Evolution: le génome du cœlacanthe africain dévoilé….

Le génome du cœlacanthe vient d’être séquencé par une équipe internationale….

Quelques précisions ont  sur le cœlacanthe :

on pensait que le cœlacanthe était éteint depuis 70 MA: Les fossiles connus  étaient  datés de – 400 à – 70 millions d’années ( pas de fossiles découverts entre – 70 millions d’années et nos jours )…

Les paléontologues pensaient donc que les cœlacanthes avaient disparu  au cours de la crise Crétacé-Tertiaire( il y a -65 millions d’années ).

Quelle énorme surprise fut la découverte d’un spécimen actuel en 1938 !
Marjory Latimer  le découvrit dans un chalutier: c’était  un poisson de 2 m de long et de couleur bleue , pêché au large de l’archipel des Comores.

Le cœlacanthe est-il une forme intermédiaire entre les poissons et les tétrapodes ( vertébrés avec deux paires de membres et à respiration pulmonaire, incluant les amphibiens, les oiseaux, les reptiles et les mammifères dont l’homme) ?

Le cœlacanthe possède des branchies et des poumons; le squelette interne de ses nageoires paires montre un agencement des os comparable à celui des tétrapodes.

 

 

 

 

NB: D’autres poissons, les dipneustes, « lung fish »,  possèdent à la fois des poumons et des branchies : ils vivent dans les lacs mais peuvent également vivre hors de l’eau.

Trois genres de Dipneustes: Neoceratodus (Australie), Protopterus (Afrique centrale) et Lepidosiren (Amazonie) existent aujourd’hui. Ils  furent  abondants dans les eaux douces au Mésozoïque (ère secondaire de – 251 MA à  — 65,5 Ma), en milieu marin au Dévonien(-400 à -362 MA).

File:G?tehal.jpg

Protopterus annectens at Paris Aquarium Auteur:Mathae

Ces formes intermédiaires permettraient-elles  de situer l’origine des vertébrés tétrapodes chez les poissons?

http://www.dailymotion.com/video/xoe31d

Que montre le séquençage de l’ ADN du cœlacanthe africain, Latimeria chalumnae. publié le 17 Avril 2013  ?

Les résultats de l’étude fournissent de nouveaux aperçus sur l’histoire évolutive du cœlacanthe africain et d’éventuels indices sur la façon dont les créatures aquatiques sont passées à la vie sur terre.

L’étude révèle que les dipneustes, des poissons à poumons, sont plus proches des tétrapodes que les cœlacanthes

Le séquençage du génome de la seconde espèce connue de cœlacanthe, le cœlacanthe Indonésien, devrait permettre d’affiner la compréhension de l’évolution des gènes …..

« le génome du coelacanthe contient environ 25% d’éléments transposables. Les transposons sont des séquences d’ADN mobiles et répétées qui peuvent induire des mutations et sont considérées comme des moteurs puissants de l’évolution et de la biodiversité. Les analyses démontrent que le coelacanthe contient en fait plus de familles différentes d’éléments transposables que les oiseaux et les mammifères, certaines de ces familles ayant été actives pendant l’évolution du coelacanthe et ayant façonné de manière significative son génome. Ainsi, ce dernier ne peut être considéré comme inerte au niveau évolutif malgré l’apparente absence de changements morphologiques majeurs pendant l’évolution. Cette observation questionne donc l’impact des éléments transposables sur l’évolution morphologique du coelacanthe. Le séquençage du génome de la seconde espèce connue de coelacanthe, le coelacanthe Indonésien, devrait permettre d’affiner la compréhension de l’évolution des gènes et des éléments transposables dans le génome de ce fossile vivant. »

Voir  le Communiqué du CNRS 17 Avril 2013, en anglais sur Nature.com