Logiciel Scratch : les maths peuvent-elles se scratcher ?

La programmation informatique est apparue dans les emplois du temps des collégiens à la rentrée 2016. Le brevet de mathématiques 2017 comptait ainsi un exercice dédié. Pour quoi faire ? Quel est l’intérêt de Scratch pour des élèves qui passent déjà trop de temps devant leurs écrans ?

Quelles ambitions pour la programmation au collège ?

Introduite dans les programmes de 2016, l’initiation des collégiens français à la programmation informatique doit leur permettre de développer « quelques programmes simples, sans viser une connaissance experte et exhaustive d’un langage ou d’un logiciel particulier ».
Il s’agit « de leur apporter des clés de décryptage d’un monde numérique en évolution constante ».

Conçu par le MIT, le logiciel Scratch s’est rapidement imposé dans les établissements. Libre, fiable, utilisable en ligne ou en version locale, Scratch permet d’explorer très simplement l’univers du codage sans en connaître le langage : des blocs d’instructions à imbriquer, des boucles prédéfinies, un univers à créer ludique et coloré. L’idéal pour programmer de petits jeux, voire commander des robots à distance, en mettant en œuvre des algorithmes des plus simples aux plus complexes !

L’ambition des programmes, mesurée mais louable, est pourtant diversement accueillie parmi les collègues. Parfois à juste titre.

Une mise en route aléatoire

La principale polémique concerne l’intérêt de Scratch. Certains cherchent encore le rapport entre son apprentissage et l’enseignement des mathématiques à des élèves qui maîtrisent mal les fondamentaux. Bref, ils y voient une perte de temps et craignent une baisse de niveau en maths pures.
D’ailleurs, pourquoi leur confier cet enseignement puisqu’à défaut de matière spécifique « informatique », ils verraient parfaitement leurs collègues de technologie se charger de l’initiation à Scratch.

Les conditions matérielles sont également pointées du doigt. En effet, l’initiation avec Scratch d’une quinzaine d’élèves motivés, en demi-groupe et disposant chacun de leur poste, n’a rien à voir avec celle d’une classe entière avec trois élèves par ordinateur.

D’autres cherchent la petite bête en expliquant que les compétences acquises avec Scratch ne sont guère transposables à d’autres langages informatiques. Mais globalement, après quelques mois de méfiance ou de rejet, de nombreux profs estiment que l’introduction de la « programmation » est intéressante et formatrice pour les élèves.

logiciel scratch

Scratch : une logique d’auto-évaluation stimulante

D’un point de vue pédagogique, elle permet en effet d’entrer dans une véritable démarche de projet avec des élèves qui collaborent activement. Ils doivent raisonner, mettre en place une stratégie, tâtonner, faire des essais, comprendre certains « bugs » qui bloquent leur programme Scratch, tout en respectant les contraintes et possibilités des logiciels. Et généralement, ça leur plaît !

Avec Scratch, la différenciation des élèves est simple à mettre en œuvre.
Un petit jeu facile à programmer pourra être l’objectif de base pour tous les élèves. Les plus performants pourront voir la tâche complexifiée afin d’accéder à une algorithmique plus complexe, découvrir les boucles, les tests, les variables.

Dans un environnement où le numérique prend toujours plus d’importance, il est également essentiel de comprendre comment fonctionne un ordinateur et apprendre comment l’Homme programme une machine avec des logiciels.

Comment télécharger Scratch ?

Logiciel de programmation Scratch

Allez à la source la plus sûre, c’est à dire sur le site du MIT (avec des vidéos explicatives sur Scratch) :

https://scratch.mit.edu/download

Vous pouvez installer l’éditeur Scratch 2.0 pour travailler sur des projets sans connexion internet. Cette version de Scratch est compatible pour Mac, Windows et quelques distributions de Linux (32 bits).

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