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Le rêve de Kounandi

Source : https://www.lerouergue.com /catalogue/je-prefere-quils-me-croient -mort

Ce livre a été écrit en 2011 par Ahmed Kalouaz, journaliste, spécialiste du football à Eurosport et qui a publié plus d’une trentaine d’ouvrages (poésie, nouvelles, romans, pièces de théâtre, textes pour la jeunesse). Il nous présente ici l’histoire du jeune Kounandi, 13 ans, qui vient du Mali sans argent et qui a été repéré par un recruteur. Il rêve de devenir un jour un grand footballeur reconnu dans le monde entier comme ses idoles Africaines.

La vie de ce garçon va prendre une tournure surprenante et bouleversante !

Kounandi est issu d’un quartier très pauvre du Mali. Là-bas tout le monde se connaît, s’entraide et se respecte. Beaucoup de jeunes ont envie de devenir à leur tour célèbres grâce au football et ainsi pouvoir prendre soin de leur famille en lui envoyant de l’argent pour qu’elle puisse vivre décemment et ne manquer de rien. Ils font donc tout leur possible pour y parvenir et s’entrainent sur des terrains impraticables, à pieds nus pour certains, avec des chaussures abîmées pour d’autres. Ils jouent souvent avec des ballons raccommodés et abîmés, le but étant de se faire remarquer pour, un jour, être recruté par un club à dimension internationale. C’est le cas de Kounandi ! Il se fait repérer et, grâce au soutien de ses parents, il part en France avec d’autres enfants. Mais à leur arrivée le recruteur les laisse seuls, livrés à eux-mêmes, sans nourriture et sans argent. Ils essaient de survivre et continuent de s’entraîner sans relâche jusqu’à s’épuiser totalement. Ils voyagent de clubs en clubs en gardant toujours dans un coin de leur tête l’envie de devenir un jour célèbre et de faire la fierté de leur famille.

Kounandi va-t-il réussir à concrétiser son rêve, celui de devenir célèbre ? Va-t-il pouvoir sortir sa famille de la pauvreté ? A vous de le découvrir …

Le sujet du livre – ici en particulier la pauvreté et le trafic des jeunes joueurs dans les pays africains – m’interpelle et j’éprouve de la compassion et de la pitié pour ces jeunes qui deviennent des marchandises échangées entre clubs. Ils vivent des moments difficiles, comme la séparation avec leurs familles mais aussi l’obligation qu’ils se sont fixé de devenir célèbres à tout prix pour rendre fière leur famille et lui offrir un meilleur avenir. Ce sujet est également d’actualité car la pauvreté dans les pays d’Afrique est très souvent abordée et plusieurs associations viennent en aide aux familles les plus démunies d’un point de vue alimentaire mais aussi dans les domaines de la santé ou de l’éducation.

Le titre du roman Je préfère qu’ils me croient mort nous donne envie de le lire. Dès le début de l’histoire on sent que celle-ci sera semée d’embûches pour le personnage principal. J’avais envie de savoir quel serait son destin et comprendre pourquoi l’auteur a choisi ce titre, à qui le pronom personnel «ils» se réfère. Les personnages sont à la fois attachants et crédibles, notamment Kounandi qui essaye de se détacher des autres. En tant que lecteur on est au cœur de sa vie et on voit qu’il fait tout son possible pour réussir. On est également au cœur de ses voyages (notamment ses stages dans d’autres clubs et son errance avec ses camarades dans la ville pour trouver à manger), de ses rencontres (avec les coachs), de ses moments de partage avec ses amis, de ses entraînements où on peut découvrir ses talents sur le terrain, mais aussi de ses moments douloureux.

Je vous conseille vraiment de lire ce livre et je lui attribue une note de 4/5 car même sans s’intéresser au football, on est plongé dans une histoire captivante et on suit avec intérêt le parcours de ces jeunes enfants africains, leurs évolutions ainsi que les efforts de Kounandi pour arriver à son but et rendre fière sa famille. Je trouve injuste que les jeunes africains n’aient pas les mêmes possibilités que les jeunes joueurs européens pour se faire repérer et intégrer des grands clubs et que des recruteurs mal intentionnés promettent aux familles de ne plus vivre dans la misère alors que la réalité est bien différente. J’aurais aussi aimé lire une description du monde du football moins brutale qui aborde aussi les côtés positifs de ce sport, mais la réalité est toujours plus cruelle que ce que l’on imagine !

Je vous laisse vous faire votre avis par vous-même 🙂

Bonne lecture à vous !

Kalouaz, Ahmed. Je préfère qu’ils me croient mort. Éditions du Rouergue, 02/2011. 99p. DoAdo. ISBN 978-2-8126-0195-8  

Baptiste GAREL 1ère  1

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