Francette Edet

25 05 2014

 Francette EDET

     Professeur de sciences, formatrice à l’antenne d’Auxerre de l’E.S.P.E. de Bourgogne, Francette Edet, cosigne, chez l’éditeur Hatier, avec Bruno Hennoque, deux ouvrages de la collection Les petits Archimède. Elle a plus particulièrement dirigé la conception du Vivant, pendant que monsieur Hennoque concevait La Matière. Ces ouvrages, destinés au cycle III de l’école élémentaire se déclinent en une version papier et une version numérique (premier exemple par un auteur icaunais d’une tentative de publication adaptée aux nouvelles technologies).

Extrait de la présentation de l’éditeur : « La licence élève est proposée à – 50%, soit 1.50 €, pour tout achat de 15 manuels papier minimum. Un manuel interactif assorti : - d’outils de navigation (sommaire, liens hypertextes, recherche…) - d’un mode d’affichage en plein écran des doubles pages et un outil « zoom » pour agrandir une zone de la page - d’une palette graphique (cache, surlignage, annotations…) .

Les bénéfices pour l’enseignant et l’élève : ♦ Toute la richesse pédagogique Hatier en version vidéoprojetable Une attention plus facilement captée, en phase avec l’appétence numérique de leur génération. Disponible en ligne avec téléchargement et version tablette inclus »

1/ La Matière, Hatier, parution mars 2014, manuel, 64 pages, 22 cm x 28 cm, ISBN : 978-2-218-97961-3

manuel numérique, ISBN : 978-2-218-98237-8

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2/ Le Vivant, Hatier, parution juin 1964, manuel, 64 pages, 22 cm x 28 cm, ISBN : 978-2-218-97962-0

manuel numérique, ISBN : 978-2-218-98240-8edet_vivant

 




Auxerre 1920

6 05 2014

 

C.F.E.N. Auxerre 1920

C.F.E.N. Auxerre 1920

le groupe candidat au Certificat de Fin d’Études Normales en 1920

AUXERRE

 Ce cliché, pris sur les marches de l’École normale d’instituteurs d’Auxerre, 25 avenue Pasteur, a été généreusement confié au Musée du Livre Scolaire, en 2014, par le docteur Jean Clerc. Y figure le groupe préparant le Certificat de Fin d’Études Normales de la promotion 1918-1920. (cliquez pour agrandir)

 G.F.E. N. Auxerre 1920

C.F.E.N. Auxerre 1920

Ces enseignants, nés au début du XXe siècle, ont pris leur retraite vers 1955-1960. Peut-être un ancien élève de l’Yonne y reconnaîtra-t-il son maître ? [au dos : A mon ami   Clerc    ..errot 118 - 121]




Auteurs scolaires de l’Yonne

16 04 2014

couv_ed02Auteurs scolaires de l’Yonne

 Le Musée du livre scolaire d’Auxerre vient de publier une édition papier de l’ensemble des notices dont il dispose sur les Auteurs icaunais de manuels scolaires. Pour tout renseignement adressez-vous à  : Alain Bataille, al.bataille@wanadoo.fr

 Un volume, 21×14,5, 154 pages  répertoriant 62 auteurs icaunais de manuels scolaires. 15 euros.

Pour une commande par courrier :  adresser le bon de commande ci-dessous, accompagné de votre règlement à Alain BATAILLE – 23 rue Renoir – 89000 AUXERRE.

 Nom & Prénom :………………………………………………

 Adresse : ……………………………………………….

 Code-Ville : ………………………………….

 Commande    . .   exemplaire(s) à 15 € de l’ouvrage  Auteurs icaunais de manuels scolaires. (Port, en sus : 3,50 €)

 Ci-joint un chèque de …. €.

 ————————–

Ce volume reprend l’ensemble des notices mises en ligne sur le site « Auteurs de l’Yonne » du Webpedagogique. (voir ci-après le sommaire de l’ouvrage) 

Sommaire

Les Auteurs icaunais de manuels scolaires

Musée du livre scolaire d’Auxerre

Fourier Joseph                               p. 7

Bachelier Charles Louis Etienne  p. 11

Bonneau Jean Marie                     p. 15

Lafaye Benjamin                          p. 18

Badin Ernest                                 p. 21

Thollois Louis.                             p. 22

Larousse Pierre                            p. 24

Dorlhac de Borne Alphonse        p. 28

Hugot Victor                               p. 30

Bérillon Louis Eugène                p. 32

Pillon François                            p. 35

Collin L.                                     p. 37

Boucheron V                              p. 38

Bert Paul                                    p. 39

Dessignolle                                p. 52

Colin Armand                            p. 53

Hanriot Elie Ernest                   p. 58

Peigné Léon                              p. 60

Clemendot Gaston                    p. 62

Boisseau Gustave                     p. 66

Bodin Marguerite                     p. 68

Gustave Hervé                          p. 70

Ab Der Halden Charles            p. 72

Lavaut Marguerite                   p. 75

Isaac Jules                                p. 76

Dubreuil Léon                          p. 80

Fradet Georges Auguste           p. 82

Séguin Kléber                          p. 83

Tarnier Maurice et Marcelle   p. 88

Lucquin S & L                         p. 89

Seguin Jeanne                          p. 90

Graff Jean                                p. 93

Barré Pierre                              p. 94

Paumier Maurice                      p. 95

Charleux Elisabeth                   p. 96

Coquille Raymond                   p. 97

Garioud Anthelme                   p. 97

Thévenet Serge                        p. 97

Pitot Nicole                             p. 97

Onimus Jean                           p. 101

Dugenne Paul Camille (interview) p. 102

Jeannot & Forin, éditeurs         p. 104

Denise Henri et Jeanne (interview) p. 106

Furet Bernard (récit)               p. 112

Beaumont Roger                     p. 115

Goureau Moïse                       p. 115

Peytard Jean                           p. 115

Tronchère Jean                       p. 118

Rémond Georges                   p. 119

Rousseau Jean-Paul               p. 119

Mignot Jacques                      p. 121

Laguillaumie Pierre               p. 123

Floreau Joël                          p. 124

Laurent Michel                     p. 125

Bataille Alain                       p. 126

Crouzet Roger                     p. 127

Lucile Fourchotte                p. 128

Godinat Françoise               p. 128

Timon Robert (interview)   p. 128

Worobel Michel                  p. 128

Lorrot Danielle                   p. 137

Carré Daniel                       p. 140

Varenne Jacques et Pierre. p. 141

Valtat Alain                      p. 142

Le Clercq Pierre               p. 143

Dalle-Rive Bernard          p. 144

Hennoque Bruno              p. 145

Saturnin Patricia               p. 146

Études sur le département de l’Yonne            p. 148

Liste par matière                                             p. 152

Liste alphabétique                                           p. 155

 




Gustave Hervé

13 03 2014

Gustave Hervé collabora avec Gaston Clémendot. L’analyse de ses attaches familiales permet d’avancer une explication qui éclaire son parcours : issu d’une famille très engagée dans la marine militaire il s’oppose d’abord aux siens en affichant des opinions anarchistes, puis, lorsque la guerre se profile et surtout après le décès de son frère dans la Somme, il montre son attachement aux valeurs défendues par les siens en faisant prosélytisme d’un militarisme passionné.

 

Gustave HERVÉ

(1871 – 1944)

HERVÉ Gustave Alexandre Victor

° Brest (29), 2 I 1871 ; † Paris (75), 25 X 1944.

- Agrégé d’histoire, il est nommé professeur au lycée de Rodez (1897), de Sens (1899), radié en 1901 pour propos antimilitaristes. Il entre très tôt en politique, se joint au mouvement socialiste qui adhère au P.S.O.R., fédération de l’Est, de tendance allemaniste, puis au Parti Socialiste naissant. Au lendemain du congrès de Bordeaux, il s’en sépare et pousse la fédération de l’Yonne à l’indépendance. Délégué au congrès unitaire du Globe à Paris (avril 1905), il signe au nom des fédérations autonomes la déclaration d’unification, avec J.B. Lavaud pour le P.S.O.R, Louis Dubreuil pour le Parti Socialiste de France, et Albert Orry pour le Parti Socialiste français. Il siège à la Commission administrative de la S.F.I.O. jusqu’en 1911, collabore au Travailleur socialiste (1900), à Action (1903). Journaliste violent et pamphlétaire, « orateur médiocre », il séduit par « son ton direct, ses affirmations péremptoires, ses sarcasmes et, au besoin, ses injures ». Il est aussi un des principaux rédacteurs de la Revue de l’Enseignement primaire et du Pioupiou de l’Yonne, où il manifeste un antimilitarisme virulent qui le conduit aux assises et un anticléricalisme qui découle de sa conviction d’un complot du « sabre et du goupillon » contre la République. Aristide Briand, son avocat, déclare devant le tribunal « J’estime que nous ne devons pas nous en tenir à une vaine critique des armées permanentes, mais que, pour couper court au fléau du militarisme, nous devons nous attaquer à la racine même du mal, je veux dire à ce que les bourgeois appellent la Patrie ». Il se déclare partisan de la grève insurrectionnelle contre la guerre (Congrès d’Auxerre (1905), de Limoges (1906), de Nancy (1907), conférence de Villeneuve-l’Archevêque (1914). Il écrit « Si la mobilisation est proclamée, rendez-vous à la caserne. Prenez les fusils et les cartouches que l’on vous donnera. Ainsi armés, mettez la main au collet des capitalistes et délivrez-vous de tous vos oppresseurs ». Ainsi, pour lui, le seul ennemi est le capitalisme mondial et on ne peut se battre que pour établir un régime collectiviste et le défendre. Il refuse l’idée de reprendre l’Alsace-Lorraine au prix de milliers de victimes humaines. Dans le même temps, il se défend d’être anarchiste. En 1910, il veut quitter le S.F.I.O. et créer un parti révolutionnaire que la Fédération refuse. La violence lui vaut un séjour en prison. Il souhaite une union CGT-Parti Socialiste pour mieux lutter pour la paix et la démocratie. Il va jusqu’à préconiser un rapprochement avec les Radicaux (1914) et la participation ministérielle. Au congrès de Paris (VII 1914), il s’oppose à Jaurès et Vaillant, et contre toute attente repousse l’idée de la grève générale contre la guerre. [Peut-être est-il informé de l’attitude des socialistes allemands]. Dès le début des hostilités, il précise sa position : il a lutté contre la guerre, mais elle est là, il faut se défendre. Il soutient alors l’effort de guerre dans La Guerre sociale, journal qu’il a fondé (1906-1915), puis dans La Victoire. À partir de 1915, il s’oppose de plus en plus violemment aux socialistes. Aussi est-il exclu par la Fédération de l’Yonne au congrès de Sens (22 X 1916). Il prend fait et cause pour Clemenceau, prône une guerre sans merci, puis une « paix de châtiment » et les États-Unis d’Europe, sous condition d’une police solide. Hostile au régime parlementaire, il appelle de ses vœux une république autoritaire, un parti socialiste national.

- En 1908, il a été refusé au stage des avocats par le Conseil de l’Ordre pour avoir prêché le renversement des lois, préconisé le mépris du drapeau, la haine de la patrie et la désertion, d’avoir voulu être avocat pour défendre les compagnons dans les futurs procès.

- À la fin, déçu dans sa foi révolutionnaire, il se convertit revenant à la foi de ses ancêtres bretons.

= L’Antipatriotisme [déclaration en Cours d’Assisses] -Histoire de France et notions d’histoire générale [...] -Histoire de France et de l’Europe. Enseignement pacifique de l’histoire - Manuel d’instruction civique [résolument antipatriotique] ou les propos de Jacques Germinal (1908) - Leur patrie (1906) – Contre le brigandage marocain (1907) [pour lequel il est condamné à un an de prison et 3 000 F. d’amende] [déclaration en Cour d’Assises] – Propos révolutionnaires (1909) - L’Internationalisme (1910) - Mes Crimes ou onze ans de prison pour délits de presse. Modeste contribution à l’histoire de la Presse sous la troisième république (1912) - La Patrie en danger (articles, 1915) - Après la Marne - C’est Pétain qu’il nous faut (1935) - Épîtres aux croyants - Épîtres aux incroyants.

[DMOF, La, BN, Jean-Bernard, A. Billy, Marcellin]

Biographie extraite du Dictionnaire historique biographique et généalogique de l’Yonne, de Paul Camille Dugenne, ed. SGY.

 

 




La méthode Saturnin

17 02 2014

    La méthode de lecture SATURNIN

de l’oral vers l’écrit

      Habituellement, en matière d’apprentissage de la lecture, la première question est « syllabique ou globale ? » Avec la méthode de Mme Saturnin, cette distinction n’est pas pertinente. Mme Saturnin vise d’abord la maîtrise et l’étude de la langue orale ; maîtrise et étude qui se transposent naturellement à l’écrit et conduisent à lire, écrire des syllabes, des lettres, mais ces exercices viennent après un travail oral où le sens prime et reste une référence qui ne doit pas être oblitérée par les problèmes techniques nombreux que pose le passage à l’écrit.

             Grande section de maternelle :

     Les cinq périodes sont construites de façon homogène, ce qui rassure maîtres et élèves ; la maquette est claire et soignée, ce qui participe au confort d’utilisation. Chaque période s’ouvre sur une comptine (ill. 1, ci-dessous) et la présentation d’un album et un conte liés au thème (ill. 2), puis se décline en deux chapitres liés au thème se décomposant chacun en : l’histoire à écouter (ill. 3), quelques exercices de compréhension du sens de l’histoire (ill. 4), quelques exercices techniques sur le fonctionnement (oral) de la langue (ill. 5), quelques exercices techniques préparant le passage à l’écrit (ill. 6-7). Le nécessaire pour comprendre est là, sans recherche excessive, sans virtuosité inutile.

            Cours préparatoire :

L’élève retrouve au CP la démarche de grande section : cinq thèmes, du sens, de la technique… Bien armé par les exercices de grande section, il peut rapidement accéder à l’étude technique des lettres, des syllabes, toujours en lien avec le sens. Les 36 phonèmes sont présentés (8) et balisent le parcours, mais il n’est pas question de faire une étude complète des exceptions orthographiques, la simplicité, gage d’efficacité, reste de mise. La clarté éditoriale est la même que pour les ouvrages de grande section.

Moyennant quoi, l’auteure remplit le contrat qu’elle affiche dans son avant-propos : « une méthode de lecture, conforme aux programmes du Ministère de l’Éducation nationale* /…/, adaptée aussi bien à l’enseignant débutant qu’à l’enseignement chevronné. »

Au cours préparatoire, les élèves sont entraînés à déchiffrer seuls les mots. Cette compétence a été apprentissage de la relation entre sons et lI.O. juin 2008]

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Patricia Saturnin

10 02 2014

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(1972 – …)

 

     Originaire de Béon (Yonne) où elle vit, Patricia Saturnin fut professeure des écoles à Saint-Julien-du-Sault (Yonne) puis à La Celle-Saint-Cyr (Yonne). Soucieuse de communiquer la méthode d’apprentissage de la lecture qu’elle a mise au point, elle recherche vainement un éditeur. Elle fonde alors, en 2009, sa propre maison d’édition : les Éditions des Sablons pour diffuser ses ouvrages. Actuellement (2014), les ouvrages qui concernent la Grande section de maternelle et le Cours préparatoire sont disponibles. D’autres ouvrages, concernant le Cours élémentaire 1, sont en projet.

 

Exercices et fiches de lecture pour la grande section de maternelle

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Deux cahiers proposent des exercices de compréhension orale d’histoires lues par l’enseignant, albums et contes traditionnels, des exercices sur le principe alphabétique travaillé à partir de mots issus d’un imagier relatif à l’histoire lue par l’enseignant, des exercices de copie, d’écriture et de dictée à l’adulte.

Un guide de l’enseignant

Du matériel collectif :

6 affiches-sons : Un lot de 6 affiches-sons en couleur pour les sons A,I,O,U,E,É. Format 34 x 24

10 imagiers : Un imagier constitué de neuf mots-clé de l’histoire permettant d’enrichir le vocabulaire des enfants et d’étudier le principe alphabétique. Format A3

Des images séquentielles : Six images séquentielles par histoire à remettre dans l’ordre chronologique permettant une production orale riche ainsi que des activités de dictée à l’adulte. Format A5

 

Méthode d’apprentissage pour le C.P.

La méthode s’articule autour de cinq thèmes en rapport avec la découverte du monde ; cinq thèmes qui correspondent aux cinq périodes de l’année scolaire. L’apprentissage est fondé sur le démarrage immédiat de l’étude des sons, l’apprentissage de mots-outils très fréquents (le, la, un, une…), un premier travail de compréhension à partir d’illustrations et non de textes, en rapport avec la vie de l’écolier.

A partir de textes variés, de la littérature de jeunesse, de documentaires, l’enfant est invité à travailler le sens des textes, à enrichir son vocabulaire, ainsi qu’à apprendre et fabriquer. Tout en découvrant le fonctionnement de la langue, à l’oral  et à l’écrit.

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Les Éditions des Sablons

10 02 2014

 

Les Éditions des Sablons

     Le développement des techniques numériques permet à des individus isolés prêts un investissement minimal d’être auto-éditeur de leurs propres productions. Ainsi, les Éditions des Sablons ont été crées dans l’Yonne, à l’instar des Éditions Odilon.

     Les Éditions des Sablons, 5 chemin des Sablons, 89410-Béon, ont été fondées, en décembre 2008, pour éditer les ouvrages de Patricia Saturnin 

     Fin 2013, cinq ans après sa création, l’entreprise prospère ; disposant d’une maquettiste, installée à Villeneuve-sur-Yonne, un imprimeur, installé à Saint-Étienne, elle envisage de recruter des commerciaux pour une diffusion extra-départementale.




Louis Eugène Bérillon

21 11 2013

 

 

Louis Eugène BÉRILLON

(1827- ?)

 Louis Eugène Bérillon, né le 10 juin 1827, à Maligny (89), d’une famille bien implantée dans ce terroir. Son frère, Bernard Germain sera maire de Maligny ; destitué à cause du gouvernement d’ordre moral instauré par Mac Mahon en 1873, il est soutenu par les habitants qui impriment une pétition titrée : « Comme quoi les habitants de Maligny ne sont pas du tout contents que l’ordre moral ait révoqué leur maire et comme quoi ils établissent par des faits, bons à conserver pour l’histoire locale, qu’on n’a pu le révoquer que pour ses opinions libérales ».

Louis Eugène est un temps instituteur à Saint-Fargeau (annuaire de l’Yonne 1854) ; en 1869, il est dit ex-instituteur de Saint-Fargeau, selon les pages d’introduction de la 10e édition de son ouvrage. Il fait publier avant 1862 « La Bonne Ménagère Agricole – Simple notion d’économie domestique – A l’usage des Écoles de Jeunes Filles ».

Cet ouvrage fut abondamment utilisé dans les écoles de province et connut une dizaine de rééditions -la dixième édition est datée de 1889-.

 L’écrivaine, Colette, le cite plusieurs fois dans ses œuvres : Pléiade T. I, p. 193, 263-265, 1285-1286. Elle brocarde allégrement l’introduction de l’ouvrage dans Claudine à l’école :

 « Ô Bérillon, que tu as amusé les sales petites filles dont j’étais. Ta préface, nous la mimions en la déclamant. Marie Belhomme €[...] tendait au ciel ses mains de sage femme et apostrophait [...] la jeune fille des champs, [...] ‘repoussez comme détestable la pensée de vous éloigner de vos parents et de la maisonnette où vous êtes née ! Si vous saviez à quel prix celles dont vous enviez le luxe ont acheté la soie et les bijoux dont elles se parent’ ! [...]

_ dix francs la nuit, interrompait Anaïs, je crois que c’est le prix à Paris ! »

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Bibliographie : La Bonne ménagère, Louis-Eugène Bérillon, ed. Albert Gallot, Auxerre, 1889

Quelques Côtés de la vie publique à Guerchy à la fin du XVIIIe siècle, par Louis-Eugène Bérillon (1887)

 

C’est sans doute la notoriété que lui a donnée Colette qui lui a valu un reprint récent par la librairie Hachette :

« La Bonne Ménagère agricole, ou Simples Notions d’économie rurale et d’économie domestique : Parution : 01/05/2013, Collection : Savoirs et Traditions : Agronomie et Agriculture ; EAN : 9782012861350 ; Prix : 15.40 € ttc ; nombre de pages : 334

Date de l’édition originale : 1888

Ce livre est la reproduction fidèle d’une œuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.  »

 

On notera que Louis Eugène Bérillon est le père du médecin Edgar Bérillon, auquel Paul Camille Dugenne consacre l’article ci-dessous, sans citer qu’il fut un patriote très excessif pendant la Grande Guerre. En effet, il publie ses théories sur la « Bromidrose fétide » ou encore « la Polychésie » de la « race allemande » (auxquelles Guy Betchel consacre un chapitre de son ouvrage: « Délires racistes et savants fous », Plon, 2002).

 

BÉRILLON Justin, Edgar, Eugène

° Saint-Fargeau, 23 V 1859 ; † Paris, 6 III 1948.

- Docteur en médecine, élève de Bouley, Retterer, Perrier, Milne-Edwards, Dupont-Pallier, Paul Bert, Brown-Sequard et Roux. Il apporte dans le domaine de l’hypnotisme une méthode scientifique intéressante. Fonde (1846) l’Institut psychophysiologique qui devient l’École de Psychologie; il est nommé secrétaire général du premier congrès international de l’hypnotisme (1889) et du second (1900) ; il est directeur de l’École et de la Revue de psychologie appliquée. Il poursuit ses travaux jusqu’en 1939. Il est encore président de nombreux congrès de psychologie, fondateur de la Société de psychothérapie et de celle de psychologie comparée. Il pose comme doctrine de base : objectivité, plus scrupuleuse expérimentation. Il publie en 1884 sa thèse : La dualité cérébrale et l’indépendance fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux d’où découle une science la Cryptognose qui a pour but d’évaluer la valeur psychologique d’un individu. Il met en valeur les maladies du jugement, négligées par la plupart des psychologues et dégage l’idée fondamentale que le cerveau est doué de sa fonction mimétique, contrôlant toutes les fonctions de notre organisme et dont l’abolition débouche sur l’hystérie.

- Étudiant la « malléabilité mentale », il dote la psychothérapie de deux moyens efficaces : le réflexe verbo-auriculo-ducteur, qui assure la maîtrise de soi et de la psychothérapie graphique : deux voies qui ne sont ni développées ni perfectionnées ; ne considérant l’hypnotisme que sous son aspect individuel, on n’a pas étudié les « formes d’hypnotisme social et politique, si bien utilisées par l’Allemagne hitlérienne et plus récemment par l’islam et par la publicité ».

= Le Concours de l’agrégation en médecine et son remplacement par l’institution des privatdocents (1895) -L’Hypnotisme et orthopédie mentale - Hypnotisme et suggestion, théorie et application pratique (1891) -Hypnotisme expérimental. La Dualité cérébrale et l’indépendance fonctionnelle des deux hémisphères cérébraux [...] (1884) – L’Œuvre  scientifique de Paul Bert (1887) – Premier congrès international de l’hypnotisme [...] en 1889 (1889).

[La, DBF / Lacroix, BN]




Michel Laurent

17 09 2013

Michel LAURENT

(1936 – …)

    Michel Laurent est né le 2 février 1936 à Paris (6e), instituteur, directeur d’école, puis psychologue scolaire, il fit carrière dans le département de l’Yonne. Il est l’auteur d’une brochure de 64 pages destinée à la préparation des employés communaux à l’épreuve de français du concours de commis et à l’examen d’aptitude à l’emploi de secrétaire de mairie des communes de moins de 2 000 habitants, éditée en 1981 par le CFPC (Centre de Formation des Personnels Communaux, devenu après 1987 le CNFPT – Centre National de la Fonction Publique Territoriale).

    La brochure connut plusieurs éditions : d’abord, avec Jeanne SIMON (éditée en 1980), puis avec Michel Laurent seul (édition de 1981, bleu, 64 pages).Une annexe de 48 pages d’exemples d’épreuves d’examens fut réalisée avec Jacques DUMONT l’année suivante (1982).

    Un second ouvrage sortira en 1989 à destination des candidats au concours de commis territorial, en adaptation à la nouvelle formule de concours (80 pages), sous l’égide du CNFPT (successeur du CFPC).

     Ces ouvrages sont des exemples de brochures éditées dans un cadre particulier pour des formations professionnelles spécifiques par un organisme de tutelle dont l’édition n’est pas le souci premier. N’entrant pas dans le cadre des grandes collections, elles ont une vie brève et sont rarement conservées en bibliothèques.

     « La brochure était destinée à la préparation au concours de secrétaire de mairie et de commis ; elle connut deux éditions, l’une avec plusieurs co-auteurs, puis une seconde où je fus seul auteur après le retrait des collaborateurs de la première édition.

    L’ouvrage été diffusé dans la France entière, mais je n’ai jamais su à combien il avait été tiré. Ma rémunération fut de l’ordre d’un mois de salaire d’instituteur. J’ai été très libre tant pour le contenu que pour la forme. J’ai pu imposer ma mise en page, si l’on m’avait imposé une forme, je crois que j’aurais renoncé. J’ai dû me rendre plusieurs fois à Paris pour mettre l’ouvrage au point avec l’imprimeur. » [Michel Laurent]

 

 




Roger Crouzet

30 08 2013

Roger CROUZET (1941-…)

Un temps instituteur à Mélisey (89), Roger Crouzet né en 1941, est un adepte de la pédagogie coopérative inspirée de Célestin Freinet. A ce titre il est auteur de nombreux articles, de brochures éditées par l’I.C.E.M. ou la C.E.L. Au cours des années quatre-vingt, il devient conseiller en Arts plastiques pour le département de l’Yonne jusqu’à sa retraite en 1996. Dans le droit fil de ses activités professionnelles en Arts plastiques, il réalise des poteries.

 On lui doit :

Il coule le cidre doux, C.E.L. Cannes, collection Bibliothèque de travail Junior

L’Hôpital de Tonnerre de 1293 à nos jours, 1977, C.E.L. Cannes, collection Bibliothèque de travail, 40 p.

Il participe largement au numéro 74 de la revue Art enfantin dont nous donnons ci-dessous le sommaire puisque : « Ce numéro pourrait porter le n° 89 car il a été réalisé par le département de l’Yonne, mais il ne porte que le n°74 » ainsi qu’il est mentionné en sous-titre.

Art enfantin, n°74 CEL, nov. déc. 1974

Sommaire :

LE MUSÉE DOMAINE DES ENFANTS, par Roger CROUZET et les classes de Suzanne GUILLOT, André AUGER et Jean-Paul LEAU. Illustration : - Album de la classe maternelle de S. Guillot à Auxerre ; – Statuettes de la classe maternelle de A. Auger ; – Album de Renaud « Mon tableau », classe de J.P Leau à Jonches

13. LE THÉÂTRE DE JOUY par la classe de Simone et André HEURTAUX. Illustration - Dessin de Renaud : école de Jonches ; – Collage de l’école des Prés-Haut à Tonnerre

22. VIENS, TU SERAS BIEN, un album de Brigitte, école de Mélizey, classe de Jacqueline CAUX

24. LOIS ET SECRETS, texte et dessin de Martine, école de Ouanne, classe de Daniel CARRE

26. TECHNIQUE Les collages par R.CROUZET. Illustration de l’école maternelle des Prés-hauts à Tonnerre, classe de Mme Desblaches et de l’école de Saint-Fargeau, classe de Maryse Bertalot.

30. LES CHEVAUX, Un disque ICEM n° 11 présenté par J.P. LIGNON

31.ACTUALITÉ MEB

EN COUVERTURE, Dessin à la craie – sur bois – de Brigitte, école de Mélisey, classe de R.Crouzet

EN SUPPLÉMENT - une Gerbe « textes libres » n°2 ; – une Gerbe Adolescents : « École ? » ; – un disque ICEM n°11 « Les chevaux »