Katô Shûichi ou Penser la diversité culturelle

Table ronde internationale :

« Katô Shûichi ou Penser la diversité culturelle »

Maison de la culture du japon, grande salle,

samedi 12 décembre 2009, 14h30-19h00

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Que dit le Japon sur le temps et l’espace ? Pourquoi les Japonais excellent-ils à raffiner tout ce qu’ils touchent ? En quoi cela a-t-il à voir avec le temps et l’espace ? Que nous ont dit à ce sujet les spécialistes d’autres cultures que le Japon ? Le Réseau Asie-Imasie (CNRS-FSMH) avec le soutien de la Japan Foundation a posé ces questions à des spécialistes japonais et non-japonais. Une table ronde internationale, intitulée « Katô Shûichi ou Penser la diversité culturelle » (voir le programme scientifique ), réunit anthropologues, historiens, sociologues, philosophes, géographes, linguistes et cinéastes.

Comment certains pays, comme le Japon, sont-ils amenés à rejeter la responsabilité de leurs crimes passés ? C’est aussi une question soulevée par Katô Shûichi, sous les auspices duquel est placée cette table ronde. Car, pour cet ancien témoin de Hiroshima, la recherche sur la culture japonaise était inséparable de la défense de la paix, et donc de la lutte contre l’amnésie. Augustin Berque, Watanabe Moriaki, Ishida Hidetaka, Pierre Caye et Julie Brock interviendront dans une première session, consacrée au temps et à l’espace dans la pensée de Katô et dans différentes cultures. Edgar Morin, Ohnuki-Tierney Emiko, Maurice Godelier, Sakurai Hitoshi et Cécile Sakai s’exprimeront, dans une seconde session, sur les implications politiques des différentes cultures temporelles et spatiales. Des images inédites évoquant Katô Shûichi seront également projetées.

Le dernier livre de Katô Shûichi, traduit par Christophe Sabouret a pour titre : « Le temps et l’espace dans la culture japonaise ». L’édition originale a été publiée par Iwanami Shoten en 2007. Dans cet ouvrage, qui commence par dénoncer « l’oubli de l’histoire » chez les Japonais, l’auteur montre combien le Japon diffère des autres cultures, à commencer par la Chine avec laquelle il est souvent confondu, en matière de temps et d’espace. Après avoir comparé entre elles les grandes conceptions du temps et de l’espace (grecque, juive, chinoise, occidentale, amérindienne, japonaise), il s’emploie, domaine après domaine (littérature, peinture, musique, arts de la scène, architecture, poterie, et même politique), à illustrer par de très nombreux exemples le fait que l’ensemble de la culture japonaise est placé sous le signe de « l’ici et du maintenant » et que sa tendance générale est de commencer précisément par les parties ou détails, d’ajouter et d’aboutir ensuite au tout.

Communication CNRS Editions : Frédéric Foucaud : [email protected] / Tél : 01 53 10 27 09

Coordination scientifique de la table ronde: Jean-François Sabouret : [email protected]

Information : http://www.mcjp.fr/

http://www.reseau-asie.com

Jeanne Goffinet : [email protected]

Akiba Minami : [email protected]

Tél: 33(0)1 49 54 21 41