une série d’articles sur la crise
21 02 2009les mécanismes de la crise
ghjattanera
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les mécanismes de la crise
Nouvelle pauvreté et rupture du compromis social au Japon
la crise mondiale aggrave les inégalités existantes, qui se traduisent par une paupérisation, certes relative dans un pays riche, mais néanmoins alarmante. Entamé par les dix années de récession à la suite de l’éclatement de la « bulle spéculative » du début de la décennie 1990, le « compromis social » du Japon de l’expansion, fondé sur la recherche d’un équilibre entre compétition et solidarité, est désormais bel et bien rompu. Au-delà du brouhaha médiatique sur le Japon qui consomme et qui gâche réapparaît un Japon parcimonieux ; un Japon du vivre chichement des gagne-petit, surnageant au seuil de la détresse qui jette les plus démunis à la rue.
Les statistiques donnent le tableau de cette nouvelle pauvreté : 10 millions de salariés du secteur privé gagnent moins de 2 millions de yens (16 000 euros) par an. Et 20 millions – 35 % de la population active contre 20 % il y a quinze ans – occupent des emplois à contrat à durée déterminée (CDD), parmi lesquels les intérimaires sont près de 4 millions, soit trois fois plus qu’en 1997. En 2007, des raisons économiques ont été mises en avant pour expliquer le suicide de 7 300 personnes. Et, cette année, avant la fin mars, selon les chiffres du ministère de la santé et du travail, 124 800 travailleurs en CDD auront perdu leur emploi.
voir la suite avec le lien ….
le BO n°25 du 23 juin 1994
)
Deux sujets de nature différente, une dissertation s’appuyant sur un dossier ou une question de synthèse étayée par un travail
préparatoire, sont offerts au choix du candidat. Ils sont déterminés de manière à ne pas limiter ces choix à une seule des dimensions du
programme, à un seul des divers champs de savoir que couvre son enseignement.
* Dissertation s’appuyant sur un dossier :
Le libellé du sujet invite le candidat à poser et à traiter, d’une façon organisée et réfléchie, un problème exigeant un effort d’analyse
économique et/ou sociologique.
Pour aider le candidat à asseoir son travail sur des bases positives et des références précises, un dossier est mis à sa disposition. Ce
dossier ne doit ni borner son horizon (en le détournant du recours à ses propres connaissances), ni lui servir de prétexte à une
paraphrase ou à un commentaire systématique et détaillé.
Il comporte six documents de nature différente (textes, graphiques, tableaux statistiques, schémas…) au maximum. Chaque texte ne
devra pas dépasser mille trois cents signes et chaque document statistique comporter plus de soixante- cinq données chiffrées.
* Question de synthèse étayée par un travail préparatoire :
La question de synthèse se distingue de la dissertation en ce qu’elle s’appuie sur un travail préparatoire imposé où la réflexion est
guidée.
Le travail préparatoire et la réponse à la question de synthèse constituent deux parties d’égale importance pour la notation. Portant sur
le même thème, elles reposent notamment sur l’étude de trois ou quatre documents de source différente. Ces documents répondent aux
mêmes normes que celles définies pour le dossier de la dissertation.
Le travail préparatoire consiste en cinq à sept questions ayant pour objet :
- de vérifier la connaissance de notions essentielles et la maîtrise des outils et des savoir-faire nécessaires, (définitions, utilisation de termes dans
un nouveau contexte, mise en oeuvre de mécanismes, réalisation de calculs, graphiques, …);
- de mesurer la capacité d’analyse du candidat sur un ou plusieurs éléments des documents proposés, en liaison avec le sujet.
Le libellé du sujet doit inviter le candidat à effectuer une démonstration en suivant la problématique imposée par la question. Il doit
permettre au candidat :
- de rassembler les informations issues du travail préparatoire et de ses connaissances
personnelles;
- d’argumenter, c’est-à-dire de mettre en ordre les informations pertinentes au regard du sujet proposé;
- de faire preuve d’esprit critique;
- de s’exprimer de façon claire, correcte,
concise (réponse de l’ordre de trois pages).
Krugman s’inquiète de l’apparition de signes déflationnistes dans l’indice mesurant le coût du travail, alors même que les USA n’en sont selon le Congressional Budget Office qu’au début d’une baisse de la production qui sera la plus longue et la plus forte depuis les années 1930. La tentation de sauver les meubles – se traduisant pour les entreprises par une réduction des prix et pour les travailleurs par l’acceptation de salaires révisés à la baisse, si elle peut sembler justifiable comme un pis aller à l’échelle individuelle, provoque sur l’ensemble de l’économie un dangereux processus de contraction de l’activité, encore amplifié par le fait que la baisse généralisée du niveau des prix et des revenus a pour conséquence d’alourdir le poids du remboursement des dettes. C’est là, dit-il, l’illustration de ces cas de figures bien connus des économistes où un comportement qui semble rationnel à l’échelle individuelle est désastreux pour la collectivité lorsqu’il est adopté par l’ensemble de ses acteurs. Fort bien, nous voilà avertis. Une question, tout de même : la concurrence mondialisée au moins-disant salarial, revendiquée comme indispensable à la performance économique durant la période précédant cette crise, ne présentait-elle pas cette même caractéristique ?
Paul Krugman, 30 janvier 2009
Dans un article célèbre publié en 1958 mon vieux professeur Jagdish Bhagwati avait décrit les conditions pouvant provoquer une « croissance de misère » [J’aborde ce point car je crains que l’élément clé de notre situation économique actuelle ne soit que nous soyons damnés sur de multiples fronts.
Le paradoxe de l’épargne en fournit l’un des exemples les plus connu : lorsque tout le monde essaie d’épargner plus dans une économie où les taux d’intérêt sont proches de zéro, les revenus chutent pour tout le monde et la situation empire. Le paradoxe du « deleveraging », du désendettement, est désormais bien connu lui aussi : lorsque toutes les banques vendent des actifs pour tenter de réduire leur exposition et la taille de leur bilan, cela a pour résultat une chute du prix de ces actifs et aggrave leurs problèmes de capitalisation.
Mais il existe au moins une autre forme de damnation qui m’inquiète vraiment : le paradoxe de la déflation. Une entreprise peut tenter de préserver son activité, ou un travailleur son emploi, en acceptant de baisser ses prix ou son salaire, mais quand tout le monde agit de même, cela produit une déflation de la dette – c’est à dire une augmentation de la charge réelle du remboursement de cette dette, qui pèse sur l’économie – et commence à induire des anticipations déflationnistes dans les décisions d’investissement et de crédit, ce qui déprime d’autant l’économie. Et une fois que l’on est pris dans le piège de la déflation, il devient très difficile d’en sortir.
A mon avis, le chiffre réellement effrayant publié aujourd’hui n’est pas celui du PIB, quoi que parfaitement mauvais, mais celui de l’indice du coût du travail, qui montre que les gains salariaux chutent rapidement. Les salaires ne sont pas déjà orientés à la baisse (bien que les réductions de salaires dans certaines entreprises sont plus fréquentes qu’à aucun moment depuis les années 1930), et nous n’observons pas pour l’instant de déflation réelle des prix à la consommation, mais nous nous en rapprochons. Et nous ne sommes pourtant que dans les premiers stades de la crise, selon le directeur du Congressional Budget Office, qui écrit :
en l’absence d’un changement dans la politique budgétaire, le CBO prévoit que l’écart entre la production et le potentiel de production de la nation sera le plus important, en durée et en valeur depuis la Dépression des années 1930.
Cela devrait vraiment être le point clé dans le débat sur la relance. Oui, les effets de la politique budgétaire sont incertains, oui, l’accroissement massif de l’endettement est risqué, mais ne rien faire serait encore plus risqué, car il y a une forte probabilité que si nous n’agissons pas fortement la déflation va s’installer dans l’économie. Nous pourrions être damnés si nous la faisons, mais nous serions à coup sur damnés si nous ne la faisons pas.
[1] immiserizing growth
chomage en france qui va trinquer un article paru dans alternatives économiques
Dès la fin de l’année passée, la France a connu une hausse du chômage d’une rapidité sans précédent. Et cela bien que la population d’âge actif ait diminué pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous l’effet du départ à la retraite des générations nombreuses du baby-boom. Le mouvement devrait s’aggraver en ce premier semestre 2009, avec 150 000 chômeurs supplémentaires selon l’Insee, alors que la population âgée de 15 à 59 ans va diminuer à nouveau de 61 000 personnes.
La remontée du chômage s’est essentiellement traduite, jusqu’à présent, par une violente contraction des emplois en contrat à durée déterminée (CDD) et des missions d’intérim. Avec, pour conséquence, une hausse spectaculaire du chômage des jeunes, principaux concernés par ces emplois précaires. Mais après avoir réduit la voilure de ce côté et, dans l’industrie, usé massivement des possibilités de chômage technique à l’occasion des fêtes de fin d’année, il y a tout lieu de craindre que les entreprises commencent à « taper dans le dur », en supprimant des emplois en contrat à durée indéterminée (CDI). D’autant que les défaillances de sociétés sont elles aussi en hausse rapide.
L’industrie, et au premier chef l’industrie automobile, devrait rester en première ligne avec 81 000 emplois perdus au premier semestre 2009, soit deux fois plus qu’au deuxième semestre 2008. Mais ce qui fait surtout la gravité de la situation, c’est le retournement qui s’amorce dans le bâtiment, qui résistait encore bien jusqu’à la fin 2008, et la situation dans les services. Même si on met de côté l’intérim, les services ont en effet commencé à perdre des emplois fin 2008: ils devraient en perdre davantage encore cette année (85 000 au premier semestre, selon l’Insee). Une situation sans guère de précédents, en tout cas par son ampleur…..
vous terouverez sous ce lien des info sur le semaine consacrée a Hannah Arendt