Conférence du 27 mars 2020

Tant que les mesures de confinements pour faire face au Coronavirus sont en vigueur, les conférences Plaisirs des Sciences n’auront pas lieu.
La conférence de fin mars est donc annulée.
La prochaine conférence scientifique aura lieu le vendredi 27 mars à 19h au cinéma de Rians.
Marc Grandotto, Physicien, nous parlera de d’Energie : définition, propriété, histoire, conséquences.
Résumé : L’énergie est un sujet d’actualité permanent (médias, politiques): énergies fossiles, énergies renouvelables, changement climatique, voiture électrique, etc. Mais sait­-on vraiment de quoi on parle? L’objet de cette conférence est d’abord de rappeler la définition physique de l’énergie. On reviendra ensuite sur l’histoire des utilisations de l’ énergie par les humains. On parlera enfin des conséquences des différentes formes d’énergie utilisées : conséquences climatiques, sociales et économiques.

Furigraphier le vide. Art et poésie touareg pour le IIIe millénaire

Conférence du 28 février 2020.

La prochaine conférence scientifique aura lieu le vendredi 28 février à 19h au cinéma de Rians.
Projection du film Furigraphier le vide. Art et poésie touareg pour le IIIe millénaire suivie d’une conférence/débat par l’auteur Hélène Claudot-Hawad, directrice de recherche honoraire au CNRS.

Résumé : Comment exister hors des modèles hégémoniques imposés par la mondialisation ? Comment être touareg aujourd’hui ? Comment poursuivre la marche nomade qui multiplie les horizons ? Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l’économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières. Pour résister au chaos et au non-sens, quarante-quatre poètes touareg dessinent des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent aujourd’hui leur société. Ils réinventent à leur manière les trames du présent en mobilisant la poésie pour lutter contre l’ultime dépossession de soi : celle de l’imaginaire.

 

Conférence du 31 janvier 2020

La prochaine conférence scientifique aura lieu le vendredi 31 janvier à 19h au cinéma de Rians.

De la forêt au taillis : histoire de la forêt provençale  par Brigitte Talon, Maïtre de Conférence à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie Marine et Continentale (IMBE), :

 

 

Résumé : La forêt provençale a été exploitée par l’homme dès les débuts de la sédentarisation, quand il est devenu éleveur et agriculteur il y a 6000 ans environ. La forêt mise en place dès la fin de la glaciation, a progressivement été remplacée par des pelouses, garrigues, maigres taillis et pinèdes sous l’action de l’homme et de ses activités, dont le feu reste la plus importante. La disparition quasi-totale des forêts, particulièrement  sur les reliefs de l’arrière-pays provençal au milieu du 19° siècle n’a pas été sans conséquences sur la biodiversité des sols et des êtres vivants et sur la composition de la forêt d’aujourd’hui. Je vais tenter à partir de diverses sources (paléoécologiques, archéologiques, historiques), dont celles issues de ma recherche en tant qu’anthracologue, de vous retracer l’histoire de la forêt provençale depuis 6000 ans, dans le but de mieux comprendre son avenir.

 

 

Conférence du 29 novembre 2019

La prochaine conférence scientifique aura lieu le vendredi 29 novembre à 19h au cinéma de Rians.

Denis Porcheron, physicien médical, nous expliquera comment les techniques ont évoluées  De la radiothérapie à la radiochirurgie.

 

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Résumé :  L’utilisation des rayonnements ionisants dans le monde médical est ancienne et multiple. Elle peut se subdiviser en trois grands domaines : le radiodiagnostic, ce sont l’essentiel des techniques d’imagerie médicale ; la médecine nucléaire, c’est le monde de l’imagerie métabolique ou de la radiothérapie interne vectorisée utilisant des traceurs radioactifs ; la radiothérapie et la radiochirurgie qui regroupent toutes les techniques de traitement des pathologies tumorales mais pas seulement.

Pour cette conférence, nous limiterons notre propos à ce troisième domaine.

La radiothérapie se subdivise elle-même en radiothérapie externe, curiethérapie et radiochirurgie ; trois techniques différentes dont le choix est fonction de la pathologie à traiter. Nous ferons un petit tour d’horizon de ces techniques qui évoluent beaucoup et rapidement avec de plus en plus de perfectionnements et d’automatismes rendus possibles grâce à l’émergence de nouvelles technologies et surtout des progrès considérables que permettent la puissance des matériels informatique et des logiciels dédiés. On estime que la durée de vie moyenne d’un équipement ne dépasse pas 10 ans au prix d’une mise à jour majeure tous les 5 ans.

Conférence du 25 octobre 2019

La prochaine conférence scientifique aura lieu le vendredi 25 octobre à 19h au cinéma de Rians.

Thierry Viéville, chercheur à l’INRIA, nous parlera d’ Intelligence artificielle : science ou pseudo-science.

Résumé : De manière interactive avec le public, nous allons d’abord présenter comment marche l’intelligence artificielle, ce qui peut être calculé à partir de ces mécanismes, et quelle différence il y a avec l’informatique usuelle. Cela nous permettra ensuite de bien comprendre la différence entre l’intelligence humaine et ce que peut faire une machine.  Enfin nous verrons que dans ce domaine il y a vraiment des avancées scientifiques inouïes mais aussi des croyances qu’il ne faut pas confondre avec ce qui existe réellement.

Fête des sciences au collège de Vinon-sur-Verdon

Cette année encore, le Carrefour des Sciences de Vinon a été un succès. Nous avons reçu un grand nombre de demandes de visites de la part des scolaires. Les capacités d’accueil du collège étant limitées, nous avons du répondre défavorablement à de nombreuses demandes. Esope 21 essaiera de redéployer une partie du Carrefour à Rians au printemps pour essayer de satisfaire les classes écartées.

Le Carrefour a toutefois accueilli 24 classes de collégiens, 12 classes de primaires, une classe de maternelle, et un groupe d’un IME, chaque classe passant entre 3 et 4 heures sur le Carrefour.

Cela fait donc environ 935 élèves auquel il faut ajouter environ 80 accompagnants.

Le samedi 300 personnes sont venues sur le village.
Cela fait donc une fréquentation totale de 1315 personnes.

 

 

            

 

« Mais qui a tué Lucy ? »

Première version

Découverte il y a plus de 40 ans, Lucy a encore des secrets à livrer aux paléontologues. Grâce à une analyse poussée de son fossile, des chercheurs viennent de comprendre comment le célèbre australopithèque serait mort.
Dans une étude publiée lundi 29 août dans Nature, John Kappelman de l’université américaine d’Austin et ses collègues affirment que la mort de Lucy a pu être causée par une chute depuis un arbre.
Cette cousine de l’Homo Sapiens vieille de 3,2 millions d’années et vivant en Ethiopie a, depuis sa découverte en 1974, été l’objet d’un débat: les australopithèques, une des premières espèces bipèdes, vivaient-ils encore en partie dans les arbres?

Des fractures caractéristiques
Pour les chercheurs, la cause de la mort de Lucy peut permettre de répondre à cette question. Alors pour en savoir plus, ils ont analysé les nombreux os fossilisés de Lucy dont dispose la communauté scientifique.
Grâce à une analyse à rayons X tomographique (qui permet de reconstituer le volume d’un objet incomplet), les chercheurs ont pu reproduire avec fidélité la totalité de l’humérus grâce à l’impression 3D. Ils y ont découvert les restes de fractures.
La fin de l’humérus, notamment, était fracturée d’une manière anormale. Il y avait aussi des traces de fractures sur la cheville ou encore le genou. En les analysant, avec l’aide d’un chirurgien orthopédique, les scientifiques ont jugé que la cause la plus probable était une chute mortelle, d’une hauteur d’au moins 12 mètres.
Lucy serait tombée sur ses pieds, puis aurait essayé d’amortir le choc avec sa main.

Deuxième version

« Il semble que Lucy ne se soit pas tuée en tombant d’un arbre. » Christophe Griggo, archéozoologue et taphonomiste au laboratoire Edytem de l’université de Savoie-Mont-Blanc et maître de conférences à l’Université de Grenoble-Alpes a accepté de réexaminer pour Sciences et Avenir les éléments du squelette de Lucy, l’Australopithecus afrensis découverte en 1974 dans l’Afar éthiopien. Dans une étude parue dans Nature l’anthropologue John Kappelman, de l’université du Texas à Austin (États-Unis), estime en effet que cette australopithèque arboricole et bipède s’est tuée en chutant d’un arbre, subissant de multiples fractures au passage.
Christophe Griggo est spécialiste en archéozoologie, la science qui étudie les restes des animaux pour comprendre leurs relations avec l’homme, mais aussi en taphonomie osseuse. La taphonomie est une discipline qui s’intéresse à tous les processus naturels ou anthropiques qui peuvent affecter les ossements au cours de la fossilisation, depuis la mort de l’animal jusqu’à leur découverte. Son expertise lui permet de déterminer si des brisures sur des ossements ont été provoquées par un accident ante mortem, ou causées post mortem par des glissements, remaniements ou compactage des terrains où le corps de l’animal a été enseveli. Il a également étudié des dizaine de milliers d’ossements d’animaux préhistoriques tombés dans des avens (gouffres), sur lesquels il a pu repérer, dans de très rares cas, la signature incontestable d’une chute. Rien de tel sur Lucy, apparemment.
Os frais, os sec : des fractures différentes

“La lecture de l’article publié dans Nature et un examen approfondi des illustrations — ainsi que d’autres images du squelette de Lucy — , me font penser que Kappelman et ses collègues profitent de la notoriété de Lucy pour faire le buzz, pointe-t-il. L’aspect des différentes fractures ou fissures indique qu’elles résultent très certainement de problèmes taphonomiques post mortem.” Et d’énumérer : “La tête de l’humérus, le plateau tibial, le sacrum, le pelvis, le tibia distal et le fémur distal présentent des écrasements qui pourraient bien correspondre à des mouvements du sédiment ou à un compactage sédimentaire.” Un sol peut se compacter sous le poids des sédiments ou glisser le long d’une pente, même très faible ou encore se tasser après évaporation de l’eau. “Les fractures des os longs, comme l’humérus, sont très souvent perpendiculaires à l’axe longitudinal des os, et surtout l’aspect assez irrégulier des cassures est caractéristique d’une fracturation sur des os secs… donc survenues longtemps après la mort.”

Christophe Griggo s’étonne que John Kappelman ne se soit pas penché sur la morphologie des surfaces de cassure des os longs. “C’est l’observation indispensable que fait tout archéozoologue pour distinguer des cassures faites sur os frais de celles faites sur os secs, explique-t-il. Lorsqu’un os frais a été brisé, (au cours d’une chute, d’un accident ou pour l’extraction de la moelle), on retrouve des cassures en spirale et présentant des surfaces de cassure lisses. En revanche, des cassures (dues à des mouvements du sol ou à des compactages des sédiments) sur os sec, ayant perdu tout ou partie de son collagène, donnent des cassures perpendiculaires ou parallèles à l’axe de l’os, et des surfaces de cassure irrégulières.”

Piétinée par un troupeau ? Noyée ?
Le chercheur français partage donc les doutes exprimés par Donald Johanson, de l’université d’État de l’Arizona et Tim White, de l’université de Californie à Berkeley, deux paléontologues américains qui partagent la paternité de la découverte de Lucy, il y a 42 ans, avec le paléoanthropologue français Yves Coppens.

Interrogé par le Guardian, Donald Johanson estime que Lucy aurait tout aussi bien pu être piétinée par un troupeau après sa mort, avant d’être recouverte par les sédiments et progressivement intégrée dans la roche. “Il y a des myriades d’explications pour de telles fractures, proteste l’archéologue. Le scénario selon lequel elle serait tombée de l’arbre n’en est qu’un parmi d’autres […] impossible à prouver.” Tim White, de son côté identifie les “fissures” du squelette de Lucy comme des “dommages de routine infligés aux fossiles”, comme on en voit par centaines sur le terrain. “Si les paléontologues devaient appliquer la même logique et conclusion aux nombreux mammifères dont les os fossilisés ont été tordus, malmenés par les forces géologiques, alors nous aurions aussi des gazelles, des hippopotames, des rhinocéros et des éléphants grimpant aux arbres et tombant des branches”, ironise le paléontologue.

Le mystère sur les circonstances de la mort de Lucy, il y a 3,2 millions d’années, est donc loin d’être éclairci. Mais une hypothèse reste valable : si le fossile nous est parvenu aussi complet avec ses 52 os, c’est probablement parce qu’il a été enseveli très vite dans les sédiments qui l’ont protégé de l’altération climatique et des charognards. Dans les années 1980, les chercheurs imaginaient même que Lucy, découverte dans les alluvions d’une ancienne rivière, avait pu mourir… noyée.

Fête de la science à Vinon-sur-Verdon

 

Du lundi 7 octobre au samedi 12 octobre 2019, Esope organise un Carrefour des Sciences au Collège Yves Montand de Vinon sur Verdon.

Le Carrefour est reservé aux scolaires du  lundi au vendredi.

Il est ouvert au public le samedi 12 octobre de 10h à 17h.

Programme :

Exposition « L’évolution humaine à la préhistoire » par Esope 21, en partenariat avec le Museum d’Histoire Naturelle d’Aix-en-Provence et Gulliver.

Exposition « La lune et sa conquête » par Aquarellia, en partenariat avec Esope 21.

Exposition « Les 80 ans du CNRS », par le CNRS.

Stand « Voir la radioactivité dans un fluide: la chambre à brouillard » par la SFEN:.

Stand « Les plantes méditerranéennes » par E4.

Stand « Algorithmes avec des trains » par Galejade (INRIA Sophia Antipolis & Esope 21).

Stand « Jeux combinatoires » par Galejade (INRIA Sophia Antipolis & Esope 21).

Stand « Magie mathématique » par  l’I3S (CNRS & Université Côte d’Azur).

Stand  « Les appareils de radioprotection et l’application participative Open Radiation », par l’IRSN.

Stand « Voir l’infiniment petit », par Esope 21.

 

Conférence: « Vivre longtemps sur la Lune. Quels sont les dangers ? » par J.-Y. Pipaud, Esope 21. Samedi 12 octobre à 15h

 

 

Conférence du 27 septembre 2019

La prochaine conférence scientifique aura lieu le vendredi 27 septembre à 19h au cinéma de Rians.

Nicolas Trotignon, chercheur au CNRS nous parlera de Consonance, dissonance et distance.

Résumé : On verra comment un théorème démontré au XXè siècle (le Théorème des trois distances) explique de nombreuses propriétés des gammes utilisées par les musiciens : nombre de notes, présence de demi-tons chromatiques et diatoniques notamment. Ce sera l’occasion de d’explorer les liens entre musique et mathématiques, et de découvrir des mathématiques à la fois récente à accessibles.
Aucune notion de mathématiques ou de solfèges n’est requise pour suivre l’exposé !
Pour ceux qui auraient raté la conférence et ceux qui voudraient se la rappeler, voici le diaporama.
Pour en savoir plus, nous vous recommandons la lecture du mémoire de N. Trotignon sur les gammes.
Enfin, nous vous invitons à découvrir le blog de N. Trotignon sur les chansons qui bifurquent.