Géo T1-Les aires urbaines, géographie d’une France mondialisée

France = de plus en plus urbaine

Près de 9 Français sur 10 vivent aujourd’hui dans une aire urbaine :

– soit en centre-ville ;

– soit dans un espace directement sous influence urbaine : banlieue ou commune périurbaine.

1. Une étude de cas : l’aire urbaine de Paris

a) Paris, une ville mondiale

= au centre de l’aire urbaine : ville-centre

→ concentre emplois, commerces, loisirs (musées, sites touristiques : Tour Eiffel, Louvre, Centre G. Pompidou…)

→ accueille des quartiers d’affaires (ex : La Défense)

→ retient les populations les plus aisées = gentrification

b) Une banlieue très diverse

= espace dans la périphérie des villes-centres, en croissance depuis les années 1950-60

→ un habitat diversifié : zones pavillonnaires, grands ensembles (immeubles HLM)

→ comporte des zones commerciales et industrielles

→ des populations moins aisées ou en difficultés (banlieues défavorisées du nord et de l’est de Paris), mais aussi populations riches (banlieues aisées de l’ouest de Paris)

c) Une couronne périurbaine qui s’étend

= espaces ruraux proches des villes en forte croissance depuis années 1980

→ transformations importantes du paysage : lotissements pavillonnaires des citadins grignotent espaces agricoles = appelées parfois « villes dortoirs »

→ abrite une population qui s’installe loin de Paris

2.Un étalement urbain en progression

Croissance urbaine les citadins délaissent les pôles urbains pour s’installer dans la couronne périurbaine = périurbanisation

a) Ses causes

→ Coût important de l’immobilier dans la ville-centre

→ Recherche d’un cadre de vie plus agréable : propriété d’un logement plus grand, avec jardin, dans un environnement plus sûr et plus calme

→ Généralisation de la voiture individuelle, extension du réseau de chemin de fer

b) Ses conséquences

→ Mobilité accrue des habitants : temps de transport multiplié

→ Migrations pendulaires (déplacements quotidiens des navetteurs : travail/logement) saturation des transports, pollution de l’air

→ Développement des villes = au détriment des campagnes et de l’agriculture, aménagements coûteux (autoroutes, transports en commun)

= étalement urbain

3.Les villes exercent une forte influence sur le territoire français

a) La métropolisation

Grandes villes concentrent la population, des fonctions de commandement (politiques, économiques, culturelles) et de nombreuses activités spécialisées = métropoles

Métropoles étendent leur influence sur les villes moyennes aux alentours (20 à 50 km), puis dans les campagnes.

= métropolisation

b) La mondialisation favorise les grandes métropoles

Les espaces à fortes densités de population Les espaces à faibles densités de population
Près des frontières

dans les grandes vallées fluviales (Seine, Rhône, Loire, Garonne, Rhin)

sur les littoraux

les régions montagneuses (Alpes du Sud, Pyrénées, Massif central)

les plaines et plateaux du centre de la France = « diagonale du vide »

 

 

  • Paris = de loin l’aire urbaine la plus vaste et la plus peuplée, suivie par Marseille, Lyon et Lille.
  • Flux migratoires sont dirigés vers les territoires les plus attractifs à l’échelle nationale : sud et ouest de la France

Flux migratoires : Ensemble des déplacements de migrants d’une région (ou d’un pays) à une autre.

  • 2 phénomènes :

Héliotropisme : Attirance des populations et des activités vers les régions ensoleillées (surtout au sud)

Littoralisation : Concentration des populations et des activités sur les côtes (surtout les ports).

 

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Pour faire un quiz sur les aires urbaines

http://histoirencours.fr/quizz/Quizz3eme/3G1-urbain-Web/index.html

Géo T2-Les espaces productifs et leurs évolutions

Un espace productif = un espace sur lequel sont développées des activités économiques, qui produisent des richesses.

3 grands types d’espaces productifs :

– les espaces industriels (15% de la population active, 20% du PIB) ;

– les espaces agricoles (3% de la population active, 2% du PIB) ;

– les espaces tertiaires et les services (82% de la population active, 78% du PIB).

Les espaces productifs locaux sont ouverts à l’économie mondiale et intégrés à ce qu’on appelle la mondialisation.

Mondialisation : les échanges de biens, services, argent, hommes et cultures se développent à l’échelle de la planète et créent des liens de plus en plus forts entre différentes parties du monde.

 1. Les nouvelles dynamiques des espaces industriels

a) Hier, la crise des industries traditionnelles

  • Jusqu’aux années 1960-1970 :

– l’industrie repose sur des activités traditionnelles : mines, métallurgie, textile…

– les principaux facteurs de localisation = proximité des matières premières (bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine) et présence d’une main d’œuvre importante (industrie textile du Nord)

  • Mais la crise économique frappe ces industries :
Secteurs traditionnels Causes de la crise
Charbonnages (mines de charbon) Moins de réserves de charbon
Sidérurgie (fabrication d’acier) Manque de compétitivité = la production coûte plus cher que dans d’autres pays
Construction automobile Robotisation = moins d’ouvriers
Textile Délocalisation des usines dans d’autres pays moins chers

 

Désindustrialisation

nombreuses friches industrielles = terrains laissés à l’abandon à la suite de l’arrêt de l’activité industrielle qui s’y exerçait (risque de pollution).

b) Aujourd’hui, des industries plus innovantes et plus diversifiées sur le territoire

  • Réorientation vers les industries de haute technologie : priorité à la compétitivité et à l’innovation
  • Facteurs de localisation des industries changent :

– importance de la proximité des axes de communication et des grands centres urbains ;

– présence d’un tissu économique dynamique et d’une main d’œuvre qualifiée ;

– présence de technopôles (ou pôle de compétitivité) où se fait de la « recherche et développement » (R&D) ;

– qualité de l’environnement.

c) Une nouvelle carte industrielle

→ prédominance de la région parisienne et du couloir du Rhône.

→ remise en cause de l’opposition Ouest/Est :

– les industries traditionnelles de l’Est et du Nord sont en reconversion ;

– les industries du Sud et de l’Ouest sont en plein essor.

– des pôles de compétitivité sont disséminés sur tout le territoire. Ex. : Cosmetic Valley dans l’Eure.

Mondialisation a restructuré l’espace industriel français. Nouvelles dynamiques se lisent dans les paysages industriels.

2. Une agriculture modernisée de plus en plus spécialisée

Agriculture = Culture (céréales, vigne, fruits, légumes, fourrage…) + Élevage (pour le lait et la viande essentiellement)

= 1 million d’exploitants, sur des exploitations de + en + grandes

a) Une agriculture française très moderne

Depuis 50 ans, la Politique agricole commune (PAC) a modernisé l’agriculture française et aide les agriculteurs à faire face à la concurrence internationale.

une agriculture performante, fortement intégrée au marché européen et mondial : la France est la première puissance agricole en Europe.

une agriculture de plus en plus productiviste grâce à la mécanisation et aux engrais.

Agriculture productiviste: xxxxxx (3 lignes)

b) Des espaces agricoles de plus en plus spécialisés

  • Grandes régions se spécialisent :

→ Bassin parisien, Picardie = culture intensive de céréales, légumes ;

→ vallées de la Loire, du Rhône et de la Garonne = cultures spécialisées : vignes, fleurs, fruits et légumes

→ Bretagne = élevage intensif et hors-sol : élevage en batterie dans des bâtiments industriels avec alimentation industrielle.

  • Paysages transformés par la spécialisation :

→ augmentation de la taille des exploitations agricoles

→ exploitations = au cœur de la filière agroalimentaire.

→ friches agricoles dans les espaces où l’activité agricole a été abandonnée

c) Le défi du développement durable

Agriculture productiviste a des conséquences négatives : pollution des eaux et des sols, problèmes sanitaires

les consommateurs demandent plus de qualité et une agriculture plus respectueuse de l’environnement

de nouvelles pratiques agricoles se développent. Ex. : l’agriculture biologique

Transition : malgré une concurrence mondiale de plus en plus forte, la France est la première puissance agricole européenne.

3. Une économie de services

a) Des services en plein essor

Une forte croissance depuis 1975 : 82% de la population active, 3/4 de la richesse de la France le secteur tertiaire (= secteur des services) est le seul secteur d’activité qui gagne des emplois.

Services touchent tous les aspects de la vie : services publics (hôpitaux, enseignement) ou services privés (banques, assurance, commerces, etc.)

Avec l’augmentation du temps libre, certains secteurs progressent fortement : le tourisme, les loisirs, les transports.

b) Le tourisme, un atout majeur

80 millions d’étrangers viennent visiter la France

  • Raisons :

– Richesse du patrimoine géographique, historique et culturel nombreux sites et musées à visiter, nombreuses spécialités à découvrir ;

– Littoraux importants et soleil stations balnéaires en été (exemples : Saint-Tropez, La Baule…) ;

Station balnéaire : Ville littorale aménagée en vue du tourisme de bord de mer

– Hautes et moyennes montagnes accessibles stations intégrées pour tourisme d’hiver (exemples : Megève, Val Thorens…) ;

– Des campagnes, des forêts, des cours d’eau développement du tourisme vert tourné vers la découverte de l’environnement

– En progression : les parcs d’attractions (exemples : Disneyland Paris, Futuroscope…)

  • Conséquences :

– Régions en profitent : Paris première ville touristique du monde, littoral de la Méditerranée (mais tous les littoraux en général), Alpes pour les sports d’hiver ;

– Tourisme = un secteur moteur qui entraîne d’autres secteurs : les transports, le bâtiment, l’agriculture…

c) Les services se concentrent dans des métropoles

Facteurs de localisation des pôles tertiaires sont :

– la présence d’une main d’œuvre qualifiée ;

– une bonne accessibilité et la proximité d’autres services ;

– l’importance de la demande et la proximité des clients.

C’est pourquoi les métropoles concentrent les services rares ou spécialisés : par exemple La Défense à Paris

≠ espaces ruraux souffrent d’un manque de services

acteurs essaient de rendre leur territoire attractif pour attirer les activités tertiaires.

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Géo T3- Aménager pour réduire les inégalités croissantes

1.Des territoires avantagés et privilégiés

a)Paris, capitale française, ville mondiale

  • Un espace moteur du territoire national :

– très peuplé : 12 millions d’habitants dans l’aire urbaine ;

– région française la + riche = 23% des emplois, 31% du PIB (richesse nationale) ;

– un aire d’influence sur régions voisines : Paris attire les jeunes et les emplois dans secteurs d’activités innovants ;

– une forte polarisation en termes de transports : 2 aéroports internat (Roissy-CdG, Orly), LGV (Atlantique, Est, Sud-est, Nord), autoroutes convergent vers Paris ; réseau ferré francilien très dense

Polarisation : Attraction forte qu’exerce un lieu sur un territoire qui se trouve dans une situation de dépendance à l’égard de ce centre.

  • Une métropole mondiale qui concentre des pouvoirs :

– politiques : siège des institutions nationales (gouvernement, parlement), des ambassades, d’institutions internationales (Unesco)

– économiques : grands centres d’affaires (La Défense), parcs d’expositions, siège de nombreuses FTN

– culturels : Paris = 1re destination touristique mondiale (monuments, musées, sites de loisirs…), nombreux médias, clubs de sports (Paris = candidate aux JO de 2024)

  • Le Grand Paris, un projet d’aménagement à l’horizon 2030

Constat : beaucoup d’inégalités sociales dans la région (ouest parisien Seine Saint-Denis) ; problèmes de déplacements car réseau en étoile (définit un ensemble de voies de transports qui passent toutes par le même centre – ici Paris).

Objectifs :

– développer le Grand Paris Express = réseau en rocades de 150 km, trains automatisés

– conforter les pôles de développement. Exemples : Le Bourget : aviation ; Saclay : maths, sciences ; La Défense : finance ; La Plaine-St-Denis : création, etc.

– mieux se connecter avec le monde

b)Les lieux privilégiés du territoire français

Des territoires bénéficient d’un fort peuplement (fortes densités de population = nombre d’habitants vivant sur un kilomètre carré, hab / km2) et d’une concentration d’activités économiques.

 

Les régions dynamiques Les raisons de ce dynamisme Une notion importante à rappeler
Les métropoles Une connexion avec les autres métropoles nationales et mondiales ; la concentration d’emplois très qualifiés Métropole
Les régions littorales  Des capacités touristiques balnéaires, des zones industrialo-portuaires Littoralisation
Les régions méridionales (= du sud) Les attraits touristiques de la côte méditerranéenne, le soleil Héliotropisme
Les espaces frontaliers dans le Nord, en Alsace, à la frontière suisse La proximité d’économies complémentaires (Allemagne, Suisse…) qui favorisent les flux de travailleurs frontaliers. Euro-régions : Zone constituée de régions de pays différents séparées par une frontière mais associés pour se développer.

 

2.Des espaces de faible densité et leurs atouts

a)Des espaces en marge

50 % de la population française vit sur 3 % du territoire.

  • Des espaces peu peuplés

– de 30 hab / km2 = faible densité

Diagonale des faibles densités (ou « diagonale du vide ») du NE au SO de la France

  • Des espaces géographiques peu intégrés
Les territoires peu dynamiques Les raisons de ce faible dynamisme Une notion importante à définir
Moyennes et hautes montagnes Reliefs très pentus, vallées étroites, climat défavorable Enclavement
Plaines et plateaux à forte dominante rurale  Eloignement des métropoles et des littoraux Ruralité
Territoires industriels en déclin : le Nord et l’Est Perte d’industries et d’emplois Désindustrialisation

 

  • Des espaces souvent très agricoles

– Des activités tournées pour une bonne part vers l’agriculture.

– Peu de grandes villes à proximité.

  • Phénomène global d’exode rural (= départ définitif des ruraux vers les zones urbaines) et de déprise diminution des surfaces agricoles ; vieillissement de la population ; fermeture de commerce et de services.

 

b)Des territoires qui recherchent une attractivité

  • De nouvelles populations

Des néoruraux s’installent dans les communes rurales. Des habitants des métropoles passent leurs week-ends et leurs vacances dans des résidences secondaires.

  • Des dynamiques économiques nouvelles :

– Des agriculteurs s’orientent vers de nouvelles productions : production biologique, produits de terroir, par exemple.

– Des communes rurales veulent se revitaliser : encouragement pour les médecins ou les entreprises à s’installer, amélioration des réseaux (téléphoniques, Internet…) pour attirer les entrepreneurs

  • L’atout touristique

Les urbains trouvent dans ces territoires :

– de nouveaux espaces récréatifs : randonnée, sports divers, festivals de toutes sortes…

– des espaces de nature : tourisme vert, parcs régionaux

 

3.L’aménagement du territoire, pour réduire les contrastes

Aménagement du territoire vise à corriger les inégalités entre la mégarégion parisienne, les métropoles dynamiques et les espaces moins dynamiques.

a)Une étude de cas : la LGV en Bretagne

Un aménagement de grande ampleur Un chantier aux coûts importants

De nombreux travailleurs

Des infrastructures nouvelles

Des acteurs multiples Les usagers

Des constructeurs (maîtres d’ouvrage)

Des investisseurs publics

Des objectifs de développement Des gains de temps

Un tourisme multiplié

Une croissance économique des entreprises

Une dimension de développement durable Des changements dans les villes

Une dimension sociale

Une dimension environnementale

 

b)Le rôle des acteurs publics et privés

  • Depuis les années 1960 : l’État = principal acteur des politiques d’aménagement du territoire

A partir des années 1980 : l’Etat ≠ le seul acteur à agir pour réduire les contrastes entre les territoires → décentralisation donne plus de pouvoirs aux collectivités territoriales (régions, départements et communes) pour agir à toutes les échelles

  • Union Européenne joue aussi un rôle majeur, en accordant des aides aux espaces en difficulté.
  • Associations d’habitants et d’usagers et entreprises sont aussi des acteurs de plus en plus impliqués.

c)Des objectifs d’aménagement prioritaires

  • Désenclaver : un territoire local ne doit pas rester déconnecté du reste du territoire national par ex. la LGV rapproche des territoires éloignés de la capitale, un pont relie deux territoires séparés…
  • Reconvertir : des aménagements accompagnent le changement d’activité (la reconversion) d’un territoire par ex. dans le bassin houiller du Nord, des aides sont apportées aux nouvelles entreprises en hautes technologies, aux transports…
  • Réduire les fractures sociales : les politiques publiques visent à améliorer les conditions de vie des gens dans leurs quartiers par ex. des quartiers dégradés sont réhabilités, d’autres sont construits, des services sont installés…
  • Respecter le développement durable : l’environnement doit être préservé et mis en valeur par ex. des lois protègent les milieux fragiles (le littoral, la montagne, la forêt), des parcs nationaux sont créés, les énergies renouvelables sont encouragées…

4.Aménager les territoires ultramarins français

a)Des territoires éloignés et dispersés

  • Les territoires français ultramarins sont :

– des territoires très éloignés de la métropole (= ici, désigne la France européenne), ce qui nécessite des liaisons aériennes très longues ;

– des territoires principalement dans le zone intertropicale (entre les deux tropiques) : climat chaud, risques de cyclones ;

– des îles et archipels principalement : liaisons maritimes difficiles avec continent, risques de montée du niveau des océans à cause du réchauffement climatique

  • Mais ces territoires procurent :

– une présence française (économique, militaire, scientifique) en de nombreux points de la planète ;

– la 2e ZEE qui fait de la France une grande puissance maritime.

– des ressources spécifiques : paysages et biodiversité pour le tourisme (Antilles, La Réunion), ressources minières (nickel de Nouvelle-Calédonie) et agricoles (fruits des Antilles)

b)Des difficultés d’aménagement

  • Les territoires ultramarins souffrent :

– de fractures sociales importantes : chômage fort, retard de développement des populations autochtones (= population dont les ancêtres sont originaires de l’endroit où elle habite, ex. les Amérindiens en Guyane), coût de la vie, délinquance…

– d’espaces difficiles à valoriser : éloignement de la métropole, forêt immense en Guyane ;

– des inégalités de développement avec les pays voisins, ce qui entraîne une immigration illégale (ex. clandestins en Guyane, ou à Mayotte).

  • Des aménagements cherchent à développer ces territoires :

– des infrastructures de transports (aéroports, ponts, ports…) pour limiter les distances ;

– des industries : centre spatial de Kourou en Guyane, par exemple.

– des aménagements touristiques : création de parcs naturels, développement de l’écotourisme.

Pour reprendre le cours sur les espaces à faible densité sous forme de vidéo :

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Pour reprendre le cours sur l’aménagement des territoires sous forme de vidéo :

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Pour reprendre le cours sur les territoires ultramarins sous forme de vidéo :

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Histoire T1-Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale

1.Les grandes phases de la guerre

a) Le début de la Première Guerre mondiale

Système des alliances en place après l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche-Hongrie à Sarajevo, le 28 juin 1914.

→ août 1914 : la guerre oppose l’Entente (France, Royaume-Uni, Russie) aux Empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie)

→ Mobilisation de tous les hommes en âge de combattre et des troupes venant des colonies

= GUERRE MONDIALE

b) Guerre de mouvement et guerre de position

Guerre de 1914-18 =

– d’abord une guerre de mouvement = les Allemands progressent dans les pays ennemis,

– puis une guerre de position = le front s’immobilise, les armées s’enterrent dans les tranchées

c) Le tournant de 1917 et la fin de la guerre

1917 : les États-Unis entrent en guerre ; la Russie en révolution se retire du conflit

La dernière grande offensive allemande a lieu au printemps 1918 = échec, suivie d’une contre-offensive des Alliés.

L’Allemagne vaincue signe l’armistice le 11 novembre 1918

2.Une guerre totale

a) La violence de masse sur le front

Combats d’une extrême violence avec l’utilisation d’armes nouvelles : obus, gaz asphyxiants, lance-flammes, mitrailleuses, avions, etc.

Conditions de vie des poilus très difficiles : horreur des combats, froid, faim, maladies, boue mutineries

Un symbole de la violence de la guerre = la bataille de Verdun (1916) : 350 000 soldats tués (1/2 Allemands, 1/2 Français), aucun gain de terrain

b) La violence de masse concerne aussi les civils

Guerre frappe durement les civils : bombardements, violences, réquisitions, pénuries

Génocide des Arméniens fait plus d’un million de victimes dans l’Empire ottoman, entre 1915 et 1916

c) La mobilisation concerne toute la société

A l’arrière, les populations sont entièrement mobilisées = participation à l’effort de guerre

→ Mobilisation financière : Etat fait des emprunts de guerre et augmente les impôts

→ Mobilisation humaine : femmes, enfants et coloniaux travaillent dans les usines ou aux champs

→ Mobilisation industrielle : usines produisent pour les armées (ex : Renault fabrique des chars)

→ Mobilisation des esprits : propagande et censure sont utilisées pour soutenir le moral des populations (presse, affiche, spectacles, école…).

= GUERRE TOTALE

3.Une Europe bouleversée par la guerre

a) Un lourd bilan

→ Bilan humain = près de 10 millions de morts ; 21 millions de blessés = les « gueules cassées » ; un grand nombre de veuves et d’orphelins.

→ Bilan matériel = des destructions massives : routes, villages, usines, etc.

→ Bilan psychologique = populations traumatisées ne veulent plus de la guerre 14-18 = « la der des der ». Les anciens combattants s’organisent : certains exaltent la violence et l’ordre, tandis que d’autres constituent de puissants courants pacifistes

b) De nouvelles frontières

28 juin 1919 : le traité de Versailles (appelé « diktat » par les Allemands) voulu par Georges Clemenceau déclare l’Allemagne responsable de la guerre : elle perd des territoires et doit payer des réparations.

→ les empires disparaissent et donnent naissance à de nouveaux États. Ex. : Pologne, Tchécoslovaquie

→ des zones de tensions perdurent. Ex. : Balkans

→ Une Société des Nations (SDN) est mise en place pour régler les conflits entre les nations

c) La vague révolutionnaire

Les révolutions russes de 1917 portent les Bolcheviks de Lénine au pouvoir en Russie Montée du communisme : idéologie qui veut créer une société sans classes ni propriété privée

Des révolutions communistes et des troubles politiques et sociaux ont lieu dans toute l’Europe de l’après-guerre

 

Bilan : le bilan de la Première Guerre mondiale est très lourd. L’Europe est profondément marquée par ce conflit.

Un rappel simple de ce qu’est la Première Guerre mondiale :

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Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://www.youtube.com/watch?v=Mry2e-OhclE

Pour revoir les grandes phases de la guerre, un C’est pas sorcier sur 1914-1918 :

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Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://www.youtube.com/watch?v=3LrPAz4cjh0

Pour s’exercer au vocabulaire sur la Première Guerre mondiale, un mots-croisés sur le site suivant : http://fr.educaplay.com/fr/activiteeducatives/1096753/html5/14_18___vocabulaire.htm#

Histoire T2-Démocraties et expériences totalitaires (1919-1939)

1.Le régime totalitaire soviétique

a) Un régime fondé par Lénine…

Octobre 1917 : Lénine, chef du parti bolchevik, arrive au pouvoir

De 1918 à 1921, guerre civile et « communisme de guerre » : réquisitions dans les campagnes, suppression des libertés fondamentales

mise en place d’une dictature et d’un parti unique (Parti communiste / bolchevik).

  • Régime élimine ses opposants, rétablit la censure et supprime la presse d’opposition.
  • État prend le contrôle du commerce et des industries.

L’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) est fondée en en 1922.

b) … et consolidé par Staline

Staline succède à Lénine en 1924, puis détient seul le pouvoir en 1928 (jusqu’à sa mort en 1953) après avoir éliminé ses opposants

Avec le « Grand Tournant » (1929), il met en place une économie planifiée :

  • priorité donnée à l’industrialisation avec les plans quinquennaux : plans réalisés par l’Etat qui imposent les objectifs de production à atteindre pour 5 ans.
  • élimination des koulaks (paysans riches) et la collectivisation des terres : création des kolkhozes (exploitation agricole dans laquelle les paysans mettent tout en commun : terres, travail, matériel…). Mais famines catastrophiques.
  • c) … qui devient absolu avec la « Grande Terreur »

Staline poursuit l’élimination des opposants : police politique (NKVD) traque les « ennemis du peuple » ; procès truqués (1936-1938) ; déportation des opposants en très grand nombre (≈ 2 M)  dans les camps du Goulag.

= GRANDE TERREUR

Contrôle de la vie et la pensée de la population par la propagande, embrigadement dans des organisations de jeunesse (komsomols), de loisirs, etc.

Culte de la personnalité exalte la figure de Staline.

= RÉGIME TOTALITAIRE

 2.Le régime totalitaire nazi

a) L’accession au pouvoir d’Hitler et la suppression des libertés

Double contexte de la défaite de 1918 et de la crise économique de 1929 (chômage très fort) : la République allemande de Weimar est très fragile.

Hitler, chef du parti nazi (NSDAP), remporte légalement les élections législatives le 30 janvier 1933 : il devient chancelier.

démocratie disparaît, dictature s’installe : restriction des libertés, interdiction des partis politiques à l’exception du parti nazi, élimination des opposants, ouvertures des premiers camps de concentration

Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer Hitler concentre tous les pouvoirs

b) L’État nazi encadre la population

Hitler s’appuie sur le parti nazi : SS, Gestapo contrôlent la société

Le régime a recours à la propagande culte du chef = Führer (« guide ») apparaît tout-puissant sur les images et dans les discours. Ministre de la propagande : Josef Goebbels.

La jeunesse est embrigadée dans des organisations : Jeunesses hitlériennes

= Société militarisée

c) Un État raciste et antisémite

Idéologie définie par Hitler dans Mein Kampf (« un peuple, un empire, un chef ») établit une hiérarchie des races = supériorité de la race allemande sur les autres

L’antisémitisme est au cœur du régime : lois de Nuremberg en 1935 excluent les juifs de la société ; Nuit de Cristal en 1938 = violences contre les synagogues et les bâtiments juifs

3.La République française en crise et le Front populaire

France = démocratie, IIIe République (1870-1940)

a) Une crise à plusieurs dimensions

  • Une crise économique: la crise de 1929 touche la France à partir de 1931
  • Une crise sociale : montée du chômage = misère, climat d’inquiétude sociale ; ouvriers n’obtiennent aucune satisfaction dans leurs entreprises
  • Une crise politique : montée de l’antiparlementarisme face à l’instabilité des gouvernements

Confrontation entre gauche (le parti communiste et la SFIO, socialistes autour de Léon Blum) et ligues d’extrême droite (= groupes de militants très antiparlementaires et antisémites)

Crise culmine le 6 février 1934 : manifestation de l’extrême droite qui tourne à l’émeute.

b) Le Front populaire au pouvoir

= coalition de gauche qui regroupe le parti radical, le PC (parti communiste) et la SFIO pour lutter « contre la misère, le fascisme, la guerre ».

Elections de mai 1936 majorité au Front populaire, le socialiste Léon Blum devient Président du Conseil, fierté de la classe ouvrière, grèves et occupations spontanées d’usines.

  • Gouvernement de Blum adopte en juin 1936 des lois sociales qui améliorent les conditions de travail :

→ les accords Matignon : hausse des salaires, conventions collectives, etc.

→ 2 semaines de congés payés annuels

→ semaine de travail de 40 h

  • Gouvernement prend des mesures économiques = nationalisations de grandes entreprises (SNCF par ex.)
  • Mais aussi politique culturelle : création de musées, développement de la pratique du sport et des loisirs grâce aux congés payés.

Été 1936 : nombreux Français partent pour la première fois en vacances

  • Fin du Front populaire en 1938 car :

– divisions internes

– campagnes de presse ignobles contre Blum et son ministre Salengro

– critiques de la droite = « mur de l’argent » (nom donné aux grosses fortunes françaises qui ont fait obstacle aux réformes du Front populaire)

– crise économique persiste.

4.L’Europe marche à la guerre

a) Une Europe très divisée

Démocraties = fragiles (crise persistante) Dictatures = renforcées (fin de la crise)
France

Grande-Bretagne

Belgique

Tchécoslovaquie

Des régimes totalitaires :

– Allemagne nazie

– Italie fasciste (chef = Mussolini)

– URSS communiste

Des régimes autoritaires :

Pologne, Autriche, Roumanie

b) L’Allemagne à la conquête d’un espace vital

  • Hitler veut laver l’humiliation du traité de Versailles :

– il recrée une armée (dont la Luftwaffe : aviation) et une industrie d’armement ;

– il réinstitue le service militaire ;

– il menace les pays voisins en réclamant le rattachement des minorités allemandes et germanophones (qui parlent allemand)

Hitler conquiert son « espace vital » :

– il noue des alliances avec les autres dictatures (l’Axe = Allemagne + Italie + Japon) et un pacte de non-agression avec l’URSS

– il annexe l’Autriche (1938), la Tchécoslovaquie (1939), puis la Pologne (septembre 1939)

c) Ailleurs aussi, des dictatures en phase de conquête

  • En Espagne : guerre civile entre fascistes du général Franco et républicains
  • En Afrique : Mussolini conquiert l’Ethiopie
  • En Asie : Japon conquiert des territoires au détriment de la Chine

= menace d’une guerre générale

 

Pour reprendre le cours sur l’URSS totalitaire sous forme de vidéo :

Pour reprendre le cours sur l’Allemagne nazie sous forme de vidéo :

Pour reprendre le cours sur la France des années 1930 sous forme de vidéo :

Histoire T3-La Seconde Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement

L’Allemagne souhaitant attaquer plusieurs pays va utiliser la vitesse pour les surprendre. Après avoir attaqué la Pologne en septembre 1939, elle lance une guerre-éclair contre les pays de l’ouest de l’Europe en avril et mai 1940. Les pays sont rapidement battus. En juin 1940 la France capitule. L’Angleterre, aussi en guerre contre l’Allemagne, n’est pas envahie.

Pourquoi les moyens utilisés permettent à l’armée allemande d’avancer vite ? Ils utilisent des moyens puissants de destruction massive (bombardements, tanks) qui détruisent les installations ennemies (routes, maisons, véhicules) et terrorisent les populations.

Qui avaient été les principales victimes du conflit de 1914-1918 ? Les soldats (hommes) engagés dans les combats sur le front.

Qui sont les victimes cette fois ? Les populations civiles (hommes, femmes, enfants, non militaires).

 

1.Les grandes phases de la Seconde Guerre mondiale

Voir sur le cahier les schémas des différentes phases de la guerre.

Synthèse : La Seconde Guerre mondiale oppose les forces de l’Axe aux Alliés. De 1939 à 1945, les puissances de l’Axe occupent de nombreux territoires en Europe et dans le Pacifique. À partir de 1942, les Alliés libèrent les territoires occupés et poussent les pays de l’Axe à la capitulation.

2. Une guerre d’anéantissement

a) Une violence extrême

  • Un affrontement total, sans limite à la violence.

→ ex. de Stalingrad : dureté des combats ( 1 million de morts) ; civils et militaires souffrent de la faim, du froid, des maladies, volonté d’anéantir l’ennemi…

  • Des bombardements aériens massifs sur les villes font des centaines de milliers de morts

→ la bombe atomique tue 150 000 personnes à Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945

2de GM = guerre la plus meurtrière de l’histoire : 50 à 60 millions de morts dont plus de la 1/2 sont des civils.

b) Une mobilisation des hommes et des ressources

→ 87 millions de soldats sont mobilisés

→ Economies de guerre = économies entièrement tournées vers la production d’armes. Avantage aux EU qui disposent d’une très forte industrie

→ Les nazis exploitent les territoires qu’ils occupent : réquisitions, travail forcé des prisonniers de guerre

c) Un conflit idéologique

Alliés = Défendre les droits de l’homme et la démocratie ↔ Axe = Conquérir des territoires pour les peuples aryens et japonais et éliminer les « races inférieures »

Rôle puissant de la propagande : ennemi montré comme inférieur et terrassé par les armées victorieuses

Alliés s’engagent en faveur d’élections libres et pour juger les criminels de guerre

= GUERRE TOTALE

 

3. Le génocide des juifs et des tsiganes

Shoah = mot hébreu qui signifie « catastrophe »

Génocide : Elimination d’une population pour des raisons politiques, raciales, ethniques ou religieuses.

a) Les trois étapes de la Shoah

Idéologie antisémite recherche d’une façon de « régler le problème juif » au fur et à mesure des conquêtes à l’est

  • Temps des ghettos (1939-1942) = Juifs regroupés dans des ghettos en Pologne (ex. : le ghetto de Varsovie) → population entassée, privée de soins et d’alimentation : nombreuses morts de faim ;
  • Temps de la « Shoah par balles » (1941-1942) = exécutions collectives de juifs par les Einsatzgruppen dans les territoires soviétiques conquis par les nazis ;
  • Temps de la « Solution finale », après la conférence de Wannsee (janvier 1942) : assassinat des juifs et tziganes dans des camps d’extermination (ou centre de mise à mort), tous situés en Pologne.
  • b) La mort de masse
  • De la rafle à la déportation:

→ Gestapo et police du pays arrêtent des juifs déjà fichés et identifiés (étoile jaune), puis conduits dans des camps de transit (ex. : Drancy, en région parisienne) ;

→ Organisation de convois ferroviaires, voyage éprouvant.

Rafle : Arrestation massive de personnes

  • De l’arrivée au camp à la mise à mort :

Un grand centre de mise à mort : Auschwitz-Birkenau

→ Tri hommes-femmes, puis valides-invalides, privation des biens, des bagages et des bijoux ;

→ Valides = envoyés à Birkenau pour travailler de force ;

→ Invalides = déshabillées puis menées dans les chambres à gaz : mort en 20 minutes ;

→ Corps brûlés dans crématoriums ou sur bûchers.

 

Bilan = entre 5 et 6 M de juifs (dt 76 000 Français), 240 000 tsiganes

Génocide juif et tsigane accusation de « crime contre l’humanité » est créée en 1945

 

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Histoire T4- Régime de Vichy, collaboration et Résistance en France (1940-1944)

1.Le régime de Vichy, antisémite et antirépublicain

a) La défaite de mai-juin 1940

Offensive allemande en mai 1940 exode : plus de 8 millions de civils fuient vers le Sud ; débâcle militaire : nombreux prisonniers de guerre.

Armistice, demandé par Pétain, est signé le 22 juin 1940 à Rethondes :

– moitié nord de la France = occupée par les troupes allemandes, séparée du sud par une ligne de démarcation ;

– rattachement de l’Alsace-Lorraine au Reich ;

– paiement de lourdes indemnités ;

= défaite traumatisante

Armistice = xxxxx (je laisse deux lignes)

 

  Pétain De Gaulle
Responsabilité au gouvernement Président du Conseil Sous-secrétaire d’Etat à la Défense
Date et lieu du discours 17 juin 1940 France 18 juin 1940 Londres
Moyen de communication Radio française Radio britannique (BBC)
Cause de la défaite Ennemi supérieur en nombre en en armes Chefs de l’armée et la force supérieure de l’ennemi
Atout de la France Les anciens combattants, la foi en la Patrie Son Empire, la force militaire des EU
Solution envisagée La Collaboration La Résistance : continuer le combat
Phrase de l’auteur « Faire don de sa personne à la France » : un nouveau lien affectif entre le pays et un chef « Moi et mes compagnons » : former un groupe cette résistance

b) La mise en place de l’« État français »

Le maréchal Pétain obtient des députés les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 : fin de la IIIe République et naissance d’un nouveau régime, très autoritaire, l’Etat français, qui s’installe à Vichy :

– chef de l’Etat, Pétain concentre la plupart des pouvoirs politiques ;

– suffrage universel et libertés fondamentales = abolis ;

– partis politiques et syndicats = interdits.

Régime de Vichy s’appuie sur :

– la propagande et la censure : culte du chef (« Maréchal, nous voilà ») ;

– la « révolution nationale » = suppression des références à la République, retour aux valeurs traditionnelles (slogan « Travail, Famille, Patrie ») ;

– l’antisémitisme : juifs tenus pour responsables de la défaite.

c) Un régime de collaboration avec l’Allemagne nazie

Entrevue de Montoire entre Hitler et Pétain en octobre 1940 mise en place d’une politique de collaboration qui se radicalise à partir de 1942 avec le premier ministre Pierre Laval :

– collaboration économique : la France fournit des productions industrielles et agricoles et accepte le Service du travail obligatoire (STO);

– collaboration militaire et policière : la Milice chasse les résistants, des Français s’engagent dans l’armée allemande ;

– collaboration antisémite : lois sur le statut des Juifs en 1940 et 1941, rafle du Vèl d’Hiv par la police française en juillet 1942.

Novembre 1942 : armée allemande envahit la zone sud toute la France est alors occupée

2.La Résistance

a) L’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle

  • L’appel du 18 juin = l’acte fondateur de la Résistance : en réaction à l’armistice et au régime de Vichy, de Gaulle refuse la défaite et appelle à résister depuis Londres

Général de Gaulle devient le chef de la France libre et fonde les Forces Françaises Libres (FFL), qui combattent aux côtés des Alliés (opérations en Afrique, en Italie)

  • La Résistance intérieure se développe : groupes de = en = importants :

→ gaullistes après le 18 juin 1940 ;

→ communistes après l’attaque allemande contre l’URSS ;

→ de nombreux jeunes qui ne veulent pas être réquisitionnés dans le STO en 1943.

b) La Résistance s’organise peu à peu

Résistants agissent dans la clandestinité : renseignement, sabotage, combat, etc.

Grâce à l’action de Jean Moulin, les mouvements de résistance :

– réseaux : Organisations clandestines de résistants (surtout dans les villes) ;

– maquis : Groupes armés de résistants dans des zones peu peuplées (surtout Alpes, Massif central, Bretagne…)

= regroupés dans le Conseil national de la Résistance (CNR) à partir de 1943.

  • Juin-décembre 1944 : libération de la France par les Forces françaises intérieures (FFI) aux côtés des Alliés après le débarquement de Normandie. Libération de Paris : le 25 août 1944.

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Histoire T5-Le monde après 1945

1.La guerre froide, un monde bipolaire (1947-1989)

a)La division du monde en deux blocs (1947-1962)

  • Création de l’Organisation des nations unies (ONU)

→ conférence de San Francisco en 1945 : 51 Etats qui ont combattu l’Axe (aujourd’hui 193), réaffirmation des droits de l’Homme ;

→ volonté de reconstruire le monde et de garantir la paix à l’échelle mondiale ;

poids important du Conseil de sécurité (avec membres permanents : Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, France et Chine) qui doivent tous être d’accord pour engager une mission.

  • Mais rupture de la « Grande Alliance » entre Etats-Unis et URSS en 1947

→ politique américaine d’endiguement du communisme : la doctrine Truman et le plan Marshall

→ réponse soviétique : la doctrine Jdanov

  • « Rideau de fer » en Europe oppose deux blocs :

– le bloc de l’Ouest : les États-Unis et les démocraties libérales, regroupées dans l’OTAN

– le bloc de l’Est : l’URSS et les pays communistes (« démocraties populaires »), regroupés dans le pacte de Varsovie

Un symbole : Allemagne est divisée en deux : la RDA sous contrôle soviétique et la RFA sous contrôle occidental

blocus de Berlin (1948-1949) par les Soviétiques : les Alliés mettent en place un pont aérien pour ravitailler la ville

  • Guerre froide = conflit sans affrontement direct entre Etats-Unis et URSS, mais marqué par plusieurs crises :

– guerre de Corée de 1950 à 1953 : l’extension de la Guerre froide en Asie ;

– construction du mur de Berlin en août 1961 : la matérialisation de la division Est-Ouest ;

– crise de Cuba en 1962 : menace d’une installation de fusées soviétiques à portée des Etats-Unis marque l’apogée des tensions entre les deux Grands (Khrouchtchev-Kennedy).

b)Deux superpuissances en compétition

  • Rivalité entre les 2 Grands pour avoir la supériorité dans le domaine :

– militaire ⇒ course aux armements, recherche de la bombe A (URSS = 1949) ⇒ « Equilibre de la terreur » = chaque puissance dissuade l’autre d’attaquer ;

– économique aide massive aux pays alliés ;

– spatial « course à l’espace » (Soviétique Gagarine = 1er homme dans l’espace, 1961 ; Apollo XI = premiers Américains sur la Lune, 1969) ;

– autres domaines : sport, culture, etc.

Rôle important de la propagande (radio, cinéma, télévision…) et de l’espionnage.

  • Les 2 Grands recherchent à nouer des relations après la mort de Staline en 1953, et surtout après la crise de Cuba période de « détente » :

– recherche d’accords de désarmement ;

– mais poursuite d’une « course aux territoires » en Asie et en Afrique : Américains interviennent contre les communistes au Vietnam (1964-1973) ; Soviétiques interviennent pour défendre gouvernement communiste en Afghanistan (1979-1990) ; installation de missiles en Europe.

c)La fin de la guerre froide

  • Années 1970-1980 : URSS est épuisée économiquement par la course à l’armement ; les populations des pays communistes aspirent à plus de libertés (= brutales répressions)

Mikhaïl Gorbatchev (au pouvoir en 1985) est obligé de prendre des mesures face aux difficultés économiques de son pays = perestroïka ; négociations de désarmement relancées ;

  • Guerre froide se termine avec la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989), suivie de la réunification allemande. En 1991, l’URSS disparaît.

 

2. Indépendances et construction de nouveaux États

Période d’après-guerre = marquée dans le monde par la décolonisation

a)Un contexte international favorable à la montée des revendications

  • Les principales puissances coloniales (France, Angleterre, Pays-Bas) = très affaiblies par la seconde guerre mondiale ;
  • L’exploitation coloniale (échanges économiques inégaux, travail non-rémunéré, voire forcé, supériorité des Européens blancs sur les populations de couleurs) favorise l’essor des mouvements nationalistes ;
  • Les 2 Grands, Etats-Unis et URSS, + ONU = profondément anticolonialistes

→ ONU a inscrit dans sa Charte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et soutient le mouvement de décolonisation.

après 1945, revendications des colonisés de + en + pressantes : ils réclament l’autonomie ou l’indépendance.

b)La fin des empires coloniaux

  • Indépendances :

– soit par une solution négociée : la décolonisation est alors plus ou moins pacifique (Inde 1947, les colonies françaises d’Afrique noire – 14 pays dont le Sénégal – en 1960) ;

– soit à la suite d’affrontements violents (guerres, guérillas, massacres) : en Indochine française de 1946 à 1954, en Algérie de 1954 à 1962.

Guérillas : Combats de harcèlement (embuscades, sabotages) menés par de petits groupes contre une armée régulière.

  • Décolonisation débute en Asie (1945-1955), puis se poursuit en Afrique (1956-1976) partition des Empires coloniaux = création de nombreux nouveaux États

c)L’émergence du Tiers-monde et les défis des nouveaux États

  • Les Etats nouvellement indépendants intègrent l’ONU et y deviennent peu à peu majoritaires
  • Affirmation d’une place dans le monde

conférence de Bandung en 1955 : fin du colonialisme, affirmation de l’unité du Tiers-monde ;

conférence de Belgrade en 1961 : pays décolonisés créent le mouvement des non-alignés et revendiquent un nouvel ordre international dans le contexte de la guerre froide.

  • Des États fragiles encore très liés aux anciennes métropoles
Défis des nouveaux Etats Obstacles à vaincre Conséquences encore valables aujourd’hui
Construire un État et des institutions solides Pas d’expériences démocratiques, frontières qui ne respectent pas les ensembles géographiques ou linguistiques Nombreuses guerres post-coloniales, régimes politiques instables (dictatures)
Développer leur économie Des ressources mais des échanges inégaux du fait du maintien de l’influence des anciennes puissances Un développement qui dépend beaucoup de l’aide extérieure

Pays d’Asie deviennent de plus en plus compétitifs à partir des années 1970

Gérer les fractures au sein de la population Très forte croissance démographique, inégalités entre ethnies ou groupes sociaux Crises alimentaires et parfois famines

Guerres civiles (génocide au Rwanda 1994)

Forte émigration vers les anciennes métropoles

Développement : Capacité d’un pays à satisfaire les besoins de sa population (santé, habitat, alimentation, etc.) ou à améliorer ses conditions de vie.

Liens de coopération = très forts avec les anciennes puissances

Commonwealth : anciennes colonies (ou protectorats) de l’empire britannique

Francophonie : anciennes colonies de l’empire français

 

Pour reprendre le cours sur la guerre froide sous forme de vidéo :

Pour reprendre le cours sur la décolonisation sous forme de vidéo :

Pour reprendre le cours sur les enjeux et conflits dans le monde depuis 1989 sous forme de vidéos :

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Histoire-Géo T6- L’Union européenne

1.Affirmation et mise en œuvre du projet européen

a)De la Seconde Guerre mondiale à 1989

1945 : l’Europe est en ruines et ses institutions politiques en crise les États s’organisent pour garantir la paix, la démocratie et le développement économique, aidés par l’intervention américaine (plan Marshall)

  • Clé de la reconstruction = la réconciliation franco-allemande, défendue par des hommes comme les Français Jean Monnet et Robert Schuman et l’Allemand Konrad Adenauer, appelés « Pères fondateurs » de l’Europe

1re étape: CECA 1951 =: mise en commun de l’acier pour les armes et de l’énergie pour les usines et les transports…

puis Traité de Rome 1957 : Communauté économique européenne (CEE) = union douanière et coopération économique dans le but de créer un marché commun

  • Tandis que les pays d’Europe de l’Est sont sous contrôle soviétique, les pays d’Europe de l’Ouest avec des institutions démocratiques stables s’unissent progressivement :

Politique agricole commune (PAC) = mise en place pour développer l’agriculture des États membres

Premiers élargissements intègrent et favorisent le développement d’États sortant de dictatures (Espagne, Portugal, Grèce…)

Traité de Schengen (ville du Luxembourg) 1985 : plusieurs pays suppriment les contrôles d’identité aux frontières qui leur sont communes = « espace Schengen », sans frontières intérieures

b)L’Union européenne après la guerre froide

  • Traité de Maastricht 1992 = la CEE devient l’Union européenne :

crée une citoyenneté européenne ;

prépare l’Union économique et monétaire devant déboucher sur une monnaie unique : l’euro mise en place en 2002

  • Avec la fin du communisme : ouverture aux pays à l’Est UE passe à 25 (2004) puis à 27 membres (2007) et aide les nouveaux États membres à combler leur retard économique et social
  • Mais UE traverse des crises : crises économiques + crise des réfugiés + sentiment d’abandon ressenti par des populations en périphérie = montée de l’euroscepticisme, départ de la Grande Bretagne (« Brexit »)

UE doit réformer et développer ses institutions pour être plus efficace, poursuivre l’intégration économique et répondre aux critiques réclamant plus de démocratie et une politique sociale européenne

2.L’Union européenne, un « nouveau territoire »

a)Un territoire de référence pour ses habitants

L’Union européenne =

– 28 États

– 508 millions d’habitants (7% de la population mondiale)

– Un quart de la richesse du monde

– 60 % des exportations à l’intérieur de l’UE = un vaste marché

L’UE procure un grand nombre d’avantages à ses citoyens : voir tableau complété.

b)Un territoire très contrasté

  • Un centre européen très dynamique

De l’Angleterre au Nord de l’Italie : un centre économique très dynamique autour de la mégalopole européenne ; deux villes mondiales ; une interface majeure avec le monde (les ports du nord de l’Europe)

  • Des périphéries en retard de développement

Territoires souffrent d’inégalités de développement

Sud et Est de l’UE principalement = difficultés économiques (forte ruralité et industries traditionnelles) et démographiques (fécondité en baisse et population vieillissante)

Fécondité : Nombre d’enfants par femme (dans l’UE = 1,5 ; France = 2 ; Portugal = 1,2)

  • Nb projets d’aménagement pour réduire ces inégalités :
  • Ex : tunnels pour désenclaver des territoires ;
  • Etats les + riches versent de l’argent pour l’aide aux Etats les + pauvres

 

Pour reprendre le cours sur la construction européenne sous forme de vidéo :

Pour reprendre le cours sur l’Union européenne sous forme de vidéo :

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EMC. T1-La citoyenneté française et européenne

1.Être citoyen dans la République française

Français = citoyens depuis la Révolution française

Citoyens vivent dans la République = régime politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple

a) Comment devenir citoyen en France ?

  • Des conditions :

– Être majeur ;

– Avoir la nationalité française : par le droit du sang, le droit du sol, la naturalisation par le mariage ou par décret ;

– Jouir de ses droits civiques : ne pas en être déchu par un tribunal, par ex.

  • Et aussi :

– Partager un territoire, une histoire et une culture communs

– Parler la langue française

– Respecter les valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité

Valeur = Idéal à atteindre

⇒ Chaque année : 100 000 étrangers deviennent citoyens français.

b) Un citoyen français a des droits et des devoirs

  • Des textes fondateurs

– Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789)

– Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948)

– La Constitution de la Ve République (1958)

  Des droits… Des devoirs…
… politiques Droit de vote pour tous les citoyens (hommes et femmes de plus de 18 ans)

 

Droit d’éligibilité (pouvoir se présenter à des élections)

Devoir électoral : voter = preuve de civisme

 

Devoir de défendre la patrie en cas de menace ennemie

 

Devoir d’accepter le rôle de juré lors d’un procès de cour d’assises.

… socio-économiques Droit à la protection sociale : Sécurité sociale

 

Droit lié au travail : prestations sociales diverses (assurance-chômage, retraite, RSA, congés de maternité…)

 

Droit de solidarité nationale : aide aux victimes de catastrophes naturelles, d’attentats…

Devoir de payer l’impôt pour financer les activités de l’Etat
… civils Droit de créer une association ou d’y participer : un syndicat par exemple

Droit de s’exprimer : créer un journal par exemple

Devoir de connaître la loi et de s’y conformer

 

Faire preuve de civilité

 

 

Patrie = Communauté (ou pays) à laquelle on appartient comme citoyen et pour laquelle on éprouve un grand attachement.

 

2.Symboles et principes de la République

a) Les symboles

= signes de reconnaissance pour toute la communauté citoyenne.

Beaucoup proviennent de la Révolution française.

b) Les grands principes

République repose sur 4 grands principes (= règle considérée comme fondamentale)

République = Principe Exemple
Indivisible La même loi s’exerce sur l’ensemble de du territoire français. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans ; la loi Travail…
Démocratique « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » : Le peuple choisit ses représentants par les élections. Le droit de vote pour tous les citoyens.
Sociale L’Etat cherche à favoriser le bien être de l’individu. Il aide les plus démunis, pratique la solidarité. Face à la maladie, la vieillesse et le chômage, chacun a le droit à la Sécurité sociale
Laïque

 

L’Etat est indépendant des religions, les religions sont indépendantes de l’Etat. Pas de religion officielle

Chacun peut pratiquer la religion de son choix

Les services publics sont neutres

 

c) Un cas d’école : la laïcité à l’école

Relevez différents symboles républicains visibles dans le reportage. Plusieurs symboles républicains sont visibles dans le reportage : le drapeau tricolore, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », Marianne, monogramme « RF », abréviation de « République française ».

Quelle est l’origine du mot « laïque » ? Le mot « laïque » vient du grec ancien laïkos, adjectif issu du nom laos qui signifie « le peuple ». Le laïc est donc celui qui n’a pas de fonction religieuse.

Quel est le principal lieu de mise en œuvre de la laïcité ? Expliquez pourquoi. L’école constitue le lieu principal de mise en œuvre de la laïcité depuis la IIIe République. La loi Ferry du 28 mars 1882 a supprimé l’instruction religieuse et la loi Goblet du 30 octobre 1886 a laïcisé le personnel enseignant. Les républicains ont placé l’école au cœur de leur modèle car elle était jugée indispensable pour former des « citoyens libres » et pour républicaniser le pays.

Que prévoit la loi du 15 mars 2004 ? La loi du 15 mars 2004 interdit le port de signes ou de tenues « par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse » dans les établissements scolaires publics.

D’après le reportage, pour quelle raison cette loi a-t-elle été adoptée ? Cette loi a été adoptée en raison des controverses récurrentes sur le port du foulard islamique dans les établissements scolaires. Ces polémiques avaient conduit le président de la République Jacques Chirac à créer en 2003 une commission de réflexion chargée de réfléchir à l’application du principe de laïcité dans la République, placée sous la présidence de Bernard Stasi. Le rapport de la commission Stasi rendu le 11 décembre 2003 sert de socle à la loi du 15 mars 2004.

Qui doit appliquer cette loi en pratique ? Cette loi doit en pratique être appliquée par les chefs d’établissements scolaires.

Expliquez comment cette loi doit être appliquée en pratique. En pratique, la mise en œuvre de la loi du 15 mars 2004 passe d’abord par le dialogue avec l’élève qui se présente avec un signe ou une tenue qui peut tomber sous le coup de l’interdiction ainsi qu’avec sa famille. Ce dialogue doit être conduit par le chef d’établissement, qui peut notamment s’appuyer sur les enseignants de l’élève concerné. En cas d’échec du dialogue, des sanctions disciplinaires sont prises contre l’élève qui refuse de se conformer à la loi. L’élève peut ainsi être traduit devant le conseil de discipline de son établissement qui peut prononcer une décision d’exclusion.

3.Être citoyen européen

a) Une citoyenneté de superposition

= définie par le traité de Maastricht, entré en vigueur en 1993.

Citoyen européen = toute personne ayant la nationalité d’un État membre de l’Union européenne. La citoyenneté européenne complète mais ne remplace pas la citoyenneté nationale.

Les attributs de cette citoyenneté :

– la liberté de circuler librement dans l’Union européenne ;

– la liberté de travailler là où l’on réside ;

– le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales ainsi qu’aux élections européennes là où l’on réside ;

– le droit à la protection diplomatique : un ressortissant européen peut bénéficier de la protection de n’importe quel pays de L’UE lorsqu’il est hors d’Europe.

b) Les nouveaux symboles de l’Europe

Le drapeau européen : la bannière bleue aux 12 étoiles dorées. Ce chiffre est un symbole de la perfection, de la plénitude et de l’unité.

L’hymne européen : l’hymne européen est non seulement celui de l’Union européenne mais également l’hymne de l’Europe au sens large. Célèbre mélodie composée en 1823 par Ludwig Van Beethoven, l’Ode à la joie.

La devise européenne : « Unie dans la diversité » : utilisée officiellement pour la première fois en 2004 dans le Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Elle rappelle l’histoire de l’Europe qui s’est déchirée avant de s’unir.

La monnaie unique : l’euro. L’euro a été mis en circulation le 1er janvier 2002. Depuis 2008, la nouvelle monnaie européenne a remplacé les monnaies nationales de 16 pays européens, qui forment ce qu’on appelle « la zone euro ».

La journée de l’Europe : 9 mai. En mémoire du 9 mai 1950, jour où Robert Schuman présentait son projet d’unification européenne.

 

Pour revoir le cours, une vidéo.

Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant :

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Pour revoir le principe de la laïcité, une vidéo.

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