LIPOGRAMME

Un lipogramme est un texte dans lequel une lettre, le plus souvent une voyelle, n’apparait jamais. A vous de découvrir quelle lettre a disparu dans le texte suivant !

L’environnement est un endroit serein où l’équilibre règne. Vous me dites que c’est trop, trop complexe pour vos idéologies… Seulement, c’est ici qu’est le réel sens de notre vie. Pour moi c’est le coeur de notre existence, qui peut divulguer notre essence ! Vous ignorez quelles sont ces réelles nécessités, et ce doute excessif est l’éminence même de votre fin.

N. D.

L’histoire de Malala par Lina

Ce dessin décrit la situation dans laquelle se trouvent toutes les filles au Pakistan à partir de 2008.

En effet en décembre 2008, les talibans (militants islamistes proches d’Al-Qaida) s’emparent de la vallée de Swat et interdisent à toutes les filles d’aller à l’école. Ce dessin montre la tristesse de ces dernières face à l’interdiction de s’éduquer. Malala, jeune Pakistanaise, va alors se battre et se mettre en danger de mort pour défendre le droit à l’éducation des femmes.

Lina, pour L’histoire de Malala de Viviana Mazza, Folio junior.

A retrouver au CDI !

Persépolis de Marjane Satrapi

« C’est ma faute ! »

« Qu’est-ce que je suis moche. C’est sûrement pour ça qu’il n’a pas voulu de moi… Je suis Moche, je Pue, je suis Mal foutue, j’ai des Poils ! »

Ce passage m’a fortement émue car le personnage principal nous fait comprendre en accentuant ses mots qu’elle n’a pas du tout confiance en elle ; elle ne s’accepte pas comme elle est ; elle aimerait être comme la plupart des jeunes filles de son âge :

-être belle,

-avoir des formes,

-ou encore avoir tous les garçons à ses pieds.

Marjane se reproche de nombreuses choses qui lui font perdre confiance en elle. Elle a besoin d’être rassurée, qu’on lui dise un peu plus souvent qu’elle est jolie.

Pour finir, je trouve que la confiance en soi est vraiment très importante pour une personne. Il ne faut pas se rabaisser mais s’accepter tel que l’on est avec nos qualités et nos défauts.

Jade pour Persépolis de Marjane Satrapi. A retrouver au CDI !

Marzi toujours…

J’ai particulièrement apprécié le caractère de Marzi car elle est innocente. Elle nous raconte l’histoire de la Pologne sans vraiment la comprendre ; elle voit les choses à sa manière et relativise toujours. On ne lui explique pas vraiment ce qui se passe ; elle se pose donc des questions et essaye de comprendre avec son imagination d’enfant. J’ai trouvé cela très touchant et mignon.

Voici un passage que j’ai aimé et qui illustre bien l’innocence et l’imagination d’enfant de Marzi, page 130 chapitre 14 « Mauvaise herbe ».  Marzi et ses parents vont dans leur jardin à la campagne et Marzi qui n’a pas envie de les aider joue avec les fourmis :

« J’observe les petites bêtes qui vivent sur la terre. Surtout les fourmis. Il y a des endroits où elles sont très nombreuses. Elles n’arrêtent pas de se remuer. Mais il y a aussi des endroits où on peut trouver une seule fourmi, sûrement perdue. Je la prends sur ma main et la ramène chez sa famille. Elle transporte un morceau de feuille plus grand qu’elle. Si ça se trouve, il est même plus lourd qu’elle. Un peu comme moi avec la faux de mon papa.

Dans le monde des fourmis, je me sens comme un bon dieu qui veille sur elles; je les réunis, je les examine du haut sans qu’elles me voient.  de temps en temps, je dispose des obstacles sur leur route : une petite brindille, un caillou. Je regarde comment elles se débrouillent avec ça.  En général, elles changent de chemin sans se soucier de cette apparition. Quand j’en touche une doucement avec mon doigt, elle panique. Elle sent une intrusion dans son monde et ça lui fait peur. Je ne pense pas que ce soit pareil avec les humains et Dieu.

Moi en tout ca j’aimerais bien le voir, Dieu ! J’aurais pas peur. C’est sûrement un monsieur âgé qui ressemble au père Noël, sauf qu’il est pas habillé en rouge. J’ai du mal à comprendre qu’il gère tout l’univers, qu’il peut voir tout le monde en même temps. »

Eloïse.

 

Marzena Sowa revisite son enfance sous le pinceau de Sylvain Savoia.

Petite fille, Marzena a vécu l’état de siège, la pénurie, Solidarnosc et le bras de fer entre Jaruzelski et Walesa, l’explosion  de la centrale de Tchernobyl… De l’intimité de sa vie de famille, on passe à la grande histoire, celle de la Pologne et d’une Europe qui s’est construite sous la domination soviétique.

« Marzi », c’est elle, et surtout un témoignage en bande dessinée à hauteur d’enfant d’une belle sensibilité.

Eloïse, pour Marzi de Marzena Sowa et Sylvain Savoia. A trouver au CDI !

Usurpée par son mari !!! Article du New York Times

Walter Keane s’est fait passer pour un peintre durant les années 60 : ses toiles représentaient des enfants aux yeux tristes et excessivement globuleux.

Mais Walter Keane est en réalité un imposteur ; il ne faisait que signer les œuvres que Margaret Keane, sa femme, peignait.

Margaret Keane, à l’époque, donnait son accord sous influence de son mari. Durant des années elle a vécu dans l’ombre, mais un jour la vérité éclate. Pendant le procès, le juge a dû assister à la réalisation d’une œuvre pour prouver qu’elle était l’auteur des tableaux. Quant à son mari, il a prétexté une douleur à l’épaule pour éviter l’exercice ce qui a permis à Margaret d’être reconnue comme auteur des toiles.

Maena, d’après Ni vues, ni connues du Collectif Georges Sand, aux éditions Hugo doc. A trouver au CDI !

Tremblons !!! Plongée au coeur du fantastique …

La Cordée a invité la 4e6 pour une plongée dans le fantastique le plus noir et le plus terrifiant. Morceaux choisis !

Un soir je me promenais dans un parc près de chez moi. Il faisait nuit noire telle du charbon. Plus j’avançais, plus j’étais angoissée. J’avais l’impression qu’il y avait quelqu’un qui me suivait ! Mais je n’y prêtais pas vraiment attention. Ce parc était vraiment étrange! Je commençais à entendre des rires d’enfants tout autour de moi ! Etais-je dans un rêve ? je ne savais point. Je ne me sentais pas bien. D’un coup les rires disparurent ! Je crus être devenue folle… Tia.

Tout en fuyant cette ombre, je priais de toutes mes forces pour que le jour vienne, que tout cela soit un pur et vrai cauchemar. Rongée par la peur, l’inquiétude de ne pas rester en vie, cette course me semblait interminable. Essoufflée, je voulais m’arrêter pour reprendre mon souffle et c’est ce que je fis. mais ce que je venais de faire fut fatidique. 

Quand je tournai la tête, je fis un bond. Je me retrouvais nez à nez avec mon double ! Oui ! Mon double ! Je n’étais pas folle ! Non, je n’étais pas folle ! Mon double était différent de moi. Certes il avait les mêmes traits du visage, les mêmes yeux, tout mais le sombre qui avait toujours été au plus profond de moi ressortait à l’extérieur… Essia.

Ce n’est qu’au bout d’une minute que je me rendis compte que l’air s’était rafraîchi et que la brume s’était levée. Le vent était de plus en plus violent, et les signes de la peur me reprirent : les paumes moites, le cœur qui battait à toute vitesse, un poids sur ma poitrine, la bouche sèche, une boule dans la gorge, du mal à respirer… Puis le stress, l’angoisse, l’anxiété et l’inquiétude m’enveloppèrent… Lauryna.

En courant je trébuchai, je tombai au sol, puis quand je me relevai, je sentis une odeur de mort, de cadavre, de sang… J’étais terrifiée, angoissée, terrorisée. Je me mis à faire demi-tour mais trop tard… Le monstre m’attrapa, me serra si fort que je n’arrivais plus à respirer. Il me serra comme une petite fille qui ne veut pas lâcher sa poupée ; il me tenait avec ses mains déroutantes, décomposées, pourrissantes, aussi sales que du vomi. Je me débattais mais je n’y arrivais pas… Margaux

J’étais paralysé : il était impossible que je bouge mes membres. Ce monstre relâchait une odeur que personne ne peut supporter et que personne n’avait jusqu’à présent senti. Cette bête avait une odeur inhumaine… Paul. 

La nuit était si noire, pas l’ombre d’un croissant de lune : on se serait cru comme dans un gouffre, le gouffre des enfers. Il ne manquait plus que le bruit du vent pour imiter le bruit d’ailes de chauve-souris. Et ma peur devint alors incontrôlable. Plus j’avançais dans cette lugubre pénombre, à chacun de mes pas, je sentais que j’angoissais de plus en plus… Ambre.

Je poursuivis ma balade et là, tous les lampadaires derrière moi s’éteignirent et quand ils se rallumèrent, je vis non une chose, mais un être, bien vivant, de chaire et de peau. Il me parut si réel : il était d’une beauté inquiétante, angoissante, indicible, anormale mais il était si séduisant que j’en frissonnais et qu’il me parut presque normal mais son regard… Son regard, lui, paraissait inconscient, endormi mais affamé… Lina. 

Plus je marchais, plus ma peur s’amplifiait. L’angoisse, l’inquiétude, l’anxiété, l’appréhension s’emparaient de moi. Ma peur tourna à l’épouvante, la terreur, l’horreur et la frayeur. Le vent sifflait dans mes oreilles tel un murmure. Plusieurs questions s’embrouillaient dans ma tête. Devais-je fuir ? Était-ce mon imagination ? Je ne le savais point. Je me mis à courir. J’entendis un grand fracas puis je tombai au sol. Tout à coup je vis une chose monstrueuse, répugnante, immense comme un building, effrayante ! Je n’avais jamais vu une chose aussi horrible ! Cette chose n’était pas humaine mais elle était bien vivante ! … Amandine. 

Je rentrais chez moi. Je passais, passais de rue en rue, tel un labyrinthe. Quand je fus presque arrivé, je pénétrais dans une avenue très étroite. Soudain j’eus un frisson. Devais-je fuir ? Je ne savais pas. J’approchai doucement car dès que j’avançais, mon corps était tétanisé. Fis-je le bon choix de continuer ma route ? Mon cœur battait de plus en plus vite jusqu’à en exploser. J’en transpirais tellement j’étais terrorisé, effrayé, angoissé, affolé. Pourtant je n’étais pas peureux mais la peur m’envahissait : j’étais terrifié ! … Malick

Dans l’ombre d’un cabanon se cachait cette chose, cette chose indescriptible, innommable et inconcevable qui m’avait effrayée auparavant. Elle s’accompagnait d’une odeur inquiétante qui n’arrêtait pas de prendre de l’ampleur… Liséa

 

Dîner d’artistes chez Colette

La Cordée a concocté un dîner hors pair entre quatre grands artistes de la Belle époque. La parole est à eux !

Colette

Colette

: Je suis actuellement en train d’écrire une nouvelle œuvre : je n’en sais pas encore le titre mais j’ai quelques idées. Suite à cela, j’ai donc décidé d’arrêter la série Claudine. Willy ne s’en attribuera plus le mérite !

(Tous les personnages parlent en même temps.)

Apollinaire

Apollinaire par Héloïse

: Excellente idée !

Modigliani

Modigliani

: Sì, bravissimo !

Renée Vivien

Renée Vivien

: Great !

(Le calme revient.)

Renée Vivien : C’est un bon projet bien que j’aime les Claudine !

Modigliani : Et pouvons-nous connaître quelles sont vos idées ?

Colette : Mais bien sûr, avec plaisir, mon cher Modigliani !

Apollinaire : Oh oui, faites-nous part de vos idées !

Colette : Les voici : Les vrilles de la vigne, ou Jours gris qui sera sûrement le titre d’une des nouvelles ou bien… Le blé en herbe.

Renée Vivien : J’aime beaucoup Les vrilles de la vigne.

Apollinaire : Ecoutez-moi mes amis ! J’ai fait la rencontre d’un fabuleux artiste qui se nomme Picasso. Je l’ai connu en 1905. L’étrangeté de son art était réputé dans tout Montmartre. J’ai donc voulu voir de moi-même…

Renée Vivien : et qu’ a-t-il de si particulier cet artiste ?

Modigliani : Ah ! mais moi aussi je le connais bien ! Ses peintures sont plutôt abstraites : cela change de la peinture traditionnelle.

Apollinaire : En effet ses œuvres sont remarquables par leurs formes mathématiques et leur monochromie. Il est actuellement en pleine période… rose !

Picasso L’acteur Période rose
Picasso Acrobate et jeune arlequin 1905

Modigliani : Je suis moi-même dans la même recherche artistique. Je veux repousser les limites du figuratif ! Allonger des têtes, des visages… !

Modigliani Portrait de Maud Abrantes 1907

 

Renée Vivien : Vos œuvres me mettent mal à l’aise, mon cher !