Vous avez dit terrorisme ?

Vous avez dit terrorisme ?

 

La revue   » Manière de voir  » consacre son numéro des mois d’avril-mai 2015 au terrorisme. Des articles issus du »Monde diplomatique » tentent de mieux cerner ce terme. »Les attentats de janvier à Paris, puis ceux de Copenhague en février et de Tunis en mars, ont ravivé la « menace terroriste ». Mais cette formule recouvre des réalités si différentes que les organisations internationales ont échoué à en donner une définition consensuelle. D’autant qu’il s’agit d’un phénomène ancien en Europe et ailleurs dans le monde… Comment expliquer et donc combattre ce danger ? La répression ne saurait y suffire : c’est à ses racines qu’il convient de s’en prendre ».( Site de la revue).

La revue rappelle aussi  que les attentats des 7 et 9 janvier à Paris contre « Charlie Hebdo » et le supermarché Kasher de la porte de Vincennes ont été les plus meurtriers qu’aient connu la France depuis la fin de la guerre d’Algérie.

A lire absolument !

 

« Manière de voir » n° 140 — Avril – mai 2015

 

Categories: Toutes séries et tous niveaux Tags:

Comprendre le génocide rwandais

Le site du ministère de l’éducation nationale rappelle l’organisation par le Mémorial de la Shoah d’une exposition en ligne consacrée au génocide rwandais. Entre avril et mai 1994, 800 000 Tutsi ont été massacrés.

Voici le lien pour accéder à l’exposition:Mémorial de la Shoah :http://www.memorialdelashoah.org/rwanda/index.html

 

rwanda_560

Le texte qui suit  est extrait du site du ministère; il rappelle les enjeux de cette exposition virtuelle.

Comprendre le génocide rwandais

Le Mémorial de la Shoah de Paris propose en ligne une exposition consacrée au génocide des Tutsi au Rwanda réalisée en 2014. Elle s’organise autour de trois grandes parties : les spécificités du génocide des Tutsi, comprendre l’événement, mémoire et justice.

Le Mémorial de la Shoah s’engage dans l’enseignement de l’histoire des trois génocides du XXe siècle. En 2014, dans le cadre de la vingtième commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda, le Mémorial de la Shoah a consacré plusieurs manifestations à cet événement majeur de la fin du XXe siècle. La présente exposition mise en ligne sur le site web du Mémorial s’inscrit dans cette perspective. Elle s’organise autour de trois grandes parties : « Les spécificités du génocide des Tutsi », « Comprendre l’événement », « Mémoire et justice ».

79675829retour-1-jpg

Comprendre le génocide des Tutsi

Les auteurs de l’exposition s’attachent à caractériser les spécificités du génocide rwandais qui diffère du génocide des Juifs, en ce sens que l’annihilation physique des Tutsi ne s’est pas concentrée sur de grands sites de mise à mort pouvant correspondre aux camps d’extermination nazis ou aux ghettos d’Europe orientale. L’assassinat planifié des Tutsi s’est en réalité déroulé dans l’espace du quotidien, dans des lieux familiers, voire sacrés, sur l’ensemble du territoire, précise le commentaire. L’exposition évoque également les barrages routiers ou barrières qui constituent un « maillage spatial redoutable dans la prise en étau de la population tutsi ». Elle mentionne en outre une autre spécificité, celle liée à l’implication massive de la population civile et le cercle limité dans lequel évoluent à la fois les tueurs et les victimes.

Pour comprendre les causes de l’événement, l’exposition remonte dans un deuxième temps aux origines, notamment à la politique coloniale et à l’idéologie raciste développées par les pays occidentaux au cours du XIXe siècle. Elle fait également un état des lieux des forces en présence au début du génocide sans omettre de souligner l’impact de la propagande envers les Tutsi assimilés à des « insectes nuisibles ». L’idéologie raciste, prônée par les propagandistes, débouche sur un projet génocidaire et à une planification des massacres où différentes strates de l’État rwandais interviennent, sans possibilité de résistance organisée de la part des Tutsi. La troisième partie se concentre sur les conséquences du génocide, sur la reconstruction civile et morale de la société rwandaise, mêlant mémoire et justice.

Le site de l’exposition se compose de témoignages, de textes et de documents d’archives. On peut en outre visionner les enregistrements d’un colloque, organisé un an avant le génocide en 1993, intitulé « Que savait-on en 1993 ? », ainsi qu »une vidéo de présentation réalisée par Marcel Kabanda, historien et président de l’association Ibuka. Une chronologie, un glossaire et une bibliographie sont également mises à disposition des usagers internautes.


Sources et références complémentaires

Mémorial de la Shoah : http://www.memorialdelashoah.org/rwanda/index.html

Thot Cursus : Génocide (s) expliqué (s)

Centre commémoratif de l’Holocauste de Montréal : Exposition «  Ensemble contre le génocide : comprendre, questionner, prévenir »

Médias et réseaux sociaux, suivre : @Shoah_Memorial, Facebook

Lire Jean Hatzfeld.

Voir les films suivants: « Shooting dog »,  » Sometimes in april »,  » Hotel Rwanda ». 3 films sur le génocide.

 

 

Jean Moulin: Combattre pour la République.

Dans le cadre du cours d’histoire et géographie et à l’occasion du 50e anniversaire de la panthéonisation de Jean Moulin, les élèves de 1ère STMG ont écrit un article autour de cet événement et  de Jean Moulin. C’est le meilleur d’entre – eux qui a été retenu. Tous les autres articles étaient très bien écrits, celui-ci un peu plus. Bravo à ses rédactrices !

Jean Moulin est né le 20 juin 1899 à Béziers. Il est de nationalité française. Après des études au collège ; il s’inscrit à la Faculté de droit à Montpellier. Il n’a pas pu faire la Première guerre mondiale car l’armistice a été signé avant qu’il ait combattu. En 1925, il devient le plus jeune sous-préfet de France puis le plus jeune préfet en 1937. En 1940, l’armée allemande arrive à Chartres, Jean moulin refuse de signer un texte accusant les troupes sénégalaises d’atrocités : C’est son premier acte de résistance. Il est arrêté et torturé mais reprend ses fonctions de préfet le 24 juin. Le 2 Novembre, il est révoqué par Pétain. Le 25 Octobre 1941, c’est la première rencontre avec Charles de Gaulle. Puis en 1943, il réunit à Paris le Conseil National de la Résistance qui adopte une motion de soutien à Charles de Gaulle. Le 21 Juin 1943, lors d’une réunion à Caluire dans la région de Lyon, Jean Moulin a été arrêté par les Allemands identifié comme chef de la résistance il est torturé mais n’avoue rien. Il meurt le 8 juillet 1943 pendant son transfert en Allemagne. Le transfert des cendres au Panthéon de Jean moulin a lieu en 1964.

moulin

 

I. Quand Jean Moulin entre en résistance.
Jean Moulin, préfet de Chartres en Eure-et-Loir a vu arriver les premières troupes allemandes dans une ville désertée par ses élites, le maire est parti aux Sables d’Olonne et l’évêque fait des confirmations dans le Sud du département. Mais Jean Moulin lui décide de rester à son poste et de faire fonctionner les services administratifs qui sont confrontés à l’afflux de réfugiés sur les routes de l’exode.
Il entre en résistance le 17 juin 1940, ce jour-là il refuse la signature d’un document qui lui est présenté par des officiers allemands. Ce texte accusait des troupes coloniales françaises d’être responsables d’un massacre de civils accompagné de viols commis dans les environs. Il est alors arrêté et torturé et tente alors en vain de se suicider dans la nuit du 17 au 18 juin. Sauvé de justesse et rétabli il  va  conserver son poste jusqu’au 2 novembre 1940, date à laquelle Vichy allait lui rendre le service de le relever de ses fonctions. Il est révoqué par Pétain.

II. Son rôle d’unificateur de la Résistance.
Le 2 novembre 1940, Jean Moulin entre en résistance. Très rapidement il prend contact avec des mouvements de résistance en zone libre où il vit : Il distribue des tracts et des journaux. Persuadé qu’il faut réunir les résistances intérieure et extérieure, il rédige un rapport et décide d’être l’homme qui établira ces liens. Il a été à Londres pour rencontrer Charles de Gaulle. Jean Moulin est parachuté dans la nuit du 1er janvier 1942 dans les Alpilles. Il était sous deux couvertures : celle d’un agriculteur de Saint-Andiol qui lui permettait de recevoir des tickets de rationnement et la seconde était celle d’un galeriste d’art à Nice. Il avait un pseudonyme qui venait de Londres ‘’Rex’’ et un an après il prit celui de ‘’Max’’. Jean Moulin est nommé délégué du Comité National de la Résistance par le général De Gaulle. Dans une première période, il prend contact avec les chefs des mouvements de résistance et dans une deuxième période vers 1942, il regroupe les effectifs paramilitaires des mouvements dans l’Armée Secrète. Jean Moulin organise des services comme celui des transmission : le WT, le SOAM (Service des Operations Aériennes et Maritimes), BIP pour la propagande, le CGE (Comité Général des Etudes : c’est un comité d’expert). Pour coordonner tous ces services, il se dote à un secrétariat général qu’il confie à Daniel Cordier. Il tente ensuite de coordonner les mouvements de résistance, bien que l’union soit acceptée les débuts sont difficiles car il est contesté : il est accusé d’autoritarisme. Il part de Londres le 21 mars 1943 avec pour mission de créer le CNR (Comité National de la  Résistance) dont il est le représentant pour l’ensemble du territoire. Sa création est difficile.

 

1652762-jean-moulin-au-pantheon

III. Comment et pourquoi Jean Moulin est devenu le héros et le symbole de la Résistance.

Jean Moulin, arrêté le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire au cours d’une réunion secrète, est torturé  par le chef de la Gestapo de la région lyonnaise Klaus Barbie. Il meurt vraisemblablement le 8 juillet dans le train qui le conduit en Allemagne. Il devient le symbole emblématique de la lutte contre l’occupation pour plusieurs raisons. Il n’a sous la torture jamais parlé et son héroïsme a été reconnu et salué par tous gaullistes comme communistes. Ses cendres ( supposées) sont depuis 19 décembre 1964 au Panthéon à Paris. Lors de sa panthéonisation, en présence de Charles de Gaule,président de la République,  le ministre chargé des Affaires culturelles, André Malraux, lui-même ancien résistant, a prononcé en sa mémoire un discours retraçant son combat et son sacrifice pour la liberté ainsi que le combat quotidien de tous les autres hommes et femmes résistants. D’autres monuments ont aussi été érigés en la mémoire de Jean Moulin. A Chartres en 1948 a été inauguré Le Glaive brisé et à Caluire un mémorial et une plaque se trouvent juste à côté de la maison ou il a été arrêté le 21 juin 1943.

Plus de 70 ans après sa mort, Jean Moulin arrive encore  aujourd’hui en deuxième position après Marie Curie dans le classement « des héros » ayant marqué les Français par leurs actes dans  l’histoire de France. La mémoire de Jean Moulin reste donc encore très vive malgré les années.

Article écrit par Mathilde, Lola, Sonia et Clara .1ère STMG. Lycée Bellevue année scolaire 2014 2015.

« Jusqu’au dernier »: la destruction des juifs d’Europe.

  A partir du lundi 26 janvier pour commémorer le 70 e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, France 2 diffusera une série inédite en 8 documentaires sur la destruction des juifs d’Europe.

 

JUSQU'AU DERNIER, LA DESTRUCTION DES JUIFS D'EUROPE

A voir absolument et encore davantage aujourd’hui  !

En voici un résumé et un lien.http://www.france2.fr/emission/jusquau-dernier-la-destruction-des-juifs-deurope

Elodie de Sélys présente la série inédite «Jusqu’au dernier : la destruction des juifs d’Europe». Axés principalement sur la mise en place minutieuse de la Solution finale, ces huit documentaires proposent, 70 ans après la «libération» du camp d’Auschwitz, une analyse de la genèse du génocide, depuis ses racines dans les années 1930 jusqu’à sa mise en oeuvre et son exécution à l’échelle de tout un continent. Comment une entreprise aussi mégalomaniaque et criminelle que le nazisme a-t-elle pu faire l’objet, en Allemagne, d’un consensus politique d’une ampleur encore difficilement explicable aujourd’hui ?

Mémorial aux tziganes victimes du nazisme.

10/01/2015 2 commentaires

 Le Journal « Le Monde » a publié aujourd’hui un article consacré à l’inauguration du Mémorial aux tziganes victimes du nazisme à Berlin..

« Plus de soixante-cinq ans après l’Holocauste, la chancelière allemande, Angela Merkel, inaugure, mercredi 24 octobre, à Berlin, le mémorial aux Tziganes victimes du nazisme alors qu’ils subissent toujours racisme et discrimination dans de nombreux pays d’Europe.

  Près de 500 000 Sinti et Roms d’Europe, considérés comme « racialement inférieurs », ont été assassinés sous le IIIe Reich, selon des estimations officielles. Situé face au Parlement allemand, le mémorial aux Sinti et Roms, conçu par l’artiste israélien Dani Karavan, est constitué d’un puits avec au centre une stèle sur laquelle repose chaque jour une fleur fraîchement cueillie. Il est installé à proximité de celui consacré aux victimes de la Shoah et de celui dédié aux homosexuels tués par les nazis.

« L’Holocauste contre les Roms – ou ‘Porajmos’ qui signifie littéralement ‘dévorer’ – a longtemps été nié et n’a pas fait l’objet de recherches historiques, non seulement en Allemagne, mais aussi dans d’autres pays, comme la France de Vichy ou les pays d’Europe de l’est qui ont participé aux persécutions », estime l’historien Wolfgang Wippermann de l’Université libre de Berlin. « Contrairement aux Juifs, que les nazis retrouvaient par leur religion, les Roms, catholiques pour la plupart, n’étaient pas forcément identifiables par rapport aux autres citoyens », explique Romani Rose, président du Conseil central allemand des Sinti et Roms.

RECONNAISSANCE TARDIVE

Pour y remédier, des « chercheurs raciaux » de l’Allemagne nazie ont enregistré toute une série de caractéristiques et établi des généalogies remontant parfois jusqu’au XVIe siècle pour détecter un « ancêtre tzigane », afin d’envoyer en camps les « sangs-mêlés ». A Auschwitz ou Ravensbrück, ils ont servi de cobayes pour des expériences médicales.

La RFA n’a reconnu officiellement qu’en 1982 ce génocide, avec un geste du chancelier Helmut Schmidt. Et en 1997, le président Roman Herzog a souligné pour la première fois qu’il avait le même motif raciste et avait été perpétré par les nazis avec la même résolution et le même volonté que l’extermination des Juifs.

Actuellement, 11 millions de Tziganes vivent sur le continent européen, dont sept millions dans l’UE, la plupart en Europe centrale et du sud-est, en Roumanie, Bulgarie, Hongrie et Slovaquie. La plus grande minorité ethnique d’Europe est aussi la plus pauvre, subissant toujours discriminations et racisme. M. Rose dénonce notamment leur situation en Roumanie – où ils ont été affranchis de l’esclavage en 1856 –, en Bulgarie, Hongrie, Slovaquie, mais aussi en France et en Italie.

 
Categories: Toutes séries et tous niveaux Tags:

L’épuration sauvage.

Entre  1940 et 1944, environ 120 000 Français accompagnent l’effort de guerre ou de propagande du régime de Vichy et de l’Allemagne nazie comme cela est écrit dans le manuel Magnard de Terminale.

Au fur et à mesure de la libération du territoire, ces collaborateurs, réels ou supposés, voient se déclencher contre eux une épuration sauvage, jusqu’à ce qu’en juin 1944 le GPRF publie deux ordonnances pour organiser l’épuration légale.

L’épuration sauvage prend plusieurs visages: exécutions sommaires ( 8 à 9000 exécutions) mais aussi tontes des femmes accusées de « collaboration horizontale ». Ce sont au total 20 000  femmes qui seront ainsi humiliées. La photo de Robert Capa prise le 16 août 1944 dans les rues de Chartres symbolise cette violence faite aux femmes. Au centre de celle-ci, cette jeune femme tondue et marquée au fer rouge sur le front avec son enfant.

 

Le détroit de Malacca: zone de tous les dangers.

Image de prévisualisation YouTube

  Alors que l’essor du  commerce mondial repose en grande partie sur le trafic maritime, des mers sont aujourd’hui des zones de danger pour les cargos et super-tankers. Les navires longeant les côtes de Somalie mais aussi empruntant le détroit de Malacca sont sous la menace d’actes de piraterie qui se multiplient d’années en années. 

  Le détroit de Malacca se situe entre l’Occident et l’extrême Orient. Il est long d’environ 800 km, s’étend du sud-est vers le nord-ouest et est d’une largeur comprise entre 50 km et 320 km. Il ne fait que 2,8 km de large dans son point le plus étroit, le détroit de Philips.

   C’était la route du thé et des épices,c’est aujourd’hui la route du pétrole et des biens de consommation. La moitié du commerce mondial emprunte cette voie maritime. Il a pris une importance  de premier ordre, en étant la principale route d’approvisionnement en pétrole de deux des principaux consommateurs mondiaux, le Japon et la Chine. Selon l’organisation maritime internationale (OMI), 135 navires ont été attaqués, 44 saisis et 600 marins pris en otage et échangés contre rançon en 2008.

Sources: Wikipedia et émission  » Eté papillon » Canal +.

 

Categories: Toutes séries et tous niveaux Tags:

Le drame des harkis.

Le Mémorial de Caen en cette année du 50 e anniversaire  de la fin de la Guerre d’Algérie  consacre depuis le 11 mars dernier jusqu’au 11 novembre 2011 une exposition sur les  Harkis:  » destin de Harkis ».

Vous pouvez lire sur le site du Mémorial ce qui suit: Ils avaient choisi le chemin de la France, de ses idéaux, de ses valeurs et de ses principes. Souvent, leurs parents s’étaient battus pour notre pays en 1871, en 1914, en 1939 ainsi qu’en 1953. Pendant près d’un siècle, la France n’a cessé de leur répéter qu’ils étaient des Français comme les autres et puis subitement, au lendemain des accords d’Evian ( le 19 mars 1962), elle les a abandonnés, livrés aux massacres, aux brimades des vainqueurs de l’Indépendance. Il aura fallu l’humanité et le courage de nombreux militaires qui en désobéissant aux ordres, ont permis à certains d’entre eux de se réfugier en métropole, les sauvant d’une mort certaine. Ils y vivent toujours. La génération qui a connu la guerre s’éteint dans le silence et ses descendants peinent encore à trouver leur place. Les Harkis et leur famille représentent aujourd’hui près de 500 000 personnes en France.

Revenir sur le destin des Harkis, c’est ouvrir une des pages les moins glorieuses de l’histoire nationale. Pointer les flashs vers ceux que, d’un commun accord, Français et Algériens ont voulu oublier en les maintenant dans l’ombre. Une tâche dans la mémoire…

Pour en savoir davantage:

Aller sur le site du Mémoria de Caen :lhttp://www.memorial-caen.fr/portail/index.php?option=com_content&view=article&id=1279&Itemid=1881

Voir le documentaire consacré aux Harkis en DVD  » la blessure: la tragédie des harkis ».

Categories: Toutes séries et tous niveaux Tags:

Pour les 1ère L1 et ES1: cours sur les totalitarismes.

  Pour avoir le cours du vendredi 11 mai et en particulier ceux et celles qui étaient absents cliquez sur l’onglet  » ne pas perdre sur le cap ». Vous pourrez ensuite faire un « copier-coller ».

Bon week-end à tous et à toutes. M Cadoret.

Categories: Toutes séries et tous niveaux Tags:

« Chairs noires et pierres blanches: la traite négrière à La Rochelle et Rochefort au XVIII ème siècle ».

  Jusqu’au 23 mai, vous pouvez trouver au CDI de l’établissement une exposition consacrée à la traite négrière et à l’esclavage conçue et prêtée par les Archives Départementales de Charente maritime. Le titre de l’exposition est « chairs noires et pierres blanches: la traite négrière à La Rochelle et Rochefort au XVIIIe siècle ». Que représente la traite négrière depuis La Rochelle et Rochefort au XVIIIe siècle ?

  La traite négrière occidentale debute dès le XVIe siècle et elle va concerner jusqu’au XIXe siècle 11 millions d’Africains déportés massivement vers l’Amérique ( 10 Millions). La France s’engage dans ce « commerce » à compter du XVII e siècle.

   La Rochelle va faire partie avec Nantes, Bordeaux, Lorient, Le Havre et Boulogne des grands ports négriers en France. Entre 1730 et 1770 ce sont 206 expéditions négrières qui sont organisées depuis La Rochelle, cette période est celle où la traite ets la plus importante.

  Des armateurs rochelais investissent dans le « commerce triangulaire » comme la famille Garesche ou encore la famille Fleuriau qui vont s’enrichir grâce à celui-ci. Les navires, une fois l’équipage constitué, au départ de La Rochelle transportent dans les cales leurs « pacotilles » , produits fabriqués tant en Aunis qu’en Saintonge,nom qui ne convient pas réellement quant à la valeur réelle des objets qui sont échangés  contre les esclaves achetés en Afrique. Au retour d’Amérique ( Haïti, Antilles), une fois vendus les esclaves, ils ramènent avec eux de la canne à sucre. On compte au milieu du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle une quinzaine de raffineries. C’est donc toute une économie qui se met en place et qui permet à la ville de La Rochelle et dans une moindre mesure Rochefort de s’enrichir grâce à la traite négrière. Les armateurs se font édifier de vastes hotels particuliers dont les  » hotel Garesché » ou  » hotel Fleuriau » marques de leur réussite sociale.

 Le dernier navire négrier quitte La Rochelle le 26 avril 1792 mais il faut attendre 1818 et l’ordonnance de Louis XVIII pour que la traite négrière soit interdite et 1848 pour l’abolition définitive de l’esclavage.

  Aujourd’hui La Rochelle tente d’assumer ce passé. Lors de la journée du 10 mai, date de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions sera inauguré la promenade Toussaint Louverture et toute une série de manifestations dans plusieurs quartiers de La Rochelle auront lieu.

Pour en savoir davantage:

histoirepassion.eu

terangaweb.com

www.ville-larochelle.fr/culture…/musee-du-nouveau-monde.html

Conférence sur la résistance des esclaves aux Antilles le mardi 22 mai à 18h00 aux Archives Départementales de La Rochelle.