La Chambre des officiers:l’histoire « des gueules cassées » de la Première Guerre mondiale.

  Lundi sur Arte à 20h 45 un film à ne pas manquer « la Chambre des offciers ».

  Ce drame de François Dupeyron revient sur le sort souvent tragique « des blessés de la face » lors de la Première Guerre mondiale. A travers le parcours d’un jeune officier, Adrien, blessé dès le début du conflit en 1914 et hospitalisé à l’hôpital du Val de Grâce dans le quartier réservé aux officiers « la Chambre des officiers », Dupeyron nous permet de mesurer toute la tragédie de ces hommes. Il s’agit là d’une oeuvre bouleversante et intense, qui est une adaptation du livre de Marc Dugain qui enfant accompagné son grand père à la maison des gueules cassées de Moussy le vieux.

  On estime que ce sont 15000 soldats français qui entre 1914 et 1918 ont été blessés à la face. ces jeunes gens sont défigurés à vie et l’espoir de réinsertion sociale, familiale est le plus souvent très mince. Lorsque s’ouvrit la Conférence de la paix de Paris en janvier 1919 pour la signature des Traités de paix avec les puissances centrales, 5 gueules cassées avaient été invitées par Clémenceau pour témoigner de l’horreur de la guerre.

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  Si au lendemain du conflit des maisons furent prévues pour accueillir ces « gueules cassées », les difficultés financières du début des années 1920 retardèrent la mise en œuvre du projet . Ce n’est qu’en 1927 que les « gueules cassées » purent acquérir un domaine, à Moussy le vieux en Seine et Marne là où se rendait Marc Dugain.  

  Elle accueillait les pensionnaires de manière définitive, pour les plus atteints d’entre eux, ou temporaire, pour les convalescents notamment. »Cependant, ces maisons ne symbolisent pas seulement la fraternité unissant les défigurés, mais aussi une sorte d’exclusion à l’intérieur de la société, une non-intégration d’après guerre. Cette association fut financée par la Loterie nationale devenue depuis la Française des jeux ». (Wikipedia »).

 ( Gueules cassées invitées par Clémenceau lors du Traité de Versailles).

Pour aller plus loin, lire le livre de Sophie Delaporte  » les gueules cassées ». Editions Noesis 1996.

Aller sur le site de l’Association des gueules cassées.

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