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  • Des COURS

 Introduction à la philosophie ,

Qu’est-ce que l’homme?,

 La conscience et l’inconscient,

 Le bonheur et le désir,

 La liberté,

 La technique et le travail ,

 L’art,

 Le langage,

La religion,

Le droit, la justice et l’Etat,

 L’histoire ,

 La science  (Théorie/expérience, vérité, démonstration),

 Les échanges ,

 L’esprit et la matière

  •  des TEXTES complémentaires
  • et même  des PUBS

 

DONC au menu, philosophie et philosophie !       

 Et n’oubliez pas que philosopher,

c’est combattre sans relâche des préjugés (ou idoles)    

    

« Il y a quatre sortes d’idoles qui remplissent l’esprit humain ; pour nous faire entendre, nous leur donnons les noms suivants : la première espèce d’idoles, ce sont celles de la tribu ; la seconde, les idoles de la caverne ; la troisième, les idoles du forum ; la quatrième, les idoles du théâtre.La formation de notions et de principes, au moyen d’une induction légitime, est certainement le vrai remède pour détruire et dissiper les idoles ; mais il sera toutefois fort utile de faire connaître ces idoles elles-mêmes. Il y a le même rapport entre un traité des idoles et l’interprétation de la nature, qu’il y a entre le traité des sopismes et la dialectique vulgaire. Les idoles de la tribu ont leur fondement dans la nature même de l’homme, et dans la tribu ou le genre humain. On affirme à tort que le sens humain est la mesure des choses ; bien au contraire, toutes les perceptions, tant des sens que de l’esprit, ont bien plus de rapport à nous qu’à la nature. L’entendement humain est à l’égard des choses comme un miroir infidèle qui, recevant leurs rayons, mêle sa nature propre à leur nature, et ainsi les dévie et les corrompt. Les idoles de la caverne ont leur fondement dans la nature individuelle de chacun ; car chaque homme, indépendamment des erreurs communes à tout le genre humain, a en lui une certaine caverne où la lumière de la nature est brisée et corrompue, soit à cause de dispositions naturelles particulières à chacun, soit en vertu de l’éducation et du commerce avec d’autres hommes, soit en conséquence des lectures et de l’autorité de ceux que chacun révère et admire ; soit en raison de la différence des impressions, selon qu’elles frappent un esprit prévenu et agité, ou un esprit égal et calme, et dans bien d’autres circonstances ; en sorte que l’esprit humain, suivant qu’il est disposé dans chacun des hommes, est chose tout à fait variable, pleine de troubles, et presque gouvernée par le hasard. De là ce mot si juste d’Héraclite : que les nommes cherchent la science dans leurs petites sphères, et non dans la grande sphère universelle. Il y a aussi des idoles qui viennent de la réunion et de la société des hommes, et que nous nommons idoles du forum, pour signifier le commerce et la communauté des hommes où elles prennent naissance ; mais le sens des mots est réglé par la conception du vulgaire. C’est pourquoi l’esprit, à qui une langue mal faite est déplorablement imposée, s’en trouve importuné d’une façon étrange. Les définitions et les explications dont les savants ont coutume de se prémunir et de s’armer en beaucoup de sujets ne les affranchissent pas pour cela de cette tyrannie. Mais les mots font violence à l’esprit et troublent tout, et les hommes sont entraînés par eux dans des controverses et des imaginations innombrables et vaines. Il y a enfin les idoles introduites dans l’esprit par les divers systèmes des philosophes et les mauvaises méthodes de démonstration ; nous les nommons idoles du théâtre, parce qu’autant de philosophies inventées et accréditées jusqu’ici, autant, selon nous, de pièces créées et jouées, dont chacune contient un monde imaginaire et théâtral. Ce n’est pas seulement des systèmes actuellement répandus, et des anciennes sectes de philosophie que nous parlons ; car on peut imaginer et composer bien d’autres pièces de ce genre, et des erreurs entièrement différentes ont des causes presque semblables. Nous ne voulons pas non plus parler ici seulement des systèmes de philosophie universelle, mais encore des principes et des axiomes des diverses sciences, dont la tradition, une foi aveugle et l’irréflexion ont fait toute l’autorité. »  

Francis Bacon, Novum organum, 1620 

       Un peu de lecture supplémentaire

Dieu ou le scandale du mal

13 réflexions au sujet de « Au menu »

  1. Madame, voilà le bac de philo passé ! Merci pour tout l’investissement que vous portez dans votre travail et la persévérance, la patience dont vous avez fait preuve avec notre classe tout au long de cette année. Vous faites partie de ces professeurs passionnés par leur matière et qui m’ont fait prendre plaisir à l’étudier, une chance. Les nombreuses dissertations que nous avons eu l’occasion de faire sur la liberté et la conscience nous aurons définitivement bien servies aujourd’hui. Encore merci pour vos cours si clairs, compréhensibles et votre méthode… Ainsi que ce site qui je pense en aura aidé plus d’un !

    Merci à vous Mélanie pour votre attention, votre travail et vos remerciements. Je pense que vous aviez en effet les armes pour réussir avec les sujets qui sont tombés aujourd’hui. J’étais contente pour mes élèves, pour des élèves comme vous. Bon courage pour la suite des épreuves et au 4 pour fêter votre réussite!

  2. Bonjour,
    je souhaitais vous remercier pour ce blog qui m’a permis d’avoir un 17 le jour du BAC. En effet je n’avais pas fini le programme avec mon professeur et disons que j’ai principalement révisé avec vos cours. On peut dire que le cours sur l’Etat, la justice et le droit m’a littéralement sauvé la mise le jour de l’épreuve.
    Encore merci pour ces très bons cours.
    Cordialement
    Melody
    Merci à vous pour votre confiance et votre attention. Bonne continuation.

  3. J’étais en Terminale ES1 et j’avais pour professeur principal Mme Cotin-Leandri. L’année de Terminale ne m’a pas tant marqué que cela. Vos cours et ceux de Mme Cotin resteront les bons souvenirs pédagogiques de ma dernière année dans le secondaire. Je lirai désormais avec attention votre blog car j’ai toujours une fervente envie d’apprendre, de comprendre! La philosophie fait éminemment partie de ces domaines qui m’intéressent.

  4. Bonjour. Je n’ai pas trouvé de lien pour vous écrire directement et de manière privée. Ce sera donc un message public ! Quelle surprise de tomber sur ce blog ! Je crois me souvenir de vous avoir eu en tant que professeur pour l’année scolaire 2004-2005. Je ne suis pas certain que vous vous rappeliez de mon nom étant donné les années écoulées mais je me souviens très bien, pour ma part, de vos cours. Je suis tombé sur votre blog par un fortueux hasard alors que je feuilletais le site du Monde. Je tenais en premier lieu à vous féliciter pour cet excellent blog, très complet. Les élèves de Terminale ont ici un outil exceptionnel à leur disposition pour préparer et réviser leurs examens. Internet facilite les efforts de recherche documentaire, sans aucun doute ! Plus d’excuse à ceux qui ne travailleraient pas cette matière :). D’autre part, je prends le temps d’écrire ce message pour me « déculpabiliser », faire part d’un regret, celui de ne pas avoir assez travaillé et apprécié la matière de Philosophie au lycée. Car c’est aujourd’hui un réel plaisir que de lire des ouvrages de philosophie, même de simples manuels d’introduction. Je me suis découvert une véritable passion de la sagesse, oserais-je dire. Je regrette ainsi de n’avoir pas été plus actif ou attentif durant votre cours; mais à ma décharge, je justifierais cet état de fait par la constatation logique d’un manque de maturité à cette époque (certainement…). On ne s’en rend compte qu’avec du recul. A 17-18 ans, malheureusement, peu d’élèves comprennent l’intérêt d’une telle connaissance. Trop ancrés dans le « réel » sans doute. Mais les vocations se révèleront pour certains plus tard ! Je tenais ainsi à vous remercier pour votre patience et votre gentillesse durant vos cours. J’imagine que ce n’est pas toujours de tout repos ! En tous les cas, ce fut une agréable surprise que de voir votre nom en bas de ces articles. Cela me renvoie à cette époque insouciante du lycée et d’une partie de ma vie déjà fort lointaine.

    Merci, Matthieu pour ces mots … toujours agréable de voir qu’on sème malgré tout et qu’il n’y a pas que les profs de philo qui trouvent quelque intérêt à celle-ci.. Je ne suis pas arrivée à retrouver mon cahier de notes de l’époque ( si j’ose dire!!), je me rappelle de votre nom mais je ne sais plus la classe la section, TS ou TES?? En tout cas encore merci d’avoir pris le temps de m’écrire. Au plaisir de vous lire à nouveau ou de vous revoir!

  5. Merci, c’est sympathique de votre part d’avoir pris le temps de me répondre. :)

  6. Bonjour
    L’échéance du bac approche et je me sens perdue, je ne sais par où commencer, comment ingurgiter toutes les connaissances nécessaire. Le programme de philosophie me donne l’effet d’une montagne que je peine à franchir et sur laquelle je trébuche sans arrêt. Je sais nous sommes à deux mois du bac et je donne peut-être l’impression de me réveiller un peu tard mais je pensais que je finirais par m’en sortir ce qui n’est pas le cas.
    Si vous aviez quelques conseils ils seraient bienvenu!

    Bonjour,
    je pense qu’il vous faire des fiches sur chaque notion avec des définitions claires de celles-ci. Des définitions qui vous permettent ensuite de construire vos plans. Par exemple, sur la liberté ( indépendance/autonomie) sur autrui ( semblable- un autre sujet conscient-/ différent – un autre individu), sur la conscience ( présence à soi et au monde/ conscience réfléchie/connaissance de soi), etc…
    Il me semble que reprendre la logique du plan de votre cours est utile. En général un cours de philosophie progresse d’une pensée commune et claire vers une pensée plus élaborée et problématique, c’est ce qu’on attend dans une dissertation. Le cours donne des clefs pour faire progresser la pensée.
    Ensuite il faut que vous ayez des arguments et quelques références ( par forcèment des citations sues par coeur, mais la connaissance des théories de ces philosophes) pour appuyer chacun de ses sens et leur critiques. Par exemple, pour la liberté, d’un côté un philosophe qui soutient que l’homme est libre ( Descartes et le libre-arbitre, Sartre et l’idée que l’existence précède l’essence) et de l’autre un philosophe qui critique l’existence de cette liberté ( Spinoza contre le libre arbitre mais qui considère la liberté comme compréhension de la nécessité)… en fait, il faut travailler dans l’optique d’un sujet sur la notion et les sujets tournent tous autour des mêmes problèmes concernant chacune des notions… donc il ne faut pas tout apprendre, mais apprendre ce que vous avez bien compris, ce qui vous parle ou au contraire ce que vous n’auriez jamais pensé ( pour vous en servir pour exposer une thèse que vous dépasserez ensuite ou pour aller plus loin dans vos propres analyses. Il vaut mieux en savoir peu mais bien, c’est-à-dire en pouvant exposer clairement et précisèment la pensée de l’auteur.
    Il faut aussi vous faire un petit tableau chronologique des philosophes pour éviter les erreurs du type: « ici Descartes reprend la thèse de Nietzsche » .
    Sur l’art, vous constituez un petit musée, avec une oeuvre « copie de la réalité », une oeuvre abstraite ( matérialisant une idée), une oeuvre contemporaine pour montrer éventuellement la rupture avec l’art traditionnel. Cela vous évitera la Joconde, Guernica et cela vous permettra de dire quelque chose de précis sur chaque oeuvre.
    Voilà, si vous voulez d’autres précisions, n’hésitez pas à laisser un autre commentaire.
    Bon courage pour vos révisions. Et au plaisir d’essayer de vous aider à nouveau.

  7. Merci beaucoup pour votre blog qui m’aide énormément dans mes révisions!

    Merci à vous et bonnes révisions.

  8. Bonsoir!
    Devoir c’est être dans l’obligation de. Mais est- ce que ca peut aussi être se donner un but moral? Ou considère-t-on cette définition comme similaire à la première?
    MERCI

    Bonsoir, non ce sont bien deux sens distincts: doit-on au sens de « il est nécessaire que… » ( on ne peut pas faire autrement pour différentes raisons, comme la chute d’une pierre lâchée ne peut pas ne pas avoir lieu, c’est la loi de la nature) ou au sens de « il est imposé par un devoir » ( d’ordre moral, légal ou naturel). Bonne analyse du sujet et donc mot d’articulation potentiel en effet, mais il peut y en avoir un autre aussi; à vous de voir celui que vous utilisez pour les I et II, et peut-être l’autre pour le III… à vous de voir ce qui correspond le mieux à votre démonstration, à votre idée.

  9. Bonjour, j’aurais une petite question à vous poser. J’ai choisi le sujet de dissert sur l’histoire, et j’avoue ramer un peu… Ici, on ne peut répondre « Oui » puis « Non » et je ne vois pour l’instant pas de présupposés. Donc est-ce que ce sujet se résume à énoncer toutes les choses qui font que l’Homme s’intéresse au passé et à les classer en parties ? J’en doute mais je ne sais pas trop quoi faire d’autres. Je crois qu’on a jamais traité de sujet comme ça… (si oui, excusez moi j’ai la mémoire d’une poisson rouge).
    Passez de bonnes vacances.
    Bonjour, Marie C. le sujet suggère que si on veut connaître le passé, c’est pour une raison précise ( si…alors…) d’où le I; ensuite en II, il s’agit de dépasser cette première réponse. Le sujet présuppose que l’histoire ne se répète pas, ce qu’on peut peut-être nuancer et que le passé est connaissable, ce qui est peut-être discutable. En effet, il faut donc éviter le catalogue! Bon courage!

  10. bonjour, je voudrais savoir si une copie de philo faite à l’ordi est acceptable?MERCI
    Oui, c’est acceptable, si ce n’est pas un simple « copié/collé » bien sûr!!

  11. Bravo,
    Je prends note de votre blog pour aller le visiter …
    Toujours utile de réviser!

    Merci à vous.

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