Contrôleur technique

12 09 2019

Faire un bilan de santé
Il contrôle l’état des véhicules automobiles de plus de 4 ans (voitures particulières, camionnettes et fourgons de moins de 3,5 tonnes). Il vérifie leur conformité avec la réglementation en vigueur. Pour cela, il effectue, sans démontage, plus d’une centaine de contrôles. Tout y passe : les freins, les pneus, la transmission, la suspension, la pollution, la direction, l’éclairage…
Diagnostiquer
Le contrôle visuel étant insuffisant, une série de tests est effectuée à l’aide d’appareils et de bancs de mesure. Le contrôleur utilise divers outils et machines : pont élévateur, banc de suspension, banc de freinage, analyseur de gaz et de fumées, régloscope… Et, bien sûr, un poste informatique de contrôle. Ce technicien ne répare jamais le véhicule. En revanche, si des problèmes mécaniques sont détectés, il doit en découvrir la cause.
Conseiller
Une fois les tests effectués, le contrôleur technique établit un bilan écrit de son intervention, un procès-verbal et une facture pour le client. Puis il détaille à l’usager les anomalies constatées et lui explique ce qu’il doit faire réparer, quelles sont les pièces à changer (flexible de frein, pneus, amortisseurs…) et pourquoi. C’est aussi l’occasion de sensibiliser les conducteurs à la sécurité routière et de fixer, si nécessaire, la date d’une prochaine contre-visite.

Savoir s’adapter
Le contrôleur exerce dans un centre agréé indépendant ou associé à un réseau. L’équipe technique, placée sous la direction d’un responsable, dépasse rarement 3 personnes. Le travail n’est pas répétitif, vu la diversité des véhicules en circulation (électriques, hybrides…). Les connaissances mécaniques doivent sans cesse être améliorées. L’évolution de la réglementation impose aussi de suivre régulièrement des stages de remise à niveau.
Tout pour la sécurité
Les responsabilités du contrôleur technique en automobile sont très importantes. En effet, il rédige et signe le PV (procès-verbal) de contrôle, qui fait de lui le garant de la sécurité du véhicule. Il évalue l’état de fonctionnement de la voiture.
Des positions parfois pénibles
Debout, couché, assis, parfois plié en deux, il ausculte le véhicule sous toutes les coutures. Pas toujours facile de dénicher le numéro du châssis, surtout lorsqu’on ne peut rien démonter. Une bonne forme physique est donc nécessaire.

La profession est très réglementée. Elle exige l’obtention d’un agrément préfectoral qui n’est délivré qu’à des personnes ayant un diplôme et/ou de l’expérience dans la réparation (mécanique, électricité ou carrosserie) automobile (ou véhicules industriels ou motocycles), et ayant suivi un stage de formation spécifique.

On peut commencer par préparer, un bac professionnel ou un BTS dans les domaines de la mécanique, de l’électricité, de l’électronique ou de la carrosserie automobile. Il faut ensuite suivre un stage de formation au contrôle, dont la durée varie selon le niveau initial.

Une expertise technique
Si le contrôleur technique ne répare pas, il doit cependant avoir de solides connaissances en mécanique et connaître tous les problèmes liés à la technique automobile, depuis la carrosserie jusqu’au moteur, en passant par la transmission et les liaisons au sol. Il doit aussi maîtriser les outils de mesure et de contrôle, qu’ils soient mécaniques ou électroniques.
Rigueur et méthode
Impossible d’échapper aux multiples documents faisant état des normes en vigueur. Il faut se tenir au courant des évolutions, faire preuve de rigueur et de méthode. La précision est également de mise au moment de rédiger le compte-rendu. Le contrôleur automobile doit faire appel à ses qualités d’analyse et de synthèse pour présenter clairement des éléments complexes.
Aisance relationnelle
Qu’il soit face à des clients, des experts, des assureurs ou des équipementiers, il exerce un métier de contacts. Face à des conducteurs pas toujours satisfaits du bilan émis, il sait garder son calme. Il est capable d’employer un langage technique, mais aussi d’expliquer les problèmes d’un véhicule en des termes accessibles au plus grand nombre. La pratique de logiciels spécialisés est indispensable.

Une profession récente
Le métier existe depuis 1992, date de l’instauration du contrôle technique obligatoire. Ce dernier concerne les voitures, les fourgons et les camionnettes pesant moins de 3,5 tonnes et  » âgés  » de 4 ans et plus.
5 200 centres agréés
On compte environ 10 000 contrôleurs techniques automobiles en France, répartis dans environ 5 200 centres agréés, indépendants ou affiliés à un réseau national. Environ 500 postes sont à pourvoir chaque année. Le secteur attire de nombreux jeunes. Ce métier offre aussi une reconversion à des réparateurs automobiles.
S’installer à son compte
Un contrôleur salarié peut devenir chef d’équipe, voire chef de centre. Autre possibilité : s’installer à son compte. Il faut alors prévoir un investissement minimal conséquent pour l’achat du local et du matériel. Attention, un contrôleur technique ne peut en aucun cas exercer en parallèle une activité de réparateur.

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