publié par ahmedelya le jan 11

 

Introduction:

Avant de parler de didactique de la communication, il est important de rappeler une évidence dont parle Jean –Claude Abric.

 Dans son ouvrage Psychologie de la communication,l’auteur présente de manière très accessible les différentes théories psychologiques qui s’appliquent à la communication humaine et les techniques qui en découlent.

A partir de l’idée que la communication est une interaction, l’auteur développe les thèmes suivants:

 

-facteurs généraux intervenant dans les situations de communication,

-communication interindividuelle, écoute active et méthodes d’entretien,

-dynamique des communications dans les groupes et réunions,

-relations entre communication et influence sociale (conformisme, innovation, rôle des actants…).

En conclusion, Jean-Claude Abric pose la prééminence du climat sur la technique dans la communication humaine : « c’est la qualité de la relation qui génère la qualité de la communication  »

Pour plus de détails consulter les liens suivants:

http://www.priceminister.com/offer/buy/1381987/Collectif-Psychologie-De-La-Communication-Livre.html

 

 

 

 

http://pierrehenri.castel.free.fr/Lexique/psychocommunication

 

Essai de définition :

La didactique de la communication,( au carrefour de plusieurs sciences sociales et humaines (psychologie, sociologie, anthropologie, linguistique,…)    est un champ disciplinaire qui puise matière à réflexion et objet d’étude de la problématique de l’enseignement de la communication à l’université. Elle s’interroge sur les compétences (référentiel de compétences)dont doivent être dotés des étudiants universitaires, les problèmes observés et les moyens théoriques et pratiques à mettre en œuvre  pour un enseignement fonctionnel, efficace et innovant.

Dans son rôle prescriptif, elle vise à concevoir des propositions probantes pour cibler des compétences prioritaires que l’étudiant doit s’approprier tout le long de son cursus.

Parallèlement, dans son rôle suggestif, elle cherche à inspirer des pratiques nouvelles pour mieux dynamiser l’enseignement de la didactique de  la communication en motivant et impliquant davantage l’étudiant en situation.

Des attitudes à développer

Tout individu peut être amené à développer cinq grands types d’attitudes : interprétation, évaluation, aide ou conseil, questionnement ou enquête, compréhension. Cette dernière attitude crée un climat relationnel qui facilite l’expression. Elle correspond à l’orientation non directive initiée et développée par Carl Rogers.

 L’auteur présente trois techniques, qui diffèrent sur la part d’initiative laissée à la personne interrogée et sur les objectifs :

  - l’entretien non directif, qui vise l’expression de sentiments et de motivations ;

         -l’entretien guidé ou focalisé, afin de repérer des opinions, des attitudes, des comportements ;

        -le questionnaire, qui vise le même objectif que l’entretien cible.

Difficultés de la communication et l’échec scolaire.

Il est important de parler de la pédagogie de l’erreur(de textes à fautes uniques ou multiples), des stratégies de remédiation qui en découlent et des enjeux de distanciation et de conscientisation qu’elle enclenche chez les étudiants,même à l’université.

De tels outils didactiques crée des opportunités de communication individuelles ou interindividuelles à même de favoriser la prise de parole.

Des indices révélateurs à exploiter au profit d’une communication optimale(  Schéma de kerbrat Orecchioni)

Une enquête menée dans un milieu d’étudiants (dans des universités françaises)  a permis de faire  le constat suivant:

Plusieurs types de difficultés sont constatés chez les étudiants mis en situation de communication universitaire en langue française :

-prise de notes aux cours ;

-réalisation de tâches multiples;

-interventions personnelles;

-examens.

En général,les difficultés portent essentiellement sur des compétences discursives (d’autres erreurs ne sont pas exclues!)

-difficultés à sélectionner et à hiérarchiser l’information;

-difficultés à cerner précisément l’objet d’une question ;

-difficultés à produire un texte cohérent et adapté à une demande précise.

Pour palier les difficultés relevées, il semble nécessaire de s’ouvrir à la dimension discursive/communicative qui implique différents contextes de la communication universitaire et de tous les paramétres qui la construisent.

En conséquence,la communication n’est  pas uniquement une fin en soi:elle est à la fois objet d’étude et technique d’animation et de recherche universitaire.

 

 

 

 

 

 

 

                     Les approches communicatives

Les approches communicatives se développent donc à partir de plusieurs facteurs:

- une critique, tant au  niveau des principes théoriques que de la mise en oeuvre des méthodes audio-orales (MAO) et des méthodes audiovisuelles (MAV);

- l’utilisation d’outils nouveaux permettant de définir les besoins des étudiants et les contenus d’enseignements;

- une évolution méthodologique qui intègre des principes différents quant aux progressions, documents et techniques de classe.

Il ne s’agit plus seulement d’apprendre en situation le système de la langue, mais d’apprendre à communiquer en se référant tout autant au code linguistique qu’aux règles sociales et culturelles qui dans un milieu donné régissent l’échange langagier.

L’approche communicative recentre l’enseignement de la LE(langue étrangère) sur la communication. Il s’agit donc pour l’étudiant d’acquérir une compétence de communication.

 Ainsi, un certain nombre de “programmes de langue” ont essayé de prendre en compte la dimension communicative du langage, à partir des données de la sociolinguistique, de la sémantique et de la pragmatique   (Austin).

Il est  est question d’optimiser l’enseignement  et l’apprentissage du français en l’adaptant régulièrement aux conditions scientifiques et socioculturelles via des actes de parole , sous-tendus par des compétences communicationnelles et langagières, aussi bien en réception qu’en production,orale et/ou écrite(traiter activement l’information pour construire du sens,produire une communication orale ou écrite qui soit correcte,claire,organisée et efficace,transmettre,reformuler- paraphraser-,adapter un message existant à des contraintes proposées,participer positivement dans des échanges interactifs en direct ou à distance(cf Schéma de la communication de Kerbrat-Subjectivité dans le langage).

Il s’agit d’apprendre non pas simplement à produire des phrases dans une langue étrangère, mais à communiquer dans cette même langue.

Dans cette optique, l’enseignement d’un savoir linguistique “ouvert” ne suffit plus : on doit viser l’apprentissage de savoir-faire langagiers, de comportements (langagiers) remplissant différentes fonctions pour  réaliser des projets, des objectifs de communication(objectifs fonctionnels) en connaissance de cause,en sachant s’adapter aux circonstances concrètes de l’échange tel que l’exige une situation de communication universitaire, authentique ou simulée.

diverses composantes de la compétence communicative:

        1_  la compétence linguistique : habileté à interpréter et à appliquer les règles du code linguistique dans une situation de communication.

           2_ la compétence sociolinguistique : habileté à interpréter et à utiliser différents types de discours en fonction d’une situation de communication.

          3_  la compétence socioculturelle : habileté à interpréter et à utiliser les objets culturels liés à une situation de communication

         4_   la compétence référentielle : habileté à interpréter et à utiliser des domaines d’expérience, des objets du monde et de leurs relations dans une situation de communication

        5_la compétence stratégique : habileté à utiliser des stratégies verbales et non-verbales pour maintenir le contact avec les interlocuteurs et gérer l’acte de communication en fonction de l’intention des locuteurs.

 

  Selon un spécialiste :

  • “le même sujet, confronté à des situations de communication différentes, peut être très adéquat et efficace dans certaines, maladroit et inefficace dans d’autres ; sa compétence de communication est donc définie par rapport à des familles de situations ;
  • dans la même situation, sa “ performance globale ” met en jeu de multiples opérations langagières, dont les unes sont mieux maîtrisées que d’autres et qui contribuent donc diversement à la performance globale. “

Selon Philippe Perrenoud (   Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation.Université de Genève 2000)
Université de Genève
2000                     

La didactique des langues (fle bien entendu)

Remarque:Parler de la didactique de la communication incite à évoquer la didactique des langues.

Quelques fonctions:

  • conceptualise des capacités langagières et des capacités de communication (voire d’agir communicationnel), en les distinguant les unes des autres ;
  • s’intéresse aux situations de la vie qui sollicitent fortement la communication verbale, voire non verbale, aux compétences mises en jeu et participe à leur conceptualisation, … ”.

Bien entendu, les linguistes et les didacticiens se sont depuis longtemps intéressés aux interactions sociales et aux situations dans lesquelles les échanges verbaux sont cruciaux.

La notion de compétence (Rappel)

Pour Le Boterf :

La compétence ne réside pas dans les ressources (connaissances, capacités…) à mobiliser mais dans la mobilisation même de ces ressources. La compétence est de l’ordre du “ savoir mobiliser ” (Le Boterf, 1994, p. 16).

 L’analyse retrouve ici des savoirs théoriques (connaissances déclaratives et procédurales, en général verbalisables), et des savoirs d’action (savoir-faire, à la limite des routines en général ).

 Récapitulatif des compétences relationnelles clés.

Tous les éléments constitutifs de l’autorité relationnelle (leadership pour les anglicistes) sont intéressants à renforcer. Ces éléments sont source de progression permanente pour la vie. Qu’est-ce qui fait que l’on perçoit l’autorité relationnelle d’une personne ?

 

La responsabilité est un élément déterminant. Il s’agit de la façon dont l’individu face à une situation problématique cherche à trouver les causes et les solutions en n’étant pas toujours en train de les chercher hors de lui. (…).

Le sens de la responsabilité d’une personne croît quand elle fait attention à ses relations sur quatre niveaux : ce qu’elle dit, ce qu’elle fait, ce qu’elle laisse dire et ce qu’elle laisse faire.

L’initiative relationnelle : c’est la capacité à savoir clairement ce qu’on veut, ce qu’on pense, à dire ou à demander pour soi. Elle s’oppose à la soumission et au désir premier de faire plaisir aux autres.

L’écoute active : capacité à s’intéresser vraiment à l’autre et à se départir de ses a priori.

 L’autonomie : connaissance de ses forces et acceptation de ses limites. Capacité à alerter à temps quand des difficultés personnelles font jour et à se faire aider sans se sentir minable. L’autonomie se distingue des comportements dépendants et indépendants.

La force de conviction : très connectée à la qualité de l’écoute, c’est la capacité à développer des propos qui prennent en compte le point de vue de l’autre tout en faisant état de sa propre conviction. C’est savoir parler pour être compris et non parler pour se faire plaisir !

 

La capacité à conduire des confrontations quel que soit le statut de l’interlocuteur.Il s’agit là, de la capacité à ne pas laisser des désaccords dans le flou, à ne pas laisser se développer des conflits larvés.

 La capacité à ne pas pérenniser des dysfonctionnements latéraux : c’est le cas des collaborateurs qui osent dire à un collègue leur point de vue sur un mode de fonctionnement qu’il trouve inadapté même en n’étant pas le manager de ce collègue. C’est fuir les attitudes moutonnières.

 La capacité à coopérer sans craindre que ses apports soient dilués dans une équipe (…)

Retenons :

Les compétences sont :

-des capacités d’action, “ ensemble de capacités communicatives (attention conjointe, requête, ordre, intention, etc.), que l’on peut redéfinir comme la construction des significations liées aux actions humaines. Les productions sonores impliquées dans ces processus interactifs n’ont alors qu’une valeur illocutoire. Quand apparaît le langage proprement dit, des formes locutoires (ou signes) sont intégrées au processus et l’enfant développe rapidement des capacités d’action verbale ou langagière ” (Dolz, Pasquier et Bronckart, 1993) ;

-des capacités discursives, grâce auxquelles les locuteurs construisent et se servent de” critères leur permettant d’effectuer un choix parmi les modèles discursifs disponibles dans l’environnement langagier ” (ibid.) ; 

- des capacités linguistico-discursives, divisées elles-mêmes en “ cinq ensembles d’opérations impliquées dans toute production langagière : des opérations de planification, de structuration temporelle, de cohésion, de connexion et de modalisation ”

Préparer et présenter un projet personnalisé(mémoire en l’occurence) en essayant d’intégrer un élément d’ordre cognitif, un élément d’ordre motivationnel et un élément d’ordre méthodologique.

Donc la didactique de la communication doit responsabiliser l’étudiant en le rendant plus autonome, plus réflexif, dynamique et interactif dans ses différentes interventions en langue française (débat, travaux de groupes, exposé, soutenance, entretiens, résolution de situations-problèmes et d’autres tâches en  formation universitaire qui le préparent à la formation professionnelle et à l’insertion dans la vie active).Elle doit également prendre en charge les non-participants:là s’avère l’importance des techniques d’animation universitaire et le coach pédagogique.

Des domaines de compétences en décloisonnement:

1. Production écrite 

Elle vise la construction de textes (commentaire de textes,dissertation,synthèses de textes,résume de textes,analyse de textesnmémoire,…).A ce niveau,il faut tenir compte de trois phases:

-conception,

-mise en oeuvre;

-révision et réecriture.

2.Communication orale;

3.Lecture.

« A partir de différents travaux - enquêtes, recherche documentaire, résumés, réécriture de textes et autres exercices autour du texte - on s’efforcera par l’acquisition d’outils fondamentaux de mieux structurer ses textes et d’atteindre la rigueur dans l’expression. On cherchera particulièrement à reconsidérer sa propre écriture, en se distanciant des habitudes acquises.
Si l’objet de ces travaux reste la production écrite individuelle et collective, le travail de groupe et l’expression orale en seront les moteurs.
Participation active demandée. »

                                                       Philippe PINON

2. Le langage : analyse, interprétation, argumentation


 « L’analyse de textes (articles de presse, textes publicitaires, etc.) et des situations de communication dans lesquelles ils sont produits, sera l’occasion d’introduire différentes notions du domaine de la sémantique et de la pragmatique : notamment celles d’implication, de présupposition, d’argumentation,de modalisation,…
Ces notions seront utilisées dans le cadre de travaux : analyses et commentaires, productions textuelles.
Cette problématique, qui concerne le sens des énoncés, les effets de sens, les possibles interprétations, nous paraît particulièrement opératoire … »Jean-Noël Darde

Compétences visées:

I Argumenter à l’écrit et à l’oral:

 « De la plaidoirie de l’avocat à l’allocution politique, du message publicitaire à la négociation commerciale, de la discussion amicale à la soutenance d’un mémoire ou d’une thèse, les techniques d’argumentation, héritées de l’ancienne rhétorique sont partout présentes. » . Alex-Louise TESSONNEAU
Objectifs :
- Apprendre à argumenter aussi bien à l’oral qu’à l’écrit
- Développer dans ce domaine, la précision, la rigueur, l’esprit d’analyse.
Déroulement
- Divers supports (discours médiatiques, textes à thèse,mémoire de fin d’études,entretiens divers rapports, tracts, débats,textes à fautes serviront à étudier les méthodes adoptées dans les différents cas, les enchaînements logiques, les différentes façons de convaincre, séduire, émouvoir à l’oral et à l’écrit.
- Des exercices écrits et oraux permettront de développer les techniques et pratiques dégagées précédemment.

II Expression orale : nouveau regard sur soi

« Pratique de l’expression orale à partir de courtes interventions individuelles enregistrées à la vidéo.

Le travail d’observation en groupe et l’analyse individuelle des documents enregistrés permettent progressivement à chacun de reconnaître ses modes d’expression à l’oral et de développer un nouveau regard sur soi et sur les autres. » Cristina MARTINEZ-BISETTI

L’expression orale : vers une expression plus juste, plus vraie

« Développer une autre relation à soi, par l’écoute intérieure et l’écriture. Travailler sur soi pour se tranquilliser, se libérer des habitues d’écoute réactives intérieures et extérieures. Ecrire pour libérer le sens personnel qui se tisse, s’élabore, s’imagine, se dévoile en nous à partir de ce nouveau calme. Partage à l’oral du sens défini ainsi en chacun. » Christina MARTINEZ-BISETTI

Expression écrite et orale

Ce cours de méthodologie s’adresse aux étudiants qui désirent gagner de l’aisance à l’écrit et à l’oral.
Les objectifs sont de :
- faciliter le passage à l’écrit.
- écrire pour être lu et compris.
- prendre la parole en groupe, défendre une idée face à un auditoire.
- savoir présenter oralement un travail écrit.
Déroulement : sous forme d’atelier, alternance d’exercices pratiques, de travaux individuels et en groupe. Brigitte RAMONT

 

L’attention de l’étudiant doit porter sur les paramètres suivants pour développer son potentiel langagier et communicationnel:

a) des facteurs d’ordre linguistique: mobiliser le lexique et les structures conformément aux exigences de la situation -support;

b) des facteurs d’ordre psychologique :mettre les étudiants en confiance (aussi par les formes de travail proposées) en fixant des tâches et en élaborant des consignes qui déclenchent la prise de parole. La tâche proposée doit avoir du sens pour l’étudiant et pour son sa formation univeristaire.

 
 
 
 
 

  les trois phases de l’expression

1. l’élaboration de la pensée : ce qui doit être dit et comment en relation avec la situation et l’interlocuteur (trouver les idées qui répondent à la nécessité de la communication) ;
2. l’élaboration du discours, la formulation : la transformation de ce qui doit être dit et comment en phrases (mobilisation des moyens linguistiques dont l’étudiant dispose : lexique et grammaire) ;
3. la réalisation sonore et gestuelle du message(voix,débit-intonation,pauses) 

 

 Mettre les étudiants en situation de communication doit constituer  un souci majeur del’enseignant pour l’entraîner à pouvoir et vouloir s’exprimer et communiquer devant ses camarades et ses professeurs.

Etudiants,voici quelques recommandations à respecter lors de toute prise de parole ,surtout quand vous devez présenter un exposé:

- Vous devez être très sélectif dans le choix des informations que vous allez présenter. La plupart des exposés courts peuvent contenir une idée au maximum. –Résistez à la tentation de dire tout ce que vous savez: Vous n’avez le temps que de présenter les choses les plus intéressantes.

. La sophistication dans l’expression orale n’est pas corrélée avec la sagesse, l’originalité ou l’intelligence, mais bien avec l’ennui et l’étonnement de votre public.

On fait de la recherche pour raconter une histoire, en décrivant comment on a choisi le problème, quels sont nos objectifs, comment nous les avons explorés, quels sont les données et les résultats, et quelle est la morale de l’histoire (la conclusion). Evitez une organisation style article.

- Préparez vos deux premières phrases comme si elles étaient des slogans publicitaires pour vous-même et votre exposé. Il s’agit de capturer l’attention des auditeurs dans premières phrases.

- Attirez d’emblée l’attention avec une question rhétorique, une anecdote, ou un paradoxe. Faites l’hypothèse que vos auditeurs sont des étudiants de candidature (restez simple).

8- En préparant votre exposé, considérez les étapes suivantes:

 

Ecrivez sur des fiches les points que vous voulez faire

 

Assemblez ces fiches en un “aperçu”

 

Révisez l’aperçu en vous concentrant sur les transitions

 

Ecrivez votre exposé comme si vous le disiez  travaillez la présentation orale, pas le style écrit

 

Faites un nouvel aperçu de votre version écrite

 

Entraînez-vous à dire votre exposé à partir de la version écrite

 

Préparez-vous devant un miroir et chronométrez-vous. Faites en sorte de pouvoir faire votre exposé en 11 ou 12 minutes

 

Apprenez à donner votre exposé à l’aide d’une seule fiche, ou mieux, de mémoire

 

 

-Décrivez le problème que vous explorez en termes concrets et spécifiques. Aidez les auditeurs à comprendre les détails importants avant de généraliser.

- Décrivez exactement quelles réponses les sujets devaient donner, en donnant un ou plusieurs exemples.

- Rien ne vous force à décrire chaque condition, chaque résultat, ou chaque analyse. En particulier, éliminez de votre exposé tous les résultats qui ne sont pas clairs ou qui sont difficilement interprétables. Votre objectif est de raconter une histoire simple et cohérente, et pas de transmettre la vérité crue avec tous ses défauts. La première règle est de raconter une histoire simple, pleine de suspense, qui se termine bien, et qui n’est pas ennuyante. Eliminer certains détails n’est pas la même chose que falsifier ses données. Les exposés sont faits pour convaincre, les articles pour corriger le tir et donner les détails.

- Résumez votre idée principale et concluez clairement. Indiquez clairement au public quand vous avez terminé, par exemple en vous reculant, en souriant et en disant “Merci”. Applaudissez-vous les uns les autres à la fin de vos exposés. Demandez s’il y a des questions et attendez ­ très longtemps.

- Ne vous souciez pas de devoir répondre à des questions difficiles ;­ la plupart du temps, il n’y en aura pas. Vous en savez plus sur la recherche que vous décrivez que n’importe qui d’autre dans la salle. Ne soyez pas intimidé par la présence de personnalités dans la salle: la plupart d’entre elles sont en train d’essayer de comprendre ce que vous avez fait et ne posent que des questions simples.

-Si on vous pose une question à laquelle vous ne savez pas répondre, il est acceptable de dire “Je ne sais pas” ou “C’est une question difficile à laquelle je n’ai pas pensé” ou “J’aurai besoin de temps pour penser à cela” ou encore “Bonne idée ­ c’est une suggestion à essayer dans une expérience ultérieure”. Vous ne devez pas avoir des réponses instantanées à tout. Si vous ne comprenez pas une question, demandez qu’on vous la reformule. Si on vous pose trois questions à la fois, répondez à une des trois et passez à une autre personne.

- Demandez à un ami de vous poser une question que vous avez préparée à l’avance. Souvent, le public a besoin de temps pour formuler ses questions.

- Souriez, ayez l’air sympathique et content d’être là. Parlez clairement

Stratégies pour manifester sa capacité de se mettre intuitivement à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui

  1. Accorder une importance aux attitudes réceptives des auditeurs.
  2. Tenir compte des nouvelles informations et cerner les nouveaux acquis découlant de la communication même.
  3. S’adapter à l’auditeur pour capter sa possibilité de raisonner, son pouvoir réel d’agir, sa capacité de s’émouvoir, sa façon de percevoir les faits, sa capacité de comprendre telle approche, les valeurs qu’il respecte, les mobiles qui expliquent sa présence à l’exposé
  4. Ouvrir l’accès aux récepteurs récalcitrants en modifiant ses propres attitudes communicationnelles : soulever des émotions, favoriser les objections, respecter les dissidences et faire naître des motivations.
  5. Établir un contrat d’interaction et d’adhésion au discours avec ses auditeurs
  6. Exprimer ses besoins, ses sentiments, ses raisons pour entrer en relation avec les auditeurs : exploiter dans ses phrases l’affirmative, la dubitative, l’interrogative, l’impérative, la conditionnelle et la concessive.
  7. Vérifier les sentiments de ses auditeurs, s’assurer qu’ils ont compris
  8. Ressentir vivement son auditoire, tendance à se laisser guider par lui
  9. Provoquer une réaction à quelque chose pour produire une prise de conscience chez ses auditeurs ; faire anticiper les auditeurs dans l’action désirée.
  10. Entretenir des relations agréables avec ses auditeurs : être de connivence avec les pensées et sentiments de son groupe ; répéter ses pensées en des formes variées.

Processus pour manifester sa capacité d’être sûr de soi, de ses possibilités

  1. Développer un raisonnement : le trac ne disparaîtra jamais, car il est une réponse organique normale qui cependant il diminue en développant un raisonnement.
  2. Se présenter aux destinataires avec l’idée de dire ce qui pourra les intéresser ou de répondre à leurs attentes.
  3. Posséder son sujet. Cela permet de s’exprimer avec conviction.
  4. Établir le sens de ses idées, son plan de communication, ses attitudes et procédés aident à acquérir l’assurance en un public bienveillant.
  5. Apprendre à parler dans une action graduée, organisée. Vaincre les difficultés de façon morcelée.
  6. Ne pas chercher à trop réussir : vous risquez de surestimer vos capacités qui s’évaporeraient quand surviennent les déceptions de ses performances.
  7. Ne pas s’élever au-delà de ses propres valeurs, avancer humblement.
  8. Ne pas focaliser sur les insuccès, mais plutôt sur les réussites graduelles : travailler l’auto-correction
  9. Avancer graduellement, il ne faut pas que les gens vous voient venir d’un seul coup.
  10. Apprendre à respirer profondément plusieurs fois
  11. Imaginer le lieu de parole que vous allez occuper.
  12. Montrer que vous êtes sûr de ce que vous énoncez
  13. Ne pas attendre d’être parfait en tout : est requis un effort pour offrir le meilleur de soi-même
  14. Ne pas laisser votre timidité vous envahir.
  15. Ne pas se présenter devant le public sans préparation.
  16. Les symptômes du trac : les mains deviennent moites, les jambes flageolent, les joues s’empourprent, les aissettes rigolent, le cœur cogne, la gorge se resserre, la mémoire s’estompe, la voix tremble et les intestins se relâchent

Processus pour manifester sa capacité d’apporter des arguments probants (qui constituent une preuve)

  1. Conduire les pensées, les actes, les paroles et les gestes à l’impact ou la portée du message.
  2. Énoncer les convictions profondes, le principe auquel on croit fermement.
  3. Trouver l’approche qui sied au groupe, à son talent et à ses moyens.
  4. Se concentrer sur ce que tu dis et sur ce que tu fais.
  5. Être un modèle à suivre tellement est grande ta cohésion mentale et corporelle avec ce qui est dit.
  6. Persuader les gens par la profondeur de son idée et par la voltige de sa logique, de son raisonnement.
  7. Rapporter ce que les autres ont exprimé, penser par soi-même mais exprimer une opinion fondée.

 Les principales caractéristiques d’un mémoire

“Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,et les mots pour le dire arrivent aisément”disait Boileau.
Parmi les qualités attendues d’un mémoire, il convient de mentionner :

  • la qualité de l’expression écrite, la lisibilité : ce travail exige une véritable “écriture filée”, qui ne soit pas une juxtaposition d’alinéas et de documents. Il doit comprendre tous les éléments “d’un écrit long” (introduction, transitions, conclusion), articuler discours argumentatif, narratif et référentiel ;
  • la qualité de l’argumentation : Tout projet de mémoire universitaire  doit s’efforcer de répondre aux critères d’une argumentation cohérente, à savoir, présenter des affirmations justifiées, envisager des objections, contextualiser les conclusions, notamment.
  • déterminer un objet d’étude,
  • construire une problématique,
  • se documenter,
  • recueillir et traiter des données, 

 Soutenance d’un mémoire de fin d’études

La soutenance doit permettre au candidat de présenter son travail de manière claire, ordonnée et argumentée, et d’en discuter avec les membres de la commission.

L’exposé n’est pas un résumé. Il doit permettre au candidat de prendre du recul par rapport à son propre texte, tout en  restituant l’essentiel. Il est également destiné à ce que le candidat puisse évoquer la genèse de son travail, les intentions lors de sa mise en oeuvre, les limites de ce projet et les critiques qu’on peut lui apporter, les prolongements dont il a déjà fait l’objet et ceux à venir, les difficultés rencontrées, etc.

L’entretien avec le jury, qui fait suite à l’exposé, est destiné à s’assurer de la maîtrise de son propos par le candidat, et de sa capacité à en tirer bénéfice, tant personnel qu’académique. C’est aussi l’occasion, pour l’étudiant de bénéficier d’un “retour” sur sa propre production, “retour” qui peut l’aider à prolonger ses interrogations.

publié par ahmedelya le mar 9

La pédagogie convergente est une méthode active d’apprentissage des langues. Cette

méthode « … construite et enrichie au cours de nombreuses expérimentations tant en

Belgique qu’à l’étranger, se veut être une synthèse originale des courants modernes en

psycholinguistique, sociolinguistique, psychopédagogique, anthropologie et neuropédagogie.

» (Couet, M. ; Wambach, M. 1994). Orientée vers le bilinguisme fonctionnel, la

pédagogie convergente accorde la priorité à l’appropriation de la première langue qui

constitue une étape décisive pour tous les apprentissages. En effet, la langue maternelle de

l’enfant est, à notre avis, la seule susceptible de développer chez lui les comportements,

attitudes et aptitudes favorables à tous les apprentissages. C’est pour cela qu’en pédagogie

convergente, la langue maternelle est, dans les deux premières années de scolarité, médium et

matière d’enseignement. Le français (langue seconde) est introduit en deuxième année sous

forme d’expression orale à concurrence de 25 % du temps global. En troisième et quatrième

années, 75 % de l’horaire sont réservés à l’apprentissage du français ( oral et écrit). En

cinquième et sixième années, la répartition du temps de travail est de 50 % pour la langue

maternelle et de 50 % pour la langue seconde.

Il faut signaler que les disciplines telles que les Mathématiques, l’Histoire, la Géographie, les

Sciences d’Observation, les Sciences Physiques, l’Education Civique et Morale se font

exclusivement en langue maternelle jusqu’en 4ème année. C’est à partir de la 5ème et de la 6ème

années que ces disciplines sont enseignées en français. Mais elles peuvent être également été

enseignées dans les langues nationales pour consolider les acquis.

La pédagogie convergente se fonde sur le principe qui consiste à « amener les enfants à une

appropriation de la langue maternelle et ensuite leur permettre de suivre le même

cheminement pour l’acquisition d’autres langues. » (Wambach M. 1995). Ce qui sous-entend

que les techniques et les pratiques utilisées dans le développement de l’expression orale et de

l’expression écrite en langue maternelle seront réutilisées dans l’appropriation de la langue

seconde.

Elle a pour objectifs :

- Améliorer la qualité des apprentissages ;

- Réaliser une plus grande intégration de l’école et du milieu de l’apprenant ;

- Développer un bilinguisme fonctionnel chez l’apprenant ;

- Valoriser les langues maternelles ;

- Améliorer le taux de promotion de l’enseignement fondamental ;

- Favoriser un meilleur accès à l’école.

La pédagogie convergente est basée sur quatre principes généraux :

a) Une pédagogie axée sur l’apprenant, sur son vécu et sur son environnement en tenant

compte des expériences et de la formation acquise par l’enfant dans sa famille, de la

connaissance qu’il a du monde dans lequel il vit afin de l’amener à donner du sens aux

nouveaux enseignements qu’on lui propose. Ne pas prendre en compte ces aspects, c’est

confronter l’enfant à des contenus qui n’ont aucun sens pour lui et, en conséquence, le mettre

dans l’impossibilité de progresser. L’ouverture vers le monde extérieur se fait au fur et à

mesure que les apprenants progressent dans leur scolarité.

b) Une pédagogie de l’apprentissage qui permet à l’apprenant de trouver de façon autonome

« son chemin » du savoir en lui ouvrant de multiples voies, en lui donnant le maximum d’aide

afin d’éveiller toutes ses potentialités, en valorisant toutes les ressources de sa personnalité et

en développant son esprit d’initiative et de créativité.

c) Une pédagogie différenciée qui respecte le rythme d’apprentissage de l’apprenant. Elle

met en oeuvre un ensemble différencié de méthodes d’apprentissage qui permet à des

apprenants de niveaux différents d’atteindre, par des voies différentes, des objectifs communs.

Le respect du rythme d’apprentissage des apprenants contribue à leur l’épanouissement à

travers une relation maître-élève appropriée et à travers les techniques d’expression et de

communication (TEC) qui constituent la base de tous les apprentissages.

d) Une pédagogie des projets. La pédagogie convergente préconise que l’apprentissage se

fasse dans le cadre d’un projet qui est une motivation à l’enseignement et un moyen de

mobilisation des acquis et des savoirs.

La pédagogie convergente a entraîné des mutations non seulement au niveau de l’école, mais

aussi au niveau des comportements des apprenants, des enseignants et des méthodes

d’enseignement. L’enseignement étant dispensé d’abord dans la langue maternelle et la

priorité accordée au travail de groupe, les élèves participent activement à tous les

apprentissages et deviennent autonomes dans la recherche du savoir. … Il ressort des

entretiens avec les parents que les enfants ont une soif, une volonté d’apprendre et une

curiosité très poussée. Ils essayent de répondre aux questions qu’on leur pose et ont une

attitude positive vis-à-vis de l’erreur et n’hésitent pas à émettre d’autres hypothèses en

s’inspirant de l’erreur commise.

http://www.adeanet.org/publications_biennale/docs/Lesetudesdecasnationales/CS_Mali_fre.pdf

publié par ahmedelya le fév 28

Groupe interfacultaire de recherche sur les systèmes d’éducation et de formation (GIRSEF)

Le Groupe Interfacultaire de Recherche sur les Systèmes d’Education et de Formation (GIRSEF) est un groupe de recherche créé en 1998 au sein de l’Université catholique de Louvain.Le GIRSEF réunit des chercheurs en sociologie, sciences de l’éducation, psychologie et économie. Sa mission est de développer des recherches sur les processus de transformation qui affectent les systèmes d’éducation et de formation, dans le contexte des mutations plus globales des sociétés contemporaines. Le Groupe adopte à cette fin une démarche pluridisciplinaire. Son champ d’étude recouvre tant les systèmes d’enseignement initial (fondamental, secondaire ou supérieur) que le champ de la formation des adultes ou de la formation professionnelle continue.

Selon les objets d’étude envisagés, les recherches alternent des regards aux niveaux macro, méso et micro des systèmes considérés. L’analyse de ces processus se fait en tenant compte des transformations plus globales dans l’ensemble de la société : changements socio-économiques, transformations socioculturelles et transformations politiques.

Pour plus de détails,consulter le lien suivant:

sur les systèmes d’éducation et de formation (GIRSEF)

Le Groupe Interfacultaire de Recherche sur les Systèmes d’Education et de Formation (GIRSEF) est un groupe de recherche créé en 1998 au sein de l’Université catholique de Louvain.Le GIRSEF réunit des chercheurs en sociologie, sciences de l’éducation, psychologie et économie. Sa mission est de développer des recherches sur les processus de transformation qui affectent les systèmes d’éducation et de formation, dans le contexte des mutations plus globales des sociétés contemporaines. Le Groupe adopte à cette fin une démarche pluridisciplinaire. Son champ d’étude recouvre tant les systèmes d’enseignement initial (fondamental, secondaire ou supérieur) que le champ de la formation des adultes ou de la formation professionnelle continue.

Selon les objets d’étude envisagés, les recherches alternent des regards aux niveaux macro, méso et micro des systèmes considérés. L’analyse de ces processus se fait en tenant compte des transformations plus globales dans l’ensemble de la société : changements socio-économiques, transformations socioculturelles et transformations politiques.

publié par ahmedelya le fév 8

                                     

 Inutile de rappeler que les principaux rôles incombant aux cfi étaient et sont toujours la formation initiale et continue dans différents modules, aussi bien des enseignants que des chefs des établissements primaires.

Mais à l’avènement de la Nouvelle Charte d’Education et de Formation, et conformément aux différentes clauses qui régissent le système éducatif, le projet restructuration des Cfi comme étant des établissements de formation de Cadres non universitaires,il s’avère déterminant que ces derniers se voient impliqués dans la recherche pédagogique en coordination avec d’autres partenaires telles que les Universités ,les AREF les écoles d’application et les délégations pour  mieux concrétiser les réformes préconisées, mais qui tardent à aboutir car la qualité de l’enseignement est toujours défaillante.

Je poserai quelques questions que je juge pertinentes : Pourquoi toutes les démarches entreprises par le Ministère de l’Education Nationale et ses différents partenaires sont loin d’atteindre les objectifs de réforme tant souhaitée ? Les problèmes de la réforme concernent uniquement les Manuels scolaires ?la Formation initiale et continue des enseignants ? Les curricula ? L’encadrement pédagogique ?l’absence d’une morale professionnelle  suffisamment mûrie ? L’absence des premiers concernés qui sont les enseignants dans les plans de réforme ? La discontinuité dans la gestion de la chose pédagogique dictée par la mobilité des responsables du MEN ? L’absence d’une stratégie personnalisée et clairement définie ? L’inadéquation du système pédagogique aux exigences du marché de la formation et de l’emploi ? L’absence de synergie entre associations opérant en matière de qualité (AMAQUEN par exemple) et les initiateurs des réformes ? L’absence d’une stratégie d’évaluation et de régulation clairement définie accompagnant ces réformes ?…..

Je pense que le problème majeur source de toute la crise que traverse notre système éducatif depuis bien des années est consécutif à l’absence d’un créneau on ne peut plus crucial qu’est la recherche pédagogique qui constitue un véritable levier porteur et prometteur des champs didactique et pédagogique.

Dites-moi SVP comment  peut-on,espérer sonder le degré de  pertinence ,d’adaptabilité,d’éducabilité et d’efficacité de notre système pédagogique, innover, expérimenter ,souscrire à la qualité,en l’absence  d’une politique de recherche pédagogique qui impliquerait plusieurs acteurs de différents statuts, sous forme de groupes ou de noyaux de recherche suffisamment structurés, financés et encadrés pour assister une école qui se veut citoyenne,moderne,efficace et innovante ?

Un autre volet est digne d’être soulevé, vu son importance en matière de fondement et de documentation sous forme d’une banque de données dans différents champs de la pédagogie et de la didactique.Les quelques questions qui suivent peuvent piquer notre curiosité, nourrir nos réflexions pour un véritable débat au niveau régional et national.

1. Qu’est ce qui nous empêche d’avoir des banques de données –pour ne parler que de  des curricula de l’enseignement du français langue étrangère- qui soit accessible à toute personne intéressée par l’évolution de notre système pédagogique(depuis l’indépendance jusqu’à nos jours) ?

-au niveau du discours  relatif à l’enseignement de la lecture et des fondements théoriques qui sous-tendent les différentes approches autrefois en vigueur ;

-au niveau de l’enseignement de l’écrit,

-au niveau de l’enseignement de l’oral ;

-au niveau de la gestion des classes à cours multiples

-au niveau de l’évaluation des manuels scolaires

-au niveau de l’analyse de pratiques de classes et de leur répercussion sur le créneau qualité

-au niveau des causes de l’échec scolaire et la politique de lutte contre toutes les formes de déperditions,

-au niveau de travaux entrepris par des équipes de recherche-action pour formaliser, accompagner, concrétiser les réformes à entreprendre, innover, expérimenter, sous l’égide du Ministère tutelle  et en concertation avec différents acteurs(associations et autres)

  

Fondements du projet :

L’ouverture des établissements sur le milieu environnant est une exigence incontournable pour une école citoyenne qui se veut une véritable locomotive de développement,

La tendance en Sciences de l’éducation, en Ingénierie de le formation, est au regroupement,à des synergies spécialisées qui stipulent concertation,partenariat,gestion fédérée,regards croisés pour optimiser la rentabilité ;

La recherche fondamentale s’inspire de la recherche appliquée pour l’orienter, lui donner sens et droit de cité ;

Les thèses et mémoires archivées dans les annales des facultés doivent servir de dynamo…..à la recherche-action  dans différents domaines d’apprentissage  pour mieux  :observer,faire un état des lieux,analyser,émettre des hypothèses,interroger la réalité,soumettre sondage et questionnaires aux acteurs concernés pour une pratique consciente,réflexive  efficace et innovante ;

Nos facultés et instituts spécialisés regorgent de recherches qui ne profitent qu’aux lauréats en terme de certification et de promotion ;

Les Sciences de l’éducation remettent constamment en question des évidences pédagogiques et des pratiques désuètes ;

La convocation de tables rondes ou de séances d’échanges et d’écoute entre différents acteurs agissant dans le secteur de la recherche,de l’éducation et de la formation permet à tous de s’enquérir de leurs tâches respectives de façon consciente ,réfléchie et opérationnelle ;

L’initiation de séminaires, de journées nationales ou régionales portant sur des axes et /ou sur des problématiques pertinents  est une exigence inévitable dans le domaine de la recherche, de l’éducation et de la formation  pour concrétiser les réformes préconisées officiellement par le Ministère de l’Education Nationale,de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

   Je pense en conséquence qu’il est temps de se penser sérieusement sur ce maillon,la recherche pédagogique(la recherche-action) qui est quasiment absente dans notre système pédagogique.Les Cfi  peuvent s’investir dans cette entreprise,vu que les professeurs formateurs cumulent une  expérience en ingénierie de formation et d’encadrement de futurs enseignants ( formation modulaire,observation ,analyse de pratiques de classe,accompagnement,assistance…) .Ils sont donc suffisamment outillés et disposés à s’atteler à la recherche-action, en partenariat avec des universités,des facultés qui regorgent d’universitaires et porteurs de thèses qui moisissent dans les bibliothèques au lieu de servir le système pédagogique dans différents axes pour insuffler un esprit de renouveau à notre système pédagogique,initier des actions d’exploration,de remise en question et de déblocage dont souffrent enseignants,élèves et parents.Il est possible que chaque CFI  s’occupe d’un domaine d’enseignement-apprentissage donné,selon les domaines d’intérêt des membres de l’équipe de recherche régionale.Ansi,toutes les matières seront prises en charge.Des sites Internet seraient fonctionnels pour permettre à ces unités de recherche d’éditer leurs plan d’action et leurs travaux.Il serait souhaitable de recourir aux expériences de certains pays amis pour un partage de savoir-faire en la matière.

Pour ce faire, je pense qu’au niveau central, il faut un interlocuteur qui soit habilité à jouer un rôle pilote dans ce domaine.Il faut également souligner que les CFI doivent jouir d’une certaine autonomie administrative et financière pour leur permettre d’être au diapason des nouvelles prérogatives qui les attendent.La décentralisation est certes porteuse,mais force est de constater qu’elle gagnerait à faire preuve d’une dynamique plus souple,plus pragmatique et plus personnalisée..

  

publié par ahmedelya le déc 20

Inutile de rappeler que l’apprentissage d’une langue étrangère suppose une maitrise minimale des quatre skills:comprendre,parler,lire et écrire.Entendons-nous bien que la production  doit s’appliquer aussi bien à l’aoral qu’à l’écrit.

Mais on constate avec amertume que l’enseignement de l’oral est loin de s’ajuster aux spécificités des apprenants pour les mettre dans des situations motivantes,fonctionnelles,pragmatiques et interactives,autnetiques ou simulées qui soient en mesure d’impliquer les élèves pour leur permettre d’apprendre effectivement l’oral selon des approches appropriées aux besoin du public ciblé.

Il ne faut pas nier que beauucoup d’efforts sont fournis en amont pour repenser le processus et donner du sens aux activités orales.Mais il s’avère qu’en aval les resultats obtenus sont peu satisfaisants,selon les régions,les conditions d’exercice des enseignants et selon des contingences extra-pédagogiques.

J’essaie ,pour inciter à réfléchir et a voir profondément et clair la problématique qui n’est pas toujours maitrisée,de poser un certain nombre de questions que je juge pertinentes.

1.l’oral jouit-il toujours d’une priorité dans nos classes(tout niveau confondu);

2.les progressions et les compétences visées sont véritablement ajustées aux spécificités de nos élèves?

3.Les différentes activités prorammées dans différents domaines d’apprenrissage sont-elles suffisamment décloisonnées pour permettre un apprentissage suffisamment dosé et équilibré?

4.Les élèves jouent-ils pleinement leur” métier d’élèves” en situation d’apprentissage de l’oral?

5.Les enseignants arrivent-ils à se décentrer pour mettre les élèves dans de véritable situations d’interactions linguistiques ,communicatives et affectives?

6.Les stratégies mises en oeuvre(stratégies d’enseignement et stratégies d’apprentissage)sont elles murement réfléchies et savamment investies?

7.Les séances accordées à l’oral sont-elles qualitativement porteuses et prometteuses?

8.Les stratégies métacognitives sont elles mobilisées chez nos élèves pour leur permettre de se distancier vis-a-vis de leurs prises de parole et de s’auto-réguler,aidés par leurs enseignants?

9.Les stratégies préconisées en matière de qualité sont -elles vraiment qualitatives?

10.L’environnement psycho-pédagogique est-il promu de façon à déclencher un véritable et efficace apprentissage de l’oarl?

11.Les stratégies de suivi et de régulation sont-elles en mesure de venir en aides au bon nombre d’apprenants en difficultés?

12.La formation continue est elle suffisamment ficelée pour aider les enseigants à faire échec à l’échec?

13.L’oral est-il suffisamment valorisé en situations scolaires et extra-scoalaires pour inciter les apprenants à mieux s’investir en la matière?

publié par ahmedelya le déc 15

Je m’adresse à tous les chercheurs,les professeurs en fle pour les informer de l’idée d’un projet relatif à la conception d’une revue FranMaghrebEduc spécialisée en didactique et en pédagogie de la langue de Molière.
Il est question de sélectionner un comité de lecture de partout dans le Monde de l’éducation,de la formation et de la recherche-action.
Alors Messieurs,Mesdames,contactez- moi svp pour vous communiquer plus de détails.
Cordialement,
El yaagoubi ahmed
http://lewebpedagogique.com/ahmedelya
http://educ-forblog.over-blog.com

publié par ahmedelya le nov 11

Entretien avec Dominique Wolton
Apprendre la cohabitation culturelle
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Directeur de recherche au CNRS et directeur de la revue Hermès, membre du Haut conseil de la Francophonie Dominique Wolton est spécialiste des rapports qui se tissent entre culture, société, politique et communication. Ardent défenseur de la francophonie, il en voit les aspects prometteurs aussi bien que les imperfections. Il en parle avec une grande liberté de parole…

Janvier-février 2006 - N°343

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Le français dans le monde est la revue de la fédération internationale des professeurs de français. Tous les deux mois, elle vous propose une centaine de pages d’articles, de conseils et de fiches pédagogiques sur le thème de l’enseignement du français langue étrangère. Pour recevoir Le français dans le monde chez vous, il suffit de s’abonner. Les étudiants, les personnels des alliances françaises et les membres des associations de professeurs de français bénéficient de tarifs réduits. Nous vous proposons sur ce site chaque mois une sélection d’articles de la revue.
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Le caractère massif du vote de l’Unesco, le 21 octobre 2005, sur la protection de la diversité culturelle vous a-t-il surpris ?

C’est un vote historique qui montre l’ampleur des progrès accomplis dans ce domaine. Quand la France a commencé à parler d’exception culturelle en 1985, la réaction dans le monde a été nettement hostile. Même au sein de l’Europe, à l’époque, l’idée n’était pas bien accueillie. Le changement de vocabulaire - on parle aujourd’hui de diversité culturelle - a été bénéfique. Mais surtout on a pu assister à une extraordinaire maturation des esprits en vingt ans. Aujourd’hui, à l’exception d’Israël et des États-Unis, le monde entier s’est prononcé en faveur de la diversité culturelle. Même si ce texte n’a pas de valeur contraignante, il implique que partout on veillera à respecter la diversité culturelle, et ce dans les deux sens. Les pays du Nord, d’abord désireux de résister à l’impérialisme culturel américain, vont aussi devoir connaitre et respecter les cultures du Sud, car les pays économiquement défavorisés ne le sont généralement pas dans le domaine culturel.

Au sujet de ce vote, les journaux ont signalé que la France et le Canada avaient milité pour l’adoption de ce texte…

L’action commune des 63 États de la francophonie n’a pas été valorisée. On a préféré parler de deux pays, aussi influents soient-ils. Cela traduit l’absence de reconnaissance des élites politiques et des médias. Les élites des pays francophones n’ont pas la fierté d’appartenir à ce mouvement, qu’elles considèrent à tort comme un Commonwealth du pauvre.

À quelles conséquences politiques doit-on s’attendre ?

Je ne vois pas d’autre solution que de construire une cohabitation culturelle. Je préfère cette expression - plus modeste - à celle de multiculturalisme. Le multiculturalisme désigne une société capable de gérer efficacement les relations entre les différentes communautés, ce qui n’arrive pratiquement jamais. Il existe une telle méfiance, une telle méconnaissance entre les peuples que rechercher pour commencer une cohabitation pacifique constitue un objectif réaliste. Comprenez bien qu’il ne s’agit pas d’un encouragement au communautarisme. Le dispositif est le même que celui de l’Onu. Il s’agit seulement de reconnaitre les cultures et de les inscrire dans un cadre démocratique. L’abolition des distances physiques à laquelle a abouti la modernité ne rapproche pas les points de vue, mais révèle au contraire l’importance des écarts culturels entre les peuples.

Vous défendez la francophonie comme une voie d’avenir. Quel rôle peut-elle jouer ? Peut-elle transformer les hasards de l’Histoire en laboratoire de cohabitation culturelle ?

La francophonie a deux noyaux historiques. Le premier s’est formé lors de la conquête des mers par la France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Dans la même période, d’ailleurs, l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal se sont livrés à un type similaire de prospection. Cette première francophonie a été balayée dans les esprits par les conquêtes du XIXe siècle. On ne cite aujourd’hui que l’Afrique, l’Asie, le Proche et le Moyen-Orient. Quand on regarde une carte, on y découvre de nombreux points d’appui antérieurs, dans l’océan Indien, au Nouveau Brunswick ou en Louisiane pour l’Amérique. La redécouverte de la francophonie consiste à passer par-dessus l’histoire du XIXe siècle pour retrouver toutes les racines culturelles de ces territoires. Le prochain Sommet qui va se tenir à Bucarest, donc en Europe, a l’avantage considérable de montrer au monde que les points d’ancrage de la francophonie dépassent les frontières qui se sont dessinées au XIXe siècle. Largement étendue géographiquement, cette mosaïque de cultures permet d’expérimenter grandeur nature l’apprentissage de la cohabitation culturelle, qui va devenir une nécessité pour la planète.
Cela ne me dérange pas que certains pays adhérant à la francophonie ne soient pas francophones au sens linguistique du terme. La francophonie s’ouvre à des pays qui font la demande d’y adhérer. Ce qui compte c’est la démarche de ces pays, le fait qu’ils s’intéressent à des valeurs portées par la langue. Même si, en ce qui concerne l’accès à la démocratie, le bilan est nuancé (peut-être plus que dans le Commonwealth), du côté de l’équipement public, en particulier dans le domaine sanitaire ou dans celui de l’éducation, la francophonie laisse des traces nettement positives. Le bilan des mutations en profondeur de la société n’est pas mauvais. Beaucoup de travail a été accompli en peu de temps. C’est en 1986 que nait la Francophonie institutionnelle avec le 1er Sommet, qui s’est tenu à Paris. Mais la Déclaration de Bamako, qui fonde en quelque sorte la Francophonie politique, date de 2000. C’est récent et nous avons peu de recul pour porter des jugements. Il convient de rester modeste. En très peu de temps, on est passé de la défense de la langue à celles des cultures. Ensuite c’est la problématique de la démocratie avec la défense des droits de l’Homme qui a pris le devant. Aujourd’hui les objectifs englobent également la solidarité et le développement durable. Avouez que beaucoup de chemin a été accompli en peu de temps.
Et voilà qu’au moment où elle est parvenue à se doter d’institutions qui commencent à être reconnues au niveau international, la francophonie doit rebrasser toutes les cartes en fonction de la mondialisation. Même bouleversement pour l’Europe construite à 15 et qui doit repartir à 25 et bientôt à 28. L’Europe et la Francophonie ont un point commun, c’est de ne pas avoir le temps d’attendre. Le mouvement de l’histoire va plus vite que les constructions qu’elle suscite. Celles-ci se voient obligées d’évoluer en s’ouvrant, tout en préservant leur noyau dur.

La francophonie rassemble des pays anciennement colonisateurs et des pays jadis colonisés. Comment passer pour ces derniers de la décolonisation à la mondialisation ?

C’est effectivement le rôle majeur de la francophonie que d’essayer de permettre à tous d’effectuer convenablement ce passage. La première condition est de sortir le cadavre du placard et d’écrire l’Histoire sans tabou en évoquant de part et d’autre de la Méditerranée la colonisation et la décolonisation, les guerres d’indépendance et les politiques qui ont suivi.
Ensuite, il faut considérablement développer la traduction, former une grande quantité de traducteurs pour donner corps à la diffusion de la diversité culturelle… Les traductions viennent en appui et en complémentarité au multilinguisme des individus, chacun devant parler trois ou quatre langues.
Pour l’instant la Francophonie intervient au niveau diplomatique. Face à la mondialisation, est-ce que cette action est suffisante ? Je ne le pense pas. La société civile n’est pas assez mobilisée, les grandes entreprises ont leur rôle à jouer. Et puis il y a un troisième cercle qui est insuffisamment valorisé, c’est celui des militants, professeurs, entrepreneurs, journalistes. Les francophones ne se parlent pas entre eux. Alors qu’ils peuvent établir un dialogue en-dehors du contentieux des différents pays avec la France.

Concrètement, dans quel secteur va-t-on voir les choses évoluer ? Quel rôle par exemple peuvent jouer les entreprises ?

Il va d’abord falloir veiller à la sauvegarde de la diversité linguistique. Rares sont les pays où le français est langue maternelle. Donc, se battre pour la francophonie, c’est se battre pour la persistance de la langue maternelle, pour l’apprentissage de la langue de communication internationale qu’est l’anglais et pour, au minimum, l’apprentissage d’une troisième langue : une grande langue régionale en Afrique et/ou le français. L’avenir implique ensuite d’arrêter la concentration des industries culturelles et de favoriser les industries culturelles nationales : presse, édition, radio, télévision, cinéma, danse, etc. Quant aux entreprises classiques (Air France, Renault, Total…), elles doivent prendre conscience qu’elles sont porteuses d’une identité culturelle et la mettre plus souvent en avant qu’elles ne le font actuellement.
Enfin, il va falloir trouver des principes de coopération. Les différentes aires linguistiques et culturelles, que ce soit l’Europe avec ses vingt-cinq langues, le Maghreb, le Machrek, l’Amérique latine… vont chercher à construire des modèles séduisants de coopération. Les aires culturelles, telles que l’hispanophonie, la lusophonie et la francophonie, constituent des regroupements essentiels à valoriser. De plus, ces espaces ont tout intérêt à renforcer entre eux les points de contact en profitant par exemple de leur commune appartenance à la famille des langues romanes.

Quel pourrait être le rôle des professeurs ?

Il est capital. L’apprentissage des langues se fait par leur intermédiaire. La formation des traducteurs leur revient. À cet aspect traditionnel du métier s’ajoute une fonction extrêmement importante aujourd’hui : celle de faire contrepoids à l’engloutissement des jeunes par la machine. Il y a là un enjeu fondamental : éviter qu’Internet ne se substitue à l’éducation. Le rôle du professeur est essentiel pour faire comprendre l’importance des rapports humains et apporter la profondeur de l’Histoire. C’est le professeur qui est capable d’introduire des comparaisons, d’ouvrir à l’altérité. C’est lui qui permet de passer de l’information à la communication. Plus il y aura d’Internet, plus il y faudra parallèlement d’interactivité humaine.

Propos recueillis par Françoise Ploquin

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À lire

Dominique Wolton est l’auteur de nombreux ouvrages publiés chez Flammarion, dont
- Penser la communication,1997
- L’autre mondialisation, 2003
- Il faut sauver la communication, 2005

publié par ahmedelya le nov 10

Il n’est pas question d’une super-dissertation,mais d’un outil de recherche appliqué à des situations d’observation,de sondage,de recueil de données,de leur analyse,d’émission d’hypothèses,de leur vérification (confirmation ou infirmation)pour aboutir à une conclusion conséquente.
Je vais parler de mémoire professionnel que de futurs enseignants sont appelés à préparer pour le soutenir en fin d’année,aidés par un tuteur habilité en la matière.
Il s’agit de s’ouvrir sur l’exercice du métier pour nourrir des réflexions,ébaucher une problématique concarnant des approches d’enseignement/apprentissage,des contenus ou progressions pédagogiques afin de voir en quoi et comment évolue le secteur pour proposer des solutions,inviter à réfléchir,expérimenter et participer à la recherche-action.
Le mémoire professionnel est en mesure d’initier les stagiaires à la recherche, en développant en eux le sens de l’observation,de l’esprit critique,d’analyse,de synthèse,d’argumentation,de positionnement,d’ouverture,de partage dans un domaine en constante mutation.
Deux parties sont à pourvoir:une partie théorique et une partie pratique.Mais le stagiaire doit veiller à ce que les connaissances sélectionnées,synthétisées et adaptées doivent être au service d’une réflexion appliquée à un aspect des pratiques de classe pour mieux l’expliciter et lui donner plus de rigueur scientifique.Le but étant de construire une problématique qu’il faut maitriser.
La partie pratique ,quant à elle,doit comporter trois composantes:
une partie méthodologique ;
le compte rendu de l’expérimentation pédagogique ou rééducative réalisée ;
l’évaluation et le bilan de cette expérimentation pédagogique ou rééducative

publié par ahmedelya le sept 26

L’apprentissage de la production écrite consitue un véritable calvaire pour beaucoup d’élèves qui se trouvent peu, sinon pas du tout outillés pour qu’ils puissent s’investir et réinvestir leurs acquis pour comprendre une consigne et répondre aux contraintes d’un sujet proposé par l’enseignant.
Les raisons en sont multiples:
1-Des pratiques cloisonnées en matière d’enseignement
Il est à noter que pour beaucoup d’enseignants ,les domaines d’apprentissage sont exclusifs les uns par rapport aux autres et ne doivent pas converger sous forme d’un continum et d’un cheminement logique,heuristique et pédagogique;
2.Des progressions stéréotypeés qui n’ont pas d’ancrage appliqué à l’environnement de l’apprenant;beaucoup d’activités sont loin de se conformer au profit psychologique,cognitif,sociologique et stratégique des apprenants en question;
3.Un cursus qui ne table pas sur le constructivisme,la progressivité ,la faisabilité , vraisemblance et l’efficacité et la pragmatique;
4.Des apprentissages qui ne mettent pas en valeur la métacognition,l’explicitation,le prolongement et le transfert;
5.Des outils méthodologiques et un sous-bassement théorique qui n’éclaircissent pas les modalités d’articulations du parler,du lire -’écrire pour aider les apprenants à s’intier de façon réfléchie et lucide à la pédagogie de l’écrti;
6.Aucune importance n’est donnée au travaux de groupes pour aider les élèves à apprendre et à dépasser leurs difficultés en se livrant à leurs pairs;
7.Aucune importance n’est donnée à la lecture individuelle des productions écrites pour sensibiliser les apprenants à l’écoute attentive,à l’exercice de leur sens critique, de leur bon sens, de leur pouvoir de discrimination et de régulation et de correction;
8.Le brouillon n’est pas perçu comme une stratégie d’apprentissage et de tatonnement au service d’un apprentissage guidé ,conscient et progressif:
9.Le compte rendu est considéré beaucoup plus comme un moment de sanction qu’un moment d’apprentissage;Les élèves n’en tirent aucun profit;
10.La pédagogie de l’erreur n’est pas exploitée comme étant une stratégie de conquête des apprentissages fondamentaux:
11.Les activités de production écrites sont conçues comment des moments d’évaluation sommative pour attribuer des notes chiffrées aux apprenants qui s’aperçoivent qu’ils écrivent non pour étre lus ,mais pour répondre aux exigences de l’enseignant et éviter d’éventuelles punitions;
12.Les activitées de production écrites sont systématiques et ne font ni l’objet d’une initiation préalable,ni de consolidation via des activités convergentes:
13.Les principes de la pédagogie différenciée ne sont pas exploités au service d’un apprentissage spécifique et personnalisé de la production de l’écrit;
14.Aucune stratégie de suivie et de prise en chargé n’est perceptible dans les classes observées;
15.Les obstacles et les erreurs commises par les apprenants ne font l’objet d’aucune considération pour servir comme repères et levier d’un apprentissage meilleur

publié par ahmedelya le sept 6


Permettez-moi de poser une autre question qui s’impose:
Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours , combien de stratégies, de
politiques d’enseignement ont été appliquées? Certes vous me diriez
que l’ancien modèle pédagogique qui était trop simpliste dans ses visées
et sa logistique était indiscutablement porteur et prometteur à plusieurs
égards, en français ,en arabe, en mathématiques et partout ailleurs. Vous
n’avez qu’à juger de la valeur des cadres formés à l’époque, surtout en matière de
compétences disciplinaires et académiques et relationnelles.Peut-on avancer que l’avènement d’une ère de divertissement et de nouvelles
technologies a renversé l’équation ?”beaucoup de moyens, peu d’efforts et
résultat minable”!
Encore des questions: le mouvement revendicatif des syndicats n’a-t-
il pas
généré un climat de laisser aller au point d’affaiblir la morale
professionnelle?On assiste à une logique de droits incompatible avec la courb  des devoirs et obligations. L’absence d’une politique éducative qui encourage la
recherche-action,le mérite et l’innovation n’est pas responsable de
la crise de notre système éducatif?Existe-il des groupes de recherches en
didactique du français langue étrangère au niveau des universités sous forme de
synergies impliquant universitaires ,praticiens et autres acteurs? Existe-il
des banques de données susceptibles d’aider à réfléchir, de poser des problèmes,
de faire des recherches sur place, de recueillir des données, de les
analyser ,de poser des hypothèses, de les vérifier, de proposer des solutions.,,d’expérimenter…,de compiler les résultats obtenus pour une politique éducative en continuum?Les AREF sont elles en mesure de  servir de pôles régionales à la recherche,à la concertation et à la formation de groupes spécialisés au service de la promotion de la qualité de l’éducation et de la formation?

 Les mémoires et thèses de doctorat servent-ils à autre chose sinon à  certifier et  à assurer une promotion individuelle des lauréats?
El yaagoubi ahmed

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