Préparer le CNRD.

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation.

  1. Le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) a été créé officiellement en 1961 par Lucien Paye, ministre de l’Éducation nationale, à la suite d’initiatives d’associations d’anciens résistants et de déportés. Il est le plus ancien et le plus prestigieux concours scolaire.

Il a pour objectif de perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la Déportation afin de leur permettre de s’en inspirer et d’en tirer des leçons civiques dans leur vie d’aujourd’hui.

Il leur donne l’occasion de rencontrer directement déportés et résistants qui sont malheureusement de moins en moins nombreux et d’établir à ce titre un lien tangible entre les générations.

Il mobilise chaque année 40 000 candidats issus de collège, lycée (LG, LT, LP), CFA…

Chaque année un nouveau thème est proposé.

Thème du Concours pour l’année 2017 – 2018 :

S’engager pour libérer la France.

  1. Je suis lycéen: Comment participer ? .La 2de catégorie est la plus adaptée pour vous.

2de catégorie. Candidats individuels de lycée ou assimilés : rédaction d’un devoir individuel en classe (temps limité à trois heures, sous surveillance et sans documents personnels), portant sur un sujet défini au niveau académique dans le cadre du thème annuel.

  1. Pourquoi participer ?

-Pour m’exercer aux futures épreuves du baccalauréat. 3heures d’épreuve, une composition.

-Pour affirmer mon engagement de jeune citoyen, mon intérêt pour cette période de l’histoire et ma reconnaissance à l’égard des anciens résistants et déportés.

-Pour préparer les concours d’accès aux Instituts d’ Etudes Politiques dont les épreuves d’histoire portent sur tout ou partie du programme de 1ère.

-Parce que participer à ces épreuves est apprécié par les Instituts d’ Etudes Politiques et qu’il ne faut pas hésiter à l’indiquer sur sa lettre de motivation qui « est fréquemment utilisé par le jury lors de l’oral d’admission » (Sciences Po Paris). Exemple de lettre retenue par l’IEP: « Je suis également désireuse de découvrir de nouvelles matières telles que le droit, la sociologie ou l’économie, qui me permettront de mieux comprendre le monde contemporain. Je souhaite confronter les connaissances acquises au monde réel et pouvoir les mettre en œuvre dans différents contextes. J’ai ainsi participé au Concours Général de Mathématiques et au Concours National de la Résistance et de la Déportation, où j’ai été classée première départementale en Troisième. »

  1. Je veux participer: comment préparer les épreuves individuelles ?

Une préparation est nécessaire, le niveau est très relevé !

-La classe de 1ère se prête parfaitement à la préparation de l’épreuve: Utiliser son manuel et son cours d’histoire consacré à la Seconde Guerre mondiale, aux totalitarismes ou à la République : déportations, Shoah, Résistance, Vichy… sont étudiés.

Des ressources nombreuses:

La brochure CNRD 2017-2018: Vous pouvez télécharger le dossier préparatoire du thème réalisé par les soins de la Fondation de la France Libre : http://www.france-libre.net/site/catalogue/#page/1

Site officiel : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/

Fondation pour la mémoire de la Shoah: http://www.fondationshoah.org/enseignement/cnrd

Le CNRD

De nombreuses vidéos sur You tube d’anciens déportés dont: André Bessière,Michel Vidal, Thérèse Menot, Edith Stern, Nina Baumstein, Ida Grinspan…

Image de prévisualisation YouTube

Témoignage d’André Bessière

Image de prévisualisation YouTube

Témoignage de Nina Baumstein

De nombreux articles, sites, blog du lycée « le cap », films et livres: revue « L’Histoire ».

  1. Et en pratique ça se passe comment?

Date limite d’envoi des inscriptions: Fin décembre 2017. J’assure ces inscriptions. M Melloul peut les recueillir et me les transmettra. Date limite pour le lycée: janvier 2018

Date de l’épreuve individuelle: vendredi 23 mars de 9h à 12h au lycée.

Date limite d’envoi des travaux individuels et collectifs par les établissements: vendredi 30 mars 2018.

Date des corrections et délibérations. Sélection des meilleurs travaux pour concourir au niveau national: avril 2017.

Remise des prix départementaux en Mai 2018 à la préfecture de la Charente-Maritime en présence du préfet et d’associations d’anciens résistants et déportés. La remise des prix nationaux a lieu fin 2018  à Paris.

Les élèves de TES3 et de TL2 au Mémorial de la Shoah.

Le jeudi 19 octobre, 51 élèves de TL2 et de TES3, accompagnés par mesdames Clavel et Tricoire et par monsieur Cadoret,  se sont rendus au Mémorial de la Shoah à Paris, à la cité de la Muette à Drancy et enfin à l’ancienne  gare de Bobigny.

Le matin, les élèves ont pu visiter le Mémorial sous la conduite de deux guides. Ils se sont arrêtés devant  le mur des noms, la crypte, la salle des enfants et parcourir l’exposition permanente.

Les élèves devant le mur des noms

Les élèves dans la crypte à la mémoire des juifs assassinés dans les camps de la mort

La salle des enfants

L’après-midi, ils se sont rendus à Drancy où les attendait M Tinader membre de l’AFMA (Association Fonds Mémoire d’Auschwitz). M Tinader a d’abord présenté son association, le rôle qu’a joué la cité de la Muette pendant la 2de Guerre mondiale ( camp d’internement des juifs raflés dans la France entière avant d’être déportés vers les camps de la mort) puis il a permis aux élèves de parcourir la cité.

Les élèves et M Tinader. Drancy, cité de la Muette.

La journée s’est terminée par une visite de l’ancienne gare de Bobigny. C’est d’elle d’où partaient les convois vers Auschwitz. Il faut rappeler que sur les 76000 Juifs Français ou étrangers déportés de France seuls 3000 sont revenus de l’enfer.

Merci au Mémorial pour son accueil. Merci à M Tinader pour sa gentillesse et sa disponibilité. Merci aux élèves qui se sont montrés attentifs, malgré la fatigue, tout au long de la journée.

Les enseignants. Mme Clavel, Mme Tricoire et M Cadoret.

Simone Veil: une femme d’exception disparaît

A l’heure où les candidats au Concours National de la Résistance et de la Déportation reçoivent leur prix dont Mathilde Scapin pour sa 2e place du département au Concours, nous venons d’apprendre le décès de Simone Veil à l’âge de 89 ans.

Simone Veil

Les premières années de la vie de cette femme sont marquées par l’horreur de la Shoah.En effet,Simone Veil , à l’époque Simone Jacob,est arrêtée le 30 mars 1944 à Nice avant le reste de sa famille quelques heures plus tard parce qu’ils étaient de confession juive. Sa sœur Denise Vernay est arrêtée quant à elle plus tardivement à Lyon pour être déportée à Ravensbrück.

Après avoir transité par Drancy, comme des milliers de juifs, Simone Veil est déportée le 13 avril 1944 par le convoi 71 à destination d’Auschwitz Birkenau où elle arrive le 15 avril (Son père et son frère sont déportés d’abord en Lituanie à Kaunas puis pour son père en Estonie à Tallin d’où il ne reviendra pas). Arrivée au camp, elle doit sa survie à un déporté qui lui conseille de se dire plus âgée de 18 ans pour éviter l’extermination ( elle n’a que 16 ans). Son transfert à Bobrek, « grâce » à une Kapo qui la trouvait trop belle pour mourir, lui permet aussi de moins souffrir des conditions terribles dans lesquels survivent ceux et celles qui ont échappé et tentent d’ échapper à la mort.

Quelques jours seulement avant la libération du camp, le 18 janvier 1945,Simone Veil est contrainte par les SS de marcher dans le froid et la neige vers le convoi qui les transportera au  Nord de l’Allemagne au camp de concentration de Bergen Belsen avec sa mère et son autre sœur Denise. C’est ce que l’on appelle les marches de la mort.

Image de prévisualisation YouTube

Le témoignage de Simone Veil

Les conditions de vie dans ce camp sont terribles.La mère de Simone Veil  décède en mars du typhus seulement quelques semaines avant la libération du camp  le 15 avril 1945.Simone et ses sœurs Madeleine et Denise sont les seules survivantes.

De retour en France, Simone Veil  suit des études de droit et obtient un diplôme à l’IEP de Paris. Elle occupe de nombreux postes de haut fonctionnaire mais surtout elle devient en 1974 après l’élection de Valéry Giscard d’Estaing ministre de la santé. Elle va défendre pendant de longs mois malgré les invectives et les injures la loi qui portera son nom autorisant l’interruption volontaire de grossesse.La loi entre en vigueur en janvier 1975. Enfin en 1979, elle est élue présidente du parlement européen.

En 1974, c’est face à une assemblée d’élus très majoritairement composée d’hommes que Simone Veil a défendu le droit à l’avortement. «Je n’imaginais pas la haine que j’allais susciter», a-t-elle déclaré.Le 26 novembre 1974, Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée nationale française pour défendre une loi historique –la légalisation de l’avortement–, sujet ultra-sensible. Elle va faire face à des adversaires déchaînés, dans un climat d’une brutalité inouïe.

Simone Veil va aussi de 2000 à 2007 présidait la Fondation pour la mémoire de la Shoah et était membre de l’Académie Française.

Avec son décès, c’est la disparition d’une femme d’exception, un sondage récent rappelait qu’elle était la personnalité préférée des Français, dont la vie a été marquée par l’horreur la Shoah mais aussi par de profonds engagements au côté des femmes.

(source Wikipedia, Internaute, France culture: https://www.franceculture.fr/personne-simone-veil.html:)

Pour en savoir davantage:

Son autobiographie: « Une vie » à lire absolument !

Son livre  » Mes combats, les discours d’une vie ».

Sa biographie de Sarah Briand « Simone éternelle rebelle »

Un téléfilm récent, 2014, où Emmanuelle Devos incarne Simone Veil et qui revient sur les conditions dans lesquels la loi du l’IVG est adoptée.

Mathilde: 2e du département au Concours National de la Résistance et de la Déportation.

Le vendredi 23 juin,Mathilde Scapin élève en 1ère ES, a reçu, des mains d’anciens résistants et déportés, le deuxième prix départemental du concours de la Résistance et de la Déportation dans la catégorie « devoirs individuels » dont le thème était cette année « la négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi ».

Mathilde recevant son prix

La cérémonie a eu lieu dans les locaux de la préfecture de la Charente-Maritime à la Rochelle . A cette occasion, Mathilde a appris qu’elle était aussi sélectionnée pour le niveau national du concours dont les résultats sont attendus au mois de septembre.

La très grande qualité de son travail a été soulignée. Celui-ci participe ainsi au devoir de mémoire qu’incarne depuis plus de cinquante ans le Concours national de la Résistance et de la Déportation.

Le proviseur, Mme Clavel et M Cadoret et l’ensemble de la communauté éducative du lycée félicitent Mathilde pour ce résultat.

La LGV Sud Europe Atlantique.

  Le projet de la LGV Sud Europe Atlantique est une nouvelle ligne entre Tours et Bordeaux mesurant 340 km. Les premières études de ce projet datent de 2010 et ses premiers travaux ont commencé en 2012. Il s’agit de l’un des plus importants projets ferroviaires à l’échelle européenne avec un coup s’élevant à 6,7 milliards d’euros, ce projet de la LGV permettra de parcourir Bordeaux-Paris en un peu plus de 2 heures avec une vitesse moyenne de 300 km/h et pourra contenir 3,6 à 5 millions de voyageurs supplémentaires par an. Il sera mis en service en Juillet 2017.La LGV Sud Europe Atlantique sera-t-elle un atout pour les territoires et sur le plan économique?

  Le projet de construction de la LGV SEA est un levier qui permettra le développement de grands projets urbains, plus particulièrement autour des gares tels que « Euratlantique » à Bordeaux , un projet qui consiste à un aménagement urbain combinant un pole d’activités tertiaires ainsi qu’un programme de logements d’à peu près 1000 hectares autour de la gare Saint-Jean. Et aussi l’Houmeau à Angoulême, un projet consistant à créer un futur pole régional d’affaires, avec bureaux , logements, commerces, médiathèque, et convergence des transports urbains de 35 hectares. L’agglomération de Saintes souhaite aussi profiter de sa position au croisement de plusieurs voies de chemins de fer structurantes, de sa proximité avec la nouvelle ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux et aussi diminuer le temps de trajet vers Bordeaux car cela peut être un élément clef pour son attractivité et pour son développement. L’agglomération de Saintes participe au financement du projet, avec 2 millions d’euros. La LGV ne pourra pas desservir directement la gare de Saintes mais elle permettra aux voyageurs saintais de gagner 30 minutes pour le trajet Saintes-Paris.

  L’entreprise SNCF espère une forte affluence pour sa ligne TGV Tours-Bordeaux, cependant, des dettes sont à prévoir… Tout d’abord, le projet a été lancé sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2008. Un investissement pour le moins coûteux, puisque la SNCF aura déboursé une somme de près de 8 milliards d’Euros. Un projet rentable pour la SNCF ? Pas forcément, le groupe ferroviaire prévoit pas moins de 100 à 200 millions d’Euros de pertes annuelles. Les raisons sont diverses.

  Déjà, les moyens de se déplacer changent. En outre, les clients recherchent les prix les plus bas. Alors, ils se dirigent vers de multiples concurrents tel que des compagnies low- cost comme «OuiGO». Par exemple, pour rejoindre Tours par Bordeaux un billet SNFC vaut 5 fois plus cher qu’un billet OuiGO (52€ pour SNCF contre 9€ pour OuiGO). Puis, la compagnie ferroviaire devient vieillissante. En effet, la clientèle n’est plus intéressée par ce réseau de transport qui surestime ces fréquentations. Enfin, le 23 Octobre 2014 la Cour des Comptes a constaté que les lignes ferroviaires sont peu cohérentes avec les attentes des clients. Les destinations sont trop nombreuses par rapport aux nombres de trains et les retards sont trop fréquents. En définitive, la société SNCF n’intéresse plus la clientèle et n’arrive pas à rentabiliser ses investissements.

  L’entreprise SNCF essaye de se démarquer du marché par un projet différent de celui de ses concurrents. On constate donc que la société ferroviaire se focalise sur les plus aisés.La LGV serait cependant un atout pour se déplacer sur le territoire. En effet, le temps pour rejoindre Paris par Bordeaux est passé de 3h00 à seulement 2h05. Néanmoins, au niveau économique le projet n’est pas rentable puisque peu de personnes peuvent se permettre de s’offrir un billet SNCF. Toutefois, l’activité ferroviaire créera de l’emploi autour des gares.

                                                             Tatiana, Paul, Hugo, Arthur 1ère STMG Avril 2017.

Guy Chataigné au lycée

Jeudi  après-midi 23 mars , Guy Chataigné (93 ans), déporté à l’âge de 17 ans au camp de Sachenhausen en Allemagne, est venu témoigner devant de nombreux élèves du lycée en salle polyvalente suite à l’invitation de M Melloul.  Accompagné de Christine Cavaillès, présidente départementale des anciens déportés de Sachenhausen, il a évoqué dans un premier temps, pendant plus d’une heure, avec beaucoup de précision et d’émotion son engagement dans la résistance, son arrestation, sa déportation, les terribles épreuves qu’il a du traverser dans le Kommando où il a été affecté, les marches de la mort (son souvenir le plus terrible) et sa libération. Il a ensuite répondu  aux questions posées par les élèves en rappelant l’importance de l’esprit de solidarité entre déportés  nécessaire pour pouvoir supporter « l’insupportable » et rester des  Hommes.

Nous sommes convaincus que les élèves qui ont pu écouter M Chataigné mesurent la chance qu’ils ont eu au moment où les derniers témoins directs sont chaque jour de moins en moins nombreux.

Merci à M Chataigné d’être venu, merci à Mme Cavaillès pour son engagement et merci aux élèves pour leur attitude exemplaire lors de ces deux heures trente remplies d’émotion.

Olivier Weber

  Vendredi 17 mars, le lycée aura la chance d’accueillir l’écrivain-voyageur Olivier Weber. Il viendra dans le cadre du salon du livre de Thénac témoigner et présenter son avant-dernier livre « frontières » pendant deux heures ( 13h45-15h45) devant les élèves du module sciences-po (1ère), 1ère ES/L et de TES3.

                                            Olivier Weber

Mais qui est exactement Olivier Weber ?

  Olivier Weber est né en 1958 à Montluçon. D’après le site Babelio après avoir suivi des études d’anthropologie et d’économie, il part en Californie et se lance dans le reportage, aux États – Unis, en Afrique et au Moyen-Orient. Il a couvert plusieurs conflits dont la guerre en Afghanistan, le massacre de Tian An Men à Pékin, le Kurdistan, l’Érythrée, le Cambodge, le Sud-Soudan, l’Irak, le Sahara Occidental,la Tchétchénie, l’Algérie ou encore les insurrections en Birmanie ( site Babelio).

  Sa vie est marquée par de nombreux engagements aux côtés des plus pauvres et déshérites. Il a participé aux opération de sauvetage des boat people en mer de Chine en 1987. Il a défendu la résistance au Soudan du Sud et dénoncé l’esclavage des enfants soudanais. il est aujourd’hui ambassadeur itinérant pour la défense des droits de l’homme.

Image de prévisualisation YouTube

  Il est l’auteur de nombreux livres dont : « Les enfants esclaves « (1999); « la bataille des anges » (2006), « le barbaresque  » (2011), « la confession de Massoud » ( 2013) livre qui se veut être un message adressé par le commandant Massoud à son fils. »Frontières »(2016) et le dernier « Jack London, l’appel du grand ailleurs » ( 2016).

  Pour ces livres et d’autres, ses reportages de guerre il a obtenu des prix prestigieux : Prix Albert Londres (1992), Prix Joseph Kessel ( 1998), Prix de l’aventure ( 1999), Prix Amerigo Vespucci ( 2011) qui est attribué par le festival de Géographie de Saint Dié des Vosges.

 

   Dans son avant-dernier livre  » Frontières », Olivier Weber propose dans la demi-douzaine de frontières qu’il a choisi, comme l’écrit le journal « Libération »,  de nous plonger dans des univers sauvages. On se promène « à la rencontre des gens », dans des zones de tensions et de guerres: frontière Iran/Irak, frontière entre Tanger et Ceuta, enclave du Haut-Karabagh dans le Caucase, Karachi au Pakistan… Il y rencontre et nous fait rencontrer des passeurs, des migrants, des trafiquants, des humanitaires, des guerilleros ou encore des douaniers très conciliants (site France-info). De ces personnages il fait des portraits à la fois touchants, graves voire drôles.

Pour en savoir davantage:

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-livre-du-jour/olivier-weber-frontieres_1782677.html

http://www.rfi.fr/emission/20160402-weber-ecrivain-nomade-reporter

Bande dessinée et Shoah

Le Mémorial de la Shoah propose jusqu’au 30 octobre une exposition exceptionnelle intitulée  » Shoah et bande dessinée ». Cette exposition tout à fait originale permet de se poser de nombreuses questions comme cela est écrit sur le site sortiràParis ou de France TV. Comment représenter l’horreur de la Shoah ? Pourquoi les super-héros des comics n’ont-ils pas libéré Auschwitz  alors qu’ils sauvent la planète tous les trois jours? (site du nouvelobs). Le commissaire de l’exposition, Didier Pasamonik répond à cette deuxième question en rappelant que la BD « c’est de la fiction et que la Shoah c’est une réalité ».

Image de prévisualisation YouTube

 Les premières planches sont réalisées par les déportés eux-mêmes. 22 planches ont été retrouvées cachées à Auschwitz. On ne connaît pas son auteur sinon ses initiales MM. David Olère survivant d’Auschwitz a lui aussi dès sa libération dessiné des planches où l’on trouve une véritable narration.

  Pour autant, pendant de nombreuses années la BD ignore la Shoah. Même si dès 1944 « la Bête est morte » de Calvo aborde ce sujet, cela est fait très rapidement. Il faut attendre les années 1970-1980 pour qu’enfin la bande dessinée s’intéresse à Auschwitz. La publication du roman graphique de l’Américain Art Spiegelman « Maus » dans les années 70/80 constitue une véritable révolution. L’auteur à partir du témoignage de son père survivant de la Shoah, rescapé d’Auschwitz, réalise un œuvre majeure. En 1992, Spiegelman reçoit pour « Maus »le prix Pulitzer. « Maus » est la première bande dessinée à recevoir ce prix prestigieux. Le point commun entre « la Bête est morte » d’Edmond-François Calvo et « Maus » c’est que tous deux choisissent d’aborder la Shoah à travers des formes animalières. Dans « Maus » les juifs sont des souris et les nazis des chats.Cela rend-il le réalisme moins insupportable comme l’écrit le Figaro pour « la Bête est morte » ?

  Depuis les années 80, les BD et romans graphiques sur la Shoah se succèdent. On peut citer la biographie d’Anne Franck  » Anne Franck » de Sid Jacobson, ou encore « Auschwitz » de Pascal Croci. Enfin, vient d’être publié (01/02/2017) un nouveau roman graphique  » Rescapés de la Shoah » de Zane Whittingham à destination du jeune public.

A l’heure où les derniers témoins disparaissent, la bande dessinée apparaît comme un autre moyen au service de la transmission de la mémoire de la Shoah et de sa connaissance, c’est peut-être aussi le message de cette exposition.

Pour en savoir davantage:

Shoah et bande dessinée