G02- La Cosmetic Valley, une espace productif industriel

Document 1. La Cosmetic Valley, pôle d’innovation industrielle (carte)

Document 2. Un reportage : « Le business très florissant de la très française Cosmetic Valley »

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://youtu.be/-VEviy-rJaA

Document 3. « La Cosmetic Valley annexe la Côte d’Azur »

C’est « l’acte III » du développement de la Cosmetic Valley, le pôle de compétitivité de la filière beauté centré autour de Chartres, Orléans et Tours : son président, Marc-Antoine Jamet, a annoncé qu’un accord de fusion avait été signé avec Pass, l’autre pôle du secteur cosmétique ancré à Grasse. Ce « changement d’échelle » a été validé par le conseil d’administration, le 28 juin, juste avant l’assemblée générale à Orléans, et devrait être entériné par le pôle Pass, ce mois-ci.

Le futur pôle unique rassemblera les 444 adhérents de la Cosmetic Valley et 124 adhérents de Pass, sans compter les autres partenaires qui gravitent autour du pôle, soit un total de 90.000 emplois. Grâce à ce rapprochement, il n’y aura plus qu’une seule communauté d’entreprises pour l’ensemble du secteur cosmétique français, qui a dégagé 26 milliards d’euros de chiffres d’affaires l’an dernier et progressé de plus de 2 % à l’exportation. Ce futur pôle unique conservera son siège à Chartres, mais l’ex-Pass continuera d’animer, avec ses équipes, des travaux autour de la thématique des fragrances et des senteurs dans la région Provence Alpes Côte d’Azur.
Autre piste d’avenir pour la Cosmetic Valley, la labellisation French Tech autour de la « beauté connectée » qui permettrait de soutenir la création de startups « cosméto-digitales ». Pour le secteur, l’enjeu est important, car des pays comme les États-Unis ou la Corée du Sud ont déjà pris une longueur d’avance dans le domaine, en faisant du numérique une priorité pour le développement de leur filière cosmétique.

La Nouvelle République, 7 juillet 2016

G06- Un dossier documentaire : L’agriculture biologique

Peu répandue encore, l’agriculture biologique s’oppose à l’agriculture industrielle en ce qu’elle refuse l’utilisation des semences modifiées, des produits chimiques de synthèse et l’usage massif d’eau, d’engrais, etc. Mais si l’agriculture biologique respecte ainsi davantage la biodiversité, certains pensent qu’elle demeure encore très coûteuse pour l’environnement et que ce n’est qu’un concept déjà récupéré par les grandes firmes agro-alimentaires.

Pour l’agriculture biologique

L’auteur de cet article soutient l’importance de l’agriculture biologique dans le combat à venir contre les famines dans le monde. Il pense également que cette alternative à l’agriculture conventionnelle est plus respectueuse de l’environnement.

« Un bon nombre de dirigeants de l’industrie agricole, de scientifiques spécialisés dans l’environnement et dans l’agriculture et d’experts agricoles internationaux pensent qu’une transition à grande échelle vers l’agriculture biologique permettrait non seulement d’augmenter l’approvisionnement alimentaire mondial, mais serait peut-être même la seule manière d’éradiquer la famine. […] Analysant les informations de 154 saisons de croissance sur diverses cultures arrosées par la pluie ou irriguées, Bill Liebhardt, scientifique agricole de l’Université de Californie, a découvert que la production de maïs biologique atteignait 94 % de celle de la production conventionnelle, celle de blé biologique 97% et celle de soja biologique 94%. La production de tomate biologique, quant à elle, égalait la production conventionnelle.

Plus important encore, dans les pays les plus pauvres où se concentrent les problèmes de famine, la différence de rendement disparaît complètement. […] Des chercheurs ont étudié plus de 200 projets agricoles dans les pays en voie de développement et ont découvert que pour l’ensemble de ces projets – ce qui inclut 9 millions de fermes sur près de 30 millions d’hectares – le rendement augmentait en moyenne de 93 %. […]

L’agriculture biologique a d’autres avantages qui sont trop nombreux pour être tous cités. Des études ont montré, par exemple, que les coûts « externes » de l’agriculture biologique – l’érosion, la pollution de l’eau potable et la mort d’oiseaux et d’autres formes de vie sauvage – représentaient seulement un tiers de ceux de l’agriculture conventionnelle. Il y a également des avantages sociaux. Parce qu’elle ne dépend pas d’intrants coûteux [produits apportés aux sols pour augmenter les rendements], l’agriculture biologique pourrait aider à faire pencher la balance en faveur des petits fermiers dans les pays frappés par la famine.

Brian Halweil, « L’agriculture peut-elle nous nourrir tous ? », L’Etat de la planète, n°27, mai-juin 2006

 

Contre l’agriculture biologique

La géographe Sylvie Brunel considère que, contrairement à ce que l’on pense, l’agriculture biologique est très coûteuse, ne serait-ce qu’en termes de transport. De plus, elle avance le fait que rien ne prouve encore que les produits « bio » sont qualitativement meilleurs.

La « conversion » au bio – terme qui relève du registre religieux, et ce n’est pas un hasard – n’est en définitive meilleure ni pour la planète (plus de CO2 lié au désherbage mécanique, ou au transport, quand le prétendu bio, souvent industriel, arrive du bout du monde), ni pour le portefeuille – des produits plus chers en raison du coût de la main-d’œuvre et de quantités produites généralement plus faibles–, ni pour le goût, personne n’ayant pu prouver la supériorité gustative des aliments bio, dont les contaminations sont soigneusement tues et les normes changeant au bon vouloir d’organismes divers.

Ils se conservent en outre très peu de temps, d’où un gaspillage immense. Il ne s’agit pas d’imiter les joueurs de flûte qui profèrent des oukases (décisions arbitraires) contre l’agriculture conventionnelle en lui opposant des exemples de réussite, toujours soigneusement choisis et rarement généralisables : le bio a sa place dans l’agriculture, ne serait-ce que parce qu’il permet à certains paysans d’être mieux rémunérés pour leur travail. Mais qu’on le généralise, et la France redeviendra une grande importatrice de nourriture – en provenance de pays non bio – au lieu de ses excédents agroalimentaires, qui atténuent le déficit de notre balance commerciale.

Sylvie Brunel, « Les agriculteurs ne sont pas des pollueurs empoisonneurs », Le Monde, 28 avril 2015

 

Un dessin

Dans ce dessin pour la brochure La Bio en questions (éditée par une association pro-bio en 2010), le dessinateur François Maret souligne un problème de l’agriculture biologique : si ses produits sont meilleurs sur le plan de la santé, leurs prix sont encore élevés et ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

 

Un diagramme

Les surfaces dédiées à l’agriculture biologique (en millions d’hectares, 2010 – Source: Organic-World Database 2010)

On voit sur ce diagramme circulaire que les pays du Sud (Afrique, Asie), bien que très agricoles, n’ont pas encore les moyens de se convertir à l’agriculture biologique, quand l’Amérique du Nord, elle, reste encore très attachée à l’agriculture industrielle. C’est l’Océanie qui se révèle pionnière en matière d’agriculture biologique : plus du tiers des surfaces qui lui sont consacrées se trouvent en effet en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

 

 

 

H03- Les conséquences de la Grande Guerre

Voici quelques documents qui concernent tous le thème suivant : « Après la Grande Guerre : de nouveaux équilibres géopolitiques ». Ces documents sont présentés ici dans le désordre. Après avoir pris attentivement connaissance de ces documents et pris des notes sur chacun d’eux, vous essaierez de construire un plan en trois parties, puis vous placerez, sans les rédiger complètement mais en les ordonnant logiquement, vos notes dans chacune des parties.

Doc. 1. Une vidéo : 1918-1919 : les traités de paix (production : L’Histoire à la carte)

A consulter à ce lien.

Doc. 2. « Le mouvement révolutionnaire mondial », discours de Léon Trotski au 3e Congrès de l’Internationale Communiste, 13 juin 1921

« Les années d’après-guerre sont marquées par un essor inouï du mouvement révolutionnaire. En mars 1917, se produisit le renversement du tsarisme en Russie ; […] en novembre de la même année, le prolétariat russe s’empare du pouvoir gouvernemental. Je ne dissimulerai pas que, à cette époque, la prise du pouvoir dans les autres pays d’Europe nous semblait bien plus proche qu’elle n’est en réalité. En novembre 1918 se produisit le renversement des monarchies allemande et austro-hongroise. Le mouvement gréviste embrasse une série de pays d’Occident. En mars 1919, la République soviétique est proclamée en Hongrie. Depuis la fin de 1919, les Etats-Unis sont bouleversés par les grèves orageuses des métallurgistes, des mineurs et des cheminots. La France atteint l’apogée de sa tension politique intérieure en mai 1920. En Italie se développe en septembre 1920, un mouvement du prolétariat pour prendre possession des usines. Le prolétariat tchèque, en décembre 1920, recourt à la grève générale politique. En mars 1921 se soulèvent les ouvriers de l’Allemagne centrale, et les mineurs anglais commencent leur grève gigantesque. »

Doc. 3. Traité de Versailles : « Vous aussi, vous avez un droit à l’auto-détermination », dessin de Heine Thomas Theodor, journal Simplicissimus, 3 juin 1919

Doc. 4. Discours du Président américain Woodrow Wilson à la Chambre des députés à Paris, le 3 février 1919

« Les dirigeants du monde savent maintenant que le seul moyen d’arriver à [la paix] est de rendre inévitable que […] chaque fois que la France, ou tout autre peuple libre, se trouve menacé, l’univers entier se dresse pour défendre sa liberté. C’est pour cette raison, je pense, que je rencontre en France, pour la Société des nations, un enthousiasme intelligent et chaleureux.

[La France] sait que les sacrifices qui peuvent être nécessaires à l’établissement de la Société des nations n’ont rien qui puissent se comparer aux sacrifices qui deviendraient nécessaires, si elle n’avait pas la Société des nations. Un peu d’abandon de son indépendance d’action ne peut pas être mis en parallèle avec l’incessante menace d’une autre catastrophe. […] La terrible tragédie de la France est une tragédie qui ne doit pas se revoir. […] Le but de l’association est devenu évident. Les nations du monde sont sur le point de cimenter une fraternité qui rendra dans l’avenir inutile de maintenir ces armements écrasants, qui font souffrir les peuples dans la paix presque autant qu’ils souffrent dans la guerre. »

Doc. 5. Une vidéo : Versailles, 28 juin 1919. La signature du traité de paix (production : Château de Versailles)

Doc. 6. Un tableau. La guerre civile en Russie a opposé pendant quatre ans les armées « blanches » fidèles au Tsar et soutenues par les puissances occidentales à l’« Armée rouge » issue de la révolution bolchevique de 1917.

Bilan de la guerre civile en Russie (1918-1922)
 Pertes de l’Armée rouge (bolchevique) 700 000
 Pertes de l’Armée blanche 500 000
 Morts civils (exécutions politiques, famine, épidémies) Entre 5 800 000 et 8 800 000
Total des morts civils et militaires  Entre 7 000 000 et 10 000 000
D’après L’Histoire, janvier 1997

Doc. 7. « Lénine débarrasse le monde de ses déchets », dessin de Viktor Deni, Russie 1919

Doc. 8. Une carte de la Société des Nations

H05-Le Front populaire

Après avoir observé les deux documents suivants, vous répondrez aux questions qui s’y rapportent sur une copie, en n’oubliant pas de noter et de numéroter les questions.

Document 1. Un tract de l’Union des Femmes contre la Misère et la Guerre (1935)

a) Selon vous, à quel mouvement politique les auteurs de ce tract appartiennent-ils ?

b) Quels objectifs visent ce tract en matière économique ? En matière sociale ? En matière politique ?

c) A quels événements précis se rapportent les septième et neuvième vignette de ce tract ?

 

Document 2. Une vidéo

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://www.youtube.com/watch?v=AGl6WBN2Ee8

d) Que s’est il passé le 3 mai 1936 ? Quels partis composent la nouvelle majorité politique ? Qui est le nouveau président du Conseil (chef du gouvernement) ?

e) Que se passe-t-il alors dans les usines et les ateliers ? Selon vous, pourquoi ?

f) Que sont les accords de Matignon ? Décrivez les grandes décisions prises ce 7 juin 1936.

g) Pourquoi les vacances de l’été 1936 ont-elles été si importantes dans le souvenir des salariés ?

h) Comment s’achève le Front populaire en France ?

G04- Une planète, des alimentations

Doc 1. Des photographies

Le photographe allemand Peter Menzel a pris en photo la nourriture hebdomadaire de plusieurs familles dans le monde. Voici quatre de ces familles photographiées.

• Rechercher sur Internet l’IDH de chacun des pays auxquels appartiennent ces familles. D’après vous, pourquoi ces pays sont-ils représentatifs du monde actuel ?

• Pour chacun des pays, observez puis décrivez les produits alimentaires consommés.

• Rédigez quatre phrases construites sur le modèle suivant : « Plus (ou moins) un pays est ………., plus (ou moins) il est (ou il a) ………… ». Efforcez-vous d’être cohérent et d’offrir à chaque fois une argumentation très différente dans le contenu.

Famille Natomos (Mali). Budget hebdomadaire : 39 $ (dont l’alimentation : 26 $) :

Famille Revis (Etats-Unis). Budget hebdomadaire : 2 080 $ (dont pour l’alimentation : 342 $) :

Famille Dong (Chine). Budget hebdomadaire : 805 $ (dont pour l’alimentation : 155 $) :

Famille Ahmed (Egypte). Budget hebdomadaire : 226 $ (dont pour l’alimentation : 69 $) :

Doc. 2. Une vidéo.

Après avoir regardé la vidéo suivante, rédigez quatre paragraphes (8 lignes environ chaque paragraphe) sur les thèmes suivants :

– le rôle des métropoles dans le bouleversement de la géographie de l’alimentation ;

– la mondialisation croissante du marché de l’alimentation, à travers l’exemple du poulet ;

– le problème de la suralimentation et de l’obésité dans le monde ;

– la « transition nutritionnelle » à travers le cas de la Chine.

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://www.youtube.com/watch?v=jt0jWmJopE0

Enregistrer

H03- Des élections dans la cité

Sur une copie, vous rédigerez une composition sur le thème « Les élections à Rome, une pratique démocratique ? », dans laquelle vous envisagerez :

– une introduction présentant le sujet.

– une première partie où vous montrerez que les élections romaines ne reposent pas sur des bases démocratiques ;

– Une seconde partie où vous montrerez au contraire que l’on trouve déjà à Rome ce qui fait nos démocraties actuelles.

 

Les cités de l’Empire sont comme de petites Républiques, dont la population élit le sénat. Deux magistrats détiennent l’autorité, les duumviri iure dicundo, « duumvirs disant le droit », élus pour un ou pour cinq ans, chargés comme l’indique leur titre de rendre la justice (pouvoir équivalent à celui des préteurs romains), chargés également de la gestion des revenus municipaux, et de présider l’assemblée locale. Ils sont assistés par deux aediles, « édiles ». Régulièrement les citoyens recensés se rassemblent dans le cadre des assemblées appelées comices, afin de déterminer les modalités des élections de ces magistrats.

Doc. 1- Le recensement (Bas-relief, Ier siècle avant J.-C, Musée du Louvre, Paris)

Tous les 5 ans, deux magistrats, les censeurs, organisent le recensement des citoyens romains. Ces derniers sont répartis en groupes selon leur fortune. Cette répartition sert de base pour le vote aux comices, le paiement de l’impôt et le service militaire.

À gauche, un citoyen déclare son état-civil à un greffier qui le note dans un registre. Au centre, un magistrat indique à un autre citoyen le montant de ses impôts et sa place dans l’armée. À droite, un citoyen montre qu’il va devenir fantassin (légionnaire).

 

Doc. 2-La campagne électorale

Les candidats doivent se déclarer dans les 27 jours avant les élections. Les magistrats en place s’assurent que les candidats remplissent les conditions requises : être citoyen, respecter les conditions d’âge, ne pas être soumis à une procédure criminelle… Le candidat doit mener une campagne électorale. Pour se faire connaître, il vient se promener fréquemment sur le forum, vêtu d’une toge d’un blanc éclatant, la toga candida (d’où le mot de candidat) qui permet de le reconnaître. Il n’expose pas vraiment ses idées politiques, mais fait aux uns et aux autres des promesses, se montre généreux, offre à boire ou des banquets. Venir sur le forum accompagné d’un nombre important de citoyens manifestant leur soutien témoigne déjà d’une certaine popularité. Il faut consacrer beaucoup d’argent à la campagne pour avoir une chance d’être élu. A Pompéi, on a retrouvé de nombreux témoignages de la vivacité politique, avec notamment des inscriptions sur les murs des habitations affirmant le soutien du propriétaire à tel ou tel candidat. Les femmes, bien que ne pouvant voter et en étant inéligibles, s’engagent elles aussi.

 

Doc. 3- Conseils à un candidat

Au Ier siècle av JC, Quintus Cicero, donne quelques conseils à son frère, le célèbre Cicéron, qui s’est engagé dans la campagne pour devenir sénateur à Rome. (in Lettre à mon frère pour réussir en politique)

« Assure toi que ta campagne soit magnifique, brillante, éclatante, populaire, qu’elle ait une dignité exemplaire et que pèsent sur tes concurrents – s’il est possible de trouver quelque chose – des soupçons de crime, de débauche ou de corruption, en accord avec leur caractère. »

« La flatterie s’impose : elle a beau être mauvaise et avilissante tout autre moment de la vie, elle n’en est pas moins, quand on est candidat, une nécessité. »

 

Doc. 4-Les « graffitis » électoraux

Les fouilles de Pompéi ont permis la découverte d’un vaste ensemble d’inscriptions électorales, les programmata, peintes sur les murs extérieurs des maisons, et par lesquelles un individu, le rogator (ou plusieurs), appelle à voter pour un ou des candidats aux élections locales.

3 4 5 1 2
pomari(i) universi cum Helvio Vestale rog(ant) M(arcum) Holconium Priscum duumvirum Iure dicundo
les marchands de fruits unanimes avec l’appui de Helvius Vestalis recommandent Marcus Holconius Priscus comme duumvir « disant le droit »

D’autres graffitis :

L Munatium Caeserninum quinq Nucerini [pu]giles spectastis : Lucius Munatius Caeserninus duumvir pour 5 ans ! Gens de Nucéria, vous avez vu les boxeurs dans les combats qu’il a organisés à ses frais.

Holconium Priscum Iivir i d spectaculi spectantes rogant : Holconius Priscus duumvir ! Les amateurs des spectacles de l’amphithéâtre votent pour lui.

 

Doc. 5-Le vote

Le jour du vote, les citoyens sont parqués dans des enclos différents en fonctions de leur fortune.

Les citoyens les plus riches (honestories) votent en premier et le scrutin s’arrête quand une majorité était atteinte : les citoyens les plus pauvres (humiliores) peuvent donc ne jamais voter.

A l’entrée du petit pont de bois, les votants reçoivent soit une tablette de cire lors de l’élection d’un magistrat (il fallait y inscrire le nom du candidat retenu) soit deux bulletins lors du vote d’une loi (l’un marqué V (vti rogas – “comme tu le proposes”) pour approuver la candidature, l’autre d’un A (antiquo – “je vote contre ») pour s’y opposer.

Les votants franchissent le pont et déposent tablette ou bulletin dans une urne appelée cista. Lors du passage sur le pont, des partisans des différents candidats tentent d’influencer le votant. Une fois le vote clos, on procède au dépouillement des bulletins et on compte les voix.

Dès que deux candidats ont acquis la majorité, on arrête le dépouillement et on annonce les candidats qui sont arrivés premier et deuxième. A égalité de votes, la préférence est accordée aux hommes mariés plutôt qu’aux célibataires. Si cela ne suffit pas, on choisit parmi les candidats mariés celui qui a des enfants puis celui qui a le plus de fils. Les candidats sont élus en mars et entrent en fonction le 1er juillet.

EMC03- Révisons « La citoyenneté française et européenne »

1.Être citoyen dans la République française

Français = citoyens depuis la Révolution française

Citoyens vivent dans la République = régime politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple

a)Comment devenir citoyen en France ?

En France, les femmes sont citoyennes à part entière avec le droit de vote depuis 1944.

On ne devient citoyen qu’à 18 ans, en atteignant l’âge de la majorité politique.

On détient la nationalité par le « droit du sang » : est français tout enfant dont au moins l’un des deux parents est français.

On détient la nationalité par le « droit du sol » : un enfant né en France de parents étrangers nés à l’étranger obtient la nationalité française à sa majorité s’il réside en France.

On peut acquérir la nationalité en obtenant un décret de naturalisation. Lors d’un entretien individuel, le candidat montre sa bonne connaissance du français et des principes et valeurs essentiels de la République.

On peut être naturalisé par le mariage. Mais la nationalité n’est obtenue qu’après un délai de 4 ans.

Les détenus conservent tous leurs droits civiques, mais ceux qui ont commis certaines infractions graves peuvent s’en voir privés.

  • Des conditions :

– Être majeur ;

– Avoir la nationalité française : par le droit du sang, le droit du sol, la naturalisation par le mariage ou par décret ;

– Jouir de ses droits civiques : ne pas en être déchu par un tribunal, par ex.

  • Et aussi :

– Partager un territoire, une histoire et une culture communs

– Parler la langue française

– Respecter les valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité

Valeur = Idéal à atteindre

⇒ Chaque année : 100 000 étrangers deviennent citoyens français.

Etranger : xxxxxxxxxxxxx (manuel)

b)Un citoyen français a des droits et des devoirs

Des textes fondateurs

– Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789)

– Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948)

Patrie = Communauté (ou pays) à laquelle on appartient comme citoyen et pour laquelle on éprouve un grand attachement.

Civisme : xxxx (manuel)

Civilité : xxxx (manuel)

 

2.Symboles et principes de la République

a)Les symboles

= signes de reconnaissance pour toute la communauté citoyenne.

Beaucoup proviennent de la Révolution française.

b)Les grands principes

République repose sur 4 grands principes (= règle considérée comme fondamentale

République = Principe Exemple
Indivisible La même loi s’exerce sur l’ensemble de du territoire français. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans ; la loi Travail…
Démocratique « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » : Le peuple choisit ses représentants par les élections. Le droit de vote pour tous les citoyens.
Sociale L’Etat cherche à favoriser le bien être de l’individu. Il aide les plus démunis, pratique la solidarité. Face à la maladie, la vieillesse et le chômage, chacun a le droit à la Sécurité sociale
Laïque L’Etat est indépendant des religions, les religions sont indépendantes de l’Etat. Pas de religion officielle

Chacun peut pratiquer la religion de son choix

Les services publics sont neutres

c)Un cas d’école : la laïcité à l’école

1.Relevez différents symboles républicains visibles dans le reportage.

Plusieurs symboles républicains sont visibles dans le reportage : le drapeau tricolore, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », Marianne, monogramme « RF », abréviation de « République française ».

2.Quelle est l’origine du mot « laïque » ?

Le mot « laïque » vient du grec ancien laïkos, adjectif issu du nom laos qui signifie « le peuple ». Le laïc est donc celui qui n’a pas de fonction religieuse.

3.Quel est le principal lieu de mise en œuvre de la laïcité ? Expliquez pourquoi.

L’école constitue le lieu principal de mise en œuvre de la laïcité depuis la IIIe République. La loi de Jules Ferry du 28 mars 1882 a supprimé l’instruction religieuse.

4.Que prévoit la loi du 15 mars 2004 ?

La loi du 15 mars 2004 interdit le port de signes ou de tenues « par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse » dans les établissements scolaires publics.

5.D’après le reportage, pour quelle raison cette loi a-t-elle été adoptée ?

Cette loi a été adoptée en raison des controverses récurrentes sur le port du foulard islamique dans les établissements scolaires.

6.Qui doit appliquer cette loi en pratique ?

Cette loi doit en pratique être appliquée par les chefs d’établissements scolaires.

7.Expliquez comment cette loi doit être appliquée en pratique. Vous répondrez en croisant le témoignage du proviseur interrogé dans le reportage et le texte de la loi ci-dessous.

En pratique, la mise en œuvre de la loi du 15 mars 2004 passe d’abord par le dialogue avec l’élève qui se présente avec un signe ou une tenue qui peut tomber sous le coup de l’interdiction ainsi qu’avec sa famille. Ce dialogue doit être conduit par le chef d’établissement, qui peut notamment s’appuyer sur les enseignants de l’élève concerné. En cas d’échec du dialogue, des sanctions disciplinaires sont prises contre l’élève qui refuse de se conformer à la loi. L’élève peut ainsi être traduit devant le conseil de discipline de son établissement qui peut prononcer une décision d’exclusion.

 

3.Être citoyen européen

a) Une citoyenneté de superposition

= définie par le traité de Maastricht, entré en vigueur en 1993.

Citoyen européen = toute personne ayant la nationalité d’un État membre de l’Union européenne. La citoyenneté européenne complète mais ne remplace pas la citoyenneté nationale.

Les attributs de cette citoyenneté :

– la liberté de circuler librement dans l’Union européenne ;

– la liberté de travailler là où l’on réside ;

– le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales ainsi qu’aux élections européennes là où l’on réside ;

– le droit à la protection diplomatique : un ressortissant européen peut bénéficier de la protection de n’importe quel pays de L’UE lorsqu’il est hors d’Europe.

b) Les nouveaux symboles de l’Europe

Le drapeau européen : la bannière bleue aux 12 étoiles dorées. Ce chiffre est un symbole de la perfection, de la plénitude et de l’unité.

L’hymne européen : l’hymne européen est non seulement celui de l’Union européenne mais également l’hymne de l’Europe au sens large. Célèbre mélodie composée en 1823 par Ludwig Van Beethoven, l’Ode à la joie.

La devise européenne : « Unie dans la diversité » : utilisée officiellement pour la première fois en 2004 dans le Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Elle rappelle l’histoire de l’Europe qui s’est déchirée avant de s’unir.

La monnaie unique : l’euro. L’euro a été mis en circulation le 1er janvier 2002. Depuis 2008, la nouvelle monnaie européenne a remplacé les monnaies nationales de 16 pays européens, qui forment ce qu’on appelle « la zone euro ».

La journée de l’Europe : 9 mai. En mémoire du 9 mai 1950, jour où Robert Schuman présentait son projet d’unification européenne.

G03- Révisons « Les aires urbaines »

Les aires urbaines, géographie d’une France mondialisée

France = de plus en plus urbaine

Près de 9 Français sur 10 vivent aujourd’hui dans une aire urbaine :

– soit en centre-ville ;

– soit dans un espace directement sous influence urbaine.

Les autres vivent dans des espaces ruraux.

1.Une étude de cas : l’aire urbaine parisienne

a) Paris, une ville-centre

Ville-centre (ou centre-ville) = au centre de l’aire urbaine

→ concentre emplois, commerces, loisirs (musées, sites touristiques : Tour Eiffel, Louvre, Centre G. Pompidou…)

→ accueille des quartiers d’affaires (ex : La Défense)

→ retient les populations les plus aisées

 b) Une banlieue très diverse : Le Blanc-Mesnil

Banlieue = espace dans la périphérie des villes-centres, en croissance depuis les années 1950-60

→ un habitat diversifié : zones pavillonnaires, grands ensembles (immeubles HLM)

→ comporte des zones commerciales et industrielles

→ des populations moins aisées ou en difficultés (banlieues défavorisées du nord et de l’est de Paris), mais aussi des populations riches (banlieues aisées de l’ouest de Paris)

 c) Une couronne périurbaine qui s’étend : Puiseux-en-France

Couronne périurbaine = espaces en lointaine périphérie des villes, en forte croissance depuis les années 1980

→ transformations importantes du paysage : lotissements pavillonnaires des citadins proches des espaces agricoles = appelées parfois « villes dortoirs »

→ abrite une population qui s’installe loin de Paris

 Résumé du travail sur les 3 communes :

Paris = ville-centre

Une population très dense

Des quartiers anciens à valeur touristique

Une concentration d’emplois à hauts revenus

Le Blanc-Mesnil = banlieue

Des difficultés sociales

Des habitats d’apparences très diverses

Des restes d’activités industrielles

Puiseux-en-France = couronne périurbaine

Une population à faible densité

Une urbanisation récente qui s’étale

Des quartiers essentiellement résidentiels

 

  1. Un étalement urbain en progression

Croissance urbaine

⇒ les aires urbaines s’étalent de + en +

⇒ les citadins délaissent les pôles urbains pour s’installer dans la couronne périurbaine = périurbanisation

a) Ses causes

→ Coût important de l’immobilier dans la ville-centre

→ Recherche d’un cadre de vie plus agréable : propriété d’un logement plus grand, avec jardin, dans un environnement plus sûr et plus calme

→ Généralisation de la voiture individuelle, extension du réseau de chemin de fer

 b) Ses conséquences

→ Mobilité accrue des habitants : temps de transport multiplié

→ Migrations pendulaires (déplacements quotidiens des navetteurs : travail/logement) ⇒ saturation des transports, pollution de l’air

→ Développement des villes = au détriment des campagnes et de l’agriculture, aménagements coûteux (autoroutes, transports en commun)

→ Transformation des centres-villes : les commerces périclitent au profit des supermarchés en périphérie ; des quartiers se gentrifient

→ Appauvrissement des banlieues, développement des ZUS

Gentrification = Installation de personnes à hauts revenus dans des quartiers de villes-centres

ZUS = Zones urbaines sensibles, quartiers à grandes difficultés sociales où des efforts sont faits pour améliorer le quotidien des gens

3. Les villes exercent une forte influence sur le territoire français

a) La métropolisation

Grandes villes concentrent la population, des fonctions de commandement (politiques, économiques, culturelles) et de nombreuses activités spécialisées = métropoles

Métropoles étendent leur influence sur les villes moyennes aux alentours (20 à 50 km), puis dans les campagnes.

= MÉTROPOLISATION

b) La mondialisation favorise les grandes métropoles

Les espaces à fortes densités de population Les espaces à faibles densités de population
Près des frontières

dans les grandes vallées fluviales (Seine, Rhône, Loire, Garonne, Rhin)

sur les littoraux

les régions montagneuses (Alpes du Sud, Pyrénées, Massif central)

les plaines et plateaux du centre de la France = « diagonale du vide »

 

 Paris = de loin l’aire urbaine la plus vaste et la plus peuplée, suivie par Marseille, Lyon et Lille

Grandes aires urbaines sont très connectées entre elles et attirent à elles les activités les plus importantes, les capitaux et les gens (étudiants, travailleurs, touristes…)

⇒ Flux migratoires sont dirigés vers les territoires les plus attractifs à l’échelle nationale : sud et ouest de la France

Flux migratoires : Ensemble des déplacements de migrants d’une région (ou d’un pays) à une autre.

⇒ Littoralisation : Concentration des populations et des activités sur les côtes (surtout les ports).

H03- Les causes de la Première Guerre mondiale

Vidéo 1 : Les facteurs de la guerre

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://www.youtube.com/watch?v=7tkWQL_FgAo

Vidéo 2 : Etincelles de la guerre

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui ne pourraient pas lire la vidéo sur leur tablette, rendez-vous sur le site suivant : https://www.youtube.com/watch?v=Qab0KPz_v4c