La LGV Sud Europe Atlantique.

  Le projet de la LGV Sud Europe Atlantique est une nouvelle ligne entre Tours et Bordeaux mesurant 340 km. Les premières études de ce projet datent de 2010 et ses premiers travaux ont commencé en 2012. Il s’agit de l’un des plus importants projets ferroviaires à l’échelle européenne avec un coup s’élevant à 6,7 milliards d’euros, ce projet de la LGV permettra de parcourir Bordeaux-Paris en un peu plus de 2 heures avec une vitesse moyenne de 300 km/h et pourra contenir 3,6 à 5 millions de voyageurs supplémentaires par an. Il sera mis en service en Juillet 2017.La LGV Sud Europe Atlantique sera-t-elle un atout pour les territoires et sur le plan économique?

  Le projet de construction de la LGV SEA est un levier qui permettra le développement de grands projets urbains, plus particulièrement autour des gares tels que « Euratlantique » à Bordeaux , un projet qui consiste à un aménagement urbain combinant un pole d’activités tertiaires ainsi qu’un programme de logements d’à peu près 1000 hectares autour de la gare Saint-Jean. Et aussi l’Houmeau à Angoulême, un projet consistant à créer un futur pole régional d’affaires, avec bureaux , logements, commerces, médiathèque, et convergence des transports urbains de 35 hectares. L’agglomération de Saintes souhaite aussi profiter de sa position au croisement de plusieurs voies de chemins de fer structurantes, de sa proximité avec la nouvelle ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux et aussi diminuer le temps de trajet vers Bordeaux car cela peut être un élément clef pour son attractivité et pour son développement. L’agglomération de Saintes participe au financement du projet, avec 2 millions d’euros. La LGV ne pourra pas desservir directement la gare de Saintes mais elle permettra aux voyageurs saintais de gagner 30 minutes pour le trajet Saintes-Paris.

  L’entreprise SNCF espère une forte affluence pour sa ligne TGV Tours-Bordeaux, cependant, des dettes sont à prévoir… Tout d’abord, le projet a été lancé sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2008. Un investissement pour le moins coûteux, puisque la SNCF aura déboursé une somme de près de 8 milliards d’Euros. Un projet rentable pour la SNCF ? Pas forcément, le groupe ferroviaire prévoit pas moins de 100 à 200 millions d’Euros de pertes annuelles. Les raisons sont diverses.

  Déjà, les moyens de se déplacer changent. En outre, les clients recherchent les prix les plus bas. Alors, ils se dirigent vers de multiples concurrents tel que des compagnies low- cost comme «OuiGO». Par exemple, pour rejoindre Tours par Bordeaux un billet SNFC vaut 5 fois plus cher qu’un billet OuiGO (52€ pour SNCF contre 9€ pour OuiGO). Puis, la compagnie ferroviaire devient vieillissante. En effet, la clientèle n’est plus intéressée par ce réseau de transport qui surestime ces fréquentations. Enfin, le 23 Octobre 2014 la Cour des Comptes a constaté que les lignes ferroviaires sont peu cohérentes avec les attentes des clients. Les destinations sont trop nombreuses par rapport aux nombres de trains et les retards sont trop fréquents. En définitive, la société SNCF n’intéresse plus la clientèle et n’arrive pas à rentabiliser ses investissements.

  L’entreprise SNCF essaye de se démarquer du marché par un projet différent de celui de ses concurrents. On constate donc que la société ferroviaire se focalise sur les plus aisés.La LGV serait cependant un atout pour se déplacer sur le territoire. En effet, le temps pour rejoindre Paris par Bordeaux est passé de 3h00 à seulement 2h05. Néanmoins, au niveau économique le projet n’est pas rentable puisque peu de personnes peuvent se permettre de s’offrir un billet SNCF. Toutefois, l’activité ferroviaire créera de l’emploi autour des gares.

                                                             Tatiana, Paul, Hugo, Arthur 1ère STMG Avril 2017.

Guy Chataigné au lycée

Jeudi  après-midi 23 mars , Guy Chataigné (93 ans), déporté à l’âge de 17 ans au camp de Sachenhausen en Allemagne, est venu témoigner devant de nombreux élèves du lycée en salle polyvalente suite à l’invitation de M Melloul.  Accompagné de Christine Cavaillès, présidente départementale des anciens déportés de Sachenhausen, il a évoqué dans un premier temps, pendant plus d’une heure, avec beaucoup de précision et d’émotion son engagement dans la résistance, son arrestation, sa déportation, les terribles épreuves qu’il a du traverser dans le Kommando où il a été affecté, les marches de la mort (son souvenir le plus terrible) et sa libération. Il a ensuite répondu  aux questions posées par les élèves en rappelant l’importance de l’esprit de solidarité entre déportés  nécessaire pour pouvoir supporter « l’insupportable » et rester des  Hommes.

Nous sommes convaincus que les élèves qui ont pu écouter M Chataigné mesurent la chance qu’ils ont eu au moment où les derniers témoins directs sont chaque jour de moins en moins nombreux.

Merci à M Chataigné d’être venu, merci à Mme Cavaillès pour son engagement et merci aux élèves pour leur attitude exemplaire lors de ces deux heures trente remplies d’émotion.

Olivier Weber

  Vendredi 17 mars, le lycée aura la chance d’accueillir l’écrivain-voyageur Olivier Weber. Il viendra dans le cadre du salon du livre de Thénac témoigner et présenter son avant-dernier livre « frontières » pendant deux heures ( 13h45-15h45) devant les élèves du module sciences-po (1ère), 1ère ES/L et de TES3.

                                            Olivier Weber

Mais qui est exactement Olivier Weber ?

  Olivier Weber est né en 1958 à Montluçon. D’après le site Babelio après avoir suivi des études d’anthropologie et d’économie, il part en Californie et se lance dans le reportage, aux États – Unis, en Afrique et au Moyen-Orient. Il a couvert plusieurs conflits dont la guerre en Afghanistan, le massacre de Tian An Men à Pékin, le Kurdistan, l’Érythrée, le Cambodge, le Sud-Soudan, l’Irak, le Sahara Occidental,la Tchétchénie, l’Algérie ou encore les insurrections en Birmanie ( site Babelio).

  Sa vie est marquée par de nombreux engagements aux côtés des plus pauvres et déshérites. Il a participé aux opération de sauvetage des boat people en mer de Chine en 1987. Il a défendu la résistance au Soudan du Sud et dénoncé l’esclavage des enfants soudanais. il est aujourd’hui ambassadeur itinérant pour la défense des droits de l’homme.

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  Il est l’auteur de nombreux livres dont : « Les enfants esclaves « (1999); « la bataille des anges » (2006), « le barbaresque  » (2011), « la confession de Massoud » ( 2013) livre qui se veut être un message adressé par le commandant Massoud à son fils. »Frontières »(2016) et le dernier « Jack London, l’appel du grand ailleurs » ( 2016).

  Pour ces livres et d’autres, ses reportages de guerre il a obtenu des prix prestigieux : Prix Albert Londres (1992), Prix Joseph Kessel ( 1998), Prix de l’aventure ( 1999), Prix Amerigo Vespucci ( 2011) qui est attribué par le festival de Géographie de Saint Dié des Vosges.

 

   Dans son avant-dernier livre  » Frontières », Olivier Weber propose dans la demi-douzaine de frontières qu’il a choisi, comme l’écrit le journal « Libération »,  de nous plonger dans des univers sauvages. On se promène « à la rencontre des gens », dans des zones de tensions et de guerres: frontière Iran/Irak, frontière entre Tanger et Ceuta, enclave du Haut-Karabagh dans le Caucase, Karachi au Pakistan… Il y rencontre et nous fait rencontrer des passeurs, des migrants, des trafiquants, des humanitaires, des guerilleros ou encore des douaniers très conciliants (site France-info). De ces personnages il fait des portraits à la fois touchants, graves voire drôles.

Pour en savoir davantage:

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-livre-du-jour/olivier-weber-frontieres_1782677.html

http://www.rfi.fr/emission/20160402-weber-ecrivain-nomade-reporter

Bande dessinée et Shoah

Le Mémorial de la Shoah propose jusqu’au 30 octobre une exposition exceptionnelle intitulée  » Shoah et bande dessinée ». Cette exposition tout à fait originale permet de se poser de nombreuses questions comme cela est écrit sur le site sortiràParis ou de France TV. Comment représenter l’horreur de la Shoah ? Pourquoi les super-héros des comics n’ont-ils pas libéré Auschwitz  alors qu’ils sauvent la planète tous les trois jours? (site du nouvelobs). Le commissaire de l’exposition, Didier Pasamonik répond à cette deuxième question en rappelant que la BD « c’est de la fiction et que la Shoah c’est une réalité ».

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 Les premières planches sont réalisées par les déportés eux-mêmes. 22 planches ont été retrouvées cachées à Auschwitz. On ne connaît pas son auteur sinon ses initiales MM. David Olère survivant d’Auschwitz a lui aussi dès sa libération dessiné des planches où l’on trouve une véritable narration.

  Pour autant, pendant de nombreuses années la BD ignore la Shoah. Même si dès 1944 « la Bête est morte » de Calvo aborde ce sujet, cela est fait très rapidement. Il faut attendre les années 1970-1980 pour qu’enfin la bande dessinée s’intéresse à Auschwitz. La publication du roman graphique de l’Américain Art Spiegelman « Maus » dans les années 70/80 constitue une véritable révolution. L’auteur à partir du témoignage de son père survivant de la Shoah, rescapé d’Auschwitz, réalise un œuvre majeure. En 1992, Spiegelman reçoit pour « Maus »le prix Pulitzer. « Maus » est la première bande dessinée à recevoir ce prix prestigieux. Le point commun entre « la Bête est morte » d’Edmond-François Calvo et « Maus » c’est que tous deux choisissent d’aborder la Shoah à travers des formes animalières. Dans « Maus » les juifs sont des souris et les nazis des chats.Cela rend-il le réalisme moins insupportable comme l’écrit le Figaro pour « la Bête est morte » ?

  Depuis les années 80, les BD et romans graphiques sur la Shoah se succèdent. On peut citer la biographie d’Anne Franck  » Anne Franck » de Sid Jacobson, ou encore « Auschwitz » de Pascal Croci. Enfin, vient d’être publié (01/02/2017) un nouveau roman graphique  » Rescapés de la Shoah » de Zane Whittingham à destination du jeune public.

A l’heure où les derniers témoins disparaissent, la bande dessinée apparaît comme un autre moyen au service de la transmission de la mémoire de la Shoah et de sa connaissance, c’est peut-être aussi le message de cette exposition.

Pour en savoir davantage:

Shoah et bande dessinée

Combattre pour la République: Jean Moulin

Combattre pour la République : Jean Moulin

     Jean MOULIN est né le 20 juin 1899 à Béziers, il a été le plus jeune sous-préfet de France dès 1922. En 1936, sous le Front Populaire, il est nommé chef de cabinet du ministre de l’Air. Après être devenu préfet d’Eure-et-Loir à Chartres en 1939, il s’est vite opposé aux nazis en refusant de signer un texte accusant les tirailleurs sénégalais d’atrocités. C’est son  premier acte de résistance. Il  rencontre le général De Gaulle en 1941 et il devient son représentant en 1942. En octobre 1942, il  tente de coordonner les mouvements de la Résistance. Jean Moulin décède le 8 juillet 1943 en gare de Metz d’une défaillance cardiaque suite aux actes de torture dont il avait été victime.

   En première partie, nous allons expliquer quand est-ce que Jean Moulin entre en Résistance. Dans une seconde partie, nous allons voir son rôle d’unificateur dans cette Résistance et dans une dernière partie nous allons décrire comment et pourquoi Jean Moulin est devenu le héros et le symbole de la Résistance.

Quand  est-il entré en Résistance ?

Quelles ont été ses motivations, pourquoi ?

    Il aime l’ambiance et l’état d’esprit de la Résistance. La volonté inébranlable de ces partisans à libérer leur nation et leur dévouement à la cause entraînent alors Jean Moulin à s’engager. En raison de ses idées républicaines marquées à gauche comme radical-socialiste, il est révoqué par le régime de Vichy du maréchal Pétain le 2 novembre 1940. Décidé à entrer dans la Résistance, il s’installe dans sa maison familiale de Saint-Andiol d’où il est impatient de réaliser quelque chose. Il possède alors une fausse carte d’identité au nom de Joseph Mercier. Il s’installe à Marseille et rencontre, dans plusieurs villes du Midi, des résistants parmi lesquels Henri Frenay, le chef du mouvement de Libération nationale, ainsi qu’Antoinette Sachs.

Le rôle de Jean-Moulin dans l’unification de la Résistance

   Jean Moulin est persuadé qu’il faut unifier la Résistance intérieure et extérieure, il rédige donc un rapport et décide d’être l’homme qui établira les liens entre celles-ci. En octobre 1941, il rejoint Londres sous le nom de Jean Mercier pour y rencontrer le Général de Gaulle, qui, en le renvoyant en France le nomme délégué du Comité National. En premier lieu, il prend contact avec les chefs des mouvements de Résistance puis il regroupe les effectifs militaires des mouvements dans l’Armée Secrète. En octobre 1942, Jean Moulin tente de coordonner les mouvements de Résistance, malgré les difficultés de cette union. En février 1943, il retourne à Londres, d’où il repart le 21 mars 1943 avec pour mission de créer le Comité National de la Résistance dont il est le représentant national. Par la suite, il y a de nombreuses oppositions entre les chefs de mouvements et Jean Moulin dont certains demandent sa révocation. Mais Le Général de Gaulle refuse. Le 21 juin 1943, il est arrêté à Caluire, près de Lyon, par la Gestapo sous le nom de Martel. Quelques jours plus tard la Résistance met au point des plans pour le faire évader Jcar il connait tout de son organisation, pourtant il n’y a aucune tentative de libération.

Comment et pourquoi Jean Moulin est devenu le héros et le symbole de la résistance ? 

    Après la guerre, Jean Moulin n’est pas immédiatement célébré comme l’un des grands héros de la Résistance, presque oublié dans l’après-guerre. C’est à partir des années 1960 qu’il devient le symbole d’une Résistance unie derrière le général de Gaulle. A cause de l’importance historique de l’ancien préfet il y a eu des polémiques sur la Résistance. Son importance historique tient moins aux rivalités internes auxquelles il a dû faire face, qu’au fait que son action a été emblématique pour la Résistance. Ils ont transféré ses cendres au Panthéon le 19 décembre 1964 qui est une décision de Charles de Gaulle. La République lui accorde un statut hors du commun dans la mémoire nationale.

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    Le Général de Gaulle lui même lui a rendu hommage en lui attribuant le 17 octobre 1942 la croix de la libération pour son sens du  patriotisme et de l’Etat. Peu après il entre dans la légende. Beaucoup de discours en son hommage ont été prononcés dont celui d’André Malraux, ministre de la culture de de Gaulle et ancien résistant,  lors du transfert de ses cendres au Panthéon. Le discours de Malraux propose une image héroïque de la France et de Jean Moulin. Fondateur du Conseil National de la Résistance, arrêté et torturé par la Gestapo, il est bien devenu un personnage emblématique de la Résistance. C’est toujours un symbole aujourd’hui car de nombreuses écoles, collèges, et lycées portent son nom. Jean Moulin est devenu le résistant le plus célèbre et le plus honoré de France. C’est le seul dont pratiquement tous les Français connaissent le nom et le visage en particulier grâce a sa célèbre photo en noir et blanc, celle ou il porte une écharpe et un chapeau mou.Jean Moulin reste encore aujourd’hui un symbole de la Résistance.

Pauline, Allysia, Justine, Maxime 1ère STMG

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation.

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation.

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1.Le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) a été créé officiellement en 1961 par Lucien Paye, ministre de l’Éducation nationale, à la suite d’initiatives d’associations d’anciens résistants et de déportés. Il est le plus ancien et le plus prestigieux concours scolaire.

Il a pour objectif de perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la Déportation afin de leur permettre de s’en inspirer et d’en tirer des leçons civiques dans leur vie d’aujourd’hui.

Il leur donne l’occasion de rencontrer directement déportés et résistants qui sont malheureusement de moins en moins nombreux et d’établir à ce titre un lien tangible entre les générations.

Il mobilise chaque année 40 000 candidats issus de collège, lycée (LG, LT, LP), CFA…

        Chaque année un nouveau thème est proposé.

Thème pour l’année 2016 – 2017 : la négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi.

2.Je suis lycéen: Comment participer ?

1ère catégorie: épreuve collective ( à partir de deux élèves).

2de catégorie. Candidats individuels de lycée ou assimilés : rédaction d’un devoir individuel en classe (temps limité à trois heures, sous surveillance et sans documents personnels), portant sur un sujet défini au niveau académique dans le cadre du thème annuel.( Catégorie la plus adaptée aux élèves du module Sciences-Po).

3.Pourquoi participer ?

-Pour m’exercer aux futures épreuves du baccalauréat. 3heures d’épreuve, une composition.

-Pour affirmer mon engagement de jeune citoyen, mon intérêt pour cette période de l’histoire et ma reconnaissance à l’égard des anciens résistants et déportés.

-Pour préparer les concours d’accès aux Instituts d’Etudes Politiques dont les épreuves d’histoire portent sur tout ou partie du programme de 1ère.

-Parce que participer à ces épreuves est apprécié par les Instituts d’Etude Politiques et qu’il ne faut pas hésiter à l’indiquer sur sa lettre de motivation qui « est fréquemment utilisée par le jury lors de l’oral d’admission » (Sciences Po Paris). Exemple de lettre retenue par un IEP : « Je suis également désireuse de découvrir de nouvelles matières telles que le droit, la sociologie ou l’économie, qui me permettront de mieux comprendre le monde contemporain. Je souhaite confronter les connaissances acquises au monde réel et pouvoir les mettre en œuvre dans différents contextes. J’ai ainsi participé au Concours Général de Mathématiques et au Concours National de la Résistance et de la Déportation, où j’ai été classée première départementale en Troisième. »

4.Je veux participer: comment préparer les épreuves individuelles ?

Une préparation est nécessaire, le niveau est très relevé !

-La classe de 1ère se prête parfaitement à la préparation de l’épreuve: Utiliser son manuel et son cours d’histoire consacré à la Seconde Guerre mondiale, aux totalitarismes ou à la République : déportations, Shoah, Résistance, Vichy… sont étudiés.

Des ressources nombreuses:

La brochure CNRD 2017 : Vous pouvez télécharger le dossier préparatoire du thème réalisé par les soins de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation https://www.canope-creteil.fr/lire/deportation-2016-17.html

Fondation pour la mémoire de la Shoah: http://www.fondationshoah.org/enseignement/cnrd

Le Mémorial de la Shoah. http://www.memorialdelashoah.org/pedagogie-et-formation/activites-pour-le-secondaire/le-cnrd.html

De nombreuses vidéos sur You tube d’anciens déportés dont: Michel Vidal, Thérèse Menot, Edith Stern, Ida Grinspan

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De nombreux articles, livres, sites, blog, films: revue « L’Histoire », site SciencesPo (violence de masse et Résistance), blog du lycée « le cap », témoignages dont « je n’ai pas pleuré » d’Ida Grinspan, CDI du lycée…

5.Et en pratique, ça se passe comment ?

Date limite d’envoi des inscriptions: vendredi 27 janvier 2017. J’assure ces inscriptions. Mme Clavel peut les recueillir et me les transmettra. Date limite pour le lycée: jeudi 19 janvier 18h.

Date de l’épreuve individuelle: vendredi 24 mars de 9h à 12h au lycée.

Date limite d’envoi des travaux individuels et collectifs par les établissements: mardi 28 mars 2017.

Date des corrections et délibération. Sélection des meilleurs travaux pour concourir au niveau national: jeudi 13 avril 2017.

Remise des prix départementaux en Mai 2017 à la préfecture de la Charente-Maritime en présence du préfet et d’associations d’anciens résistants et déportés. La remise des prix nationaux a lieu fin 2017  à Paris.

Disparition d’un humaniste: Jean-Christophe Victor

  C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris hier le décès brutal de Jean-Christophe Victor qui animait depuis de nombreuses années l’émission « le Dessous des Cartes » diffusée sur Arte.

  Il faut rappeler qu’en plus d’être le fils de l’explorateur Paul-Emile Victor, Jean-Christophe Victor était, comme cela est rappelé sur le site de l’ Huffington Post », ethnologue et directeur d’études politiques et d’analyses cartographiques. Dans son émission « le Dessous des cartes », mainte fois utilisée en classe, il étudiait à travers différentes cartes des questions géopolitiques ( pétrole, réchauffement climatique, la pèche, l’Afrique, l’Europe, la Russie…) .Ses analyses étaient toujours très claires et donc des outils tout à fait abordables avec les élèves.

  Ci-dessous une émission datant de juillet 2016 sur les conflits en Afrique. A voir absolument !

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  Comme cela est écrit dans différents articles, nous perdons un grand humaniste convaincu et engagé dans la transmission du savoir.

  Jean -Christophe Victor venait de publier un atlas intitulé « Dessous des cartes Asie » aux Editions Tallandier.

29 octobre 2016: L’hommage attendu aux Tsiganes.

François Hollande se rend aujourd’hui, samedi 29 octobre, dans la commune de Montreuil – Bellay (Maine-et-Loire).

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  Cette commune avait sur son territoire le camp d’internement principal des Tsiganes ( il y avait 31 camps tsiganes à travers la France) mis en place sous le régime de Vichy du 8 novembre 1941 au 16 janvier 1945. Ce sont entre 6000 et 6500 hommes, femmes et enfants qui ont été entassés dans ce camp dans des conditions épouvantables.Les internés étaient sous la surveillance permanente des gendarmes français jusqu’en janvier 1943 puis de gendarmes et de jeunes de la région qui échappaient ainsi au STO. L’hygiène était inexistante, les internés mourraient de faim et de froid et les corps étaient dévorés par la vermine.

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Camp de Montreuil-Bellay

  C’est la première fois qu’un chef d’Etat se rend à Montreuil-Bellay malgré les soixante dix années qui sont passées depuis  la Libération des derniers internés. Les rares anciens internés encore vivants, les descendants, les membres des associations espèrent que la France va enfin reconnaître sa responsabilité dans le sort des populations des Tsiganes sous le régime de Vichy.

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Un ancien interné confie dans le journal « Vingt minutes » avoir été marqué à vie par l’enfermement, la faim et la crasse » . Toujours dans le même média, le secrétaire de l’association Les Amis de la Mémoire du camp tsigane de Montreuil- Bellay ( AMCT) considère cet hommage comme un « aboutissement après beaucoup de fausses joies et de désespoir ».

Il faut aussi rappeler que si les derniers internés quittent le camp en 1945, les camps de Jargeau et d’Angoulème ne sont fermés que seulement en 1946 soit plusieurs mois après la fin de la guerre.

Pour en savoir davantage:

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/camp-dinternement-pour-les-tsiganes-montreuil-bellay-49

Site de l’AMCT:http://www.memoireducamp.com/

« Un village français »: l’ultime saison.

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Mardi soir seront diffusés sur France 3 deux des six premiers épisodes de la dernière saison d »un village français ». La saison 7, l’ultime saison, diffusée en deux parties, viendra clôturer cette série démarrée il y a 7 ans ( 1ère diffusion 4 juin 2009)  et qui a nous a permis de suivre les destin d’un village et d’une multitude de personnages  lors de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation.

De nombreux sujets ont été abordés: Résistance, collaboration, déportations, antisémitisme des Nazis et de Vichy, les rafles, la milice… Ces questions ont été abordées par les auteurs de la série avec une grande rigueur et c’est ce qui a contribué au succès de la série.

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« Un village français » devait, comme le rappelle le magazine « TV hebdo », dans un premier temps s’achever après la saison 6 sur les notes triomphales de la Libération. Mais France 3 et les producteurs ont mesuré l’attachement du public à cette série de grande qualité, dont le casting est prestigieux ( Robin Renucci, Audrey Fleurot, Constance Dollé…), et ont décidé de suivre le destin de ces personnages après le départ des Allemands. C’est donc dans une France en plein chaos que nous retrouvons les personnages. Procès,  règlements de compte, comité d’épuration… ponctuent ces derniers épisodes.

Deux épisodes sont diffusés chaque mardi soir. A la fin du deuxième épisode, un éclairage historique est apporté par l’historien Jean Pierre Azéma accompagné d’un documentaire.

A voir !