Entre ici… La Panthéonisation de 4 figures de la République dont deux femmes.

La panthéonisation de Pierre Brossolette,

 Geneviève de Gaulle- Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

 

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  La panthéonisation de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle- Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay a lieu aujourd’hui mercredi  27 mai 2015, le 27 mai étant la journée nationale de la Résistance. Ces quatre figures vont venir rejoindre leur 71 prédécesseurs dont Rousseau, Voltaire, Dumas, mais aussi Pierre et Marie Curie ou encore Jean Moulin.

   Geneviève  de Gaulle – Anthonioz et Germaine Tillion ne sont que les 3e et 4e femmes à entrer au Panthéon ( Marie Curie et Sophie Berthelot qui  a été panthéonisé avec son mari le physicien Marcelin Berthelot).

  Tous les quatre ont été des résistants. Pierre Brossolette dès la 1ère heure refuse l’armistice signé par Pétain, rejoint le groupe du musée de l’homme et se rendra à plusieurs reprises à Londres pour rencontrer De Gaulle. Résistant, il est arrêté en février 1944 et torturé par la Gestapo. Ayant peur de parler sous la torture, il préfère se défenestrer du quartier général de la Gestapo à Paris le 22 mars.Il meurt de ses blessures. Geneviève Anthonioz De Gaulle,  nièce de Charles de Gaulle, a été membre elle aussi du groupe du musée de l’homme. Après avoir été arrêtée en juillet 43 Elle est déportée en février 44 au camp de Ravensbruck où elle fera la connaissance de Germaine Tillion résistante et membre elle aussi du réseau du musée de l’homme.Ces deux femmes passeront leur vie au service des autres. Geneviève Anthonioz de Gaulle au service des plus pauvres, Germaine Tillion, anthropologue de formation, prendra le parti d’une Algérie indépendante. Jean Zay quant à lui était ministre de l’éducation nationale. Il est le fondateur du festival de Cannes. il sera exécuté le  20 juin 1944 par des hommes de la milice de Joseph Darnand.
Les cercueils des quatre résistants seront réunis à Paris venant du lieu d’inhumation. Ils seront acheminés en cortège jusqu’au Panthéon où les attendront le Président de la République, ainsi que les corps constitués, gouvernement et parlementaire mais aussi des invités comme l’indique le site consacré à l’événement.

  Après la cérémonie, les cercueils seront portés à l’intérieur du Panthéon. Ils reposeront pour la nuit sous la coupole. Le Panthéon sera ouvert gratuitement jusqu’à 22h pour permettre au public de venir leur rendre hommage. Jeudi matin, les cercueils seront descendus dans le caveau où ils reposeront. Le Panthéon sera fermé au public le 28 mai au matin et rouvrira en début d’après-midi, gratuitement, jusqu’au 31mai au soir.

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La ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique: un atout pour les régions traversées ?

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   Les tous premiers trains étaient des trains à vapeurs destinés à des fins de transport de marchandises. En 1837, les trains ont aussi commencé à transporter des personnes. La société en veut toujours plus, aller toujours plus vite, pour des prix de plus en plus bas. Ainsi, les trains à grande vitesse aussi appelés TGV, furent créés dans les années 1980, plus précisément en 1981. Penchons-nous sur le projet LGV de ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique dont les premières études datent de 2010, et le début des travaux en 2012. Il s’agit ainsi d’un des plus importants projets ferroviaires conduit aujourd’hui et qui est  très attendu partout où la ligne passe. Mais la LGV Sud Europe Atlantique sera-t-elle réellement un atout pour les régions traversées ou à proximité ?

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I. Les atouts de la LGV SEA.
Le projet de la LGV SEA, ligne à grande vitesse de Bordeaux et Tours, est l’un des plus importants projets ferroviaires actuel à l’échelle européenne avec un coût d’environ 6,7 milliard d’euros. Ce projet apporte une mobilité durable, un aménagement et un développement des régions ainsi qu’une ouverture vers les réseaux du nord et du sud de l’Europe. Il a entraîné le développement  de grands projets urbains autours des gares comme « Euratlantique » à Bordeaux, un aménagement urbain combinant un pôle d’activités tertiaires, un programme de logements sur environ 100 hectares et de » l’Houmeau » à Angoulême avec 35 hectares pour le futur pôle régional d’affaires avec des bureaux, commerces, médiathèques et logements. La LGV SEA doit ainsi dynamiser l’activité tertiaire dont le tourisme, les activités demandant une certaine mobilité et la compétitivité des entreprises. Des emplois vont  être créés, des emplois temporaires le temps de la construction de la ligne mais aussi des emplois permanents à long terme pour le bon fonctionnement matériel et l’exploitation de l’infrastructure ainsi que l’émergence d’activités induites. Les temps de parcours avec la future LGV SEA seront pour de nombreux trajets réduits et les utilisateurs bénéficieront ainsi d’un gain de temps : par exemple Paris-Bordeaux gagnera 1h35 de temps de trajet, Poitiers-Bordeaux gagnera 1h17, et même si certaines distances comme Poitiers-Angoulême gagne moins, 7 minutes de trajet, cela représente quand même une évolution positive dans le temps de parcours  par la future LGV SEA.

Construction de la ligne LGV et du viaduc de la Dordogne (33) a Saint Andre de Cubzac -Travaux au 18-02-2013 - Vue aerienne [pas d'autiorisation necessaire]

Construction de la ligne LGV et du viaduc de la Dordogne (33) a Saint Andre de Cubzac -Travaux au 18-02-2013 – Vue aerienne [pas d’autiorisation necessaire]

II. Les limites de la ligne LGV SEA
  Mais malgré de nombreux atouts la ligne LGV SEA a aussi de nombreuses limites. Il y a des contestations, des risques de déficit et un énorme coût. L’Etat et RFF (Réseau ferré de France) ont fait des promesses à la population mais ce ne sont pas eux qui sont en charge de les tenir : C’est à la SNCF de s’en charger alors qu’elle n’a pas signé de convention de desserte. L’Etat a impliqué 58 collectivités et intercommunalités dans le financement de ce projet mais 24 d’entre elles refusent aujourd’hui de poursuivre leur versement car elles n’ont pas de garanties que la convention signée soit respectée. Ainsi, le Conseil Général de la Gironde ne veut pas continuer à payer car la gare de Libourne risque de ne pas être autant desservie que prévue. En résumé, les contestataires ne veulent plus ou pas payer à cause du modèle de financement et des différents problèmes rencontrés. Le risque de déficit est de plus en plus fort, il manque plus de 320 millions d’euros en 2015 pour financer le projet.
Le coût de production de ce projet est énorme, c’est-à-dire plus de 8 milliards d’euros dont 30 millions d’euros le km (302 km de ligne). Il n’est pas rentable car RFF ne peut plus faire d’emprunt étant donné son niveau d’endettement.
De plus, la fréquentation a été surestimée pour faire passer le projet dans l’acceptabilité économique.Le tout TGV enfin entraine le délaissement des réseaux classiques par RFF alors que ces réseaux demandent beaucoup d’entretien.

  Ce projet de la LGV SEA est un projet pouvant apporter de nombreux avantages à l’économie régionale aussi bien sur le plan touristique que sur le plan de l’activité professionnelle, ce qui donnerait une dynamique de développement importante et bénéfique. Et cela passerait aussi par le ralliement du territoire en un temps record et à portée de main grâce à ce projet majeur modernisant et innovant. Cependant, ce projet est actuellement source de nombreuses inquiétudes quant à son financement, sa rentabilité et son apport réel pour les villes, les départements et les régions traversés.

Articles écrits par Kimberley, Sonia, Mathilde, Clara et Lola. Elèves de 1ère STMG.

Journée Nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation.

Dimanche 26 avril, malgré la pluie, 6 élèves du lycée Bellevue, Laurine Gustave, Eva Milbeau , Léa Faveau, Pamela Riché, Kimberley Batista et Antoine Gouineau ont participé à la cérémonie annuelle d’hommage aux victimes et héros de la Déportation dont c’était le 70e anniversaire.

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En présence de nombreux officiels dont Mme la sous-préfète de Saintes et Mme la député ainsi que de nombreux anciens combattants, ces six élèves ont fait l’appel des Morts. Ils ont lu les noms des 88 Saintais fusillés, massacrés ou morts en déportation. Parmi les noms lus il y avait ceux de la famille Angel dont 11 membres sont morts à Auschwitz.

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Les élèves avec Monsieur Raymond Guérif membre des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation ( AFMD).

Lors de la cérémonie sur le square Foch de nombreux textes ont été lus dont le serment de Buchenwald ou de Mauthausen. Sur le square Angel-Sidelio c’est un poème de Francine Christophe qui a été lu « A mes amis les enfants revenus de là-bas ».
Merci à ces élèves d’avoir accepté de participer à cette cérémonie et de leur engagement citoyen.

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Londres: ville-monde.

   Londres est aujourd’hui une des villes-monde les plus actives avec ses 8.5 Millions habitants. »Fondée il y a presque 2 000 ans par les Romains sous le nom de Londinium » comme le rappelle le site « Wikipedia », cette ville n’a cessé de s’étendre de part et d’autre de la Tamise qui la traverse. Le  site du quotidien britannique « the Guardian » évoque cette extension depuis l’antiquité « un peu long mais impressionnant ».
 Londres et Westminster vers 1630. La ligne continue indique la muraille médiévale de la City et la ligne pointillée (« Outer London, 1643 ») la levée de terre édifiée pour la défense de Londres pendant la guerre civile.Source: http://books.openedition.org/editionsmsh/1240

La capitale britannique  compte aujourd’hui de nombreux gratte-ciel, le dernier en date étant le Shard inauguré en 2012 et haut de plus de 309 mètres. Le site du « Guardian », toujours lui, présente la future skyline londonienne sur le site suivant.http://www.theguardian.com/artanddesign/ng-interactive/2014/mar/london-skyline-changing-now-future-pictures : en cliquant sur l’image, les futurs immeubles apparaissent.

the-shard--aLe Shard. Nouveau gratte-ciel et nouveau quartier d’affaire.

Pour aller plus loin:

1. le salon de la littérature européenne de Cognac consacre le prix des lecteurs à Londres. Si certains élèves ont envie de lire…
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« Mémoires » de Beate et Serge Klarsfeld. Une vie de combat contre l’oubli.

  Beate et Serge Klarsfeld font paraître aux éditions Fayard un livre intitulé « Mémoires » qui retrace leur vie  de lutte contre l’oubli.  Ils ont consacré leur vie à la rechercher d’anciens nazis, dont Klaus Barbie  à l’origine de l’arrestation et de la mort de Jean Moulin mais aussi des 44 enfants d’Izieu déportés vers les chambres à gaz, ou de ceux qui ont été complices de leurs crimes, dont Maurice Papon ou Paul Touvier, et à rédiger » le Mémorial de la déportation des juifs de France » qui regroupe les noms des Juifs déportés depuis la France, morts dans les camps d’internement français et exécutés en France et dont une nouvelle édition a été publiée en 2012.

Serge Klarsfeld et Beate Klarsfeld - Mémoires.

 

  Le site « Decitre » résume ainsi leur dernier ouvrage: « Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d’un soldat de la Wehrmacht et ce fils d’un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de «chasseurs de nazis» que l’on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité.
Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon.
Ni les menaces ni les arrestations — notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo — ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah. »

A lire absolument !

Source http://www.decitre.fr/livres/memoires-9782081255241.html

Pour en savoir davantage:Voici les autres ouvrages publiés par Serge Klarsfeld.

Vichy-Auschwitz. Le rôle de Vichy dans la solution finale de la question juive en France (1983), Le calendrier de la persécution des Juifs de France (1993) et le Mémorial des enfants juifs déportés de France (1994).

La nouvelle édition du Mémorial de la déportation des Juifs de France publiée en 2012 est le fruit de 15 années de travail.

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« Chairs noires et pierres blanches: la traite négrière à La Rochelle et Rochefort au XVIII ème siècle ».

07/04/2015 un commentaire

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Jusqu’au 24 avril, vous pouvez trouver au CDI de l’établissement une exposition consacrée à la traite négrière et à l’esclavage conçue et prêtée par les Archives Départementales de Charente maritime. Le titre de l’exposition est « chairs noires et pierres blanches: la traite négrière à La Rochelle et Rochefort au XVIIIe siècle ». Que représente la traite négrière depuis La Rochelle et Rochefort au XVIIIe siècle ?

  La traite négrière occidentale débute dès le XVIe siècle et elle va concerner jusqu’au XIXe siècle 11 millions d’Africains déportés massivement vers l’Amérique ( 10 Millions). La France s’engage dans ce « commerce » à compter du XVII e siècle.

   La Rochelle va faire partie avec Nantes, Bordeaux, Lorient, Le Havre et Boulogne des grands ports négriers en France. Entre 1730 et 1770 ce sont 206 expéditions négrières qui sont organisées depuis La Rochelle, cette période est celle où la traite est la plus importante.

  Des armateurs rochelais investissent dans le « commerce triangulaire » comme la famille Garesche ou encore la famille Fleuriau qui vont s’enrichir grâce à celui-ci. Les navires, une fois l’équipage constitué, au départ de La Rochelle transportent dans les cales leurs « pacotilles » , produits fabriqués tant en Aunis qu’en Saintonge,nom qui ne convient pas réellement quant à la valeur réelle des objets qui sont échangés  contre les esclaves achetés en Afrique. Au retour d’Amérique ( Haïti, Antilles), une fois vendus les esclaves, ils ramènent avec eux de la canne à sucre. On compte au milieu du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle une quinzaine de raffineries. C’est donc toute une économie qui se met en place et qui permet à la ville de La Rochelle et dans une moindre mesure Rochefort de s’enrichir grâce à la traite négrière. Les armateurs se font édifier de vastes hôtels particuliers dont les  » hôtel Garesché » ou  » hôtel Fleuriau » marques de leur réussite sociale.

 Le dernier navire négrier quitte La Rochelle le 26 avril 1792 mais il faut attendre 1818 et l’ordonnance de Louis XVIII pour que la traite négrière soit interdite et l’année 1848 pour l’abolition définitive de l’esclavage.

  Aujourd’hui La Rochelle tente d’assumer ce passé. Le 10 mai 2012 , le 10 mai est la date de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, a été inaugurée la promenade Toussaint Louverture et toute une série de manifestations dans plusieurs quartiers de La Rochelle avaient eu lieu.

Abolition de l'esclavage : « la ville de La Rochelle assume son passé »

Inauguration de la plaque et de la promenade Toussaint Louverture 10 mai 2012. Photo Sud – Ouest.

Pour en savoir davantage:

http://www.ville-larochelle.fr/culture-sports-et-loisirs/musees-de-la-rochelle/musee-du-nouveau-monde.html

http://memorial.nantes.fr/#

http://www.slateafrique.com/84079/traite-mabanckou-tabou-africain-esclave

http://www.memorialdegoree.org/

http://blogs.mondomix.com/samarra.php/2014/05/02/la-memoire-de-la-traite-1

la carte des enfants juifs raflés pendant la guerre.

Le journal « SUD OUEST » du 1er avril 2015 propose un travail exceptionnel réalisé par des historiens et des cartographes. Rue par rue à Bordeaux mais aussi à travers toute la France, pour chaque ville on découvre le nombre et les noms des enfants juifs raflés. Ainsi à Saintes ce sont deux petites filles de la famille Angel ( Angel Daisy 16 ans et Angel Renée 14 ans, elles sont soeurs) qui ont été raflées.  Angel et ses parents ont été  raflés le 7 novembre 1942 à Saintes, c’est la première rafle. Ils sont déportés depuis Drancy à Auschwitz le 9 février 1943 dans le convoi N° 46. Renée qui avait échappé à la première rafle est victime de celle du  31 janvier 1944.  Elle est déportée à Auschwitz le 10 février 1944 dans le convoi 68, elle n’avait que 14 ans. Aucun des membres de la famille Angel ne reviendra d’Auschwitz.

Ci-dessous voici l’article.

Bordeaux : rue par rue, la carte des enfants juifs raflés pendant la guerre.

85 enfants juifs ont été arrêtés à Bordeaux entre 1942 et 1944. Dans quel quartier ? Dans quelle rue ? Certains habitaient-ils près de chez moi ? Une carte permet de répondre à ces questions

On peut désormais localiser sur internet l’endroit où habitaient en France les 11 458 enfants juifs déportés vers les camps de la mort. « La cartographie répertorie tous les enfants déportés de France », dit Serge Klarsfeld, inlassable militant de la connaissance de la Shoah, qui mène ce projet spectaculaire avec le professeur Jean-Luc Pinol de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon.

Pour certaines grandes villes, dont Bordeaux, la localisation est faite à l’adresse. Le site internet du projet permet donc à chacun d’entrer son adresse personnelle sur le site et de découvrir, souvent, que des enfants ont été arrêtés tout près, voire dans son propre immeuble.
Ceux qui habitent près de la place de la Victoire, à Bordeaux, apprendront ainsi qu’au 246 rue Sainte-Catherine, habitaient 4 enfants juifs raflés et déportés : il s’agit de Rose, Renée et Henri Zellerkraut et de Riva Rudnitzki. Au 33, rue Saincric, non loin de là, habitaient Cécile et Gisèle Hausner. L’âge des enfants est précisé.

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11 450 enfants juifs arrêtés et déportés.
Entre 1942 et 1944, plus de 11 450 enfants juifs ont été arrêtés en France dont près de 7 000 dans l’ancien département de la Seine (6 200 à Paris et environ 700 en Seine-banlieue) et 4 500 en province. Ils ont ensuite été déportés vers les lieux d’extermination.

Sur le site, la localisation à l’adresse est possible pour Paris, bien entendu, mais aussi, outre Bordeaux, pour Nice, Marseille, Grenoble et Lyon ainsi que pour les communes de banlieue du département de la Seine.

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Les informations utilisées pour constituer les cartes sont celles que Serge Klarsfeld a rassemblées et publiées dans le « Mémorial de la Déportation des Juifs de France », paru en 1978 et, complété, en 2012. La localisation à l’adresse a été faite par Jean-Luc Pinol, professeur à l’ENS de Lyon avec la participation de Sabine Zeitoun, historienne, mise à disposition par la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Les cartes sont hébergées sur le site Territoires et Trajectoires de la Déportation des Juifs de France, une collaboration entre Ecole nationale supérieure de Lyon, le CNRS et Serge Klarsfeld.

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Le projet d’une cartographie totale des 80 000 victimes.

« On a le projet de répertorier tous les juifs qui ont été arrêtés sur toute la France », précise Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la Shoah et le professeur Pinol présenteront à la Fondation pour la mémoire de la Shoah un projet de cartographie des adultes, en plus des enfants. Le but est d' »avoir dans la cartographie couvrant l’ensemble du territoire français les 80 000 victimes de la solution finale: un travail considérable ».

 

1877500_244_a1-7592530-17592530_800x557p1942 dans le camps de de Drancy.© Photo AFP

Une application adaptée aux smartphones devrait être, à terme, également disponible. « Quelqu’un pourra, en passant devant une adresse, activer l’application sur son smartphone et accéder à l’ensemble du dossier de la famille déportée », explique Serge Klarsfeld.

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Ces cartographies interactives bouleversent le rapport à la Shoah. « Les enseignants avec leurs élèves vont aux archives municipales, photographient la maison où habitait la famille, essayent de reconstituer le parcours : c’est de l’éducation civique », pointe Serge Klarsfeld.

Les cartes sont hébergés à l’adresse suivante: http://tetrade.huma-num.fr/

Vous avez dit terrorisme ?

Vous avez dit terrorisme ?

 

La revue   » Manière de voir  » consacre son numéro des mois d’avril-mai 2015 au terrorisme. Des articles issus du »Monde diplomatique » tentent de mieux cerner ce terme. »Les attentats de janvier à Paris, puis ceux de Copenhague en février et de Tunis en mars, ont ravivé la « menace terroriste ». Mais cette formule recouvre des réalités si différentes que les organisations internationales ont échoué à en donner une définition consensuelle. D’autant qu’il s’agit d’un phénomène ancien en Europe et ailleurs dans le monde… Comment expliquer et donc combattre ce danger ? La répression ne saurait y suffire : c’est à ses racines qu’il convient de s’en prendre ».( Site de la revue).

La revue rappelle aussi  que les attentats des 7 et 9 janvier à Paris contre « Charlie Hebdo » et le supermarché Kasher de la porte de Vincennes ont été les plus meurtriers qu’aient connu la France depuis la fin de la guerre d’Algérie.

A lire absolument !

 

« Manière de voir » n° 140 — Avril – mai 2015

 

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Comprendre le génocide rwandais

Le site du ministère de l’éducation nationale rappelle l’organisation par le Mémorial de la Shoah d’une exposition en ligne consacrée au génocide rwandais. Entre avril et mai 1994, 800 000 Tutsi ont été massacrés.

Voici le lien pour accéder à l’exposition:Mémorial de la Shoah :http://www.memorialdelashoah.org/rwanda/index.html

 

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Le texte qui suit  est extrait du site du ministère; il rappelle les enjeux de cette exposition virtuelle.

Comprendre le génocide rwandais

Le Mémorial de la Shoah de Paris propose en ligne une exposition consacrée au génocide des Tutsi au Rwanda réalisée en 2014. Elle s’organise autour de trois grandes parties : les spécificités du génocide des Tutsi, comprendre l’événement, mémoire et justice.

Le Mémorial de la Shoah s’engage dans l’enseignement de l’histoire des trois génocides du XXe siècle. En 2014, dans le cadre de la vingtième commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda, le Mémorial de la Shoah a consacré plusieurs manifestations à cet événement majeur de la fin du XXe siècle. La présente exposition mise en ligne sur le site web du Mémorial s’inscrit dans cette perspective. Elle s’organise autour de trois grandes parties : « Les spécificités du génocide des Tutsi », « Comprendre l’événement », « Mémoire et justice ».

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Comprendre le génocide des Tutsi

Les auteurs de l’exposition s’attachent à caractériser les spécificités du génocide rwandais qui diffère du génocide des Juifs, en ce sens que l’annihilation physique des Tutsi ne s’est pas concentrée sur de grands sites de mise à mort pouvant correspondre aux camps d’extermination nazis ou aux ghettos d’Europe orientale. L’assassinat planifié des Tutsi s’est en réalité déroulé dans l’espace du quotidien, dans des lieux familiers, voire sacrés, sur l’ensemble du territoire, précise le commentaire. L’exposition évoque également les barrages routiers ou barrières qui constituent un « maillage spatial redoutable dans la prise en étau de la population tutsi ». Elle mentionne en outre une autre spécificité, celle liée à l’implication massive de la population civile et le cercle limité dans lequel évoluent à la fois les tueurs et les victimes.

Pour comprendre les causes de l’événement, l’exposition remonte dans un deuxième temps aux origines, notamment à la politique coloniale et à l’idéologie raciste développées par les pays occidentaux au cours du XIXe siècle. Elle fait également un état des lieux des forces en présence au début du génocide sans omettre de souligner l’impact de la propagande envers les Tutsi assimilés à des « insectes nuisibles ». L’idéologie raciste, prônée par les propagandistes, débouche sur un projet génocidaire et à une planification des massacres où différentes strates de l’État rwandais interviennent, sans possibilité de résistance organisée de la part des Tutsi. La troisième partie se concentre sur les conséquences du génocide, sur la reconstruction civile et morale de la société rwandaise, mêlant mémoire et justice.

Le site de l’exposition se compose de témoignages, de textes et de documents d’archives. On peut en outre visionner les enregistrements d’un colloque, organisé un an avant le génocide en 1993, intitulé « Que savait-on en 1993 ? », ainsi qu »une vidéo de présentation réalisée par Marcel Kabanda, historien et président de l’association Ibuka. Une chronologie, un glossaire et une bibliographie sont également mises à disposition des usagers internautes.


Sources et références complémentaires

Mémorial de la Shoah : http://www.memorialdelashoah.org/rwanda/index.html

Thot Cursus : Génocide (s) expliqué (s)

Centre commémoratif de l’Holocauste de Montréal : Exposition «  Ensemble contre le génocide : comprendre, questionner, prévenir »

Médias et réseaux sociaux, suivre : @Shoah_Memorial, Facebook

Lire Jean Hatzfeld.

Voir les films suivants: « Shooting dog »,  » Sometimes in april »,  » Hotel Rwanda ». 3 films sur le génocide.

 

 

Jean Moulin: Combattre pour la République.

Dans le cadre du cours d’histoire et géographie et à l’occasion du 50e anniversaire de la panthéonisation de Jean Moulin, les élèves de 1ère STMG ont écrit un article autour de cet événement et  de Jean Moulin. C’est le meilleur d’entre – eux qui a été retenu. Tous les autres articles étaient très bien écrits, celui-ci un peu plus. Bravo à ses rédactrices !

Jean Moulin est né le 20 juin 1899 à Béziers. Il est de nationalité française. Après des études au collège ; il s’inscrit à la Faculté de droit à Montpellier. Il n’a pas pu faire la Première guerre mondiale car l’armistice a été signé avant qu’il ait combattu. En 1925, il devient le plus jeune sous-préfet de France puis le plus jeune préfet en 1937. En 1940, l’armée allemande arrive à Chartres, Jean moulin refuse de signer un texte accusant les troupes sénégalaises d’atrocités : C’est son premier acte de résistance. Il est arrêté et torturé mais reprend ses fonctions de préfet le 24 juin. Le 2 Novembre, il est révoqué par Pétain. Le 25 Octobre 1941, c’est la première rencontre avec Charles de Gaulle. Puis en 1943, il réunit à Paris le Conseil National de la Résistance qui adopte une motion de soutien à Charles de Gaulle. Le 21 Juin 1943, lors d’une réunion à Caluire dans la région de Lyon, Jean Moulin a été arrêté par les Allemands identifié comme chef de la résistance il est torturé mais n’avoue rien. Il meurt le 8 juillet 1943 pendant son transfert en Allemagne. Le transfert des cendres au Panthéon de Jean moulin a lieu en 1964.

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I. Quand Jean Moulin entre en résistance.
Jean Moulin, préfet de Chartres en Eure-et-Loir a vu arriver les premières troupes allemandes dans une ville désertée par ses élites, le maire est parti aux Sables d’Olonne et l’évêque fait des confirmations dans le Sud du département. Mais Jean Moulin lui décide de rester à son poste et de faire fonctionner les services administratifs qui sont confrontés à l’afflux de réfugiés sur les routes de l’exode.
Il entre en résistance le 17 juin 1940, ce jour-là il refuse la signature d’un document qui lui est présenté par des officiers allemands. Ce texte accusait des troupes coloniales françaises d’être responsables d’un massacre de civils accompagné de viols commis dans les environs. Il est alors arrêté et torturé et tente alors en vain de se suicider dans la nuit du 17 au 18 juin. Sauvé de justesse et rétabli il  va  conserver son poste jusqu’au 2 novembre 1940, date à laquelle Vichy allait lui rendre le service de le relever de ses fonctions. Il est révoqué par Pétain.

II. Son rôle d’unificateur de la Résistance.
Le 2 novembre 1940, Jean Moulin entre en résistance. Très rapidement il prend contact avec des mouvements de résistance en zone libre où il vit : Il distribue des tracts et des journaux. Persuadé qu’il faut réunir les résistances intérieure et extérieure, il rédige un rapport et décide d’être l’homme qui établira ces liens. Il a été à Londres pour rencontrer Charles de Gaulle. Jean Moulin est parachuté dans la nuit du 1er janvier 1942 dans les Alpilles. Il était sous deux couvertures : celle d’un agriculteur de Saint-Andiol qui lui permettait de recevoir des tickets de rationnement et la seconde était celle d’un galeriste d’art à Nice. Il avait un pseudonyme qui venait de Londres ‘’Rex’’ et un an après il prit celui de ‘’Max’’. Jean Moulin est nommé délégué du Comité National de la Résistance par le général De Gaulle. Dans une première période, il prend contact avec les chefs des mouvements de résistance et dans une deuxième période vers 1942, il regroupe les effectifs paramilitaires des mouvements dans l’Armée Secrète. Jean Moulin organise des services comme celui des transmission : le WT, le SOAM (Service des Operations Aériennes et Maritimes), BIP pour la propagande, le CGE (Comité Général des Etudes : c’est un comité d’expert). Pour coordonner tous ces services, il se dote à un secrétariat général qu’il confie à Daniel Cordier. Il tente ensuite de coordonner les mouvements de résistance, bien que l’union soit acceptée les débuts sont difficiles car il est contesté : il est accusé d’autoritarisme. Il part de Londres le 21 mars 1943 avec pour mission de créer le CNR (Comité National de la  Résistance) dont il est le représentant pour l’ensemble du territoire. Sa création est difficile.

 

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III. Comment et pourquoi Jean Moulin est devenu le héros et le symbole de la Résistance.

Jean Moulin, arrêté le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire au cours d’une réunion secrète, est torturé  par le chef de la Gestapo de la région lyonnaise Klaus Barbie. Il meurt vraisemblablement le 8 juillet dans le train qui le conduit en Allemagne. Il devient le symbole emblématique de la lutte contre l’occupation pour plusieurs raisons. Il n’a sous la torture jamais parlé et son héroïsme a été reconnu et salué par tous gaullistes comme communistes. Ses cendres ( supposées) sont depuis 19 décembre 1964 au Panthéon à Paris. Lors de sa panthéonisation, en présence de Charles de Gaule,président de la République,  le ministre chargé des Affaires culturelles, André Malraux, lui-même ancien résistant, a prononcé en sa mémoire un discours retraçant son combat et son sacrifice pour la liberté ainsi que le combat quotidien de tous les autres hommes et femmes résistants. D’autres monuments ont aussi été érigés en la mémoire de Jean Moulin. A Chartres en 1948 a été inauguré Le Glaive brisé et à Caluire un mémorial et une plaque se trouvent juste à côté de la maison ou il a été arrêté le 21 juin 1943.

Plus de 70 ans après sa mort, Jean Moulin arrive encore  aujourd’hui en deuxième position après Marie Curie dans le classement « des héros » ayant marqué les Français par leurs actes dans  l’histoire de France. La mémoire de Jean Moulin reste donc encore très vive malgré les années.

Article écrit par Mathilde, Lola, Sonia et Clara .1ère STMG. Lycée Bellevue année scolaire 2014 2015.