Comprendre la forme des arbres

Comment la lumière et le vent modèlent-ils les arbres?

Un groupe de recherche interdisciplinaire (Centrale Marseille, de l’Inra, d’AgroParisTech, du CNRS, d’Aix-Marseille Université1) a mis au point un modèle original simulant l’évolution d’une forêt pendant plus de 200 000 ans.

@C.Eloy / Centrale Marseille

Les arbres qui poussent dans cette forêt virtuelle sont en compétition pour l’accès à la lumière, ajustent leur croissance en réponse au vent et sont soumis à des tempêtes qui peuvent casser leurs branches.

Lumière et vent sélectionnent des formes fractales dont les invariants d’échelle sont similaires à ceux observés par les écologues et les forestiers sur les arbres.

L’action conjointe du vent et de la lumière peut ainsi expliquer comment la forme des arbres a émergé, au cours de l’évolution.

Ces résultats sont publiés le 18 octobre 2017 dans Nature Communications.

Télécharger le communiqué de presse :  Forme des arbres - Inra

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Que de vie dans nos caniveaux !

IL y a une vie luxuriante et insoupçonnée dans nos caniveaux…

C’est en constatant une couleur caractéristique de l’eau des caniveaux (marron ou verte) et l’apparition de bulles, témoin d’une activité photosynthétique, que des chercheurs du laboratoire Biologie des organismes et des écosystèmes aquatiques ont soupçonné la présence de micro-algues dans les rues parisiennes. Ils ont analysé divers échantillons d’eau non potable (provenant de la Seine, du canal de l’Ourcq, des bouches de lavage et des caniveaux) afin de déterminer quelles espèces de micro-organismes y étaient présentes….

Les résultats montrent des Micro-algues, champignons, éponges ou mollusques …

Cliquez sur l’image pour la vidéo du CNRS

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Blanchissement des anémones et baisse de fécondité des poissons-clowns

Le blanchissement des coraux est une conséquence bien connue du réchauffement climatique… Voir l’article :Les coraux menacés de disparition en 2050

© Suzanne C. Mills
Poissons-clowns et anémones dans les récifs autour de l’île de Moorea.
La teinte dorée des anémones est due à des microalgues présentes dans leurs tentacules.
Au cours d’épisodes de températures élevées, les microalgues en symbiose avec les anémones ou les coraux sont expulsées, ce qui produit le blanchissement de ces derniers.

Les anémones de mer blanchissent elles aussi . Et cela affaiblit la fécondité des poissons-clowns associés à ces anémones, comme viennent de le montrer, en Polynésie française, des chercheurs du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CNRS/EPHE/Université de Perpignan Via Domitia). Après une étude de 14 mois, ils publient leurs résultats dans la revue Nature Communications le 10 octobre 2017

Après une étude de 14 mois, ils publient leurs résultats dans la revue Nature Communications le 10 octobre 2017( Cascading fitness effects of thermally-induced anemone bleaching on associated anemonefish hormonal stress response and reproduction, Ricardo Beldade, Agathe Blandin, Rory O’Donnell, Suzanne C. Mills. Nature Communications, 10 octobre 2017. DOI : 10.1038/s41467-017-00565-w)

Télécharger le communiqué de presse du CNRS : CP blanchissement anémones

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Certaines éruptions volcaniques peuvent déclencher El Niño

Une étude internationale, coordonnée par une chercheuse de l’IRD, montre que les éruptions volcaniques stratosphériques peuvent déclencher des événements El Niño dans le Pacifique.

El Niño ? 

El Niño est une oscillation australe des courants océaniques (ENSO : El Niño Southern Oscillation). Il atteint son apogée vers Noël, d’où son nom ( en espagnol) qui fait référence à l’enfant Jésus.

Des précisions sur cette  oscillation

Elle consiste en un renversement de la circulation des alizés de sud-est dans le Pacifique sud mettant fin à la remontée d’eaux froides le long des côtes du Pérou.

« Pour comprendre le rôle clé de l’atmosphère dans la genèse d’El Niño il faut tout d’abord avoir à l’esprit que la température de la surface de l’océan Pacifique tropical n’est pas uniforme, mais s’élève graduellement en direction de l’ouest. Alors que les 100 premiers mètres de la colonne d’eau ne dépassent pas 22 °C près des côtes péruviennes, celle-ci avoisine 30 °C au large de l’Indonésie : c’est ce que les climatologues appellent la warm pool ou piscine d’eau chaude du Pacifique ».( source CNRS)

« En temps normal, les alizés soufflant depuis l’est ont tendance à confiner cet important volume d’eau chaude au voisinage de l’archipel indonésien. Mais, lors d’une année El Niño, le régime des alizés faiblit drastiquement allant même jusqu’à s’inverser  », souligne Eric Guilyardi.

« Cette accumulation soudaine d’eau chaude près des côtes du Pérou interrompt la remontée d’eaux froides et riches en nutriments permettant le développement de nombreuses espèces », précise Boris Dewitte,

nino_1_et_2

Comparaison entre une situation normale dans le Pacifique tropical et une situation El Niño. Dans le deuxième cas, les alizés s’affaiblissent et les eaux chaudes envahissent le centre et l’est du Pacifique tropical, modifiant le régime des vents et des précipitations sur toute la planète

La fréquence d’apparition des  événements El Niño est irrégulière, environ tous les 2 à 7 ans. Les conséquences sont considérables…

Une étude internationale, coordonnée par une chercheuse de l’IRD, montre que les éruptions volcaniques stratosphériques ( ex: le Pinatubo en 1991)peuvent déclencher des événements El Niño dans le Pacifique.

Les chercheurs ont identifié pour la première fois les mécanismes physiques à l’œuvre : le refroidissement de la surface du continent africain, qui diminue l’intensité de la mousson et provoque une «anomalie de chaleur» à l’origine d’un coup de vent d’Ouest responsable du déclenchement d’El Niño. Ces résultats, qui associent des chercheurs de l’UPMC et du CNRS, sont publiés le 3 octobre 2017 dans la revue Nature Communications.

Télécharger le communiqué de presse du CNRS : impact eruptions El nino
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