Les espèces marines devancent les espèces terrestres dans la course au réchauffement

Avec le réchauffement, des espèces migrent pour retrouver un environnement qui leur est clément. Et ce sont les espèces marines qui font la course en tête, se déplaçant jusqu’à six fois plus vite vers les pôles que leurs congénères terrestres, selon les tout derniers résultats d’une étude franco-américaine impliquant principalement des scientifiques du CNRS, de l’Ifremer, de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier et de l’Université de Picardie Jules Verne1. En analysant la vitesse de déplacement des aires de répartition de plus de 12 000 espèces animales et végétales en fonction de celle des isothermes en latitude et en altitude, ces chercheuses et chercheurs ont mis en évidence que les espèces marines sont capables de suivre, dans certaines conditions, la migration invisible des températures vers les pôles. Cette course effrénée au réchauffement est modulée par la pression des activités humaines (pêche, aquaculture, agriculture, sylviculture, urbanisme), accélérant ou ralentissant le déplacement des espèces dans leur poursuite de conditions climatiques favorables. Ces résultats, publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution le 25 mai 2020, interrogent quant à la capacité d’adaptation des organismes terrestres face au réchauffement attendu pour le 21e siècle.

Bibliographie

Species better track climate warming in the oceans than on land. Jonathan Lenoir, Romain Bertrand, Lise Comte, Luana Bourgeaud, Tarek Hattab, Jérôme Murienne, Gaël Grenouillet, Nature Ecology & Evolution, 25 mai 2020. DOI : 10.1038/s41559-020-1198-2

le portrait-robot en 3D de l’ancêtre d’Homo sapiens

Pour la première fois, deux paléoanthropologues ont remonté l’arbre généalogique de notre espèce et dressé le portrait-robot en 3D de l’ancêtre d’Homo sapiens. Ils ont comparé ce crâne virtuel aux rares fossiles du genre Homo datés de 200 000 ans, date présumée de l’apparition de notre espèce en Afrique, afin d’y dénicher notre aïeul potentiel. Une étude publiée ce jour dans la revue Nature Communications.

S’il ne fait plus de doute aujourd’hui qu’Homo sapiens est apparu en Afrique il y a 300 000 à 200 000 ans, les conditions de son émergence restent encore mystérieuses. En effet, les fossiles africains datant de ces 500 000 dernières années sont rares et leur état de conservation très variable. En tout et pour tout, seuls 7 crânes du genre Homo ont été trouvés sur le continent africain pour la période correspondant à l’émergence d’Homo sapiens, dont 5 sont aujourd’hui accessibles aux chercheurs… L’un d’entre eux pourrait-il être notre ancêtre ? Pour le savoir, et avoir une meilleure idée des caractères physiques de la population ayant donné naissance aux sapiens, les paléoanthropologues Aurélien Mounier, du laboratoire Histoire naturelle de l’homme préhistorique1, et Marta Mirazón Larh, de l’université de Cambridge, se sont lancés dans une vaste entreprise de modélisation. voir la suite ici sur le journal du CNRS

la danse des continents …

Qu’est-ce qui fait danser les continents ?

Grâce à une simulation 3D de notre planète, une équipe de géophysiciens issus notamment de deux laboratoires du CNRS a répondu pour la première fois à cette question vieille de 50 ans.

Tel un gigantesque puzzle, la lithosphère  est découpée en plaques  qui se déplacent les unes par rapport aux autres.

Ce phénomène, baptisé tectonique des plaques change sans cesse le visage de notre planète : il est à l’origine de la dérive des continents, de la formation des chaînes de montagne, du volcanisme et des tremblements de terre.

Quelles forces sont responsables des mouvements de ces fameuses plaques ? Se trouvent-elles dans les zones de subduction ou de convection?

Pour la première fois depuis 50 ans, une équipe de chercheurs issus de deux laboratoires du CNRS, le Laboratoire de géologie de l’École normale supérieure et l’Institut des sciences de la Terre, et de l’Université de Rome vient enfin de trancher le débat.

Grâce à une simulation en trois dimensions de notre planète obtenue après neuf mois de calcul sur un superordinateur, les géophysiciens ont pu montrer que le mouvement des plaques tectoniques était en réalité le résultat de ces deux phénomènes à la fois, et que leur contribution relative avait évolué au cours de l’histoire géologique de la Terre.

… Voir l’article en entier sur CNRS le journal ici

Tara: des fleuves de plastique

Chaque année, 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les mers, soit l’équivalent d’un camion benne par minute. Des plastiques qui se fractionnent sous l’effet du vent, des vagues et de l’action du soleil pour se transformer en micro-plastiques. Pour mieux comprendre cette pollution et étudier son impact sur la biodiversité, une mission scientifique initiée par la Fondation Tara Océan s’est embarquée à bord de la goélette Tara. Ce navire parcourt le globe depuis 30 ans. Après les pôles et les récifs coralliens, le navire a mis le cap sur l’Europe et 9 de ses plus grands fleuves. Un voyage de 6 mois qui implique 40 chercheurs venus de 16 laboratoires et piloté par le CNRS.