Marzena Sowa revisite son enfance sous le pinceau de Sylvain Savoia.

Petite fille, Marzena a vécu l’état de siège, la pénurie, Solidarnosc et le bras de fer entre Jaruzelski et Walesa, l’explosion  de la centrale de Tchernobyl… De l’intimité de sa vie de famille, on passe à la grande histoire, celle de la Pologne et d’une Europe qui s’est construite sous la domination soviétique.

« Marzi », c’est elle, et surtout un témoignage en bande dessinée à hauteur d’enfant d’une belle sensibilité.

Eloïse, pour Marzi de Marzena Sowa et Sylvain Savoia. A trouver au CDI !

Usurpée par son mari !!! Article du New York Times

Walter Keane s’est fait passer pour un peintre durant les années 60 : ses toiles représentaient des enfants aux yeux tristes et excessivement globuleux.

Mais Walter Keane est en réalité un imposteur ; il ne faisait que signer les œuvres que Margaret Keane, sa femme, peignait.

Margaret Keane, à l’époque, donnait son accord sous influence de son mari. Durant des années elle a vécu dans l’ombre, mais un jour la vérité éclate. Pendant le procès, le juge a dû assister à la réalisation d’une œuvre pour prouver qu’elle était l’auteur des tableaux. Quant à son mari, il a prétexté une douleur à l’épaule pour éviter l’exercice ce qui a permis à Margaret d’être reconnue comme auteur des toiles.

Maena, d’après Ni vues, ni connues du Collectif Georges Sand, aux éditions Hugo doc. A trouver au CDI !

Tremblons !!! Plongée au coeur du fantastique …

La Cordée a invité la 4e6 pour une plongée dans le fantastique le plus noir et le plus terrifiant. Morceaux choisis !

Un soir je me promenais dans un parc près de chez moi. Il faisait nuit noire telle du charbon. Plus j’avançais, plus j’étais angoissée. J’avais l’impression qu’il y avait quelqu’un qui me suivait ! Mais je n’y prêtais pas vraiment attention. Ce parc était vraiment étrange! Je commençais à entendre des rires d’enfants tout autour de moi ! Etais-je dans un rêve ? je ne savais point. Je ne me sentais pas bien. D’un coup les rires disparurent ! Je crus être devenue folle… Tia.

Tout en fuyant cette ombre, je priais de toutes mes forces pour que le jour vienne, que tout cela soit un pur et vrai cauchemar. Rongée par la peur, l’inquiétude de ne pas rester en vie, cette course me semblait interminable. Essoufflée, je voulais m’arrêter pour reprendre mon souffle et c’est ce que je fis. mais ce que je venais de faire fut fatidique. 

Quand je tournai la tête, je fis un bond. Je me retrouvais nez à nez avec mon double ! Oui ! Mon double ! Je n’étais pas folle ! Non, je n’étais pas folle ! Mon double était différent de moi. Certes il avait les mêmes traits du visage, les mêmes yeux, tout mais le sombre qui avait toujours été au plus profond de moi ressortait à l’extérieur… Essia.

Ce n’est qu’au bout d’une minute que je me rendis compte que l’air s’était rafraîchi et que la brume s’était levée. Le vent était de plus en plus violent, et les signes de la peur me reprirent : les paumes moites, le cœur qui battait à toute vitesse, un poids sur ma poitrine, la bouche sèche, une boule dans la gorge, du mal à respirer… Puis le stress, l’angoisse, l’anxiété et l’inquiétude m’enveloppèrent… Lauryna.

En courant je trébuchai, je tombai au sol, puis quand je me relevai, je sentis une odeur de mort, de cadavre, de sang… J’étais terrifiée, angoissée, terrorisée. Je me mis à faire demi-tour mais trop tard… Le monstre m’attrapa, me serra si fort que je n’arrivais plus à respirer. Il me serra comme une petite fille qui ne veut pas lâcher sa poupée ; il me tenait avec ses mains déroutantes, décomposées, pourrissantes, aussi sales que du vomi. Je me débattais mais je n’y arrivais pas… Margaux

J’étais paralysé : il était impossible que je bouge mes membres. Ce monstre relâchait une odeur que personne ne peut supporter et que personne n’avait jusqu’à présent senti. Cette bête avait une odeur inhumaine… Paul. 

La nuit était si noire, pas l’ombre d’un croissant de lune : on se serait cru comme dans un gouffre, le gouffre des enfers. Il ne manquait plus que le bruit du vent pour imiter le bruit d’ailes de chauve-souris. Et ma peur devint alors incontrôlable. Plus j’avançais dans cette lugubre pénombre, à chacun de mes pas, je sentais que j’angoissais de plus en plus… Ambre.

Je poursuivis ma balade et là, tous les lampadaires derrière moi s’éteignirent et quand ils se rallumèrent, je vis non une chose, mais un être, bien vivant, de chaire et de peau. Il me parut si réel : il était d’une beauté inquiétante, angoissante, indicible, anormale mais il était si séduisant que j’en frissonnais et qu’il me parut presque normal mais son regard… Son regard, lui, paraissait inconscient, endormi mais affamé… Lina. 

Plus je marchais, plus ma peur s’amplifiait. L’angoisse, l’inquiétude, l’anxiété, l’appréhension s’emparaient de moi. Ma peur tourna à l’épouvante, la terreur, l’horreur et la frayeur. Le vent sifflait dans mes oreilles tel un murmure. Plusieurs questions s’embrouillaient dans ma tête. Devais-je fuir ? Était-ce mon imagination ? Je ne le savais point. Je me mis à courir. J’entendis un grand fracas puis je tombai au sol. Tout à coup je vis une chose monstrueuse, répugnante, immense comme un building, effrayante ! Je n’avais jamais vu une chose aussi horrible ! Cette chose n’était pas humaine mais elle était bien vivante ! … Amandine. 

Je rentrais chez moi. Je passais, passais de rue en rue, tel un labyrinthe. Quand je fus presque arrivé, je pénétrais dans une avenue très étroite. Soudain j’eus un frisson. Devais-je fuir ? Je ne savais pas. J’approchai doucement car dès que j’avançais, mon corps était tétanisé. Fis-je le bon choix de continuer ma route ? Mon cœur battait de plus en plus vite jusqu’à en exploser. J’en transpirais tellement j’étais terrorisé, effrayé, angoissé, affolé. Pourtant je n’étais pas peureux mais la peur m’envahissait : j’étais terrifié ! … Malick

Dans l’ombre d’un cabanon se cachait cette chose, cette chose indescriptible, innommable et inconcevable qui m’avait effrayée auparavant. Elle s’accompagnait d’une odeur inquiétante qui n’arrêtait pas de prendre de l’ampleur… Liséa

 

Dîner d’artistes chez Colette

La Cordée a concocté un dîner hors pair entre quatre grands artistes de la Belle époque. La parole est à eux !

Colette

Colette

: Je suis actuellement en train d’écrire une nouvelle œuvre : je n’en sais pas encore le titre mais j’ai quelques idées. Suite à cela, j’ai donc décidé d’arrêter la série Claudine. Willy ne s’en attribuera plus le mérite !

(Tous les personnages parlent en même temps.)

Apollinaire

Apollinaire par Héloïse

: Excellente idée !

Modigliani

Modigliani

: Sì, bravissimo !

Renée Vivien

Renée Vivien

: Great !

(Le calme revient.)

Renée Vivien : C’est un bon projet bien que j’aime les Claudine !

Modigliani : Et pouvons-nous connaître quelles sont vos idées ?

Colette : Mais bien sûr, avec plaisir, mon cher Modigliani !

Apollinaire : Oh oui, faites-nous part de vos idées !

Colette : Les voici : Les vrilles de la vigne, ou Jours gris qui sera sûrement le titre d’une des nouvelles ou bien… Le blé en herbe.

Renée Vivien : J’aime beaucoup Les vrilles de la vigne.

Apollinaire : Ecoutez-moi mes amis ! J’ai fait la rencontre d’un fabuleux artiste qui se nomme Picasso. Je l’ai connu en 1905. L’étrangeté de son art était réputé dans tout Montmartre. J’ai donc voulu voir de moi-même…

Renée Vivien : et qu’ a-t-il de si particulier cet artiste ?

Modigliani : Ah ! mais moi aussi je le connais bien ! Ses peintures sont plutôt abstraites : cela change de la peinture traditionnelle.

Apollinaire : En effet ses œuvres sont remarquables par leurs formes mathématiques et leur monochromie. Il est actuellement en pleine période… rose !

Picasso L’acteur Période rose
Picasso Acrobate et jeune arlequin 1905

Modigliani : Je suis moi-même dans la même recherche artistique. Je veux repousser les limites du figuratif ! Allonger des têtes, des visages… !

Modigliani Portrait de Maud Abrantes 1907

 

Renée Vivien : Vos œuvres me mettent mal à l’aise, mon cher !

 

Qui est Colette ?

Colette est née le 28 janvier 1873 et décédée le 3 août 1954 à l’âge de 81 ans. C’est une romancière mais également une actrice et journaliste.

Colette a passé une enfance heureuse dans sa maison natale. Après son divorce de l’artiste Willy en 1906, elle fait l’expérience de la scène. Puis elle se remarie en 1912 à Henri de Jouvenal.  Elle devient également directrice du journal Le Matin.

Ainsi Colette a longtemps pratiqué les techniques de la chronique et du reportage. Un certain nombre de ses romans apparurent en feuilletons  comme Chéri, La fin de Chéri ou Le Blé en herbe. Elle aime étudier les mouvements du désir, de la passion, les souffrances, la jalousie ou le désenchantement.

Elle possède également une écriture poétique. Elle use de la métaphore, des images et du lyrisme pour exprimer la sensualité qui débouche sur une découverte de soi-même.

Ses textes d’origine autobiographique, comme Les vrilles de la vigne, sont aussi emprunts de nostalgie où elle fait revivre un temps à jamais perdu.

On trouve également beaucoup d’humour et de tendresse dans les textes de Colette.

 

Le questionnaire de Proust de la Cordée

La Cordée s’est soumise au fameux questionnaire et voici quelques réponses : 

Le principal trait de mon caractère ? L’humour.

La qualité que je préfère chez un homme ? L’honnêteté.

La qualité que je préfère chez une femme ? La timidité.

Mon principal défaut ? La flemmardise… Foncer tête baissée…

Mon occupation préférée ? Manger !

Mon rêve de bonheur ? De la nourriture à l’infini…

Quel serait mon plus grand malheur ? D’avoir dix frères comme le mien.

Ce que je voudrais être ? Ce que je suis.

L’oiseau que je préfère ? Le coq ou le colibri.

Mes héros favoris dans la fiction ? Hulk.

Mes héroïnes favorites dans la fiction ? Wonder Woman.

Mes compositeurs préférés ? Vivaldi, Yann Tiersen.

Mes peintres favoris ? Picasso, Van Gogh, Otto Dix, Dali.

Mes héros dans la vie réelle ? Mes parents.

Mes héroïnes dans l’histoire ? Simone Veil et Aretha Franklin.

Ce que je déteste par-dessus tout ? Le KKK… L’hypocrisie…

Personnages historiques que je méprise le plus ? Hitler et Donald Trump.

Le fait militaire que j’estime le plus ? Sauver son pays quitte à y laisser sa peau.

Le don de la nature que je voudrais avoir ? Ressusciter.

Comment j’aimerais mourir ? En dormant.

Etat d’esprit actuel ? C’est le vide !

Ma devise ? Quand on veut, on peut …