Archive for the ‘hommages’ Category

mercredis culturels de Joseph Fourier

jeudi, février 14th, 2019

Les mercredis culturels de Joseph Fourier

     Le mercredi 13 février 2019, la préfecture de l’Isère renouait avec une tradition plus que bi-centenaire : rassembler un public soucieux de culture. Pour l’occasion, le Président de la Société Joseph-Fourier, Tadeusz Sliwa, a fait le déplacement d’Auxerre à Grenoble. Il s’agissait en effet d’évoquer les mercredis culturels de la Préfecture de l’Isère du temps du mathématicien-physicien Joseph Fourier. Au cours de la soirée, un hommage a été rendu à Jean-Bernard Robert ; puis le mathématicien Jean Dhombres est intervenu sur le thème principal de la soirée. De nombreux aspects peu connus de Fourier furent abordés : sa maturité scientifique à 12 ans, sa philosophie des sciences (philosophie naturelle) qui inspirera Poincaré, ses propos à Napoléon sur la paix et l’utilisation des mythes, ses conceptions philosophiques préparant la laïcité, la culture comme politique, une critique visionnaire de Kant, l’éveil des talents et la constitution des « réseaux » de l’X, la capacité d’innovation de l’Université, une réforme de l’enseignement en résonance avec des questions d’actualité, etc.

Cette soirée fut l’occasion pour Hervé Pajot d’offrir une BD Fourier à Monsieur le Préfet.

Au cours du buffet qui a suivi les échanges se sont prolongés entre les participants avec Marie-Christine Bordeaux, Philippe Duparchy, Alain Fontaine, Monsieur le Préfet de l’Isère…

 

Voir aussi ici.

Nouveautés Fourier

mardi, janvier 29th, 2019

Nouveautés Fourier 2019

 

La tendance se confirme, Fourier, s’il ne fait pas la une de la presse People, est tout de même l’objet de nombreux articles dans des publications sérieuses.

Au chapitre des publications traditionnelles :

Le 154e volume de la SSHNY est paru.

En ce début d’année 2019, la Société de Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne publie le 154e volume de son Bulletin qui porte sur l’année 2016. Avec en couverture le portrait de Gautherot du Musée d’Auxerre, il s’ouvre [p.15 à 36] sur le compte rendu d’une conférence de Jean Dhombres (Centre Koyré, EHESS, Paris), sur « Ce que Fourier doit à Auxerre ».

 

 

Sur le Net, les sites qui évoquent Fourier continuent à s’étoffer :

A Le Mathouriste : depuis notre dernier passage sur son site, le Mathouriste est allé en Egypte chercher des illustrations, vérifier ses sources et suivre au plus près l’actualité d’hier et d’aujourd’hui concernant les trois années que Fourier y a passées. Voir Fourier l’Egyptien, l’éclatante réussite scientifique d’un fiasco militaire . Sur ce chapitre, il faudra du temps avant d’avoir mieux à proposer tant en matière de précision et de clarté des textes que de richesse de l’illustration.

Le Mathouriste a visité l’Institut du Caire.

 

B Le site piloté par INRIA, Interstices offre un dossier Fourier de plus en plus étoffé, qu’on en juge par les huit articles disponibles ce jour :

L’héritage de Fourier 250 ans après, par Christian Jutten [Une introduction au dossier.]

De Fourier à la reconnaissance musicale, par Gaël Richard, Sébastien Fenet, Yves Grenier [aujourd’hui –29/01/2018- cet article est inaccessible]

Lire la partition de la nature grâce au programme de Fourier, par Tadeusz Sliwa [Introduction à la vision philosophique de la science selon Fourier.]

La décomposition en série de Fourier, par Romain Joly [Des illustrations pour comprendre les séries de Fourier.]

Au-delà de Fourier, un monde qui vibre, par Patrick Flandrin [Des illustrations pour comprendre l’analyse temps-fréquence.]

Le traitement du signal, au cœur de la science et de notre vie quotidienne, par Patrick Flandrin [Le point actualisé sur signal et bruit.]

Qu’est-ce que Fourier peut nous dire aujourd’hui, Par Jean-Pierre Kahane (†) [Un article de 2014 par le regretté Jean-Pierre Kahane qui ne fut pas pour rien dans la reconnaissance qui est faite à Joseph Fourier aujourd’hui.]

Démixer la musique, par Antoine Liutkus & Emmanuel Vincent [Comment isoler le jeu d’un seul instrument de l’oechestre ? ]

‘Interstices’ un site piloté par l’INRIA

Fourier en videos

vendredi, janvier 18th, 2019

Fourier movies

            Est-ce l’effet « 2018 = Fourier + 250 », le résultat de la progression des techniques de vidéo ou plus simplement l’évidence que Fourier est incontournable ? de multiples séquences vidéo permettent d’aller à la rencontre de Joseph Fourier.

 

 

Nous avons déjà rendu compte ici de l’initiative d’Hervé Pajot qui, en 8 minutes 30 secondes, présente Fourier à une jeune enfant.

 

 

  L’école polytechnique propo-se, en 3 minutes 22 secondes, un film mêlant prises de vue et images animées sur ce professeur des origines de l’école, auteur d’une œuvre scientifique majeure. C’est concis, convainquant et les Auxerrois, qui dans leur majorité méconnaissent et Fourier et son œuvre, ne tiendront pas rigueur aux auteurs d’ignorer que c’est à Auxerre et non à Grenoble que le jeune Fourier enseigna en sa prime jeunesse.

 

   Plus technique mais très visuelle et convaincante, une vidéo en anglais permet, en 20 minutes 56 secondes, d’accéder aux arcanes de la Transformées de Fourier et d’appréhender la distinction entre ‘description séquentielle’ et ‘description fréquentielle’ d’un signal.

 

 

   L’Université aussi participe de cet engouement et tente d’attirer l’attention de ses élèves littéraires sur le sujet ; nous apprenons qu’un cours en fac de lettre à Grenoble va étudier la BD Fourier comme vulgarisation scientifique réussie.

 

 

 

 

 

 

Encore un effort et Joseph Fourier, toujours méconnu de l’auxerrois moyen, sera présent à l’esprit des candidats bacheliers de toutes les sections.

La médiathèque Joseph Fourier

dimanche, décembre 9th, 2018

La Médiathèque Joseph-Fourier

Rue Fourier, maison natale

Le 15 décembre à 14h, on inaugure sur le campus universitaire d’Auxerre (anciennement dit « Institut Universitaire d’Auxerre), avenue des Plaines de l’Yonne, la Médiathèque universitaire Joseph-Fourier. L’événement est placé sous la présidence du maire d’Auxerre, monsieur Guy Férez, président de la Communauté de l’Auxerrois.

 

 

 

 

Trois lieux d’Auxerre, baptisés à des périodes différentes, se réfèrent donc maintenant au savant Joseph Fourier :

1840 : la rue Fourier, auparavant, rue Notre-Dame

1968 : le lycée Joseph-Fourier, construit en 1963

2018 : la Médiathèque Joseph-Fourier

    Les circonstances qui ont présidé à ces nominations sont très différentes. En 1840, la commune d’Auxerre a tenu à honorer un de ses enfants, élu à la fois à l’Académie des sciences (1817) et à l’Académie française (1826), décédé récemment (1830). C’était le point d’orgue d’une carrière.

    En 1968, l’édification d’un nouveau lycée à Auxerre fut l’occasion de rappeler les mérites de l’auxerrois né juste 200 ans plus tôt. Ceux qui ont poussé à adopter ce patronage pour le tout nouveau lycée d’Auxerre connaissaient les mérites de l’inventeur de la physique mathématique ; il n’en allait pas de même de l’honnête homme. A cette époque, l’Encyclopédia Universalis ne disposait pas d’entrée au nom de Fourier et les séries de Fourier relevaient de la compétence de quelques spécialistes.

Entre 1968 et 2018, une révolution s’est produite. Les ordinateurs sont apparus, ont monté en puissance et se sont imposés partout. La puissance de calcul des appareils a permis de déterminer rapidement les coefficients de la transformée de Fourier des fonctions les plus diverses, ouvrant la voie à des développements technologiques inouïs : photographie numérique, téléphone cellulaire, imagerie médicale, débruitage… En 2018, les méthodes de Fourier sont devenues incontournables, les ordinateurs utilisent plus du tiers de leur temps à calculer des transformées de Fourier. La détection des ondes gravitationnelles n’aurait pu avoir lieu sans recours aux méthodes de Fourier. On s’est même avisé que Fourier avait théorisé l’Effet de serre dès 1827, ouvrant la voie aux études sur le climat dont le dérèglement commence à avoir des conséquences fâcheuses.

L’inauguration de la Médiathèque universitaire marque donc un jalon dans l’histoire de Fourier ; après, de son vivant, les doutes de ses confrères, son oubli pendant plus d’un siècle, son retour grâce aux ordinateurs, voilà Fourier prêt à entrer dans l’espace public et à être reconnu par le commun des humains qui ont maintenant dans leur poche et utilisent quotidiennement le fruit de ses travaux.

Le 17 décembre 2018, la presse locale a rendu compte de l’événement :

Photo YR 17 décembre 2018

UNIVERSITÉ : L’équipement inauguré samedi, sur le campus d’Auxerre

La bibliothèque Joseph Fourier est née

Le changement d’échelle est patent : d’un espace à l’autre, la bibliothèque du campus auxerrois est passée de 67 à 630 m².Installée jusque-là dans le bâtiment des Techniques de commercialisation, elle a intégré depuis le mois de juin les 1e et 2e étages de la Maison de l’étudiant. Un espace lumineux, au mobilier coloré, qui a tout de suite été plébiscité par les étudiants. « On arrive aujourd’hui à avoir 440 entrées par jour, c’est énorme par rapport au nombre d’étudiants présents sur Ie site. On ne s’attendait pas à de tels chiffres. Le lieu plaît beaucoup », indique Maryse Steinmetz, bibliothécaire responsable.

5 300 documents disponibles sur site

Ouverte du lundi au vendredi, la bibliothèque propose 5 300 documents sur son site mais 670 000 peuvent être empruntés dans le cadre du réseau des bibliothèques universitaires de Bourgogne. La bibliothèque se veut un lieu de vie, avec de nombreux espaces aménagés au deuxième étage : salle informatique, espaces de travail modulables, salle de cours et coin détente.

« Nous allons occuper cet espace, c’est un lieu qui se prête aux colloques et conférences », annonce Jean-François Fontaine, directeur du site universitaire d’Auxerre. La bibliothèque a été officiellement baptisée Joseph Fourier, samedi, en présence du maire Guy Férez et de Jean Dhombres, directeur d’études EHESS. Un moment particulier pour ce passionné de Fourier. « Il y a 25 ans, j’ai participé à l’inauguration de l’université de Grenoble qui s’est appelée Joseph-Fourier. Mais là, c’est encore plus émouvant car ça se passe à Auxerre, sa ville natale. »

Un site que beaucoup aimeraient voir intégré au parcours Joseph Fourier, à Auxerre.

Fourier en BD

samedi, novembre 24th, 2018

Fourier en BD

« Les oscillations de Joseph Fourier » Un docu-bande dessinée retraçant la vie de Joseph Fourier aux éditions ‘Petit à petit’ ».

Cédric Villani reçoit et apprécie l’ouvrage : «… nécessaire pour la connaissance de Joseph Fourier. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grâce aux éditions ‘Petit à petit[1], Fourier va pouvoir sortir de l’oubli éternel que lui pronostiquait Victor Hugo dans les Misérables en 1862. Ce retour à la célébrité est depuis longtemps patent pour le monde scientifique comme le prouve le chapitre X de l’ouvrage, il n’est toujours pas acquis pour le grand public qui profite sans le savoir des méthodes développées il y a deux siècles par Joseph Fourier.

Éditer un ouvrage lisible par tous était un pari difficile à tenir tant l’œuvre scientifique de Fourier aborde des chapitres ardus de la connaissance. On peut dire qu’il est réussi, bien réussi et même au-delà : la partie bande dessinée présente de façon vivante les péripéties du héros que les pages documentaires éclairent. Au fil des pages documentaires, avec une grande variété de sujets sont abordés. On côtoie et découvre l’histoire, les savants, les problèmes scientifiques, les réalisations techniques, les institutions… sans forcer le trait, avec un minimum d’explications et le souci d’informer sans pesanteur.

Sous la direction d’Hervé Pajot, cet ouvrage d’Emmanuel Marie et Emmanuel Cerisier offre au grand public la possibilité de découvrir le scientifique inconnu le plus célèbre.  Les collaborateurs des dix parties documentaires étant garants des contenus : Pauline Veschambes, Guillaume Jouve, Tadeusz Sliwa, Alain Juhel, Jean Dhombres, René Favier, Olivier Lablée, Jean-Pierre Demailly, Romain Joly, Frédéric Faure.

[1] Un volume 20 x 27 cm, 64 pages (10 chapitres comportant chacun 1 page de titre, 3 pages de bande dessinée, 2 pages documentaires abordant 5 à 8 sujets avec illustrations), 16,90 €.

Un titre de chapitre et une page dessinée

une page documentaire

Bibliothèque Joseph-Fourier

mercredi, octobre 24th, 2018

La Bibliothèque universitaire

Joseph-Fourier à Grenoble

     Depuis le 3 octobre 2018, la bibliothèque des sciences de l’université Grenoble-Alpes sur le campus de Saint-Martin-d’Hères est devenue la Bibliothèque universitaire Joseph-Fourier. Cette bibliothèque est ouverte 6 jours sur sept, dont quatre jours de 8 heures à 22 heures ; ce sont 1 406 places qui sont offertes aux lecteurs, dans 21 salles de travail, dotées de 140 postes informatiques avec 5 copieurs-imprimantes. La bibliothèque universitaire Joseph-Fourier dispose  de collections scientifiques exceptionnelles. Le wifi et le câblage des tables permettent au lecteur de travailler confortablement sur des outils informatiques personnels.

L’Université des sciences de Grenoble (Grenoble I) a porté de 1970 à 2015 le nom de Joseph-Fourier ; implantée sur 12 sites dans la région Rhône-Alpes, elle possédait la plupart de ses bâtiments sur le principal campus de Grenoble, Saint-Martin d’Hères, mais elle possédait aussi d’autres bâtiments proches du centre ville de Grenoble ou encore à La Tronche, à proximité du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes. Son intégration au sein d’un entité nouvelle a entraîné la disparition du nom de Joseph Fourier à son fronton. L’ouverture de la bibliothèque Joseph-Fourier, à Grenoble, vient rappeler la reconnaissance que le milieu universitaire de la ville et de la région entend manifester au savant qui présida à la fondation de la faculté des sciences à Grenoble en 1811.

Bibliothèque universitaire Joseph-Fourier, 915 avenue centrale, Domaine universitaire, 38400 Saint-Martin-d’Hères. Tél. 04 76 51 42 84.

 

Fourier une équation un inconnu

samedi, octobre 6th, 2018

Fourier :

une équation, un inconnu

 

L’Association des Professeurs de Mathématique de l’Enseignement Public participe, elle aussi, à la célébration du 250e anniversaire de la naissance de Joseph Fourier en publiant dans son bulletin, Au Fil des maths, n° 529 (juillet-août-septembre 2018), page 78 à 95 un article très ramassé, d’Alain Juhel. L’article donne, sans entrer dans trop de technique, le panorama d’une vie (p.78-81), d’une œuvre (p.81-88) et de son actualité (la FFT, placée en 2006 dans le top 10 des algorithmes du XXe siècle, p.89-93).

Seize références soigneusement sélectionnées (p.95) permettent au lecteur de sortir du cadre de la revue pour retourner au meilleures sources s’il souhaite approfondir un point particulier.

Nous ne pouvons qu’applaudir à ce choix éditorial qui permet à toute personne curieuse d’entrevoir les grandes lignes et les enjeux d’une œuvre dont l’étude, ardue, est jusqu’alors réservée à ceux qui sont dotés d’un solide bagage mathématique (disons, bac + 3). Il est vrai que devant l’importance de l’œuvre de Fourier dans les développements techniques contemporains, son nom est évoqué dès les classes de terminales scientifiques, d’où l’intérêt d’en faire la promotion aux lycéens et de les inciter à suivre une voie qui leur ouvrira plus tard les portes d’une initiation qui se mérite.

Bulletin de l’APMEP n°529

 

 

Fourier reconnu dans le monde entier

jeudi, août 23rd, 2018

Fourier reconnu dans le monde entier

En Chine, Fourier à Shanghai :

Deux informations en provenance de Shanghai montrent l’intérêt que les Chinois portent aux travaux de Joseph Fourier :

a) la Shanghai Fourier Intelligence Co

En 2013, une société est créée portant, en son hommage, le nom de Fourier la Shanghai Fourier Intelligence Co elle s’est fait remarquer en 2017 et en 2018 en présentant deux prototypes de robots les Fourier X1 et Fourier M2 ; ces robots, des exosquelettes, sont destinés à palier le manque de thérapeutes pour la rééducation motrice, ils peuvent aussi s’avérer utiles pour aider les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, de lésions neurologiques permanentes ou de handicaps cognitifs graves. Leur créateur, Alex Gu, vise non seulement à conquérir le marché Chinois, mais aussi à gagner des parts de marché aux Etats-Unis et en Europe.

Fourier X et Fourier M2

 

 

b) le prix Fudan-Zhongzhi Science 2018

Par ailleurs et indépendamment, Ingrid Daubechies, professeure de mathématiques et de génie électrique et informatique à l’Université James B. Duke, a reçu le prix Fudan-Zhongzhi Science 2018 pour sa contribution à la théorie des ondelettes, une amélioration des techniques de Fourier utilisée pour compresser photos et films numériques afin qu’ils occupent moins de kilo-octets sans perte sensible d’information.

Le prix est décerné pour son travail sur l’ondelette orthogonale de Daubechies et l’ondelette biorthogonale CDF (Cohen-Daubechies-Feauveau), ses contributions dans le développement de la théorie des ondelettes et l’analyse moderne en fréquences / temps ont fondamentalement changé le traitement de l’image et du signal. Sa contribution à la compression d’images, à la conversion analogique-numérique et aux algorithmes de seuillage pour les problèmes inverses a révolutionné l’analyse de données et le calcul scientifique.

Le Fudan-Zhongzhi Science Award a été créé conjointement par l’Université Fudan et le Zhongzhi Enterprise Group en 2015 pour récompenser les scientifiques du monde entier qui ont accompli des réalisations fondamentales et remarquables dans les domaines de la bio-médecine, de la physique et des mathématiques.

Madame Daubechies sera honorée lors d’une cérémonie le 16 décembre 2018 à Shanghai, en Chine. Elle recevra un certificat, un trophée et 3 millions de yuans (440 000 dollars) donnés par Zhongzhi Enterprise Group.

En Australie :

L’entreprise Fourier se développe en Australie depuis 1998 sous l’impulsion d’Adrian Sheedy.

En Allemagne, c’est la société Nielsen qui a tenu a présenter à la chancelière, Angela Merkel son F1 (pour Fourier one), matériel spécialité dans l’enregistrement d’électroencéphalogrammes sans fil à contacts secs.

« Le casque F1 a le potentiel de révolutionner l’expérience du patient et de fournir la technologie nécessaire pour la surveillance de la santé à domicile, car le F1 semble être aussi adapté pour lire l’EEG à la maison. Cela pourrait réduire les coûts et éviter un suivi hospitalier coûteux des patients suspectés d’avoir des convulsions ou qui ont besoin d’EEG pour d’autres troubles neurologiques », a déclaré le Dr Robert Knight, professeur de neuroscience à UC Berkeley et conseiller scientifique en chef chez Nielsen Consumer Neuroscience.

En Inde :

Fourier est présent aussi en Inde où Unacademy, la plus grosse plate-forme d’enseignement en ligne en Inde, multilingue, avec des intervenants internationaux de qualité et des ambitions bien au-delà de l’Inde, a mis en ligne en 2018, une petite animation, fort bien faite. Plutôt cool, non ?

En tapant ‘Fourier’ dans le moteur de recherche de ce site, plusieurs cours apparaissent (que nous n’avons pas testés).

 

En Israël

On trouve un site tout à la fois d’enseignement et d’applications industrielles qui se réclame de Joseph Fourier.

à suivre…  car  la liste n’est certainement pas exhaustive. Nous avons cru repérer une startup à Singapour, une autre (plus petite ?) en Californie et une (prometteuse) dans le monde hispanique… attendons de voir ce qu’elles deviennent. Il y a aussi une multinationale basée en Afrique du Sud, mais la filiation avec Fourier est incertaine.

septième prix Joseph Fourier

vendredi, juillet 13th, 2018

Le 7e prix Joseph Fourier

remise du prix Joseph Fourier en 2015

Le retour, progressif tout au long du XXe siècle puis fracassant au début du XXIe, de Joseph Fourier sur le devant de la scène scientifique et technique ne pouvait laisser indifférents les entreprises concernées au premier chef par le bouillonnement de la recherche et la foisonnante richesse des applications qui en découlent. En 2009, la société Bull, aujourd’hui absorbée par le groupe Atos, a créé un prix de haut niveau destiné à récompenser des travaux exploitant les méthodes inventées par Joseph Fourier en analyse numérique, le prix Bull Joseph Fourier,

Le prix, qui n’a pas été ouvert au concours en 2013, 2016 ni 2017, a donné lieu à sept remises de prix. Nous avons évoqué sur ce site la remise, en 2015 du 6e prix Fourier. Cette 7e édition qui correspond au 250e anniversaire de Joseph Fourier est l’occasion de revenir sur l’historique du prix. La variété des sujets couverts et des lauréats donne une idée de l’ampleur des techniques de Fourier dans la science contemporaine :

2009  Modélisation moléculaire  1/ Luigi Genovese   2/ Gabriel Staffelbach    3/ Dimitri Komatitsch

2010   Sismique       1/ Dimitri Komatitsch  2/ Sébastien Jan 3/ Vincent Moureau

2011   Combustion automobile   Julien Bohbot

2012   Astrophysique  1/ Jean-Michel Alimi (une équipe dirigée par …) 2/ Luc Bergé (une équipe dirigée par …) 3/ Yann-Michel Niquet (une équipe dirigée par …)

2014  Électronique organique  1/ Ivan Duchemin (une équipe dirigée par …) 2/ Jean Baptiste Filippi, Frédéric Bosseur, Christine Lac

2015   Santé  1/ Frédéric Nataf, différentiation des deux types d’AVC 2/ Antoine Levitt

2018   Intelligence artificielle 1/ Igor Carron, Laurent Daudet, Florent Krzakala, Sylvain Gigan 2/ Stephan Clémençon

           Simulation numérique  1/ Jean-Philip Piquemal, Félix Aviat, Luc-Henri Jolly, Louis Lagardère, Yvon Maday 2/ Ludovic Berthier

           Informatique quantique Jean-Charles Faugère, Ludovic Perret

 

En cette année 2018, ce sont donc cinq travaux novateurs dans trois domaine de recherche qui ont été honorés par Atos, leader international de la transformation digitale, partenaire avec GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif), associés pour décerner les prix. Après l’annonce de son lancement le 21 mars 2018, (comme il se doit : le 21 mars est le jour anniversaire de la naissance de Joseph Fourier), la remise des prix a eu lieu le 5 au soir et annoncée le 6 juillet  2018 à Paris. La cérémonie, présidée par Philippe Vannier, conseiller du Groupe Atos, et Philippe Lavocat, président-directeur général de GENCI, a permis à un jury, composé de personnalités indépendantes, représentantes du monde scientifique et industriel français, de désigner les lauréats :

Simulation numérique

1er prix : Jean-Philip Piquemal, professeur à Sorbonne Université ainsi que  Félix AVIAT, Luc-Henri JOLLY, Louis LAGARDERE et Yvon MADAY de Sorbonne Université et du CNRS  ont été  récompensés pour leurs travaux de simulation de la dynamique  moléculaire avec le package logiciel Tinker-HP (High Performance). Cette modélisation  vise à réaliser des simulations moléculaires dynamiques en utilisant  des champs de force avancés. Le projet pourrait impacter un grand nombre de domaines, comme la santé ou la chimie.

Le second prix distingue Ludovic Berthier, chercheur de premier plan pour la simulation numérique des matériaux amorphes, dont les verres et les émulsions, Université de Montpellier. La physique de ces matériaux désordonnés constitue un des grands problèmes ouverts de la physique actuelle, avec de nombreux impacts potentiels en biologie et en informatique.

Intelligence artificielle (IA)

Le 1er prix récompense l’équipe d’Igor Carron et Laurent Daudet, co-fondateurs et respectivement Président et Directeur Technique de LightOn, une entreprise développant du matériel informatique de pointe basé sur l’optique, associés à Sylvain Gigan et Florent Krzakala chercheurs au Laboratoire Kastler Brossel et à l’Ecole Normale Supérieure pour la création d’un processeur optique innovant, qui permet d’accélérer de plusieurs ordres de grandeur les programmes d’IA, avec des possibilités encore inédites. Les impacts ont déjà été analysés grâce à la reconnaissance d’image et de texte: les processeurs optiques ont une puissance mille fois supérieure aux processeurs standards, et consomment dans le même temps une quantité négligeable d’énergie.

Le second prix distingue Stephan Clémençon, professeur de mathématiques appliquées à Télécom ParisTech, développe des algorithmes de machine-learning aux capacités de passage à l’échelle avérées. Appliqués à des problèmes tels que l’analyse des réseaux sociaux, la détection de fraude ou la maintenance prédictive, ces algorithmes randomisés/distribués permettent d’exploiter les infrastructures de calcul modernes pour analyser les masses de données désormais disponibles.

Calcul quantique

Lauréat : Jean-Charles Faugère, chercheur à INRIA, et Ludovic Perret, maître de conférences  à Sorbonne Université. Cette équipe développe depuis quinze ans des algorithmes cryptographiques capables de résister à l’ordinateur quantique. Le succès du projet a conduit à la création de la start-up PQAT, qui offre des solutions ‘quantum safe’.

La remise du pris Joseph-Fourier le 5 juillet 2018, salle Richelieu à Paris.

Lors de la cérémonie, Philippe Vannier a déclaré : « Je suis impressionné par la qualité des contributions dans les domaines de la simulation informatique, de l’intelligence artificielle et du calcul quantique. En ce 250ème anniversaire de la naissance du célèbre mathématicien et physicien français Joseph Fourier, je tiens à féliciter l’ensemble des scientifiques et chercheurs pour leur travail de longue haleine et leurs idées innovantes qui révolutionneront la science, l’économie et plus largement la vie de demain. Chez Atos, nous encourageons les chercheurs à repousser les limites de la science – et c’est avec plaisir que nous récompensons et soutenons de tels projets d’envergure mondiale. »

Philippe Lavocat, PDG de GENCI a ajouté : « en tant que membre du jury, nous avons analysé encore plus de dossiers que les années précédentes et de très haute qualité scientifique, dans la catégorie HPC, mais aussi IA et calcul quantique. En s’associant au Prix Atos Joseph Fourier, GENCI souhaite non seulement mettre en lumière ces scientifiques qui proposent une recherche d’excellence reconnue au niveau mondial, mais aussi offrir aux chercheurs français un accès aux supercalculateurs de GENCI, pour leur permettre de faire avancer la science et relever les défis sociétaux. »

Le président de la Société Joseph-Fourier félicite Pierre Picard, chargé de communication chez Atos pour le calcul scientifique.

 

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Revue de presse

Yonne Républicaine

Dans la presse du département de l’ Yonne, le journal de province, l’Yonne Républicaine, le vendredi 20 juillet 2018, page 8, rend compte largement de la remise du prix à une personnalité locale :

Science : Luc-Henri Jolly, chercheur au CNRS, a reçu avec son équipe le prix Atos – Joseph-Fourler 2018

Un Rosaltien primé pour ses recherches

Luc-Henri Jolly, chercheur et premier adjoint au maire de Rosoy, a remporté avec son équipe le premier Prix Atos-Joseph-Fourier 2018 pour la simulation numérique.

Quentin Robardet

[email protected]

Luc-Henri Jolly, premier adjoint au maire de Rosoy, est chercheur au CNRS. Avec son équipe, il s’est vu décerner le 5 juillet le premier prix Atos Joseph-Fourier 2018 dans la catégorie simulation numérique (lire par ailleurs).

Y.R. 20 juillet 2018 page 8

Pour le Rosaltien et quatre de ses collègues de la Sorbonne Université, – Félix Aviat, Louis Lagardère, Yvon Maday et Jean-Philip Piquemal -, ce Prix d’excellence européen récompense cinq années de recherches intensives, initiées en 2013 par Jean-Philip Piquemal dans le cadre de ses études.

Multiplier la vitesse de calcul par 15 000

Les cinq scientifiques ont développé Tinker-HR, un outil permettant de simuler la dynamique moléculaire, c’est-à-dire capable de prédire la façon dont une molécule de grande taille va évoluer dans le temps.

« Il y a cinq ans, Pour faire des calculs de ce genre, il aurait fallu quatre cents ans, explique Luc-Henry Jolly. Aujourd’hui, avec notre logiciel, on peut le faire en deux semaines. Les calculs haute performance sont donc environ 15 000 fois plus rapides à réaliser. »

L’innovation va ouvrir des possibilités nouvelles dans des domaines très variés. « Les principales utilisations de Tinker-HP sont dans la pharmacologie, l’ingénierie, dans la protection des personnes, mais il peut aussi intervenir dans bien d’autres secteurs », ajoute le chercheur. Ces méthodes de calcul pourraient ainsi être à l’origine « d’avancées importantes dans la recherche sur le sida ou les cancers ».

Lancé en décembre 2017, l’outil développé est gratuit pour les universités et la recherche. Les entreprises doivent en revanche débourser 30 000 € par an pour la licence d’exploitation. « C’est une faible somme en comparaison des gains possibles, relève le Rosaltien. Des laboratoires ont estimé que cet outil générerait une économie de 15 à 20 milliards de dollars par an pour l’industrie pharmaceutique américaine. De 7 à 8 milliards en Europe. »

Reconnaissance mondiale

Au-delà de la prime de 10 000 euros dont est doté le prix, la distinction ouvrira la porte à de futures recherches Pour l’équipe scientifique. « Moralement, c’est appréciable de voir son travail reconnu, admet le chercheur. Des demandes de financement que nous avions du mal à obtenir ont été accordées dès l’obtention du prix. D’autres sont à venir. »

REPERES

Prix Atos. Le Prix Atos-Joseph-Fourier est une récompense européenne distinguant un travail innovant dans la technologie numérique. Trois types de travaux sont ainsi récompensés dans la simulation numérique, l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.

L’année 2018 marque le 250e anniversaire de la naissance du mathématicien et physicien français, Joseph Fourier.

On peut aussi consulter aussi l’annonce qui est faite de cet événement en ligne sur le site de ce même journal, l’Yonne républicaine.

 

AUTRES TITRES :

Le Monde informatique :

Le Monde informatique a rendu compte du lancement du prix Joseph-Fourier par Atos et de la remise du prix le 6 juillet.

L’Usine nouvelle

L’Usine nouvelle a titré sur l’accélérateur optique de LigthOn

Science Sorbonne-Université

L’Université honore ses professeurs en toute la sobriété.

Le CNRS :

Le CNRS est un peu plus disert que l’Université pour, le 10 juillet 2018, rendre compte de la remise du prix Atos.

L’Institut Parisien de Chimie Physique et Théorique

L’Institut Parisien de Chimie Physique et Théorique, renvoie au site d’Atos.

Le laboratoire de Chimie de Jussieu renvoie, lui, vers le site de GENCI.

Le Conservatoire National des Arts et Métiers :

Le CNAM rend compte brièvement de l’événement en anglais avant de renvoyer vers l’édition anglaise du site d’ATOS.

 

Villani célèbre Fourier

jeudi, mars 15th, 2018

Cédric Villani célèbre Joseph Fourier

(c) Wikipedia

C’est après une journée bien remplie, commencée au Palais-Bourbon, se prolongeant par une visite du centre historique d’Auxerre, avant une rencontre au Muséum avec les lycéens du Lycée Fourier, que le mercredi 14 mars, à la salle du « 89 », boulevard de la Marne, devant un public nombreux et attentif, dans le cadre des Ateliers d’Auxerre, Cédric Villani, a évoqué l’œuvre de Joseph Fourier.

L’apport de Fourier à l’établissement de l’âge de la Terre a permis à Cédric Villani de préciser l’originalité de Fourier dans le traitement des dérivées partielles. Les méthodes de Fourier, développées pour étudier la transmission de la chaleur, ont fondé l’analyse harmonique qui s’applique à la compréhension de nombreux domaines régissant les fluides et plasmas, la météorologie, la mécanique quantique… L’équation de la chaleur de Joseph Fourier est connue dans le monde entier. Elle a été utilisée ensuite bien loin de son cadre d’origine, ainsi, au début du XXe siècle Louis Bachelier a pu l’appliquer aux fluctuations des cours boursiers.

Les méthodes de Fourier s’appliquent aussi à l’écholocalisation, que ce soit dans l’étude du mode de guidage des chauve-souris, le sonar, le radar ou l’observation du corps humain par scanner ou IRM. Elles sont à l’origine de l’acquisition comprimée (compressed sensing / compressed sampling ou sparse sampling), une technique initiée notamment par Emmanuel Candès, permettant de trouver la solution la plus parcimonieuse d’un système linéaire sous-déterminé. Elle englobe non seulement les moyens pour trouver cette solution mais aussi les systèmes linéaires qui sont admissibles.

Beaucoup de ces recherches sont en cours de développement et s’appuient directement sur l’analyse harmonique qu’elles affinent (ondelettesDaubechies-, curvelets, ridgelets -Candès-).

 

L’interview accordée à l’Yonne Républicaine (voir édition du 15 mars 2018)

Le mathématicien et député LREM Cédric Villani était l’invité des Ateliers d’Auxerre, hier soir : « Fourier, à mon panthéon personnel », Romain Blanc, pour l’Yonne Républicaine

Cédric Villani à rempli la salle du «89 », hier à Auxerre, où il donnait une conférence sur le scientifique Joseph Fourier. Le mathématicien et député macroniste a accepté de répondre à nos questions. Sa conférence sur le scientifique auxerrois Joseph Fourier affichait complet. Le lauréat de la médaille Fields a conquis Auxerre, hier soir. Cédric Villani, mathématicien et député LREM, a accepté l’invitation formulée par Guillaume Larrivé (LR) dans le cadre des Ateliers d’Auxerre.

Entretien.

Auxerre, c’est la ville natale de Joseph Fourier. Que représente-t-il pour vous ?

Il est dans mon panthéon personnel. Fourier, pour moi, ça a d’abord été une théorie : les séries de Fourier. Son analyse a joué un rôle fondamental dans mes recherches. Aussi bien dans mes travaux sur la théorie des gaz que ceux sur la théorie des plasmas, qui m’ont valu la médaille Fields.

Imaginez qu’un petit génie comme Fourier soit des nôtres aujourd’hui. On est en 2018, le jeune Fourier quitte Auxerre… Et il va travailler dans la Silicon Valley, chez Facebook, non ?

Fourier avait une très forte conscience de la Nation, de l’intérêt public. Je suis sûr qu’avec les mêmes valeurs que Fourier, notre petit jeune très doué serait resté en France, avec l’idée de bâtir quelque chose pour son pays. Difficile de faire la comparaison dans un monde plus globalisé…

Mais celte fuite des cerveaux, elle existe…

Il ne faut pas se voiler la face. Il y a aujourd’hui une vraie fuite des cerveaux. II y a peu, c’était vers les grandes universités américaines. Maintenant, c’est plutôt vers les centres de recherche des grands laboratoires américains. Il est encore plus difficile de résister à cette concurrence, car vous Pouvez faire votre carrière au service de ces grands américains… sans même aller en Amérique. Vous pouvez rester dans votre ville européenne favorite : Paris, Londres ou Zurich…

L’un des enjeux de votre rapport sur l’intelligence artificielle, que vous allez remettre au Premier ministre, est de mieux s’armer face à cette concurrence ?

L’une de nos missions est de proposer des outils qui revaloriseront la carrière des chercheurs. Et qui feront que nos jeunes les plus doués seront fiers, auront les coudées franches pour travailler dans la recherche universitaire. Que l’on s’entende bien : il ne s’agit pas de faire la guerre aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, ndlr). Il ne s’agit pas non plus d’interdire à nos chercheurs de partir : ce serait contre-productif !

Où en est votre rapport ?

L’essentiel est bouclé. Il aborde des questions telles que la politique industrielle, la politique des données, la confiance et l’éthique, la politique de formation, d’éducation, la politique de recherche ou encore l’impact environnemental.

C’est aussi une question d’argent,.. combien la France et l’Europe doivent investir sur l’intelligence artificielle ?

À n’en pas douter, ce sera une question d’argent. La France et l’Europe doivent investir pour ne pas décrocher. On est sur des budgets d’ampleur très différente. Par exemple, un budget de recherche est beaucoup plus petit qu’un budget de formation : avec 100 ou 200 millions d’euros par

an, en recherche, vous pouvez faire quelque chose de très bien. Pour la formation, c’est trop peu…

Un dernier mot sur Stephen Hawking, disparu hier. C’était le meilleur vulgarisateur ?

C’est sans doute le vulgarisateur qui eut le plus d’impact, d’écho au cours des dernières décennies. C’était un grand scientifique aussi. Remarquable par le symbole qu’il représentait : même paralysé, vous pouvez utiliser votre esprit pour changer le monde…