Les diatomées : une capacité sous-estimée à stocker le carbone dans l’océan profond

Les diatomées : une capacité sous-estimée à stocker le carbone dans l’océan profond

diatomée

NB:. Il existe de nombreuses espèces de diatomées, certaines sont marines mais on en rencontre également en eau saumâtre et douce. 

Les océans, en absorbant une partie du CO2 présent dans l’atmosphère, contribuent à réguler le climat à l’échelle mondiale. Par photosynthèse, les micro-algues des eaux de surface transforment ce CO2 en carbone organique. Celui-ci est ensuite transféré vers l’océan profond où il est séquestré pour plus d’un siècle. Dans ce transfert qui constitue une véritable « pompe biologique de carbone », les diatomées (micro-algues à carapace siliceuse) jouent un rôle essentiel. Une équipe internationale1, menée par des chercheurs de l’Institut universitaire européen de la mer (UBO, CNRS, IRD), a montré que le transfert de carbone dans l’océan profond dû aux diatomées avait été sous-estimé. Les scientifiques révèlent également que toutes les espèces de diatomées n’ont pas le même potentiel dans ce transfert. Enfin, ils démontrent que les prédictions du devenir des diatomées dans l’océan du futur reposent sur des modèles trop simplifiés du système océan. Cette étude, qui combine des approches novatrices pluridisciplinaires, est parue dans la revue Nature Geoscience, le 18 décembre 2017.

Télécharger le communiqué de presse : diatomées
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Comprendre la forme des arbres

Comment la lumière et le vent modèlent-ils les arbres?

Un groupe de recherche interdisciplinaire (Centrale Marseille, de l’Inra, d’AgroParisTech, du CNRS, d’Aix-Marseille Université1) a mis au point un modèle original simulant l’évolution d’une forêt pendant plus de 200 000 ans.

@C.Eloy / Centrale Marseille

Les arbres qui poussent dans cette forêt virtuelle sont en compétition pour l’accès à la lumière, ajustent leur croissance en réponse au vent et sont soumis à des tempêtes qui peuvent casser leurs branches.

Lumière et vent sélectionnent des formes fractales dont les invariants d’échelle sont similaires à ceux observés par les écologues et les forestiers sur les arbres.

L’action conjointe du vent et de la lumière peut ainsi expliquer comment la forme des arbres a émergé, au cours de l’évolution.

Ces résultats sont publiés le 18 octobre 2017 dans Nature Communications.

Télécharger le communiqué de presse :  Forme des arbres - Inra

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Que de vie dans nos caniveaux !

IL y a une vie luxuriante et insoupçonnée dans nos caniveaux…

C’est en constatant une couleur caractéristique de l’eau des caniveaux (marron ou verte) et l’apparition de bulles, témoin d’une activité photosynthétique, que des chercheurs du laboratoire Biologie des organismes et des écosystèmes aquatiques ont soupçonné la présence de micro-algues dans les rues parisiennes. Ils ont analysé divers échantillons d’eau non potable (provenant de la Seine, du canal de l’Ourcq, des bouches de lavage et des caniveaux) afin de déterminer quelles espèces de micro-organismes y étaient présentes….

Les résultats montrent des Micro-algues, champignons, éponges ou mollusques …

Cliquez sur l’image pour la vidéo du CNRS

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Blanchissement des anémones et baisse de fécondité des poissons-clowns

Le blanchissement des coraux est une conséquence bien connue du réchauffement climatique… Voir l’article :Les coraux menacés de disparition en 2050

© Suzanne C. Mills
Poissons-clowns et anémones dans les récifs autour de l’île de Moorea.
La teinte dorée des anémones est due à des microalgues présentes dans leurs tentacules.
Au cours d’épisodes de températures élevées, les microalgues en symbiose avec les anémones ou les coraux sont expulsées, ce qui produit le blanchissement de ces derniers.

Les anémones de mer blanchissent elles aussi . Et cela affaiblit la fécondité des poissons-clowns associés à ces anémones, comme viennent de le montrer, en Polynésie française, des chercheurs du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CNRS/EPHE/Université de Perpignan Via Domitia). Après une étude de 14 mois, ils publient leurs résultats dans la revue Nature Communications le 10 octobre 2017

Après une étude de 14 mois, ils publient leurs résultats dans la revue Nature Communications le 10 octobre 2017( Cascading fitness effects of thermally-induced anemone bleaching on associated anemonefish hormonal stress response and reproduction, Ricardo Beldade, Agathe Blandin, Rory O’Donnell, Suzanne C. Mills. Nature Communications, 10 octobre 2017. DOI : 10.1038/s41467-017-00565-w)

Télécharger le communiqué de presse du CNRS : CP blanchissement anémones

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