolaire sur la ville de Châtenay-Malabry. Il est organisé par l’association « La Maison des Sciences » en partenariat avec le Réseau Réussite Scolaire de Châtenay-Malabry, l’École Centrale de Paris, l’École supérieure d’optique, l’Inspection académique des Hauts-de-Seine, la ville de Châtenay-Malabry, le CNRS, la Main à la Pâte, l’Andra, l’Observatoire de Paris à Meudon. Tout au long de l’année scolaire les classes de la commune sont invitées à travailler en sciences avec « La maison des sciences » (lieu avec un enseignant et du matériel scientifique) et/ou des élèves d’écoles supérieures qui viennent animer des ateliers scientifiques dans les écoles. Ensuite ces classes présentent leur travail au forum des sciences pendant une journée et demie, sous la forme d’une ou plusieurs expériences proposées aux visiteurs. Les visiteurs sont les élèves des autres classes, les enseignants, les étudiants et les parents. Depuis 3 ans, quelques classes présentent aussi des activités mathématiques.


LE CORRESPONDANT ANONYME

anonyme.jpgNiveau : CP/CE1
 

Principe :

Les situations de vraies correspondances classiques sont riches et donnent du sens à l’acte d’écrire mais elles sont parfois difficiles à mettre en place et à organiser.
 

J’ai donc utilisé plusieurs fois cette astuce du « correspondant anonyme ». J’amène aux élèves une lettre écrite par un de mes enfants qui leur est adressée, elle n’est pas signée, il est juste écrit : « Devinez qui je suis, posez-moi des questions. » Les élèves sont très intrigués, font des hypothèses, formulent des questions et la machine est lancée… Il n’est pas nécessaire qu’ils connaissent le correspondant, juste qu’ils puissent déduire qui il est. Bien sûr quand une question est trop directe comme « Comment t’appelles-tu ? », la réponse peut être partielle « Mon prénom commence par la lettre F et comporte 7 lettres. »
 

Quand le mystère est levé, le correspondant, qui n’est plus anonyme, demande à chaque élève de lui écrire une lettre pour lui dire à son tour qui il est. Je leur propose alors de choisir un vrai papier à lettres décoré et chacun reçoit ensuite une réponse individuelle.
 

Des photocopies de chaque lettre reçue et envoyée, collées au fur et à mesure dans un cahier, permettent de revenir sur les réponses précédentes, aident à la production de nouvelles questions et à la rédaction de la lettre finale en servant de référence.
 

J’ai utilisé cette situation plusieurs fois, dont une fois avec des échanges par mails, elle a toujours rencontré un vif succès. Les élèves ont vraiment très envie de lire les réponses à leurs questions et cela peut aider à lever certains « blocages ».


Compétences visées :

– faire des hypothèses, justifier son point de vue

– formuler par oral puis par écrit des questions

– copier sans erreur au propre les questions élaborées collectivement

– confirmer ou infirmer ces hypothèses en lisant

– produire un texte (une lettre) en gérant correctement les problèmes de syntaxe et de lexique
 

Edit du 25/07/2014

6 ans après la rédaction de ce billet, Marie Bastie a mené ce travail avec ses élèves et a eu la bonne idée de partager le résultat ici :

LES EMBOUTEILLAGES

embouteillagept.jpg

Niveau : fin PS – MS – GS dans sa version adaptée (jusqu’au CM2 et au delà dans sa version normale)
 
Il s’agit d’une adaptation du casse-tête « Embouteillages » (aussi connu sous le nom de rush hour). Une voiture rouge est bloquée par d’autres véhicules, le but est de déplacer les véhicules afin de faire sortir la voiture rouge de l’embouteillage.
Des cartes-problèmes donnent les positions de départ des véhicules.
 
On peut tester le principe du jeu ici, et même utiliser ce programme avec les élèves une fois qu’ils sont familiarisés avec le matériel.
 
Références :

L’adaptation de ce jeu et toute la démarche sont décrits dans les ouvrages suivants :
« Découvrir le monde avec les mathématiques – Situations pour la petite et la moyenne section » et « Découvrir le monde avec les mathématiques – Situations pour la grande section » de Dominique Valentin chez Hatier
 
Le jeu se trouve chez didacto pour environ 20 €
 
Compétences travaillées :
– apprendre à formuler des interrogations plus rationnelles, à anticiper des situations, à prévoir des conséquences, à observer les effets de ses actes, à construire des relations entre les phénomènes observés
– décrire des positions relatives ou des déplacements à l’aide d’indicateurs spatiaux et en se référant à des repères stables variés
 
Déroulement possible :
– présentation du matériel et des règles
– appropriation de la situation en petit groupe
– résolution de problèmes sur le jeu adapté
– résolution de problèmes sur le jeu normal
 
Prolongements possibles :
Ces ouvrages proposent de nombreuses autres situations très riches : les tours, Logix…

TOUS LES DOIGTS DE L’ECOLE

mains.jpgNiveau : CP-CE1

Il s’agit de compter tous les doigts de l’école.
 
Références :
Article de Françoise Paletou IMF dans le Journal des Instituteurs n°9 Mai-Juin 1987 Nathan
On peut lire l’intégralité de cet article ici.

Compétences travaillées :
– compter de 10 en 10
– organiser et traiter des calculs additifs
– dénombrer une quantité en utilisant des groupements par 10
– utiliser la table de multiplication par 10
 
Déroulement possible :
– combien de doigts dans le groupe de travail, dans la classe : compter 1 à 1, de 10 en 10, reproduire le contour des mains au feutre puis compter…
– combien de doigts dans l’école : chercher classe par classe puis additionner les doigts ; additionner tous les élèves de toutes les classes ; demander au directeur le nombre d’élèves de l’école… (on peut suivant les idées des élèves des différents groupes tenter plusieurs méthodes et comparer les résultats obtenus)
– si un nouvel élève arrive en cours de travail dans l’école il est particulièrement intéressant de voir comment le prendre en compte ; faut-il ajouter 1 ou 10 ? Cela dépend bien sûr de la méthode choisie et de là où l’on en est…
– en cours de travail, après plusieurs observations et vérifications, l’utilisation de la table de multiplication par 10 allège le travail et permet une vérification finale simple

Une mise en œuvre plus précise est proposée dans ce document (les trois dernières séances) : 10 séances de problèmes ouverts clé en main


 
Prolongements possibles :
– Compter tous les doigts de la ville, du monde entier (compteurs sur Internet http://www.populationmondiale.com/ ou http://www.abacom.com/~pdescham/natmond.html)

365 PINGOUINS

365-pingouins1.jpg

Niveau : CE2/CM
 

Support :

Album « 365 pingouins » de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet – Éditeur Naïve
 

Cet album est un régal, vif et coloré il nous raconte une histoire farfelue prétexte à de nombreux calculs mathématiques. Une famille reçoit le 1er janvier un pingouin par la poste, puis un nouveau chaque jour. La maison se retrouve envahie, les situations cocasses s’enchaînent : il faut les nourrir, les laver, les ranger… Combien de pingouins y aura-t-il à la fin du mois de février ? Quel jour arrivera le 100ème pingouin ? Combien de pingouins peut-on ranger dans un cube de 6 pingouins d’arête ?
 

La chute est savoureuse et l’histoire permet également de faire le lien avec l’éducation à l’environnement car ces volatiles se révèlent être des « réfugiés climatiques ».
 

Compétences travaillées :

– résoudre des problèmes en utilisant les connaissances sur les nombres naturels et décimaux et sur les opérations étudiées

– contrôler et discuter la pertinence ou la vraisemblance d’une solution

– argumenter à propos de la validité d’une solution

– utiliser un calendrier et ses connaissances sur le temps (nombre de jours dans un mois, une année)
 

J’ai travaillé sur ce livre avec des élèves de CE2, CM1 et CM2 en difficulté. Tous ont beaucoup apprécié l’histoire et se sont volontiers pliés au jeu de faire les calculs proposés. On peut ensuite vérifier les solutions trouvées dans le livre.
 

Nous avons ensuite cherché ensemble d’autres questions que l’on pourrait se poser. Vous les trouverez .

LE LIVRE DU MILLION

livre-du-million.jpg
Niveau : CM
 
Le livre du million contient tous les nombres entiers écrits en chiffres de 1 à 1 000 000 à raison de 1 000 nombres par page.
 
Combien de pages contient ce livre ?
 
Références :
Cette situation se trouve page 150 dans « Apprentissages numériques et résolution de problèmes CM2 » de l’équipe ERMEL chez Hatier
Pour travailler cette situation il faut avoir quelques pages de ce fameux livre. Avec l’autorisation de Marianne Frémin, membre de l’équipe ERMEL et créatrice de ces pages, je mets à disposition les documents nécessaire en fin de billet.

 

Compétences travaillées :
– associer la désignation orale et la désignation écrite (en chiffres) pour des nombres jusqu’à la classe des millions
– comparer des nombres ; les situer dans un intervalle
 
Déroulement possible :
– sans évoquer le livre du million, donner une page différente à chaque élève qui doit la décrire par écrit
– mise en commun des observations
– présentation du livre par le maître (il contient les 34 premières pages et la dernière)
– trouver le premier nombre ou le dernier d’une page donnée ; chercher sur quelle page se trouve un nombre donné
– donner la même page à tous les élèves et leur demander de mettre le doigt le plus rapidement possible sur un nombre particulier
– chercher combien de pages contient le livre du million
 
Pour faire visualiser le résultat aux élèves on peut leur montrer 2 ramettes de papier (500 pages chacune).
 
Un exemple de travail mené est visible sur ce blog.
 
Prolongements possibles :
On peut chercher le nombre de ramettes de papier nécessaires pour faire le livre du milliard. Si toutes ces ramettes étaient empilées les unes sur les autres, la tour obtenue s’élèverait-elle aussi haut que le Mont-Blanc ?
 
Dans l’album « 1000 milliers de millions » on trouve de nombreux calculs sur les notions de million, milliard et billion ! « Si un milliard d’enfants grimpaient les uns sur les autres… ils dépasseraient la lune. » Tous les calculs sont expliqués très clairement à la fin, on peut donc les refaire avec les élèves.
« 1000 milliers de millions » de David M. Schwartz et Steven Kellogg chez Circonflexe
 
Documents à télécharger : 

La pyramide de sucres

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Vous trouverez plus de détails sur cette activité ici.


Niveau :
CM

 
Le principe :

Faire calculer aux élèves combien il faut de sucres pour construire une pyramide (ici base de 20 sucres sur 20, étage suivant de 19 sur 19…).
Construire la pyramide et faire faire le calcul à d’autres.
 
J’ai mené cette activité avec 3 élèves de CM2 en difficulté en vue d’animer un atelier mathématique dans un « Forum des sciences » organisé sur la commune où je travaille. Cette activité peut aussi donner lieu à un stand pour la fête de fin d’année de l’école.
 
Pour plus de facilité il faut utiliser des sucres carrés.
Il faut compter 2 heures environ pour monter la pyramide.
Cette activité a eu beaucoup de succès auprès des élèves visiteurs et a beaucoup valorisé les élèves organisateurs.
 
Compétences travaillées :
– approcher la notion de carré
– organiser et traiter des calculs (multiplicatifs et additifs)
– utiliser à bon escient sa calculatrice
– effectuer une division pour déterminer le nombre de boîtes nécessaires
– penser et mettre en œuvre des aides et adaptations possibles pour les élèves qui participeront à l’atelier en fonction de leur niveau de classe
– devenir « expert »


Déroulement possible :
– présenter le projet aux élèves, construire avec des cubes une petite pyramide pour qu’ils comprennent la structure et préciser qu’avec les sucres la base sera un carré de 20 sucres de côté
– calcul du nombre de sucres nécessaires pour la base, ne pas hésiter à leur faire dessiner un carré de 20 carreaux de côté sur papier quadrillé pour qu’ils visualisent et évitent de faire 20 + 20 + 20 + 20 (au passage revoir la règle des zéros qui permet le calcul de tête de 20 x 20)
– calcul des étages suivants puis addition des 20 résultats obtenus
– combien va-t-il falloir acheter de boîtes ? Calculer d’abord le nombre de sucres dans une boîte (cf ERMEL CM1 p 239) puis effectuer la division. ATTENTION, il faut prévoir une boîte de plus que le résultat trouvé !!! Pour que les élèves en prennent conscience leur faire calculer le nombre de sucres dans le nombre de boîtes trouvé pour vérifier qu’on en aura assez.
 
Pour que le stand soit accessible à tous, on peut proposer aux CE1/CE2 d’annoncer le nombre de sucres auquel ils pensent, un élève qui anime le stand annonce alors « plus » ou « moins », celui qui trouve le nombre exact gagne… un sucre !
Pour les CM des calculettes à disposition permettent de réaliser le calcul en une dizaine de minutes.
 
Des étudiants de Centrale, présents au forum des sciences où nous avons présenté cette activité, nous ont étonnés en faisant le calcul de tête en quelques secondes.
Ils utilisent la formule suivante :
n (n + 1) (2n + 1) /6 où n est le nombre de sucres sur un côté de la base de la pyramide.

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Pour décorer votre stand, le CEDUS (Centre d’Etude et de Documentation du Sucre) propose pour un prix symbolique de magnifiques affiches .