La pédagogie Freinet à l’école Freinet

En pédagogie Freinet les élèves travaillent toutes leurs notions de français et de mathématiques en autonomie grâce à un plan de travail et des fichiers auto-correctifs.

Le texte libre tient un place très importante.

Voici une journée type :

Tous les matins, les enfants entrent en classe et écrivent un texte qu’ils vont se faire immédiatement corriger par l’enseignant(e). Lorsque tous les textes ont été vus, il est environ 11 h. La demi-heure qui suit est consacrée à la lecture des textes qui viennent d’être écrits, ainsi qu’à des intéractions entre les élèves (questions/réponses sur le fond ou la forme).

Un texte ensuite est choisi pour être publié dans le journal de l’école et pour être pris de support à d’autres exercices de français que l’enseignant va construire (analyse grammaticale, conjugaison mais de manière implicite ou encore dictée.)

Pendant ce temps, les enfants font aussi du plan de travail… (en attendant d’être corrigé ou après s’être fait corriger).

Des ateliers sont réalisés en début d’après-midi : peinture, dessin libre, théâtre, informatique, expériences scientifiques, journal, correspondance, sport etc…..

Puis, encore une plage plan de travail, moment où l’enseignant corrige les activités faites.

Enfin en fin d’après-midi : conférence ou exposé. Les thèmes sont complètement libres et sont préparés à la maison. Les parents viennent présenter la conférence avec leur enfant.

8 thoughts on “La pédagogie Freinet à l’école Freinet

    1. Le texte libre ne prend pas plus de temps qu’une autre production je trouve… au contraire, comme il y a moins de contraintes, c’est plus facile à corriger.
      Pas de maths, où ça ?

  1. Bonjour
    Comment ça se passe pour les temps de découvertes par la manipulation en groupe, ainsi que les mises en commun ?
    Par exemple, découvrir les masses, par des ateliers de pesées, des comparaisons de poids, des cartes de jeux autovalidants?
    A quel moment l’enseignant « enseigne »… ?
    Je comprends qu’avec la pédagogie freinet, on n’est pas en magistral, et même en retrait et du coup, je ne sais comment garder les moments de mise en commun des leçons construites par les élèves, et les moments où on s’adresse à toute la classe pour faire unité…
    Si vous arrivez à m’éclairer, merci!!

    1. Ya pas de moments comme ceux-là, jamais… ya jamais d’explication collective à quoi que ce soit… les enfants sont en ateliers… ou en individuel… la maîtresse passer aider, donner des indices, des explications à ceux qui en ont besoin.

  2. Bonjour,
    militante à l’ICEM-pédagogie Freinet, mouvement d’école moderne, depuis les années 80, je sui très étonnée de cette réponse au sujet des moments collectifs. La coopération est une base de la PF et il ne peut y avoir coopération sans moments collectifs. De même l’émancipation ne peut se faire si les enfants ne sont jamais confrontés aux autres. Les moments collectifs de présentation des travaux en cours ou achevés, de synthèse des découvertes et des choses apprises sont importants dans la classe. La PF n’est pas une pédagogie active mais une pédagogie du travail. Les enfants ne sont pas actifs, ils sont auteurs et construisent ensemble leurs apprentissages, d’abord en travail personnel ou en groupe puis par présentation aux autres.
    J’espère ne pas vous choquer par cette intervention mais il me parait dommageable pour la crédibilité de la PF de lire la réponse que vous faites à propos des temps collectifs.
    Bonnes vacances,
    Sylvie Pralong (ICEM82)

    1. Ah mais je suis entièrement d’accord, je parle juste du fait qu’il n’y a jamais de « leçon traditionnelle de manière collective » pour le français ou les maths… les présentations de dictées, de textes libres, les échanges collectifs de recherches maths etc bien sûr ! Mais pas de cours magistraux collectifs. Merci pour votre intervention, effectivement cela aurait pu prêter à confusion.

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