La Palestine, foyer de conflits au Proche-Orient depuis 1918

Sous domination ottomane depuis le XVIe siècle, la Palestine passe sous administration britannique après la 1ère G.M jusqu’en 1947 quand l’ONU propose un plan de partage du territoire entre un Etat juif et un Etat arabe. Cette terre, déjà disputée depuis les 20’s alors que le mouvement sioniste y encourage l’installation  des juifs de la Diaspora devient , à partir de 1948 et la création de l’État d’Israël l’enjeu d’un conflit dont les implications dépasse largement la Palestine et  ses acteurs directs : Israéliens et Palestiniens.

Aussi peut-on s’interroger sur les facteurs qui ont fait de cette terre un espace de conflits depuis 1918, leurs manifestations , leurs acteurs et leurs résonances internationales .

Nous montrerons tout d’abord comment la G.B, puissance mandataire entre 1920 et 1947, a cherché à concilier sans vraiment y parvenir, les aspirations sionistes d ‘établir  un foyer national juif sur une terre peuplée très majoritairement d’ arabes . L ‘échec du plan de partage de 1947 puis la proclamation de l’État d’Israël en mai 1948 ouvrent une ère de conflits jusqu’à la fin des années 80 au cours de laquelle la Palestine est progressivement contrôlée par  l’État juif. Enfin, depuis les Accords de Washington , le processus de paix , un moment bien avancé, semble de nouveau dans l’impasse et la Palestine demeure toujours le théâtre d’affrontements .

1/ 1918-1947

 

Rappel 1ère GM : Palestine dans l’Empire Ottoman allié de l’Empire Allemand.
Redécoupage des territoires : Accords Sykes-Picot (1916) / mandat britannique en 1920.
Rappel du mouvement sioniste/ Diaspora/ Th. Herzl.
Déclaration Balfour (1917) sur le « foyer national juif en Palestine »
Dans les 20’s et 30’s : un « Etat en marche » : immigration juive / Kibboutz/ Haganah/ Agence Juive => opposition des populations arabes : la Grande Révolte (1936-1937).
La Gb cherche des solutions de compromis : Rapport Peel (1937) : 2 Etats mais refus des arabes / Livre Blanc (1939) : un Etat binational, mais refus.
La GB cherche à ménager ses intérêts => réduction des quotas d’immigration juive => opposition des organisations juives.
Conflit qui se radicalise après 1945 : Impact moral de la Shoah/Ligue Arabe/Stern/ Irgoun (Hôtel King David en 1946)/ Haganah (Exodus, 1947) => février 1947, la G.B remet son mandat à l’ONU.

 

2/ 1947-1988

 Plan de partage de l’ONU (nov. 1947) : Etat juif, Etat arabe, Jérusalem=> opposition des arabes de Palestine.
1ère guerre israélo-arabe après la proclamation de l’Etat d’Israël par Ben Gourion (14 mai 194Smilie: 8)/ Irak, Jordanie/Syrie/Egypte/Liban => défaite arabes mais surtout des arabes de Palestine : 600 000 exilés (soit 50% de la pop.)/ Gaza administré par l’Egypte et Cisjordanie + Jérusalem est aux Syriens, le reste de la Palestine pour Israël.
Guerre des Six Jours (juin 1967) => Gaza/Cisjordanie/ Jérusalem-est occupés par Israël (+ le Golan mais en Syrie et le Sinaï en Égypte) ó toute la Palestine contrôlée par l’Etat israélien/ Résolution 242 de l’ONU.
Radicalisation de l’OLP : Charte de 1968/ arrivée de Y. Arafat en 1969/ activisme et terrorisme (Munich, 1972). Pas de résultats réels au contraire expulsion et massacres de Palestiniens de Jordanie (1970)=> exil vers le Liban.
Guerre du Kippour de 1973 ne change rien sur le terrain mais fait éclater la coalition des Etats arabes => Camp David (197Smilie: 8).
Isolement de l’OLP : 1982 Opération d’Israël au Liban, expulsion de l’OLP, massacre de Sabra et Chatila. Division des Palestiniens avec la création du Hamas (1987).
1987 : début de la 1ére Intifada dans les territoires occupés.

 

3/ Depuis 1988

 Arafat proclame « caduque » la Charte de l’OLP => ouverture de négociations en 1989 ( Madrid, Oslo) -> Accords de Washington en 1993 ( Rabin/Arafat/Clinton) : OLP renonce au terrorisme, reconnait Israël, création d’une Autorité Palestinienne et de Territoires autonomes à Gaza et en Cisjordanie.
X° des difficultés : assassinat de Rabin (1995) / refus du Hamas d’accepter l’accord / x° des colonies juives en Cisjordanie.
=> 2nd Intifada en 2000 et x° des attentats du Hamas => début de la construction d’un mur par Israël (2002).
Affaiblissement de l’Autorité Palestinienne : mort d’Arafat (2004) -> M. Abbas mais victoire du Hamas à Gaza (2006) => guerre civile ( Hamas vs Fatah de 2006 à 2007).
Nouvelle offensive d’Israël dans la Bande de Gaza (200Smilie: 8).

Echec d’Obama en 2009 à faire stopper la colonisation juive dans les territoires occupés.

M.Abbas fait entrer la Palestine à l’UNESCO mais échec à l’ONU.

 

Conclusion

La Palestine reste une terre de conflits sur laquelle s’affrontent deux légitimités revendiquées sans qu’ un règlement durable ne se dessine. L’option d’une partition gagne sans doute une partie des nouvelles générations israéliennes mais les inerties restent fortes et un  règlement général est aujourd’hui toujours utopique. Enfin, le centre de gravité des conflits au Proche et Moyen-Orient s’est déplacé vers l’est (Syrie, Irak) reléguant encore davantage la question palestinienne.

 

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ECD A.el-Sadate à la Knesset.

Après quatre guerres perdues contre Israël ( 1949,1956,1967 et 1973) , l’Egypte du président Sadate cherche une voie vers la paix qui rencontre cependant de nombreux écueils  comme en témoignent ces documents.
Le premier est un texte extrait du discours prononcé à la Knesset, le parlement israélien réuni à Jérusalem, par Sadate, successeur de Nasser et président égyptien depuis 1970. Ce dernier tend la mains aux Israéliens et avance les conditions d’une paix durable alors que les pays arabes sont profondément divisés sur la stratégie à suivre et que l’Egypte cherche à se rapprocher des Etats-Unis. Le second document est une photographie prise le jour de l’attentat perpétré par le Djihad Islamique contre Sadate, le 6 octobre 1981, à l’occasion d’une parade militaire commémorant la « Victoire d’octobre » de 1973.  

Nous présenterons tout d’abord les propositions de paix du président Sadate puis les conséquences et les obstacles qui jalonnent  cette initiatives de paix.

Le président égyptien replace son initiative dans le cadre du multilatéralisme et rappelle dans un premier temps les objectifs fixés par la  résolution 242 de l’ONU en 1967 à l’issue de la guerre des Six jours : tous les pays de la région doivent pouvoir vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Cela concerne autant Israël que les pays arabes et c’est en soi un pas considérable que franchit Sadate car c’est une reconnaissance implicite de l’Etat d’Israël. Pour autant, le président égyptien rappelle qu’il s’agit d’un objectif à atteindre et que les conditions d’un succès incombe d’abord aux Israéliens. En effet, les conditions  » élémentaires et non négociables » d’une entente passent par « le retrait total de la terre occupée après 1967 « . Il s’agit des territoires occupés par Israël après la guerre des Six Jours de juin 1967, à savoir, le plateau du Golan ( Syrie), la Cisjordanie et Jérusalem Est ( Jordanie) ainsi que la Bande de Gaza et le Sinaï ( Egypte).  Sadate insiste tout particulièrement sur le statut de Jérusalem. Déclarée internationalisée par l’ONU en 1947, la ville avait été occupée à l’ouest par les Israéliens et à l’est par les Jordaniens après la 1ére guerre de 1948-1949. En 1967, Tsahal, l’armée israélienne, conquière la partie ouest et occupe l’ensemble de la ville. Pour Sadate, Jérusalem doit retrouver sa vocation de « ville libre, ouverte à tous les fidèles ». C’est de fait un lieu saint pour les trois religions monothéistes, Islam, Christianisme et Judaïsme. Ainsi la ville doit -elle redevenir ce qu’elle a toujours été :  » l’incarnation vivante de la coexistence entre les fidèles des trois religions ». Autre condition à la paix avancée par A. El-Sadate, « la réalisation des droits fondamentaux du peuple palestinien et de son droit à l’autodétermination ». Les Palestiniens, comme l’ensemble des pays arabes, ont refusé le Plan de partage présenté par l’ONU en novembre 1947 et la guerre de 1948-49 a contraint nombre d’entre eux à l’exil hors de Palestine après cette « Nakba ». les guerres suivantes de 1967 et 1973 n’ont fait que réduire encore davantage les chances de création d’un Etat palestinien. Certes, depuis 1964 l’OLP et son leader Y. Arafat, à sa tête depuis 1969, ont su relancer la cause palestinienne mais la radicalité de la Charte de 1968 qui exige la destruction de l’Etat d’Israël est un obstacle à toute avancée vers un règlement pacifique. Ainsi, selon Sadate,  le retrait des territoires occupés doit d’abord profiter aux Palestiniens. Le président égyptien se fait alors le chantre du multilatéralisme et prône le « règlement des conflits par des moyens pacifiques ». Il est vrai aussi que Sadate fait le constat de l’échec de la stratégie guerrière qui depuis 1948 n’a été qu’une succession d’échecs. Non seulement les pays arabes n’ont pu vaincre Israël depuis 1948, mais encore ces pays sont ils à présent profondément divisés depuis l’échec du Kippour en 1973.

le discours du président Sadate est un tournant dans les relations israélo-arabe parce qu’il ouvre un dialogue jusque là fermé .Cependant cette initiative suscite de nombreuses oppositions.

La main tendue de Sadate permet la signature des Accords de camp David en 1978. Le premier ministre israélien, M.Bégin et le président égyptien, sous le parrainage du président américain, J.Carter, s’entendent sur la reconnaissance de l’Etat d’Israël et l’évacuation du Sinaï, occupé depuis 1967 et qui sera effective en 1982. Pour cet accord les deux responsables obtiendront le prix Nobel de la Paix en en 1978. Cependant l’initiative de Sadate d’un dialogue direct avec l’Etat israélien isole l’Egypte du camp arabe et le pays est exclu temporairement de la Ligue des pays Arabes dès 1979. Mais c’est en Egypte même que les oppositions s’expriment avec le plus de virulence. Elles viennent en particulier des fondamentalistes musulmans et notamment de la Confrérie des Frères Musulmans. Crée en 1928 , ce mouvement refuse tout autant l’occidentalisation, la volonté moderniste de Sadate que la sécularisation de la société. L’échec du Nassérisme et du nationalisme arabe renforce ce courant traditionnaliste qui peut apparaitre comme une alternative et le radicalise en même temps. C’est un groupe armée, le Djihad Islamique qui assassine Sadate en 1981 à l’occasion d’une parade militaire commémorant la « Victoire d’octobre » comme le montre le document 2.

La mort du Président Sadate ne mettra pas un terme aux accords de Camp David et le Sinaï sera évacué par les Israéliens en 1982. Pour autant les Palestiniens n’en tirent pas de bénéfices immédiat. Il faut attendre l’abandon de la Charte de l’OLP par Arafat en 1989 et l’ouverture des négociations de Madrid en 1991 pour relancer des négociations dont  Sadate fut, en 1977, le premier initiateur.


 

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ECD L’évolution de la mémoire de la Résistance

Documents et consigne

Les 2 documents présentés sont deux textes, l’un extrait du manuel de Cours élémentaire publié par Nathan en 1959 l’autre extrait du discours du président de la République J. Chirac prononcé lors de l’inauguration du mémorial Charles-de-Gaulle de Colombey-les-deux-Eglises le 9 novembre 2006. Ces documents présentent deux visions glorieuses, mais partiales et sélectives d’une France résistante entre 1940 et 1945. Ils illustrent les troubles de la mémoire collective de l’après guerre à nos jours et permettent de confronter l’Histoire, reconstruction scientifique et objective du passé à la Mémoire plus subjective et partielle des évènements et des comportements passés.
Nous montrerons tout d’abord de quelle façon ces documents présentent la Résistance puis en quoi ils témoignent, chacun dans son genre, d’une vision partielle de l’histoire et de l’évolution des mémoires de la 2nd GM depuis 1945.

Le document 1, publié en 1959, illustre la mémoire officielle gaulliste qui triomphe avec le retour au pouvoir du gal. de Gaulle en 1958. L’exaltation d’une France unie dans le combat contre le nazisme s’inscrit dans la volonté de surmonter les divisions nées du conflit algérien 5 ans plus tôt. Le récit s’adresse aux enfants du cours élémentaire à qui il transmet une vision simplifiée et tronquée de l’histoire française de 1940 à 1945. La débâcle militaire de mai-juin 1940 est à peine suggérée dans la 1ère phrase, très courte, dont les mots soigneusement choisis (« occupaient », « esclaves », « propre sol »), doivent frapper les jeunes esprits. Elle fait allusion à l’Occupation, issue de l’armistice. Mais surtout, ce cours reflète le mythe d’une France unie et unanimement résistante (3 à Smilie: 8), ce que l’historien H. Rousso a qualifié de « résistancialisme » en 1987. Le « résistancialisme » assimile la Résistance à l’ensemble de la population (le texte évoque « ils », « les patriotes français », « les enfants de France », « les Parisiens », c’est à dire la résistance intérieure). Le document évoque les sacrifices consentis : emprisonnement, torture, exécutions, déportation d’opposants… Il enseigne aux enfants que la libération du territoire a été davantage menée par les Français de l’intérieur (les « Parisiens ») et de l’extérieur (« chars du général Leclerc »), le rôle des armées alliées est rappelé mais minimisé. La phrase de de Gaulle choisie en résumé doit convaincre les écoliers de la personnalité providentielle voire prophétique du général de Gaulle.
Le document 2 date de 2006, il présente une vision plus complète et plus nuancée de la période. Il fait allusion aux conditions humiliantes de la défaite et de l’armistice. Aux lignes 4 et 5 il évoque le « pays saisi de stupeur » et « une immense confusion ». J. Chirac rend un vibrant hommage à la personne du général de Gaulle, présenté (5 et 6) comme un modèle de clairvoyance « les faits lui donnent dramatiquement raison », de courage « il n’a qu’une idée : combattre » ou plus loin lorsqu’il déclare « il prend une décision qui change le destin de la France ». La figure gaullienne est héroïsée (12 à 19) et les mots de « grandeur », de « courage » sont employés à trois reprises par l’auteur qui suscite l’émotion du public en insistant sur le sacrifice de de Gaulle de sa vie familiale (« sa mère se meurt « ) et qu’il nous invite à partager la reconstitution des heures qui ont précédé l’appel du 18 juin (15 à 1Smilie: 8). J. Chirac rappelle aussi (23 et 24) la condamnation du général de Gaulle par le régime de Vichy à l’été 1940 Cependant J. Chirac rompt avec le mythe résistancialiste quand il rappelle (30) qu’il y a eu « deux catégories de Français : ceux qui font leur devoir, et ceux qui ne le font pas ». Il rompt aussi avec la politique de négation de Vichy, initiée par de Gaulle et poursuivie depuis en reconnaissant la complicité de l’Etat français avec l’occupant allemand. Il associe à Vichy le terme de « servile » (29,30)

La confrontation des documents avec les travaux historiques démontre la volonté de leurs auteurs de privilégier la Mémoire sur la réalité des faits: Le doc. 1 ne mentionne ni le nom du régime de Vichy, ni celui de Pétain, pas plus qu’il n’évoque l’antisémitisme de l’Etat français, la déportation et le génocide des Juifs. Il y a une vague allusion (7) aux Français déportés : « il les fit mourir de faim en Allemagne ». ». Le texte ne distingue pas camps de concentration et camps d’extermination, assimile déportés, résistants et patriotes. En 1959 cette option révèle la volonté politique d’occulter les faits. De même que la présentation des Français face à l’Occupation, rassemblés dans un unanimisme résistant alors que l’on sait que l’engagement dans la Résistance est resté minoritaire.
Le document 2 est moins simplificateur et plus objectif, mais il présente également des omissions : J.Chirac n’évoque pas le fait que l’appel du 18 juin est resté confidentiel et que très peu de Français l’ont entendu. Lorsque de Gaulle s’adresse aux Français après la Libération de Paris en aout 1944, il refuse de proclamer le rétablissement de la République, en déclarant que Vichy était « nul et non advenu », Chirac ne dit pas que cela revenait à éluder les responsabilités de l’administration française dans la déportation des Juifs de France. J.Chirac sous-estime aussi largement les profondes divisions entre Français au moment de la Libération (rien sur l’épuration et le conflit avec le PCF) ainsi que le rôle des alliés dans la Libération : il évoque les Britanniques avec Churchill et les Américains en nommant Roosevelt, mais ne mentionne pas l’URSS ou Staline. Le texte rappelle celui prononcé par Malraux en 1964 à l’occasion du transfert des cendres de J.Moulin au Panthéon : La France éternelle est la France résistante et cette dernière s’incarne entièrement dans la personnalité du gal. de Gaulle.

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Plan compo. Géo (Tes) : L’Asie du Sud et de l’Est : les défis de la population et de la croissance

L’Asie du Sud-Est  est une aire continentale hétérogène comprenant  10 États et peuplée de 3.8 Milliards d’hab. soit  55% de la pop. mondiale. C’est aussi la partie du monde qui connaît depuis plus d’une décennie la plus forte croissance économique, mais aussi toujours le plus grand nombre de pauvres.
La croissance démographique est-elle un potentiel ou un frein pour l’essor économique des pays asiatiques ? Comment mettre la croissance économique de cet espace au service du développement humain ? 
 Nous présenterons tout d’abord les caractères du peuplement et les défis démographiques auxquels doit répondre l’Asie du SE puis l’émergence et la croissance économique de la région et enfin les limites et les contrastes de ce  développement accéléré.
 

 

 
1/ Les caractères du peuplement et les défis démographiques
 
   a/ Les grands foyers de peuplement et leurs dynamisme
      – Plus de 55% de la pop. mondiale (3.8 milliards)
      – La Chine (1.3) et l’Inde  (1.2) en concentrent 37%
      – transition démographique t en voie d’achèvement: croissance démographique forte -> 2030 ensuite un lent déclin à partir de 2050 mais contraste : forte croissance en Asie du S. (Inde : + 27 ms/an en 2011, Bangladesh), stagnation en Asie du SE (Chine : + 16,5 millions en 2010  ).
       – Peuplement littoral et vallées fluviale (Gange)/ rôle de la riziculture associé à la mousson.
 
   b/ Faible urbanisation mais forte métropolisation
       – Tx. urbanisation : 44% mais forte croiss.-> les 2/3 de la croissance urbaine mondiale / valeur relative car tx. d’urb. de l’Inde  de 31% mais pop. urb. de 377 millions > à la pop. des EU
        – Métropolisation : 8/10 des 1ères  agglos (Tokyo : 1er /37 millions d’habitants, par extension la Mégalopole japonaise : :  Séoul 3ème /23 millions d’habitants, Mumbai : 4ème /23 millions)/ Inde, en 1950, 7 agglos > 1 million, en 2012: 40.
        – Forte croissance: plus de 1,8 milliard de citadins en 2012 ó la pop. urb. de l’Asie du Sud et de l’Est x 4.8 depuis 1960/ Expl. Dacca: +  650 000 /an, Mumbai : + 400 000 /an => À l’horizon 2030, Mumbai devrait accueillir près de 40 millions d’individus et ainsi être la métropole la plus peuplée dans le monde. .
        
   c/ Les défis démographiques
       – Vieillissement de la population: « choc argenté » au Japon: – 200 000 h / an depuis 2004 => (8%  > 65 ans en 1975, 21% en 2010  et 30% en 2030)/ Chine : pop. active – 100 millions d’ici 2030 (Shanghai : 25% de la pop.> 60 ans)
       – ? Sur le maintien de la politique de limitation des naissances et sur le financement des retraites.
       – Déséquilibre du sex-ratio (Chine: 123, Inde: 112)  / « Fondamentalisme démographique » en Inde (3e enfant : 219 filles pour 1 000 garçons.)
 
 
2/ Emergence et croissance économique
 
   a/ Une région en forte croissance
        – Depuis les 2000’s : tx. de croiss. 4.5 x > à celui de la zone euro.
        – 30% du PIB mond. (10% en 1980) / En 2012, la Chine pèse 15,5 % du PIB mondial et l’Inde et le Japon 6% chacun
         – (31% du commerce mondial de marchandises /26 % de celui des services marchands en 2011) après l’Europe (37% / 45%) et devant l’Amérique du Nord (15% /15%)
 
     b/ modèles et take-off économiques
          – Japon : précurseur (60’s): pop. nombreuse, consensuelle, polyvalente (Toyotisme)/ METI/Keiretsu/ Sogos shoshas/ développt. par étapes:1955- 1965 : ind. de main d ‘ œuvre (textile),1960- fin 70’s : ind. lourde (sidérurgie, cons. navale, pétrochimie),fin des 60’s-> aujourd’hui : ind. d ‘ assemblages (automobiles, électronique, machines), depuis le début des 80’s : Ind. innovantes (biotechnologies, semi-conducteurs, espaces.)/ Stratégie du «  vol d ‘ oies sauvages » (A. Kanume) : Importation / Production / Exportation / Délocalisation.

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          – NPI de 1ere génération (Corée du Sud, Taiwan, Singapour, Hong-Kong): dans les 60’s et 70’s : glissement des activités japonaises et des investissements occidentaux (EU) attirés par les zones franches et les bas salaires => pays ateliers. Modèle // au japon (Etat; Cheabols en Corée). Délocalisation dans les 90’s et 2000’s vers « Bébés tigres » et Chine littorale).

          – NPI 2nd génération (Malaisie, Thaïlande, Indonésie et Philippines) dans les 80’s puis après crise de 97-98.
          – la Chine» littorale à partir de 1978 et des « Quatre modernisations »/ ZES en 1980 (salaires =  10% de ceux de Hong Kong dans la ZES de Shenzhen)
          – Inde : réformes économiques et ouverture en 1991/s secteurs de pointe (l’informatique: 25% du marché mondial du logiciel) / des FTN (Tata, Arcelor Mittal)/ mais difficultés structurelles (énergie, infrastructures…).
 
   c/ Un espace économique de plus en plus intégré
          – flux intra – régionaux : 53% contre 25% en 1970
          – « circuit intégré asiatique » : implantations (filiales, prises de participation, sous-traitance)
          – « corridor économique » de Singapour à Tokyo structuré par des  interfaces maritimes et de nœuds littoraux : 19 / 25 1èr  ports de commerce : Shanghai (1er), Ningbo (2nd),  Singapour (3ème), Tianjin (5ème).
          – Rôle de « ASEAN + 3 » (Chine, Japon, Corée) dans a création de l’AFTA : Asian Free Trade Area.
          – Difficultés car multiplication des accords bilatéraux : en 2010: plus de 115 (7 en 2000).
 
 
3/ limites et contrastes du développement
  
   a/ Un développement humain encore en retard et très contrasté
           – IDH des pays d’Asie émergents encore <t : Chine : 101ème place en 2013, Inde : 138ème .
           – Pauvreté : 2.2 milliards. , dont 1.6 pour la Chine et l’Inde /40% de la pop. en Asie du Sud <  1.25 $/, 17 % en Asie de l’Est.
           – malnutrition : Asie = 60% des pop. souffrant de malnutrition. Chine,10% de la pop. mais Inde:20% et 25 % au Cambodge. Rév.Verte relatif succès en Inde mais échecs des réformes agraires et des collectivisations au Cambodge, Laos, Vietnam.
           – Inégalité spatiales : opposition villes / campagnes, littoraux / espaces continentaux : L’écart de revenu/hab. entre la région la plus riche et la région la plus pauvre est de 1 à 10 en Chine./ Expl. du Kérala et du Bihar en Inde. Expl de la fragmentation urbaine (Mumbai : 60% des Mumbaikars  vivent dans des slums).
 
   b/ Croissance économique et développement durable
           – Faible développement et concentration des pop. accroissent les risques et les bilans des catastrophes naturelles : inondations, séismes not. (Bangladesh, Pakistan) et technologiques : Bhopal en Inde en 1984 (4000 morts)
           – Vulnérabilité de l’espace (Ceinture de Feu du pacifique): Fukushima : mars 2011
           – Développt. qui => forte pollution : En 2011, les émissions de CO² en Asie > 40% du total mondial, dont 25% pour la Chine (, 1er émetteur de gaz à effet de serre devant le Japon et l’Inde)/ Pluies acides / Déforestation (Indonésie pour l’huile de palme, exploitation forestière non durable) => glissements de terrains, disparition de terres agricoles, désertification)
            – Urbanisation accélérée => forte pollution : 16 des 20 villes les plus polluées dans le monde sont en Chine/ pollution des eaux liée à l’absence de traitement des eaux (expl. de Mumbai : 60 % des habitations n’ont pas de toilettes et ne sont pas reliés à un réseau d’assainissement des eaux) .
           – Forte tension sur les ressources disponibles ( cf. politique chinoise du « collier de perles » et du « land grabbing » en Afrique)
 

Conclusion

 La croissance économique marquée que connaissent aujourd’hui les pays asiatiques est un facteur de développement incontestable. Mais cette croissance est inégale socialement et spatialement et  accroit les tensions sur les ressources et l’environnement ainsi que la vulnérabilité de ces sociétés. Aujourd’hui, le défi que doivent relever les pays de l’Asie du SE est celui d’une croissance maitrisée qui s’accompagne d’un véritable développement humain.

 

Sur la situation de la Chinehttp://www.atlantico.fr/decryptage/chine-devient-plus-ou-moins-nouveau-numero-1-mondial-mais-bombe-que-contiennent-statistiques-est-ailleurs-1904573.html

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Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875

PPT soc. Allemagne

Introduction

Les socialismes et les mouvements syndicaux qui se développent à la fin du XIXe siècle grâce à l’industrialisation de l’Europe se caractérisent par une grande diversité mais aussi une forte influence du marxisme. L’essor du socialisme  est tel qu’il devient une des forces politiques majeures du XXe siècle  avant un reflux important à partir des années 1980. L’Allemagne est  emblématique de l’évolution des socialismes européens car l’affrontement entre réformistes et révolutionnaires y est particulièrement marqué, la confrontation avec des contextes successifs très différents, de l’Empire à l’Allemagne réunifiée en passant par Weimar, le nazisme et les deux Allemagnes.

Quel fut le rôle des socialismes dans la mobilisation et l’organisation du mouvement ouvrier et dans son action syndicale et politique en Europe ? 

 Pourquoi le socialisme se divise – t – il entre réformisme et action révolutionnaire et comment se manifeste cette rupture en Allemagne ?

 Comment les grandes crises du XXe siècle et l’ampleur des changements de société ont-ils affecté le socialisme et le mouvement ouvrier ?

 Comment les grandes crises du XXe siècle et l’ampleur des changements de société ont ils affecté le socialisme et le mouvement ouvrier ?

 

1/ 1875-1918 : essor et affirmation du socialisme  

 11/Révolution industrielle et développement du socialisme

 

L’Allemagne  connait une forte croissance démographique : la population passe de 41 à plus de 67 millions entre 1870 et 1913. Les effectifs de la classe ouvrière passent de 7 à 11 millions de personnes (soit 40% de la population avec les familles).

L’industrialisation que connait l’Allemagne à partir du milieu du XIXe siècle se caractérise par une forte concentration dans les Konzerns (Expl. KRUPP passe de 10 000 ouvriers en 1880 à 78 000 en 1914). De 1892 à 1914, le pays connait un véritable « take off »: la P° de charbon passe de 26 millions de tonnes en 1870 à 260 millions de tonnes en 1913.

C’est dans ce contexte que se développe l’aspiration collective à une société plus juste qu’incarne l’idéologie socialiste transformée par la pensée marxiste. En 1867, K. MARX fait publier « Le Capital », livre dans lequel il édifie un socialisme scientifique : le progrès social est le résultat de la lutte entre la classe ouvrière et la bourgeoisie et doit aboutir, par la révolution, à une dictature temporaire du prolétariat. A l’issue de ce processus révolutionnaire, se sera une société égalitaire sans classe.

 

12/ La naissance de la social-démocratie

    121/ La fondation du parti et les succès électoraux

 En 1875, lors du congrès de GOTHA, les deux partis socialistes allemands : L’Association des travailleurs allemands (1863) de LASALLE, plutôt réformiste et celui de LIEBKNECHT et BEBEL : Parti social-démocrate des ouvriers (1869), révolutionnaire, s’unissent, donnant naissance au Parti socialiste des ouvriers allemands (SAP), devenue le premier parti d’Allemagne dès 1890 et qui prend le nom de SPD en 1891 (Sozialdemocratische Partei Deuchtschlands). importance des thèses marxistes et la promotion de la lutte des classes : les ouvriers  doivent  s’émanciper  de  la  classe  capitaliste qui les oppresse et les maintient dans la misère et l’exploitation,  le  produit  du  travail  doit  être  équitablement  réparti  entre  tous  les  travailleurs,  les ouvriers sont le fer de lance de la révolution alors que les autres classes sont réactionnaires.

En 1891, le congrès D’ERFURT confirme l’orientation marxiste du parti (égalité entre les hommes et les femmes, laïcité, obligation et gratuité de l’école, défense des libertés d’expression, gratuité des soins  médicaux) mais envisage  aussi  une  action  réformiste (le  programme  réclame  ainsi  le  suffrage universel  ou  encore  l’impôt  sur  le  revenu  et  les successions).

Malgré la loi de 1878 qui interdit aux socialistes de posséder des organes de presse et d’organiser des réunions publiques, Les succès électoraux sont rapides : de 12 députés en 1881, les socialistes passent à 35 en 1890 et en 1912, le SPD est le 1er parti d’Allemagne avec 110 députés et plus d’1 million d’adhérents à 80% ouvriers.

Le SPD s’appuie sur un réseau dense d’associations qui contribuent à créer une « contre société » socialiste en accompagnant la vie des militants ; associations sportives, bibliothèques, maisons du peuple, orchestre et théâtre. Une presse de masse s’implante avec le Vorwäts, journal officiel du parti. Plus de 1200 coopératives qui permettent à leurs membres de s’approvisionner à moindre coût en dehors des circuits commerciaux classiques.

 

    122/ La social-démocrate allemande : réforme ou révolution ?

Dès l’origine, les socialistes sont déchirés entre des aspirations révolutionnaires et le désir d’une action politique légale. Ils militent, à la fois, en faveur d’une transformation radicale de la société et de changements concrets destinés à changer la vie des ouvriers dans le cadre du  système économique existant. A la fin du siècle, les divisions s’accentuent entre les révisionnistes, modérés, derrière BERNSTEIN, NOSKE et EBERT qui sont influents dans le groupe parlementaire et les révolutionnaires marxistes avec ROSA LUXEMBOURG et KARL LIEBKNECHT, fils du fondateur du SPD .

A  la veille de la 1ère guerre mondiale, le SPD est au bord de la scission : la majorité du parti participe à « l’Union sacrée » (Burgfrieden) proposée par le kaiser GUILLAUME II alors qu’une minorité pacifiste derrière Luxembourg et Liebknecht  refuse. R. Luxembourg est arrêtée et emprisonnée en février 1915 jusqu’au 8 novembre 1918, date à laquelle elle est libérée par la Révolution allemande. Pendant cette période d’emprisonnement, elle est exclue du SPD et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire Spartakus qui rejoint l’USPD (Parti social-démocrate indépendant d’Allemagne) en 1917.

 

13/ Les débuts du syndicalisme allemand

  Dès 1871, des « syndicats libres »  se constituent par branches d’activités (métallurgie, imprimerie, mines). Mais le mouvement ouvrier se heurte au chancelier BISMARCK qui fait voter en 1878 une loi qui interdit toute association et manifestation. Pour désamorcer les revendications ouvrières, Bismarck fait voter d’importantes lois sociales de 1883 à 1889 (création de l’assurance maladie, retraite à 70 ans, indemnisation des accidents du travail). Cette stratégie échoue. Les différents syndicats progressent et se rassemblent en une puissance Confédération générale des syndicats allemands (ADGB) en  1892. L’essor est considérable : 280 000 adhérents en 1891, 2.5 millions d’adhérents en 1914. Grace aux cotisations, l’ADGB met à la disposition des syndiqués des centres aérés, des dispensaires, des bibliothèques. 

Ses dirigeants adhèrent au SPD et sont  proche des révisionnistes. Pour autant, ils n’hésitent pas à organiser des grèves massives (en 1905, 250 000  mineurs de la Ruhr pour diminuer le temps de travail dans les usines THYSSEN et STINNES, 450 000 mineurs en 1912).

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’Allemagne entre de plein pied dans la révolution industrielle, provoquant le développement d’une nouvelle classe sociale ouvrière qui cherche à défendre ses intérêts en créant parti politique et syndicat. Malgré l’opposition du pouvoir, ce mouvement ouvrier devient de plus en plus puissant au point d’être la première force politique d’Allemagne en 1914. Cette puissance politique lui permet de développer une véritable société ouvrière. Cependant, des tensions fortes persistent dans ce mouvement, en particulier quant à la question de la guerre.

 

2/ 1918-1945 : Division et affaiblissement du mouvement ouvrier

21/ la révolution spartakiste

 La situation militaire désastreuse et la misère provoque une vague insurrectionnelle qui débute, le 29 octobre 1918, par la mutinerie des marins de Kiel et d’autres ports de la Baltique qui arborent le drapeau rouge. Le 8 novembre 1918, le socialiste EISNER proclame la République socialiste de Bavière. Enfin, alors que le kaiser GUILLAUME II abdique Le 9 novembre 1918, à Berlin, Les leaders du  SPD SCHEIDEMANN et EBERT proclament la République depuis le Reichstag et dirigent le nouveau gouvernement.

Cependant les révolutionnaires de L’USPD, les Spartakistes fondent en décembre 1918 le KPD et veulent profiter de l’agitation révolutionnaire et des grèves qui se multiplient  dans de nombreuses villes (Kiel,  Hambourg  et  Brême) pour imposer un pouvoir révolutionnaire sur le modèle bolchévique. Ils accusent le SPD de trahir le mouvement ouvrier et réclament des  nationalisations  étendues, une réforme  agraire,  et le pouvoir  aux conseils  ouvriers.

Le ministre de la défense, NOSKE, rassemble les « corps francs », soldats de retour du front et ordonne la répression du mouvement qui est écrasé lors de la « Semaine sanglante » du 5 au 12 janvier. R. LUXEMBOURG et LIEBKNECHT sont assassinés le 15 janvier 1919. Au total, 1500 morts.)

Le 19 janvier 1919 est élue une assemblée constituante dominée par le SPD (37,9% des voix) et, le 11 février 1919, elle confie la présidence à EBERT.

 

22/ la division du SPD et la République de Weimar

     221/ Les réformes du  SPD au pouvoir

 La répression du mouvement révolutionnaire par les dirigeants socialistes a profondément divisé la gauche et affaibli le SPD qui perd la moitié de son électorat. Malgré tout, la gauche allemande reste influente ; en 1930, le SPD compte 1 million d‘adhérents et son syndicat, lADGB fondé le 5 juillet 1919, 8.5 millions de membres en 1932.

Leurs actions dans la coalition gouvernementale (SPD, Zentrum, Libéraux) permettent de faire voter de grandes réformes : vote des femmes et congés payés dès 1918, inscription du  droit syndical dans la constitution, conventions collectives, comités d’entreprises, journée de 8 heures et semaines de 48 h. assurance chômage en 1927, et logement social subventionné

 

     222/ Progrès et soviétisation du KPD

Le KPD, qui se remet de son échec de 1919  adopte le modèle communiste soviétique, défini par le Kominterm ou Troisième Internationale. Il se structure en s’appuyant sur la classe ouvrière par l’intermédiaire de cellules d’usine, d’associations culturelles et sportives, de troupes de théâtre prolétarien et même d’organisations paramilitaires (front rouge des combattants). Le parti communiste organise aussi le Syndicat Révolutionnaire d’Opposition (RGORevolutionäre Gewerkschafts-Opposition) qui tente des grèves insurrectionnelles (Ruhr 1921, Saxe 1923), toutes écrasées par la République de Weimar. Il progresse cependant et compte 300 000 adhérents en 1930. Il doit ce regain d’influence à la crise économique qui frappe l’Allemagne : en 1932, la P° industrielle baisse de 20%, le chômage touche 6 millions de personnes et 8 millions sont à temps partiel. Le pouvoir d’achat s’effondre avec l’inflation qui explose.

Alors que Le NSDAP progresse, le KPD dirigé par E.THÄLMANN adopte en 1928, sous l’influence du Kominterm, la tactique « classe contre classe » qui désigne les socialistes comme « l’avant-garde du fascisme », le « parti social fasciste » ruinant toutes les tentatives d’union des  gauches allemandes face à la montée du nazisme. Ainsi,  lors des élections de 1932, la division à gauche (SPD : 20.4%, KPD : 16.8%) pourtant majoritaire permet au NSDAP de devenir le 1er parti (33%) et à HITLER chancelier. le KPD refuse de s’allier au SPD pour stopper la menace du parti d’Hitler car les communistes restent hostiles à la démocratie parlementaire et pensent que la violence nazie permettra la prise de pouvoir du prolétariat.

 

23/ Le nazisme contre le mouvement ouvrier

 L’incendie du Reichstag en février 1933 est dénoncé comme un « complot communiste » et  permet à Hitler d’interdire le KPD le 7 avril et ses biens sont saisis le 26 mai. Le 2 mai, les syndicats sont dissous et leurs biens saisis. Le SPD qui refuse en mars les pleins pouvoirs à Hitler est interdit à son tour le 22 juin. Certains  chefs  sociaux- démocrates  choisirent l’exil  (c’est  le  cas dOTTO WELS, chef du groupe parlementaire du SPD, qui chercha à reconstituer  le  SPD à Prague, SOPADE) mais  la plupart des élus socialistes et communistes sont internés dans des camps de concentration (Dachau, Buchenwald où meurt THÄLMANN en 1944). On estime que sur les 300 000 membres du KPD, 60 000 sont arrêtés et 2000 exécutés dans les premiers mois de 1933.

Les nazis vont prendre à leur compte l’organisation du monde ouvrier : Dès mai 1933, ils créent le Deutsche  Arbeitsfront  (DAF  –  Front allemand du travail) qui remplace les syndicats. La grève  est interdite  en janvier 1934. Le DAF vise à intégrer la classe ouvrière en regroupant patrons  et  ouvriers.  Les  conflits  éventuels  sont  réglés  par  des  curateurs  de  nommés  par les nazis. Il regroupera 25 millions de travailleurs soit 50% de la pop. Création en 1935 d’un « livret du travail ».

Les socialistes et communistes tentent de lutter contre le nazisme dans la clandestinité (70 % des tracts interceptés en Allemagne par la Gestapo issus de ces deux partis). En Allemagne, la résistance se limite à des actes de résistance limités et les groupes d’opposition sont tous démantelés par la Gestapo, de 1933 à 1936. A l’étranger, le SPD, depuis Londres, et le KPD, depuis Moscou, tentent de maintenir une existence. Cependant, aucun rapprochement n’a lieu entre les deux partis.

 

3/ 1945-1989 : deux Allemagne, deux socialismes

31/ A l’ouest, renaissance et mutation du SPD

    311/ La réorganisation du mouvement ouvrier

En 1946, K. SCHUMACHER, ancien déporté à Dachau, refonde le SPD  dans les 3 zones d’occupation occidentales. La création de 2 Etats en 1949 (RFA, RDA) confirme la division du socialisme et le KPD perd rapidement toute influence (Aux élections de 1949, il obtient près de 6 % des voix et 15 élus, en 1953, 2 % des voix seulement et aucun élu, 300 000 militants en 1946 mais seulement 80 000 en 1953) il est d’ailleurs interdit à l’ouest en 1956. Malgré sa ré-autorisation en 1968, il reste peu influent car trop lié à la RDA.

En 1949, la Confédération allemande des syndicats (DGB), ancienne ADGB, devient le principal mouvement avec rapidement 5 millions d’adhérents. Elle regroupe des syndicats de branche : Expl : les salariés de la métallurgie et de l’automobile ne peuvent adhérer qu’au Syndicat de la métallurgie IG Metall. Ce mouvement syndical est particulièrement attaché au dialogue social et ne recourt à la grève que de façon exceptionnelle. Cette attitude lui permet d’obtenir la cogestion des entreprises à partir de 1952 (droit de regard sur les décisions des entreprises concernant les salariés, représentants des salariés à parité avec les représentants des actionnaires au sein des conseils de surveillance des sociétés minière et sidérurgique.

Le principe de la cogestion permet une amélioration continue des conditions de travail dans le cadre d’une « économie sociale de marché ». Ainsi en 1966, l’IG Metall obtient les 40 heures pour les ouvriers de la métallurgie.

Cette capacité à réformer est en grande partie due à la forte syndicalisation des Allemands : Au début des années 1950 (le taux de syndicalisation s’élève à 46% des salariés et  ne  descend  jamais sous  les  36   %  dans  les  années  1960  et  1970,  remontant  même à 40  % au milieu des années 1970 et 1980.

 

   312/Le tournant de Bad-Godesberg et l’arrivée au pouvoir

 Le SPD défendait toujours le projet d’une république collectiviste et neutraliste et n’évolue pas. . Il condamne l’entrée de l’Allemagne au Conseil de l’Europe en 1949 puis dans la CECA en 1951  et l’adhésion de la RFA à l’OTAN en 1955 au nom de la préservation de l’indépendance nationale. Il réclame la réunion de l’Allemagne dans ses frontières de 1937 (c’est-à-dire avant les annexions du Reich). Il dénonce le fédéralisme et se prononce pour un État centralisé. Sur tous ces points, il est à l’opposé de la CDU. Il  connait de multiples revers électoraux  malgré  sa  forte  implantation ouvrière et urbaine. Ses échecs répétés lors des élections font reculer le nombre de ses adhérents : 900 000 en 1947, 580 000 en 1955.

Bien que le SPD ait participé à la rédaction de la Loi fondamentale donnant naissance à la RFA en 1949, ce sont les chrétiens-démocrates de la CDU qui assure le pouvoir. Pourtant le SPD est à nouveau travaillé par des divisions internes entre ceux qui veulent garder l’orientation marxiste et ceux qui veulent rompre avec elle. En 1954, une première étape est franchie avec l’abandon de la notion de parti de classe pour celle de parti du « peuple tout entier » et l’acceptation du principe de libre concurrence économique. Mais c’est un nouvel échec électoral en 1957 suivi d’un changement à la tête du parti en 1959 qui précipitent la mutation.

 Ces échecs incitent  les  sociaux – démocrates  à repenser  leur  stratégie  et  à  définir  les  contours d’un socialisme démocratique. Ce travail de rénovation aboutit au congrès de Bad-Godesberg en 1959. Le SPD abandonne officiellement le marxisme et accepte la démocratie libérale et le capitalisme. Ils abandonnent  ainsi  la  socialisation  et  la  planification stricte, optent pour le ralliement à l’économie sociale de marché (dans le cadre d’un État keynésien) reposant sur la cogestion des entreprises entre les travailleurs et les patrons.  Il ne se présente plus comme un parti de classe mais comme un parti populaire. Sur le plan international, le SPD accepte l’adhésion de la RFA au bloc occidentale et à l’OTAN.

Cette normalisation spectaculaire est confortée par l’élection d’un nouveau chef du parti en 1964, WILLY BRANDT, jeune quinquagénaire dynamique, très populaire maire de Berlin depuis 1957, qui incarne le renouvellement du parti.

Cette mutation facilite l’arrivée au pouvoir du SPD en 1966 dans un gouvernement de coalition avec la CDU puis celles de W. BRANDT (1969-1974) et d’H. SCHMIDT (1974-1982) à la chancellerie.

Au cours de cette période, le SPD conduit des réformes importantes : extension de la cogestion aux entreprises plus de 1 000 salariés, amélioration de la protection sociale, libéralisation du droit (divorce simplifié, dépénalisation de l’homosexualité, libéralisation de l’avortement)…

Promotion de « l’Ostpolitik », une politique d’ouverture à l’est et à la RDA qui normalise les relations entre les deux Allemagne dans un contexte de « Détente » dans la guerre froide, et accroit les échanges entre les deux pays. Un traité de reconnaissance mutuelle est signé en 1972 (ce qui signifie acceptation des frontières) et les deux Allemagne entrent à l’ONU en 1973. En outre, Willy Brandt reconnait pour la première fois la responsabilité allemande dans le génocide des juifs et le 7 décembre 1970 il s’agenouille devant le mémorial du ghetto de Varsovie en signe de repentance

 

   313 /Le renouveau de l’extrême gauche

 L’évolution du SPD est contestée à partir des 60’s par l’APO (Opposition extraparlementaire), mouvement fondé par des étudiants qui refusent l’abandon du marxisme. Elle prône la révolution et la libération de la femme. . L’Union socialiste allemande des Étudiants, syndicat étudiant proche du SPD rompt avec lui en 1960 et amorce une évolution ultragauchiste sous la direction de RUDI DUTSCHKE. Cette opposition non-parlementaire culmine en avril 1968 dans un vaste mouvement de contestation étudiante qui dégénère en émeutes urbaines spectaculaires, violemment réprimées par les forces de l’ordre. Certains de ces membres vont progressivement basculer dans le terrorisme : Fraction armée rouge (RAF: « Rote Armee Fraktion », 1970) avec ANDREAS BAADER et ULRIKE MEINHOF   qui a  assassiné  34  personnes, mais ne compta  au  maximum que 80 membres  actifs. D’autres participeront à la fondation des Grünen (les « verts »)

 

32/ Le socialisme en RDA

   321/ Une société dominée par le SED

 En zone soviétique allemande, Moscou impose en 1946 la fusion des deux partis qui donne naissance au SED (Parti socialiste unifié d’Allemagne) dirigé à partir de 1949 et la création de la RDA  par W. ULBRICHT ( 1949-1971).

La  Constitution  de  la  RDA de 1949  établit un régime communiste : abolition de la propriété privée, planification, enrôlement des citoyens. Il s’agit de construire le « socialisme réel » reprenant l’héritage de la gauche communiste allemande et le modèle soviétique. Le parti est organisé selon le modèle soviétique du centralisme démocratique : les décisions sont prises par le Bureau politique et imposées à tous.

Un semblant de démocratie est maintenu (élections au suffrage universel, reconnaissance des libertés fondamentales des individus : conscience, parole, réunion ainsi que des droits sociaux : loisirs, construction, travail) mais la réalité du pouvoir est détenu par le SED qui noyaute l’appareil d’Etat et fournit au régime ses principaux cadres dirigeants (WALTER ULBRICHT au pouvoir de 1950 à 1971, ERICH HONECKER de 1971 à 1989, à la fois secrétaire général du SED et président du Conseil d’Etat)

Le parti s’appuie sur des organisations de masse pour inféoder la société : La Jeunesse Libre Allemande (FDJ), les Pionniers, La Confédération des femmes allemandes. Ces organisations offrent au SED le monopole de la scolarisation, de la politique culturelle, des vacances…

 Le syndicat unique, FDGB : la Confédération libre des syndicats allemands)  est totalement dominé par le parti et la grève est interdite à partir de 1961. Elle assure la politique culturelle en gérant 500 maisons de la culture et 17 000 bibliothèques.

.La Stasi, créée en 1950, joue un rôle de plus en plus important : 90 000 fonctionnaires et jusqu’à 500  000  «  collaborateurs  officieux » chargés d’espionner leur entourage immédiat.

Le SED place la RDA sous la tutelle soviétique : adhésion au Kominform, au Pacte de Varsovie, au Comecon. L’économie est collectivisée et planifiée (plan quinquennal à partir de 1951). La priorité est donnée aux industries lourdes au détriment des biens d’équipement et de consommation. Rapidement les inégalités apparaissent entre les cadres du parti privilégiés et la masse qui n’a pas d’accès au logement et qui se ravitaillent dans les magasins d’Etat. Le « socialisme réel » débouche sur une économie de pénurie.

 

     322/ Contestation, répression et fin de la RDA

 En 1953, l’augmentation des cadences de 10% provoque des grèves et finalement un soulèvement le 17 juin. L’insurrection gagne toute la RDA et les ouvriers réclament des élections libres et la réunification. Les troupes soviétiques interviennent pour sauver le régime : 55 tués, 15 000 arrestations. 60% des cadres du SED sont renvoyés. La contestation est étouffée mais plus de 3 millions d’allemands fuient le pays jusqu’en 1961, date de la construction du mur de Berlin (On dit que les Allemands « votent avec leurs pieds »).

La Pérestroïka lancée à partir de 1985 encourage les oppositions et les manifestations se multiplient (500 000 personnes à Leipzig en octobre 1989). Le mur est ouvert le 9 novembre.

 

4/ Socialisme et syndicalisme dans l’Allemagne réunifiée depuis 1990.

 41/ L’affaiblissement de la gauche allemande et des syndicats

 Après la réunification allemande du 3 octobre 1990, le SED disparait mais il remplacé par le PDS (Parti du socialisme démocratique) composé d’anciens communistes est-allemands.

La réunification n’est pas favorable au SPD qui s’y est montré réticent et les 1ères élections législatives de l’Allemagne réunifiée sont une défaite pour le SPD (33.5%) et le PDS (2.5%) face à  la coalition de droite du chancelier KOHL (1982-1998).

A  l’est, le syndicat unique FGDB s’autodissout et il est remplacé par DGB mais son audience recule : de 12 millions en 1991, les effectifs tombent à 6 millions en 2009 (stables depuis).  Ils sont moins en phase avec les préoccupations environnementales qui se traduisent pas le poids des « verts », la tertiarisation (IG Metall, syndicat le plus puissant, dans le  secteur  de  la  métallurgie,  a  ainsi  perdu  un million  d’adhérents,  entre  1990  et  2001) et l’essor des classes moyennes, la hausse du nombre des indépendants, montée du chômage, multiplication des activités à temps partiel…) et aux problématiques liées à l’Europe et au contexte de la mondialisation. 

  

42/ Le SPD au pouvoir

 Après 16 ans d’opposition (depuis 1983), le SPD remporte les élections de 1998 dans une coalition « rouge-verte : G. SCHRÖDER devient chancelier et développe la stratégie du « Neue Mitte » (nouveau centre) favorable au libéralisme économique. Devant la montée du chômage (un  peu  plus  de 3  millions  de  chômeurs  en  1998,  4.2 en 2005) il lance la réforme « Agenda 2010 » : les lois dites « HARTZ » adoptées entre 2003 et 2005 libéralisent les conditions de travail et réduisent la protection sociale (indemnités chômage). Ce virage entraine un profond malaise dans le parti et chez les militants dont le nombre, proche d’un million dans les années 1970, passe à moins de 600.000 en 2005. Des  législatives  anticipées en 2005 sont organisées  elles entrainent  la défaite de  GERHARD SCHRÖDER face à la  CDU d’A.MERKEL. Le SPD rejoint alors la coalition avec la CDU jusqu’en 2009 mais cette expérience lui est préjudiciable car aux élections de 2009, il retombe à 23% des voix.

  

43/ Une nouvelle gauche

 En 2005, des militants du SPD et des syndicalistes contestent la politique de Schröder et fondent l’Alternative électorale-travail, justice sociale » (WASG). Le PDS devient le « Linkspartei » (Parti de gauche) et il est rejoint par des militants SPD. Finalement, en 2007, le Linkspartei et WASG fusionnent pour donner naissance à « Die Linke » (la Gauche) dont le leader O. LAFONTAINE est un ancien dirigeant du SPD .Il obtient 12% des voix aux législatives de 2009, alors que le SPD en obtient 23%. Depuis il a connu des revers électoraux et plafonne aux alentours de 7%. Il est plus particulièrement influent dans les  anciens  Länder  de la RDA dans lesquels l’Ostalgie est de plus en plus sensible.

  

Conclusion

Le cas allemand est emblématique de l’impact des grandes crises du XXe siècle sur l’évolution du mouvement ouvrier européen. Le ralliement de la majorité des socialistes et des syndicats à la défense nationale dans le cadre d’unions sacrées lors de la Première Guerre mondiale enterre les visées pacifistes et internationalistes mais favorise l’intégration des formations ouvrières à la nation.  La révolution russe, la défaite et la crise économique des années 30 contribuent au développement d’un contexte révolutionnaire qui accentue les déchirements au sein du mouvement ouvrier. La guerre froide consacre, avec celle de l’Allemagne et de l’Europe, la division entre socialistes et communistes. Enfin, le contexte de la mondialisation entraine une nouvelle rupture. Finalement c’est l’histoire, depuis la fin du XIXème siècle, de  la confrontation permanente des courantes réformiste ( améliorer les conditions ouvrières par la négociations)  et révolutionnaire ( créer une société nouvelles) qui se poursuit, l’utopie marxiste  contre le réalisme social-démocrate, voire, aujourd’hui social-libéral.

 

 

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EDC Les Journées nationales du souvenirs (1946)

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Ce document est une affiche de Guy Georget réalisée en 1946 à l’occasion des Journées Nationales du Souvenir, organisées par 4 associations d’anciens combattants, de prisonniers de guerre, de déportés résistants et  de travailleurs du  STO dans la ville de Compiègne , siège d’un des principaux  camp de transit pendant la guerre. Le pays est alors en plein effort de reconstruction et l’épuration s’achève. Il faut restaurer l’unité nationale et travailler à la réconciliation des Français. La construction progressive du « mythe resistancialiste » exaltant le patriotisme, la résistance et  l’union de toutes les victimes est en marche comme en témoigne ce document.

 Ainsi pouvons-nous nous interroger sur la volonté de l’auteur de cette affiche de mêler les différentes mémoires de la déportation dans l’immédiat après-guerre.

Description

1er plan :

Un groupe d’hommes, de tailles similaires, de couleur identique sombre.

Des postures fraternelles, de retrouvailles. Des gestes amicaux (mains sur l’épaule, bras levé).

Des attributs vestimentaires qui les identifient : un prisonnier de guerre (le calot et le manteau), un ancien combattant (le casque), un déporté (la tenue rayée) et un travailleur du STO (le béret).

2nd plan :

Un paysage ravagé par les destructions de la guerre qui témoigne de la situation du pays : arbres calcinés, maisons détruites qui se fondent dans une couleur sombre et uniforme.

       Les éléments lexicographiques :

C’est une affiche informative, il n’y a pas de slogan ou d’appel. Les noms des 4 associations sont présentés sans hiérarchie: l’Union française des associations d’anciens combattants, la Fédération nationale des prisonniers de guerre, la fédération nationale des déportés et internes résistants et patriotes et la Fédération nationale des déportés du travail.

       Les éléments symboliques :

La bannière (le calicot) nationale (bleu/blanc/rouge) qui surmonte le groupe et l’affiche.

 

Explication (en quoi cette affiche révèle-t-elle la volonté d’unir les mémoires de la 2nd GM ?)

les personnages représentés ne sont pas réellement distingués, l’auteur les associe sous un même stéréotype alors que les destins des uns et des autres sont très différents. Les prisonniers de guerre (environ 2 millions) sont associés aux anciens combattants, aux déportés du STO (600 000) et aux déportés (162 000). Il n’est fait aucune mention de la spécificité du génocide juif ni même de cette population parmi les déportés alors qu’elle en représentée près de 50%. Les victimes de la barbarie nazie sont regroupées sous la bannière protectrice de la « France éternelle ». La souffrance est celle de tous les Français qui doivent s’unir pour reconstruire le pays.

Cependant,l’affiche ne désigne pas les héros ni non plus les « collabos ». En 1946, la nécessité de restaurer l’union des victimes  et la concorde nationale s’imposent. Mais dans la réalité des faits, ce sont les résistants et patriotes qui sont associés aux commémorations et non les requis du STO ou les déportés raciaux. Progressivement, la mémoire qui s’impose est celle de l’épopée résistante et non plus celle de la souffrance partagée. C’est le « mythe resistancialiste » (H.Rousso).

Posted in 3.ECD HISTOIRE, H1.Les mémoires de la Seconde guerre mondiale

Présentations ECD Mémoires de la 2nd GM

« Pétain avait de surcroît dans son entourage des hommes […] intelligents et compétents qui ont conduit d’autres hommes à se faire les complices d’un Reich aux abois : la Solution finale, le travail obligatoire, les représailles contre une Résistance de plus en plus énergique. Comment expliquer une erreur de jugement aussi monstrueuse ? […] La vie ne fut manifestement pas plus facile en France que dans les pays d’Europe occidentale entièrement occupés. C’est donc pour d’autres motifs évidemment que les Français se sont laissés entraîner jusqu’au bout sur une mauvaise pente. L’inertie bureaucratique, l’impossibilité de voir quoi que ce soit au-delà de l’efficacité administrative, ont joué sans aucun doute. Mais il y eut surtout l’attrait de la Révolution nationale (Vichy et Pétain) pour ceux qui en étaient férus.

Rober Paxton, « La France de Vichy », Seuil, 1973.

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Le document 1 est un texte extrait de l’ouvrage « La France de Vichy », publié en 1973 par l’historien américain R. Paxton. Dans ce passage, l’auteur défend la thèse d’une complicité volontaire des responsables de Vichy avec l’occupant allemand qu’il explique par la parenté idéologique de la Révolution Nationale avec le Reich et non par le seul souci de Pétain de limiter les effets de l’occupation. La publication de cet ouvrage s’inscrit dans un contexte de remise en cause du mythe résistancialiste et de la théorie du bouclier ( R.Aron) illustrée dès 1971 par le film de M. Ophüls, « Le Chagrin et la Pitié » ainsi que la polémique qui avait suivi la grâce accordée par le président Pompidou au milicien Touvier.

 

Le document 2 est une caricature du dessinateur de presse Plantu publiée à la Une du quotidien « Le Monde » le 6 février 1983. L’auteur choisit d’illustrer l’instant où K. Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, découvre stupéfait, du haut de la passerelle de l’avion qui le ramène de Bolivie, un cortège d’anciens déportés qui l’attend accompagné de J.Moulin, figure tutélaire de la Résistance. K.Barbie prend conscience qu’il doit rendre des comptes aux victimes qui portent de lourds dossiers d’accusation.
Dans les années 80, grâce notamment aux efforts des époux Klarsfeld et de la FFDJF, des enquêtes aboutissent à l’inculpation pour crimes contre l’humanité d’anciens nazis ou collaborateurs. En 1979, J.Leguay avait été inculpé et en 1981, une plainte avait été déposée contre M. Papon. Mais K. Barbie, responsable de la mort de J.Moulin et de la déportation des enfants d’Izieu, est le plus emblématique de ces personnages rattrapés par leur passé.

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Médias de l’audio-visuel et opinions publiques lors des crises politiques depuis les années 20.

De la 1ère émission de Radio Tour Eiffel en décembre 1921 au « choc » des résultats du 1er tour de l’élection présidentielle d’avril 2002, les médias audio-visuels, radio, télévision puis internet, prennent progressivement une place prépondérante dans la formation et l’expression de l’opinion publique  et tout particulièrement lors des périodes de troubles et de conflits. Enjeu de pouvoir, instrument d’information et parfois de propagande, les médias A.V, ont tout à la fois relayé l’autorité de l’Etat, l’expression des contestations et finalement l’émiettement de l’opinion publique.
Pourquoi et comment ces médias se sont-ils progressivement imposés comme les relais privilégiés de l’opinion publique et comme des enjeux de pouvoir à l’occasion des grandes crises politiques?
Nous montrerons tout d’abord l’émergence de la radio dans les 30?s et la « guerre des ondes » entre la France libre et Vichy, puis le rôle croissant de la TV et des  radios que tente de contrôler l’Etat dès l’après-guerre et jusque dans les 70?s et enfin, la libéralisation et la multiplication des médias de l’audiovisuel et la fragmentation de l’opinion publique dont témoigne le « choc » d’avril 20022.

 

1/ 1920’s -1945

– Etat des lieux (contextualisation du sujet )  1er déclin de la presse écrite après la 1ère GM et développement de la radio.

Monopole de l’Etat (Radio Tour Eiffel) mais autorisations pour les 1ères  radios privées (Radiola, Radio Luxembourg).
– Equipement progressif mais rapide des Français: 10% en 1932, 60% en 1939
– Impact sur l’opinion publique modéré mais réel: le président du Conseil A.Tardieu inaugure les campagnes électorales la radio en 1932.Le Présidt.Doumergue intervient régulièrement en 1934 comme L. Blum en 1936 ( cf. aussi campagne législative de 1936: la droite dénonce la propagande du gvt (« TSFIO »)
crise du 6/2/1934 : le gvt discrédite les manifestants à la radio (des « repris de justice » des « voyous »)/
-La radio devient un enjeu majeur dans le conflit (guerre des ondes) : Pétain annonce l’armistice le 17 juin 1940 à la radio/ Appel du 18 juin de de Gaulle à la BBC. Instrument de propagande allemande et vichyste : Radio-Paris (éditoriaux de Ph. Henriot/ dénonciation du « général Micro »: DG), Radiodiffusion nationale (Radio Vichy)/  Rôle majeur pour diffuser l’esprit et les messages de résistance (, Radio-Londres, « Les Français parlent aux Français », P. Dac, les 1ers « jingles » : « Radio-Paris ment …Radio-Paris est allemande »).

 

En 1945 la radio s’est durablement imposée auprès des Français qui, au cours des années 50 et 60, s’équipent aussi progressivement  d’un téléviseur. Les médias audio-visuels deviennent plus que jamais les premiers « faiseurs » d’opinions mais aussi un enjeu de pouvoir pour les gouvernements qui cherchent à les contrôler et à  tirer profit de leurs audiences.

 

2/ 1945-1974
– Reprise en main de la radio par l’Etat/épuration : création de la RTF, interdiction des radios privées => création des radios périphériques (Europe n°1 en 1955 émet depuis l’Allemagne)/ Création de la Maison de la Radio en 1963 et de l’ORTF en 1964 contrôlé par le ministre de l’information.
– Evolution technique : création du transistor en 1956 => mobilité, miniaturisation. Développement de la télévision : 37 000 en 1953 à  1.3 millions en 1960 à 11 millions en 1970/ 1er JT en 1949 qui s’impose progressivement comme 1er source d’information/
– De Gaulle intervient régulièrement à la TV (20 fois entre 58 et 62 : conférences de presse, allocutions).
– Expl de la crise d’avril 1961 : putsch des généraux à Alger le 22 avril 1961 => De Gaulle intervient à la radio et à la télévision le 23 avril (discours rediffusé  à  la  radio  tous  les  quarts d’heures dans la nuit du 23 au 24). A Alger, le message est relayé par les radios périphériques (Europe 1, Radio Luxembourg). Rôle sur le contingent.
Rôle majeur dans la campagne électorale de 1965 (les candidats de l’opposition ont accès à la TV/ mise ballottage de DG => intervention à la radio et TV pour le 2nd tour)
– La crise de mai-juin 1968 : Radios et surtout TV publiques perçues comme « la voix de son maître » (cf. dessins et affiches)/ cf. pression sur les journalistes, censure => les radios périph. couvrent les événements du quartier Latin => rôle dans la formation d’un opinion publique d’abord favorable aux étudiants/ mvts. de grèves aussi à l’ORTF à partir du 25 mai
De juin à août: reprise en main par l’Etat de l’information/ licenciements et mutations à l’ORTF/ utilisation de la radio par de Gaulle (discours du 30 mai)/ mise en avant de la majorité silencieuse => apparent retournement de l’opinion publique.
Rappel du mot de Pompidou en 1972 sur la » télévision considérée comme la voix de la France »

 

A partir des années 70, les médias AV connaissent une double évolution : émancipation de la tutelle publique et multiplication. Leurs rapports avec l’OP deviennent plus interactifs et leur influence plus difficile à cerner.  

3/ Depuis 1974
– réorganisation par VGE de l’ORTF (7 sociétés autonomes) mais maintien du contrôle de l’Etat./ multiplication des radios pirates mais faibles impact sur l’opinion publique/
– 1982: Mitterrand libéralise l’audiovisuel => développt des « radios-libres »/ progressivement création de nouvelles chaines de TV (Canal +, 1984) et privatisation de TF1 (1987).
Un contrôle plus distant (HACA, CNCL puis CSA) mais tjrs. département ministériel attribué à la communication.
– Rôle de la TV dans les campagnes présidentielles (1er débat en 1974: VGE-Mitterrand : 25 millions de téléspectateurs) mais expl. de 2002: accusation d’avoir donné une place trop importante aux thèmes de l’insécurité/ absence de vision des progrès du candidat Le Pen dans les sondages et focalisation sur le duel Jospin-Chirac./ rôle du web dans la mobilisation du 2nd tour.
– Plus généralement : critique de la « télécratie » et de la démocratie d’opinion (les sondages décident les choix politiques).
– Multiplication des sources d’infos. (Câble, satel. et TNT)  et d’expression par internet. (Médiapart mais aussi les réseaux sociaux) => Individualisation de l’information, émiettement de l’opinion publique collective en une multitude d’opinions individuelles et de témoignages publiques.

 

Conclusion

– Les crises politiques ont mis en avant le rôle des médias comme outil de mobilisation, de contestation mais aussi, pour le pouvoir, de reprise en main de l’opinion publique ou de propagande.
– Bouleversement avec internet : multiplication des médias, fragmentation des collectivités, individualisation de l’information.

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La presse, l’opinion publique et les crises politiques depuis 1898

Le 13 janvier 1898, l’article fondateur de Zola, « J’Accuse », publié dans l’Aurore à 300 000 exemplaires dévoile la réalité de l’Affaire Dreyfus à une opinion publique peu informée mais très majoritairement antidreyfusarde. Le débat devient public et la presse reprend tout autant qu’elle entretient les clivages idéologiques de la société française. Jusqu’au « choc » d’avril 2002, et malgré son lent déclin séculaire, la presse écrite exerce sa fonction tribunitienne dans l’expression et la formation de l’opinion publique notamment lors des crises politiques

Pourquoi et comment la presse exerce une influence sur l’opinion publique? En quoi témoigne-t-elle autant qu’elle les alimente, des clivages qui parcourent l’opinion publique et qui se manifestent plus particulièrement lors des crises politiques?

Sous la IIIème République, la presse domine les médias et relaye les grands débats qui divisent la société française en particulier lors de l’Affaire Dreyfus et de la crise du 6 février 1934. La guerre marque une rupture. Jusqu’en 1968, la presse, qui cherche à jouer un rôle de contre-pouvoir,  subit le poids d’un contrôle étatique de plus en plus pesant malgré des tentatives de rénovation dans les années 50. Depuis les années 70, le déclin de la presse écrite semble inexorable face au développement des médias audio-visuels et à l’émiettement de l’opinion publique comme l’illustre le « choc » d’avril 2002.

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Bac Blanc ,ECD Mer de Chine

Eléments de corrigé Mer de Chine

Posted in 4.ECD GÉOGRAPHIE, G2.Les dynamiques de la mondialisation

Power point Afrique les défis du développement

Vous trouverez ici les doc. vus en cours

PPT Afrique 1

Posted in 6.GEOGRAPHIE/FONDS DE CARTES, CROQUIS ET SCHEMAS, G4.L'Afrique,les défis du développement

Le continent africain face au développement et à la mondialisation

10 chiffres sur l'Afrique qui pourraient vous... par lemondefr

 

 

Observée à l’échelle du monde, l’Afrique ce continent "riche peuplé de pauvres" cumule les retards et les difficultés. Son développement économique très déséquilibré est freiné par de nombreuses  inerties qui la maintiennent largement en marge des flux de la mondialisation. Le développement humain, bien que très contrasté sur le continent, reste  encore modeste  comme l'attestent les IDH et IPH. Cependant, l'Afrique a des atouts et on observe des formes de décollage. La croissance économique  y est forte et la présence étrangère l'insère, malgré tout, dans l'économie mondiale. Pour autant les défis à relever restent nombreux
 Comment caractériser le développement en Afrique et sa place dans la mondialisation ? Quels sont les facteurs du  décollage, les nouvelles perspectives mais aussi leurs limites ?
 Dans un premier temps nous montrerons que l'Afrique, bien que présentant des situations contrastées, est un continent en mal développement et en marge de la mondialisation. Puis nous présenterons les éléments de l'émergence africaine dans l'économie mondiale et enfin, les défis que le continent doit relever et les obstacles  qu'il doit encore surmonter.
 
 1/ mal-développement et marginalisation économique de l'Afrique 
   a/ Développement humain
               Faible IDH (0.54 contre 0.75 moy. mond.)
               - Insécurité alimentaire : plus de 30% de la population en situation de malnutrition et sous-nutrition (230 millions de personnes)/ 64 % de celle de l’Erythrée
                - Insécurité sanitaire: e mortalité infantile (74°/°°  en Afrique subsaharienne mais en Somalie et au Mali à 180°/°°) / sida (23 millions de malades sur 34 dans le monde c.à.d. 80 % des décès mondiaux)/ La malaria tue un enfant africain toutes les 30 secondes / Plus de 300 millions d’Africains ont un accès difficile à l’eau potable en 2013 et 1/3 de la pop. Subsaharienne seulement est équipé de réseaux d’assainissement
                - Pauvreté monétaire faible alphabétisation : plus de 50% de la population vit toujours en dessous du seuil de pauvreté. 390 millions de personnes vivant avec moins de 1$/jour dont 300 millions en Afrique subsaharienne malgré une baisse  de 66 % à 60 % de la pop. en deçà du seuil de pauvreté absolue .
               - Alphabétisation : <ce. de l'enseignt. second. : 26 % en moyenne, 7 % au Mozambique. 160 millions d’adultes analphabètes. Mais des évolutions  : http://www.lemonde.fr/afrique/
 carte_croissance_population_mondiale

 

expl de synthèse : Kibera au Kenya : le plus grand bidonville d’Afrique de l’Est : près d’1 million de personnes, espérance de vie basse (environ 35 ans, alors que la moyenne nationale est de 57 ans), absence d’eau courante et de réseau d’assainissement
 Sur les bidonvilles en Afrique : http://terangaweb.com/pour-un-avenir-sans-bidonvilles-en-afrique/ ainsi que plus généralement http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/22/pres-de-la-moitie-de-la-croissance-urbaine-se-fait-dans-les-bidonvilles_4561791_3244.html
 
  b/ Développement économique
                 - 3% du PIB mondial /sur 54 pays : 34 des 48 PMA  
                  - Diversité des situations : 3 groupes de pays contribuent aux ¾ du PIB : l’Afrique du Sud (23%), le Nigéria, l’Algérie et l’Egypte (10% chacun), la Libye, le Maroc, l’Angola, l’Ethiopie et la Tunisie (5% chacun)
                  - Agriculture peu productive mais fort % de la p.a dans le I : PMA africains  importent 25 % environ de leurs produits alimentaires. Économies de rente  agricole (Cote d’Ivoire, Sénégal, Mali).
                 - Peu d’industries (sauf pays pétroliers), d’infrastructures (22% des routes sont asphaltées dans les PMA, la RSA = 50% du réseau goudronné d'Afrique, 1er port : Port-Saïd, 31ème  port mondial  )
                - Energie <t : 16 % de la population des PMA ont accès à l’électricité
  c/ En périphérie de la mondialisation
              - 1% de la P° mondiale et 1.5% des exportations mondiales
              -   Le stock d’IDE est de 4% du stock mondial
              -   les zones franches : 7.5% du total mondial.
  
2/ Emergence et perspective africaines
       a/ Un continent attractif
                - 1/3  des réserves minérales mondiales : en 2015, elle produira 78% du platinium, 60% du cobalt, 50% des diamants, 22% de l’or et de l’uranium
                - 13% des réserves prouvées de pétrole/ : seuls 8 pays sur 53 échappent aujourd’hui à la prospection.
                - 60% des réserves de terres : phénomène du « land grabbing » (la Chine contrôlerait plus de 10 millions d'ha.)
 voir notamment les échanges Chine/Afrique : http://www.ritimo.org/article640.html

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   b/ Emergence et modernisation
              - taux de croissance de 5,1 % entre 2000-2011 (3.7% dans le monde)
                - désenclavement numérique : en 2010, la couverture territoriale atteint 90% dans la plupart des villes, 40% dans les campagnes.
              - grands chantiers : TGV (Tanger-Marrakech), réseaux autoroutiers (Golfe de Guinée), des projets de ports en eaux profondes (Mombassa au Kenya)./ rôle de a Chine présente dans 40 pays avec 750 000 ressortissants (aéroport international d’Alger.)

http://cesm.marine.defense.gouv.fr/index.php/18-accueil/69-breves-marines-escales-africaines

             - Des secteurs bien intégrés à la mondialisation: l’horticulture kenyane (par ailleurs 1er  exportateur mondial de thé), le pétrole algérien, nigérien, angolais et libyen, les fruits et légumes sud-africains.
              - émergence d'une classe moyenne consommatrice : en 2010, 34% de la pop. (313 millions de personnes) appartiennent aux classes moyennes contre 25% en 1980 (111 millions).
             - Un relatif apaisement des conflits : l’Afrique est sortie de la « décennie du chaos : (1991-2001) et connait moins de conflits : 35 pays sur 53 en guerre en 1995, en 2011, 4 zones de tensions : le Soudan, la Somalie, L’est du Congo et le Sahara.
 les progres du developpement
 
3/ Limites et défis du développement et de l'insertion dans la mondialisation Schéma
 
 a/ Des Etats défaillants et des conflits récurrents
              - 11 millions de réfugiés ou déplacés en Afrique sur les 37 millions dans le monde)
              - Piraterie en Somalie et dans le golfe de Guinée
               - Eclatement des Etats : Nigéria et la région sahélienne déstabilisée par les groupes d’AQMI). Au Soudan  en 2011
 
b/ un développement humain  qui implique une maîtrise démographique et qui ne profite pas entièrement à l'Afrique
              - 1,1 milliard d’hab. en 2011 soit 15,7 % de la population mondiale. (Perspectives de 1.5 milliard en 2030 / 41% de la pop. < 15 ans. Diversité des situations : tx de fécondité en Tunisie : 2.1 mais au Kenya : 5 et au Niger : 7 (pop. x 4 d'ici 2050)

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/01/16/le-sahel-est-une-bombe-demographique_5063147_3212.html

 

              - Emigration forte : 200 000 personnes dont  20 000 diplômés
              - Chômage très élevé (60 % des < 20 ans en Afrique subsaharienne) même chez les diplômés => Le secteur informel domine pour le plus grand nombre quand ce ne sont pas les trafics et réseaux illicites
              - Problèmes d'infrastructures : expl: accès à l'eau potable :http://gabonreview.com/blog/lafrique-ne-manque-pas-deau-mais-sa-population-manque-deau-potable/
c/ Une mondialisation qui s'apparente souvent à du pillage et qui accroît la dépendance
               - Les conflits, les guerres de prédation et la corruption  empêchent la valorisation des ressources : La RDC et le Botswana produisent chacun 20 % des diamants dans le monde.
               - la croissance africaine est dépendante de l’évolution des prix des mat. 1ère
               - Fragilité des économies de rente : l'Ethiopie où le café représente 60% des exportations
               - Rôle des FTN : qui contrôlent le commerce des produits agricoles et l’exploitation des gisements miniers ou énergétiques
 afrique_ports_et_routes-1-11cd2-f64d5 deficit energétique afrique
Conclusion
 Les années 1990, « décennie du chaos » selon l'expression de S. Brunel, semblent aujourd'hui assez lointaines. Le continent africain est à présent, malgré la permanence des facteurs d'instabilité, une terre convoitée pour ses richesses qui s’intègre progressivement  dans l’économie mondiale. Pour autant, L ’Afrique présente de forts contrastes et mieux vaudrait évoquer "les Afriques". enfin les enjeux du développement humain restent immenses : comment nourrir, former et donner du travail à une population croissante, jeune et en quête d'un avenir encore souvent confondu  avec le départ pour l'étranger?

 

 Un article de synthèse sur le sujet : http://www.slateafrique.com/94095/10-choses-que-vous-ignoriez-sur-expansion-economie-africaine
Une conclusion et des perspectives : http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/02/l-afrique-est-bien-partie_3151910_3234.html
Pour poursuivre la réflexion sur l'Afrique, cf. ces interventions  de R.Pourtier sur le site des Cafés Géographiques(04/2013,01/2014) Quand l’Afrique s’éveillera ! et Les États africains sont-ils condamnés à la faillite ? ainsi que sur le site Diploweb : http://www.diploweb.com/Le-defi-africain-bombe.html

 

 

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Carte Proche et Moyen-Orient

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Posted in 7.CARTES ET SCHÉMAS HISTOIRE, H6.Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis 1918

croquis : inégale intégration des territoires dans la mondialisation / Pôles et flux de la mondialisation/ Espaces maritimes

croquis de synthèse mondialisation-integration-inegale

Modifiez la nomenclature : nom des pays en majuscules

Faites des hachures obliques

 

Pôles et flux de la mondialisation

croquis_poles_et_flux_2015

légende à compléter Poles et flux

Espaces maritimes 

 

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