Actualités des nouvelles technologies en Suisse

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Depuis 2015, un concours est organisé par un collectif de startups appelé « Prix de la transition numérique ». Ce prix récompense l’adaptation d’une entreprise à la nouvelle économie et à internet en particulier. Ce collectif s’attache avant tout à partager ses découvertes: à travers son prix, elle met en avant des bonnes pratiques pouvant être utilisées par d’autre sociétés pour bien négocier leur virage numérique.

En 2018, c’est la société genevoise de livraison de fleurs 123fleurs qui a reçu ce prix, grâce au transfert d’une partie de ses activités sur son site internet. Cette transition a pris plus d’une année, vu qu’à l’origine il s’agissait d’un simple petit magasin local établi en ville de Genève. Depuis, cette exposition a permis à 123fleurs de gagner en visibilité et d’augmenter son chiffre d’affaires de plus de 80%. Son gérant, Patrick Wittwer, confie que c’était une question de survie. « Avant cette transition, la concurrence de la grande distribution était trop forte, et notre visibilité trop faible, trop locale ». Après avoir fait appel à un société spécialisée, 123fleurs.ch a vite compris l’intérêt d’une telle démarche.

En plus de cette transition technologique, il y a également eu un regroupement de forces, à travers la création d’un collectif de fleuristes locaux, permettant un transfert de savoir et aussi de commandes dans toute la région romande.

Où en est-on réellement en ce qui concerne les nouvelles technologies dans le domaine médical? Grande mystère. Et quand nous parlons de nouvelles technologies, nous abordons celles-ci dans le sens le plus basique qui soit: une informatisation de base, voire une liaison internet et une standardisation des bases de données, ce qui reste un plus.

On parle beaucoup de robots capables de réaliser une opération chirurgicale, mais parle-t-on du fait qu’un dossier médical est toujours écrit sur papier, stocké dans une salle d’archive et difficilement accessible? C’est pourtant la réalité de nombreux médecins et chirurgiens en Suisse. Que ce soit dans le domaine public ou privé, la numérisation et la standardisation sont loin d’être des acquis. Une autre question épineuse est la sécurisation des données, lorsqu’une informatisation est en place. Celle-ci réserve de nombreuses (mauvaises) surprises.

Ces points seront l’objet de nos prochains articles à venir, suite à une enquête dans le milieu hospitalier et médical en Suisse et aux Etats-Unis (Révélation: les Etats-Unis sont autant à la traîne que la Suisse dans ce domaine…).

Ressources:

Revmed – le dossier médical
Sécurisation données médicales
Interview Vincent Bettschart

3 ans ont passé depuis la rédaction de notre premier article dédié au droit à l’oubli. Si les choses n’ont pas vraiment évolué depuis, de nombreuses procédures en cours pourraient bien faire changer les choses ces prochains mois. Tout d’abord, la Cours de Justice de l’Union Européenne doit se prononcer après avoir été saisie par des Français qui demandent purement et simplement la suppression de contenus contenant des données personnelles. Une telle loi permettrait en théorie à quiconque de supprimer de Google tous les résultats comprenant des informations personnelles, même s’il s’agit d’informations pouvant être utiles à la société (par exemple des crimes commis, des condamnations, etc.). Une date d’audience devrait être fixée ces prochaines semaines et nous vous tiendrons au courant de cette affaire vitale pour l’avenir des données personnelles en Europe.

Par ailleurs, Google a communiqué ses chiffres sur les 3 dernières années d’activité liées au droit à l’oubli. Sur l’ensemble des demandes de droit à l’oubli qu’il a reçue, soit 720’000, c’est 43% des 2 millions de liens demandés qui ont été supprimés de l’index Google. Le taux reste assez élevé, même si de nombreuses personnalités publiques n’ont pas eu gain de cause étant donné le caractère à « utilité publique » des conteus. Dans ces cas, une partie importante d’entre elles ont recours à une agence d’e-réputation pour les aider à communiquer de façon plus positive. Dans ces cas également, rien n’est garanti, et souvent une mauvaise réputation sur internet – qu’elle soit justifiée ou pas – va rester visible pendant de longues années. Les questions d’oubli, de réputation et de droit à la vie privée sont complexes et les outils à notre disposition insuffisants. Gageons que l’avenir nous donnera de meilleurs outils pour nous protéger tout en continuant à informer.

Cette semaine, nous reviendrons sur les faits marquants liés à l’e-réputation en Suisse et dans le monde. Dans l’intervalle, voici notre revue de presse pour avril 2017 avec d’excellents articles sur le sujet:

Les marques face aux scandales de l’e-réputation en 2017

Anticiper une crise sur les réseaux sociaux

Bien réagir à un Bad Buzz

Protéger l’e-réputation de sa marque avec un blog d’entreprise

Le lancement du formulaire de droit à l’oubli par Google cet été (suivi par Bing il y a quelques semaines) a fait couler beaucoup d’encre dans la presse spécialisée. Suite à la décision de justice de l’Union Européenne, je me demandais si les moteurs de recherche allaient inclure la Suisse dans leurs mesures. Certes, la Confédération Helvétique est au coeur de l’Europe, mais n’a jamais fait partie de l’UE… c’est donc avec une certaine surprise que j’ai pu constater que Google.ch serait également impacté. Le droit suisse ne s’est pourtant pas prononcé à ce sujet – et même si cela avait été le cas, je doute que l’impact aurait été suffisant pour faire bouger un colosse comme Google.

Il est donc possible de demander le retrait de contenus tombant sous le coup de cette directive européenne, en Suisse et ailleurs en Europe (au Royaume-Uni également). Cela concerne avant tout des articles relatant des faits anciens ayant un impact négatif sur la réputation d’une personne. Les règles sont relativement floues, mais on pourrait les résumer ainsi: pour autant que cette information ne soit pas d’utilité publique, et qu’un laps de temps suffisant se soit écoulé, une demande aura de bonnes chances d’aboutir. Que l’article soit véridique et fondé n’a aucune influence. Quant à savoir ce qui constitue une information d’utilité publique et un délai suffisant, l’UE laisse Google seul juge de le déterminer.

Avec le recul, il semble que le géant de Mountain View ne soit pas trop regardant pour retirer des contenus de son index. Mais avant de sauter sur l’occasion et de tenter de nettoyer son e-reputation par ce biais, il faut prendre en compte 3 facteurs:

  1. Le lien ne sera pas supprimé du web
    Même si le lien n’est plus visible sur Google, cela ne veut pas dire que la page « disparaît » du web. Le lien ne s’affichera plus pour des requêtes bien spécifiques visant le nom et le prénom de la personne. Jusqu’à quel niveau de précision l’affichage sera bloqué reste mystérieux. Si « Pierre Dupont » n’affichera pas le lien, une requête comme « Scandale international de Pierre Dupont » pourrait bien le retourner.
  2. Le lien ne disparaîtra pas de Google.com
    Toute personne effectuant une recherche sur la version internationale du moteur verra toujours les résultats non-altérés. En cas de doute sur la disparition d’un article, une simple vérification sur Google.com révélera sans doute le pot aux roses.
  3. Le site impacté sera notifié par Google
    Vous espériez que la page allait disparaître de l’index de Google sans faire de bruit? Préparez-vous à un bel effet Streisand: chaque lien retiré de l’index de Google entraîne l’envoi d’une notification au site visé. Et rien n’empêche un journal de relater vos efforts pour nettoyer votre e-reputation. Le Guardian a d’ailleurs relaté une telle affaire dans ses colonnes [EN].

Pour ces raisons et bien d’autres, il faut donc bien réfléchir avant d’avoir recours à ce formulaire, au-delà des questions éthiques et de la pertinence de ce mécanisme qui s’apparente souvent à de la censure pure et simple. En voulant donner moins de pouvoir à Google, la Cour Européenne l’a placé en position de décider de la pertinence d’une décision de justice compliquée.  Pas sûr que la diligence soit à l’ordre du jour quand des dizaines de milliers de demandes doivent être traitées chaque semaine.

En Suisse, le marché du référencement est arrivé assez tard à maturité, si on le compare à d’autres pays européens comme la Grande-Bretagne ou encore l’Allemagne. Aujourd’hui, cette dénomination est quelque peu abusive, car on pense uniquement au référencement Google, étant donné les parts de marché très faibles des autres moteurs comme Bing, Duckduckgo ou le français Qwant.

Si quelques années auparavant, cette action pouvait être limitée dans le temps, permettant de faire appel à une agence externe, il est devenu de plus en plus difficile de se passer d’experts en positionnement et web marketing en interne, en tout cas en ce qui concerne les sociétés générant une partie non négligeable de leur revenu sur le net.

L’une des évolutions majeure de ce paradigme est l’accent sur la formation: aujourd’hui, les experts en référencement ont plutôt tendance à former les responsables informatiques directement au coeur de l’entreprise. Cela a pour avantage d’une part l’acquisition de connaissances pour la société, mais aussi l’adaptation de la stratégie au métier et à la façon de fonctionner de l’entreprise.

Si l’on ajoute dans la balance les nombreuses turbulences que Google a infligées aux référenceurs récemment, on peut dire que beaucoup de petites structures ont été laissées sur le carreau. La mise à jour des connaissances a atteint un degré très élevé, ce qui a pour conséquence positive d' »écrémer » cette industrie et de supprimer les agences qui n’ont plus mis à jour régulièrement leurs compétences. Il est difficile aujourd’hui pour une agence de communication d’offrir le référencement comme service annexe: cette science est devenue l’affaire de véritables spécialistes, même si malheureusement de nombreuses sociétés actives dans l’informatique proposent des optimisations totalement dépassées voir néfastes pour la visibilité des sites de leurs clients.

Bienvenue sur notre nouveau blog dédié au petit monde des nouvelles technologies en Suisse. Nous sommes un groupe d’universitaires bénévoles souhaitant partager notre passion pour les nouvelles technologies de l’information, l’actualité des moteurs de recherche et les dernières nouvelles en matière de traitement des données.

Si la Suisse est relativement bien placée en ce qui concerne son parc informatique, sa vitesse de connexion à internet et ses entreprises dot.com, elle reste relativement à la traîne en ce qui concerne l’innovation informatique,  si l’on compare ce domaine à la recherche médicale par exemple, où la Suisse est l’une des premières nations du monde.

Récemment, l’actualité a été chargée: Google a dû céder à l’Union Européenne concernant le droit à l’oubli. Quelles conséquences pour la version suisse du célèbre moteur? Les problématiques relatives à la vie privée sont des sujets importants en Suisse. La complexité des lois, qui peinent à être harmonisées, laisse beaucoup de nos concitoyens dans l’expectative en ce qui concerne la loi, le respect de la vie privée et l’évolution technique. A l’intersection de ces 3 thèmes se trouve le citoyen, qui bien souvent n’a pas connaissance de l’interconnexion des lois, régulations et directives, souvent contradictoires entre la Suisse et l’UE.

Nous développerons ce thème et bien d’autres au fil des semaines, et nous vous souhaitons d’ores et déjà un excellent été au soleil.