Des voeux, les meilleurs…

MEILLEURS VOEUX
Saison 1 : épisode 3
Edito,

Puisse cette nouvelle année déborder de bonheur et de prospérité et que tous les voeux formulés deviennent réalité ! Voilà, c’est fait… Quoi ? Vous me sentez un peu désabusé, fatigué, pas sincère ? C’est vrai… sauf pour la sincérité. Quitte à être sincère, soyons le jusqu’au bout : combien d’hypocrites vont venir pendant un mois au mieux vous honorer d’un « Bonne année, bonne santé! » ou, pire, des mêmes propos accompagnés de la bise (la seule et unique de l’année). Et que se passe t’il en février ? On oublie tout et on recommence. Celui qui hier vous semblait si désireux de vous aider se révèle être le dernier à bien vouloir le faire.

Je n’ai rien contre les voeux par eux-mêmes. Je commence juste à en avoir assez de me voir imposer des figures imposées par les autres, surtout quand elles ne sont pas sincères. Bien sûr, comme tout le monde, je suis content de recevoir une petite carte de bons voeux (écrite à la main, ça change des mails…), de retrouver pour l’occasion des proches que je ne prend pas le temps de voir le reste du temps  – honte à moi ! Mais quel est le véritable sens de tout cela ? Une fois encore, l’histoire me nous venir en aide pour mieux comprendre ce qui est devenue espèce de fait sociétal (c’est joli comme mot, non ). Ce n’est qu’au XVIIIe sicèle qu’apparaissent les premières cartes de voeux. On les échangeait en Angleterre pour Noël ou pour le Nouvel An. Et puis, petit à petit, comme l’explique le site QuébecTOP.com, des imprimés que les marchands envoyaient à leur clientèle ont cédé leur place aux traditionnelles cartes de souhaits. Il faudra attendre 1843 pour que la première carte soit postée avec ses premières formules « bien pensées »… Elle fut réalisée par John Calcott HORSLEY, pour le compte de sir Henry COLE.

Comme vous pouvez le constater, cette toute première illustration avait choisi de mettre en valeur toute une jolie famille célébrant Noël. Y voyez-vous quelque chose de choquant ? Cherchez bien… Et bien oui, les défenseurs de la tempérance furent offusqués de les voir lever verre ! Quand je parlais d’hypocrisie…

Pourrions-nous souhaiter un monde plus juste et moins hypocrite ? Allez, on va y croire ! Ou du moins faire semblant… comme le font si bien toutes ces stars du show-business si bien payées et si « sincèrement » émues devant la misère de ce monde – mais est-ce bien le leur ? C’est une autre question. Tiens, en parlant de question, jetez un oeil à la page intitulée « Et pourquoi… » : un nouveau petit rendez-vous entre vous et nous. Pour le reste, je vous laisse au plaisir de découvrir ce nouveau numéro de Blogapart !

Et encore une fois, tous mes meilleurs voeux (sincères) pour cette nouvelle année !

Bruno SENTIER

  6 comments for “Des voeux, les meilleurs…

  1. Mathilde CHEVALIER
    2 janvier 2010 at 00:14

    Au cours d’une navigation de site en site, je me suis souvenue de l’existence de votre fameux Blog du Webpédagogique. Je constate que vos articles sont toujours aussi fournis et intéressants… Merci pour vos voeux et aussi votre sincérité ! Bonne et heureuse année théâtrale à tous.

  2. 3 janvier 2010 at 00:50

    Merci à toi Mathilde ! Tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année pour toi et tes proches !

  3. Caron Michel
    3 janvier 2010 at 10:03

    A l’occasion de cette nouvelle année nous vous présentons nos meilleurs voeux (sincères)pour 2010 ainsi qu’çà vos proches .Bonne année théatrale.
    Mr et Mme Caron et Sarah

  4. 3 janvier 2010 at 22:00

    Merci pour vos bons voeux et votre fidélité. Recevez les miens en retour. En toute sincérité ! Avec une belle mention au mois de juin pour Sarah ? C’est jouable…

  5. Véronique BAUDUIN
    5 janvier 2010 at 17:35

    Bonjour M. Sentier. Je ne vous connais pas personnellement, mais je sais que vous enseignez dans le collège où étudie mon fils… J’ai longuement hésité avant de laisser ce commentaire sur votre Blog. Et finalement , je n’y résiste pas ! Cependant, veuillez excuser ma syntaxe : je ne suis pas une littéraire.
    Votre vision des voeux de fin d’année et votre commentaire sur l’hypocrisie sont proprement EXCELLENTS ! Il fallait oser noir sur blanc ce que tout le monde pense tout bas… Et je sais de quoi je parle pour en avoir fait les frais un jour, mais ça c’est une autre histoire !
    C’est vrai qu’il suffit de regarder un peu autour de soi… Cela grouille d’hypocrites de toutes sortes : il y a l’intéressé, l’hypocrite, le gentil ou bien plus simplement le poli, le timide, l’introverti et j’en passe… Ceci dit, que celui qui n’a jamais été hypocrite me lance la première pierre ! Car la nature de l’Homme est ainsi faite. Elle est régentée par des règles établies… par lui-même ! C’est tellement plus simple. Au moins, chez les animaux, il n’y a pas d’hypocrites.
    Bref, je pourrai épiloguer encore longuement sur un tel sujet. Et pourtant l’Homme est doté d’une intelligence – pour certains, c’est parfois discutable. Mais est-il vraiment capable d’en faire bon usage ? Cela ne relèverait-il pas de la simple et pure éducation ? Ah, si celle ci était toujours de qualité…
    En tout les cas, « blog à part », je vous souhaite une excellente nouvelle année pour vous et vos proches ! Encore bravo pour vos chroniques et bonne continuation.

  6. 6 janvier 2010 at 01:00

    Je vous remercie pour ce commentaire argumenté, pour vos encourageants compliments ainsi que pour vos bons voeux. Recevez les miens en retour, sincèrement ! J’avoue être surpris de vous voir aussi concernée par mon billet d’humeur. En même temps, je suis assez content que vous ouvriez le débat sur un horizon plus vaste. Parler de l’hypocrisie chez les animaux, de l’éducation… Je ne pensais vraiment pas ici pouvoir renouer avec mes premiers amours : la philosophie ! Et oui, vous avez tort de dire que vous n’êtes pas une littéraire : votre réflexion a le mérite de poser les bonnes questions. Pour faire simple, disons que toutes tournent autour d’un même thème, très cher à Aristote, celui de la raison. Ce serait la grande différence entre nous et l’animal : nous en serions pourvus, et eux non. Suivons ce raisonnement et allons plus loin : ce serait notre éducation qui façonnerait alors notre raison ? Ou bien tout est joué à la naissance, et la société ne serait alors que la gardienne des us et coutumes ? Les voeux sont une coutume. Que dire alors de quelqu’un qui ne vous les présente pas ? La philosophie n’apporte pas de réponse. Elle aide à se poser les bonnes questions. Du moins, je le pense…

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