haïkus des 61 juin 2019

Obscurité :

La lumière des morts

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Hélice de l’hélico

Tourniquet des humains

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Esprit dans un rêve

Navire naviguant

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Depuis le soleil de l’obscurité

Chercher dans le cœur

Des battements à basse tension

Jusqu’à potron-minet

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Joie

Colère

Tristesse

Les sources de mon coeur

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Obscurité ou lumière

Tourniquet dans mon âme

Tourniquet dans mon crâne

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Tempête et bonheur

Grand-huit de la vie

Manège dans mon coeur

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Sentiment d’un enfant

plongé dans le néant

Sillage de sa vie

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Esprit de la nuit qui s’empare de mon coeur

Esprit du jour qui chasse les malheurs

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Colère et chagrin

S’emmêlent

Le diable est né

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Quand rancoeur et chagrin

S’immiscent dans la vie

Dénichez dans votre cœur

Vos paysages intérieurs

Pour sortir d’ici

La belle aurore

La belle aurore

Pleurer les éclats du soleil

Brûler les larmes du passé

Dégeler un coeur divisé

Rencontrer un amour vermeil

Chercher le sens de l’amitié

Jusqu’à potron-minet

Revoir la belle aurore, l’exquis de la vie

Et recoller la coïncidence de l’amour

(6ème 1 mars 2019)

REVE

REVE

Etre naturel et unique

Etre fier et doux

Etre commun et magique

Avoir la paix en soi

La plus modeste qui soit

Diamant nocturne de soie

Abandonner son cœur

Combattre la peur

Rattraper le bonheur

Sourire de l’univers

(5ème non ski : Yven, Ishaq, Adam, Fabien, Justin, Naomi, Kadidiatou, Malek, Ibrahima)

Qui suis-je?

Qui suis-je ?

Je renie les déceptions de la vie

J’ignore les psychopathes des trottoirs

Je déteste les moutons des villes

Je crache la noire pollution

Je hais les orgueilleux

Je vomis les émotions obscures

Qui suis-je ?

Je suis

L’humble beauté incarnée

(groupe A 6ème 4

Gaspard, Mohamed, Marc, Louis, Alizia, Sarah, Anaé, Garance, Gabrielle, Louise, Julia, Lorenzo, Capucine)

Les lucioles

Je t’offre cinq lucioles

La pulpe d’un volcan

La lumière estivale de toutes les saisons

La flèche brûlante d’un arc foudroyant

Je t’offre cinq lucioles

La pulpe d’un volcan

Le reflet roux de la lune

La cendre d’un amour Phoenix

Je t’offre cinq lucioles

La pulpe d’un volcan

Les sourires de nos âmes

Eclairs d’un couple heureux

petit fictionnaire des 4ème1 décembre 2018

(une) arénaclash : place publique où l’on vient se disputer devant témoin

(un) cervostock : disque dur vivant (disponible en 2222)

(la) cybermort : cataclysme qui mettrait fin à internet (certains l’annoncent pour 3320)

(la) filmothérapie : le fait de se soigner en regardant des films en version originale

(la) graffiture : police d’ordinateur façon graffiti

(un) pizzavion : mode de livraison du futur (prévu en 2044)

Pleurire : sangloter tout en riant

(un) stylumière : instrument d’écriture qui met en valeur les idées (écrairer : écrire avec un stylumière)

Le malentendu.

Le malentendu

Dico vient pour la première fois chez Balbazar.

Balbazar

Salut Dico ! Qu’est-ce qui t’arrive ? T’as l’air choqué ?

Dico, les yeux écarquillés

Mais ta… chambre…elle est…c’est vraiment…quel capharnaüm !

Balbazar, indigné

T’es sérieux ! Y a pas de cafards chez moi !

Dico, épelant en haussant le ton

Ca-phar-na-üm !

Balbazar,

C’est quoi ça ? Tu fais l’intello, maintenant ?

Dico

Un capharnaüm c’est un lieu qui renferme beaucoup d’objets en désordre, un bazar quoi, un bric-à brac comme tu dirais…

Balbazar

J’ comprends rien à ce que tu dis. T’assumes pas que tu m’as traité de cafard-homme !

Dico

Capharnaüm ! Pas cafard-homme !

La photogénie

La photogénie.

Marc et Clara sont dans un café. Marc montre une photo de lui.

Clara

      Dis-donc, t’es drôlement photogénique !

Marc

Répète !

Clara, épelant

Pho-to-gé-ni-que !

Marc

Tu te fiches de moi !

Clara, étonnée

Comment ça « je me fiche de toi » ?

Marc

Tu m’as traité de photogénique ! C’est pas très gentil…

Clara

Tu sais pas ce que ça veut dire ?

Marc

Oui, je ne suis pas ton genre, c’est ça ?

Clara

Mais non ! Ça veut dire que tu es toujours beau sur les photos !

Marc

Ah ! … Et dans la vraie vie ?

Clara, chuchotant un mot inaudible

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L’histoire de mon sac!

L’histoire de mon sac!

J’étais dans mon rayon quand Zara m’a choisi car j’étais le plus beau des sacs. Elle est rentrée à la maison et elle m’a posé sur le lit. A côté de moi, il y avait des cahiers, une trousse, des règles. Elle m’a rempli avec tout ça.

Le lendemain, je suis allé à l’école. Pour cette première journée, j’étais léger! Le deuxième jour, j’étais très lourd! ça sera tout le temps comme  ça. Je vous avoue que j’ai peur d’être déchiré mais c’est pas grave : je suis garantie deux ans !

La mort des sirènes

 

Objectif : Mission d’anéantissement des sirènes…

L’origine de la mission :

Le consul de Thessalonique veut se débarrasser du fléau que représente les sirènes et engage des frais importants pour recruter des citoyens volontaires.

 

Annonce parue ce jour dans la gazette grecque:

 

Le pays recherche 7 aventuriers courageux en très bonne santé (prêts à risquer leur vie) âgés de 20 à 50 ans pour éliminer les sirènes définitivement. Le Mavropoli est le navire destiné à cette dangereuse mission.

Récompense prévue  : 5000 pièces d’or par tête. Si l’un des participants ne revient pas vivant, la somme sera reversée à sa famille.

Départ du port de Thessalonique, le 22 mai de cette année.

Les candidats retenus seront nommés en place publique la veille du départ.

La sélection

Une jeune femme annonça qui étaient parmi les 367 candidats

ceux choisis pour avoir l’honneur d’anéantir les monstrueuse sirènes.

« Voici les résultats, cria la jeune fille au peuple rassemblé devant l’estrade centrale. Voici ceux qui auront l’honneur de combattre ce terrible fléau, véritable fléau pour la nation grecque!

 

Le candidat n°1 est le marin  Alexandre Gavrilos, sélectionné pour ses talents de nageur. Il est nommé capitaine du Mavropoli. Son chien loup  Saumon l’accompagne sur le bateau.

 

Le n°2 est la chef cuisinier Agatha Rastapopoulos, sélectionnée  pour régaler les passagers grâce à ses plats de poisson renommés. Agatha est également une excellente pêcheuse.

 

Le n°3 est Hector Rastapopoulos , frère jumeau d’Agatha meilleur forgeron et menuisier de la région. Il est sélectionné pour s’occuper du renouvellement des armes et réparer  le bateau en cas de besoin.

 

Le n°4 se nomme Alexis Antoniu. Il est sélectionné  pour ses talents d’artiste poète et peintre. C’est lui qui sera en charge du carnet de bord. A partir de dessins des scènes vécues dans le cadre de la mission, il relatera les différents moments importants du voyage. Il vient avec sa louve Romula.

 

Les n°5 et 6 sont Dexter et Actor Derade, meilleurs amis depuis l’enfance. C’est un duo de combattants. Dexter est tueur à gages et Actor soldat. Le faucon Anatolus les accompagne.

 

Le n 7 est Iona Valos, jeune devineresse de talent.

 

 

Carnet de bord du Mavropoli.

 

Moi Alexis Antoniu, 22 ans, suis responsable de ce carnet de bord. Je vais essayer d’être le plus clair possible dans mon récit de nos aventures.

Notre équipage est impatient de partir à l’assaut de ces monstrueuses sirènes qui tuent chaque année des centaines de marins, laissant des enfants orphelins et des familles éplorées.

 

Notre but est noble car les hommes meurent dans des souffrances atroces. Les chants mélodieux de ces horribles créatures les entraînent vers une vaste prairie, couverte des ossements et de chairs desséchées des infortunés marins qui les ont précédés, et ils y périssent bientôt. Nous risquons aussi notre vie mais si nous réussissons, ce dont je ne doute pas, la récompense est de 5000 pièces d’or pour chacun de nous.

 

Parmi nous se trouve Iona, une jeune devineresse (oh ! Je n’aime pas ce mot! Est-ce que parce que le mot a une sonorité barbare quand il est au féminin?) qui dit être capable de communiquer avec le dieu de la mer…

 

Notre trajet est encore incertain. Notre objectif premier est de rentrer en contact avec Poséïdon pour qu’il nous donne leur point faible, s’il le veut bien.

 

Nous sommes partis hier d’Athènes et avons pour cap le détroit de Sicile où résident en général.

On navigue maintenant depuis trois jours mais le bateau n’avance pas vite, il n’y a pas beaucoup de vent. J’espère qu’on aura des nouvelles de Poséïdon avant d’arriver sur le détroit.

Il est prévu qu’on fasse une escale à Cythère pour se ravitailler. Il faut avouer qu’Agatha pêche très bien. Tous les jours on goûte de nouveaux poissons : espadons, maquereaux, thons…Aujourd’hui, il est prévu une daurade aux raisins.

 

Mais que se passe-t-il ? J’allais me mettre la table mais voilà que je trébuche avec les assiettes. Un choc énorme. Je suis projeté contre le mât. Ma tête cogne fort. Soudain c’est le trou noir.

J’ouvre les yeux…Combien de temps suis-je resté sans connaissance ? Où suis-je ?

On me pince la main. Très fort. Trop fort ! On dirait que ma peau n’est pas en contact avec une peau humaine. Je crie de douleur et je me relève brusquement. Je suis couvert de crabes, des dizaines de petits crabes dont un gros agrippé à ma main, en train de broyer mon pouce droit. Comment vais-je écrire la suite de l’histoire ?

Mes compagnons d’infortune me racontent notre mésaventure après m’avoir débarrassé de ces crustacés de malheur !

Un mégalodon (quoi ? Ils ont disparu depuis des millions d’années!) spécialement énorme a percuté notre navire. Nous étions au large de Siphnos et l’animal nous a poussés jusqu’au rivage…

 

Il parait que sur le rivage étaient écrits les mots suivants : « mort viendra à qui touchera mes descendantes». Ce message nous est-il destiné ? Qui nous menace ? Poséïdon lui-même ?

J’en étais là de mes réflexions. Hector se hâtait de nous fabriquer des boucliers et des casques car nous sentions bien qu’un danger aussi terrible qu’indéfini nous menaçait.

 

Nouveau coup du mégalodon mais cette fois aucun grand blessé. Seul Aktor subit le choc mais s’en tire avec une bosse.

Juste après ce nouveau choc, la louve se met à hululer sans s’arrêter. Saumon notre chien l’imite et le faucon tournoie au-dessus de nous de manière désespérée. Mais un autre cri ou plutôt une mélodie funèbre m’attire irrémédiablement. Tel un zombie, je marche mécaniquement vers le bord du bateau. Je vais basculer, je me sens partir…Dexter saute, Hector, Aktor, Alexandre commencent à enjamber le rebord du navire. Mais voilà qu’une force contraire nous fait faire les mêmes gestes à l’envers…Je vois Iona  les index pointés sur ses tempes nous fixer dans les yeux et murmurer des prières inaudibles.

On dirait que chacun des hommes du bateau est soumis à une énergie qui le dépasse.

Soudain, je retrouve l’usage de mon corps et mon esprit redevient clair.

Hélas, un spectacle atroce s’offre à nos yeux : une mare de sang entoure le bateau et c’est un silence mortel qui nous entoure.

Que s’est-il donc passé ?

 

Voilà ce que nous comprenons a posteriori.

Le dieu de la mer a eu vent de notre mission et a prévenus ses filles qui ont quitté le détroit de Sicile pour nous massacrer. Elles n’avaient pas prévu que les deux femmes de l’aventure ne seraient pas sensibles à leur chant…

Le don d’hypnose de Iona a fait le reste, contrecarrant la mélodie assassine… On pense qu’Athena lui a insufflé la force de résister.

Les sirènes sont toutes mortes, s’étant jetées sur les récifs alentour après leur échec.

Voilà comment s’achève notre mission. En quelques jours, c’est inespéré ! Hélas, Dexter nous a quittés, ces monstres ont  quand même eu l’un d’entre nous…

Sa dernière phrase : « partagez mes pièces d’or… » Un tueur à gages bien généreux !